Une histoire à découvrir
Après l'effort
Philippe sentait la fatigue tirailler ses épaules et son dos. Debout depuis cinq heures, il aurait bien fait une sieste, mais auparavant il fallait qu'il prenne un copieux déjeuner sinon il allait défaillir. Faire équipe avec Farid n'était pas de tout repos, car malgré sa taille moyenne il soulevait les sacs de trente kilos avec une facilité déconcertante.
Il n'était embauché que depuis une semaine à la brûlerie de café et voulait éviter tout signe de faiblesse, car il savait qu'il serait jugé pendant sa période d'essai, aussi soignait-il sa cadence et son caractère : d'une humeur toujours égale il exécutait toutes les tâches avec bonne volonté, ce qui lui valait de grands sourires de la part de la secrétaire du patron, qui, il en était sûr, aurait une influence sur la décision de le garder. Farid semblait également l'apprécier, l'encourageant d'un œil malicieux et admiratif lorsqu'il utilisait sa force pour venir à bout de tâches particulièrement pénibles. Ses cheveux courts et frisés, ses yeux noirs et son bouc presque ras évoquaient à Philippe un bédouin à qui il ne manquait que le turban et le cheval... L'autre équipe prenait le relais à treize heures, l'heure de partir était proche et il pensait avec envie au cassoulet qu'il allait réchauffer dès qu'il serait rentré chez lui.
— On arrête, ça va pour aujourd'hui, fit Farid en tapotant son épaule endolorie par les efforts.
Ils se dirigèrent vers les vestiaires, dégoulinants de sueur et de chaleur. Le local semblait comme embrumé de pénombre, et dégageait une moiteur chaude mêlée à une vague odeur de moisissure et de savon. Il se retrouva bientôt sous la fraîcheur crépitante du jet puissant de la douche qui massait avec force son cuir chevelu, ses épaules et son dos, calmant un peu les tiraillements qui semblaient habiter chaque muscle de son corps.
D'habitude Farid allait dans la douche individuelle au fond du local collectif, pour des raisons probablement pudiques, mais cette fois il enleva sa serviette de sa taille, l'accrocha à côté de la sienne, visiblement à l'aise de se montrer nu. Machinalement, Philippe regarda au plafond, voulant éviter de regarder les fessiers bruns et trapus de son collègue et provoquer une gêne quelconque.
— Elle est bonne ? demanda Farid, et devant les grimaces de douleur qu'il eut pour toute réponse, il fit jaillir l'eau du pommeau de la douche, la recevant sur son visage bruni par le soleil.
— Aïe ! fit Philippe en levant le bras.
Farid lui dit qu'il avait besoin d'une bonne décontraction, et mettant les deux mains sur ses clavicules commença à le masser de ses deux pouces en remontant vers le cou. Constatant qu'il semblait complètement se détendre il continua, mais Philippe sentit tout à coup le contact chaud d'un ou deux centimètres carrés de chair humaine au niveau de sa cuisse, et regarda par-dessus son épaule bien qu'il se doutât de la nature du contact : la bite de Farid se tenait raide et bandée, couronnée de poils noirs, courts et frisés. Il continuait à le masser mais venait d'arborer un petit sourire navré.
Machinalement, Philippe lui rendit son sourire et tout en continuant à apprécier la séance de décontraction, mit sa cuisse un peu en arrière de façon à exciter un peu plus son masseur, à qui visiblement il ne fallait pas beaucoup de stimulant. Celui-ci se plaqua contre lui, frottant maintenant sa bite contre ses fesses, rendues glissantes par l'eau et le gel douche. Ça y est, il lui faisait le coup du savon dans la douche, pensa-t-il avec son sens de la dérision...
Il bandait maintenant comme un âne, Farid toujours glissant entre ses fesses saisit sa queue pleine de savon et commença à l'astiquer doucement, mais très vite il se raidit dans son dos, faisant gicler son plaisir chaud que Philippe sentit couler à l'intérieur de ses cuisses. Farid avait un peu relâché son attention et Philippe dut se terminer lui-même, éclaboussant le mur des douches.
Après s'être brièvement séché, il sauta sur sa moto et se précipita vers son cassoulet.
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