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Une histoire à découvrir

Après le repas (01)

Depuis plus d’un an Bastien travaille dans une entreprise où tous ses collègues l’apprécient, responsable de l’informatique il est souvent appelé pour résoudre tel ou tel problème sur un poste, il a constaté qu’il était plus souvent appelé par les dames que par les messieurs, elles devaient aimer sa proximité car, sans être vraiment beau, Bastien dégageait beaucoup de charme, il jouait le jeu mais se gardait bien de laisser quelques espoirs aux demoiselles encore libres. Il avait trop besoin de sa liberté refusant de se chercher une compagne pour la vie. Il avait de nombreuses amies avec lesquelles il partageait des moments d’intimité sexuelle appréciée par le beau volume de son sexe et d’un corps très bien dessiné. Toutefois, il sentait que quelque chose lui manquait, comme si une autre personnalité l’habitait. Avec des copains il lui était arrivé de traîner dans les endroits chauds, voire, mal famés, tout à fait par curiosité, disaient-ils tous, comme pour justifier leur innocente présence en ces lieux. Bastien savait que ce n’était pas innocent, il était trop troublé, son rythme cardiaque s’accélérait, il avait chaud, tout ça n’était pas fortuit.

Un soir, il proposa à un de ses copains d’aller faire une virée dans ce quartier, son copain retenu pour la soirée, refusa avec beaucoup de regret. Vêtu d’un jeans et d’un blouson classique il se mit en route, il y avait pas mal de monde dans les rues, il faut dire que la température était idéale pour ce genre de virée, les petits restos, les bars, tout était agité et très occupé, un peu plus loin dans la rue l’agitation était moins vive. Déjà, les lumières étaient moins violentes, à cet endroit pas de sex-shop à la devanture illuminée, pas de night-club. Dans un recoin, à la lueur de l’éclairage public Bastien vit une chose qui les stupéfia et l’ébranla. Là, en pleine rue, déserte, deux hommes, l’un, debout le long du mur, perfecto ouvert sur une poitrine musclée, jeans ouvert, se faisait sucer par un autre accroupi qui se masturbait en même temps qu’on le suçait. Bastien, un court instant hypnotisé par cette scène nouvelle pour lui, surtout par sa réalité, ne bougea plus.

— T’as jamais rien vu, tu veux participer ? dit celui qui était debout.

— Heu, pardon, excusez-moi répondit Bastien en poursuivant sa route.

Il transpirait légèrement, la gorge sèche, il se décida d’entrer dans le premier bar ouvert. Eclairage tamisé, forte chaleur qui faisait ressortir certaines odeurs corporelles, de tabac mais probablement un tabac particulier car Bastien ne reconnaissait pas l’odeur habituelle du tabac. Des hommes pour la plupart, un peu enrobés, des femmes qui visiblement n’avaient pas froid aux yeux et dans une espèce de grande alcôve, un groupe de jeunes hommes entre 23/25 ans, certains en survêt d’autres en jeans et blouson de cuir, les trois filles qui étaient avec le groupe étaient habillées très sexy et trop maquillées. Une seule table restait libre, celle tout près du groupe de jeunes, Bastien s’assit et commanda une bière, les jeunes regardèrent le nouvel arrivant qui leur paraissait perdu dans cet endroit. Il s’apprêtait à se lever pour repartir quand les deux mecs de la rue arrivèrent droit vers le groupe.

— Alors les mecs, c’était bon, demanda un du groupe.

— Fais par chier, Thomas, grouille-toi, il faut rentrer, on avait promis aux parents d’être là pour le dîner, dit celui qui s’était fait sucer.

Puis, apercevant Bastien.

— Dis-donc mec, ça t’a excité de me voir me faire sucer ?

— Ce n’est pas ça, ne vous méprenez pas, j’ai simplement été surpris, c’est la première fois que je vois ça.

— Mon pauvre vieux, il faut te délurer un peu, tu crois pas ?

Sans attendre de réponse, il sortit avec Thomas.

Rentré chez lui, Bastien eut du mal à trouver le sommeil.

Bastien avait un collègue, Paul, qui l’appréciait plus que les autres. Il savait que Bastien serait seul le soir du réveillon de la saint-Sylvestre, sa femme et lui, l’avaient donc invité en toute simplicité. Bastien n’était jamais allé chez son collègue mais il savait qu’il avait une fille mariée et deux fils, un de 22 ans l’autre de 24 ans, fils, qu’il ne comprenait pas toujours lui-même avait-il confié un jour.

Bastien, en tenue de ville se présenta chez son collègue avec deux bouteilles de champagne, il avait au préalable chargé le fleuriste de livrer une composition florale à Madame. Accueil chaleureux et remerciements, quand Bastien fut introduit au salon, il eut beaucoup de peine à dissimuler sa surprise en reconnaissant les deux jeunes du bar. Ils se saluèrent comme on le fait la première fois qu’on rencontre quelqu’un. En pleine lumière, Bastien se surprit à les détailler, la grandeur, les cheveux courts, les épaules larges, bref de beaux mecs. Le dîner fut très apprécié, l’ambiance très détendue et amicale, quelques temps après les vœux, Bastien voulut prendre congé.

— Bastien, sur ton chemin, tu veux bien nous déposer, Thomas et moi, au night-club ? C’est jour de fête. Demanda Aurélien.

— Vous êtes majeurs mes enfants, mais comment rentrerez-vous cette nuit, d’autant que vous n’allez pas boire de l’eau, s’inquiéta la mère.

— Pas de panique Maman, on doit retrouver des potes qui habitent près de la boîte de nuit, seulement vous risquez de ne nous revoir que demain en fin d’après midi.

Dans la voiture.

— Merci de n’avoir pas dit que tu nous avais vus auparavant, les parents n’aiment pas qu’on aille dans ce bar, au fait, tu nous accompagnes, comme ça on fera mieux connaissance.

— Merci Aurélien, c’est gentil mais je ne crois pas que ce soit l’endroit pour faire connaissance avec quelqu’un.

— Ben alors, on fera la fête, allez, viens.

Après avoir délaissé sa cravate et ouvert son col de chemise, Bastien suivit Thomas et Aurélien, malgré lui, il remarqua que leur derrière était bien mis en valeur par le jeans étroit. Ils se joignirent à un groupe de trois mecs affalés sur les banquettes, il est vrai que l’heure était tardive, tout le groupe entraîna Bastien sur la piste de danse, prit par le rythme et la musique, il se mit à remuer en cadence avec ses nouveaux amis, la danse, la chaleur et la boisson les mettaient en sueur, Aurélien enleva son T-shirt et invita Bastien à en faire autant avec sa chemise, un court instant de stupéfaction ralentit le rythme d’Aurélien et des autres quand ils virent l’harmonie de son torse, intérieurement, Bastien éprouvait un peu de fierté. Ils se reposèrent en sirotant une autre bière, Bastien alla aux toilettes pour soulager sa vessie, les murs étaient peints en noir, les sanitaires étaient également noirs, seul le sol était recouvert de carrelage blanc, tous les urinoirs étaient occupés, l’espace était assez restreint ce qui rendait la promiscuité inévitable, il espérait trouver une cabine libre tant son envie était forte mais toutes les portes étaient fermées, la seule qui s’ouvrit montrait un couple en train de sniffer de la coke, le mec tendit le billet roulé à Bastien en signe d’invite, il sourit, refusa, remercia et partit, en suivant un court couloir, il déboucha sur une petite surface recouverte de carrelages, ce qu’il vit, le glaça, deux hommes complètement nus se laissaient pisser dessus, ouvrant même la bouche, par plusieurs hommes autour, les deux individus semblaient y prendre du plaisir. Son espèce de dégoût du début oublié, son envie de pisser tellement forte qu’il commençait à ressentir quelques maux de ventre, sans réfléchir, il sortit son sexe pour imiter ses voisins, arroser copieusement les deux victimes ravies. Pour sortir des toilettes il dut pour se frayer un chemin approcher son corps contre le dos de celui qu’il voulait dépasser, tout comme d’autres faisaient avec lui, il lui sembla que certains en profitaient pour bien appuyer le bassin sur ses fesses au moment du passage, cela le troubla.

Il voulut justifier sa longue absence mais les autres, habitués de l’endroit savaient très bien. Quand il réapparut, Thomas embrassait à pleine bouche son copain, les deux autres également qui après un ultime baiser décidèrent de partir.

— Thomas est gay ?

— Oui, tu n’avais pas remarqué ? Tu sais, presque tous les mecs qui sont ici le sont, certains sont Bi ce qui explique la présence de quelques femmes, pourquoi, ça te gêne ?

— Non, c’est que je ne suis pas habitué, c’est nouveau pour moi. Je crois que je vais rentrer, je suis un peu fatigué, mais tu avais dit à ta mère que vous dormiriez chez des potes, c’est chez le petit ami de Thomas que vous allez ?

— Pas possible, il vit encore chez ses parents, c’est égal on va rentrer à pied.

— J’ai deux possibilités, soit je vous reconduis, soit vous venez dormir chez-moi sur la banquette-lit.

Thomas aurait aimé rester encore un peu pour être avec son flirt. Encore une fois, à son grand étonnement, Bastien proposa d’héberger également le copain, Bastien reçut deux bises sur la joue. Il avait prévenu qu’ils devraient se serrer un peu tous les trois sur la banquette. Tous s’endormirent, mais Thomas et son copain tellement excités ne purent résister à faire l’amour. Aurélien, incapable de dormir décida d’aller s’étendre dans le lit de Bastien.

— Qu’est-ce que tu fous ?

— Excuse-moi, camarade mais mon frère et son copain m’empêchent de dormir, ils baisent, tu m’en veux pas ?

— Couillon, allez dors.

Ce qu’ils firent. Pourtant le sommeil de Bastien était agité, dans son rêve il revivait certaines scènes des toilettes du night-club, son plaisir à pisser sur les deux types, la pression du bassin de certains sur ses fesses, dans le rêve il s’enhardissait, il répondait à la pression, passait sa main pour tâter la queue du mec, très excité Bastien bandait très fort, l’autre en profita et plongea dans le pantalon de Bastien pour le branler, là devant tout le monde, même s’ils étaient serrés, le manège pouvait être repéré, la masturbation du mec très efficace et l’excitation si forte que Bastien éjaculait dans son pantalon, c’est alors qu’il se réveilla, chose qui ne lui arrivait plus depuis longtemps, Bastien venait d’éjaculer dans son pyjama bleu ciel, l’étendue de la tache attestait de l’abondance de l’éjaculation. Sans allumer pour ne pas réveiller son voisin, il se leva pour changer de culotte de pyjama mais il heurta un meuble, Aurélien alluma pour voir ce qui se passait, paralysé par la surprise, Bastien était là, debout dans son pyjama taché.

— Je vois, on s’est donné du plaisir on dirait ?

— N’importe quoi, j’ai fait un rêve érotique et voilà le résultat, excuse-moi pour ce spectacle un peu humiliant, surtout devant quelqu’un.

— Il n’y a rien d’humiliant parce que je suis là, t’as rêvé, t’as déchargé et alors ? Le dommage pour toi , c’est d’avoir vécu ça en rêve et non en réalité.

En disant cela, Aurélien se leva, le sexe en l’air, s’approcha de Bastien qui semblait ne pas réagir, lui fit enlever son pyjama, essuya les traces avec et l’invita à se recoucher, ils avaient encore besoin d’un peu de sommeil. Bastien voulut se laver et remettre un autre pyjama, Aurélien l’en dissuada. Au lieu de dormir, ils discutèrent.

— Aurélien, ne sois pas fâché par ma curiosité mais tu as toujours été gay, ton frère aussi ?

— Ce n’est pas un choix, c’est les hommes qui nous attirent et ce depuis notre enfance, c’est en nous et nous n’y pouvons rien, Thomas et moi avons déjà baisé quelques filles, sans résultat sinon une espèce de mal être après l’acte alors qu’avec un homme ce n’est pas pareil même s’il ne s’agit que de sexe, tu devrais essayer au moins une fois, tu verrais.

— Je ne suis pas gay, ma sexualité est pour la femme, tu m’imagines baiser avec un mec, rien que pour le plaisir ?

— Oh que oui, je t’imagine, un mec comme toi, foutu comme tu es avec ce qu’il y a entre les jambes, crois-moi, a toutes les chances.

Les corps étaient proches, appuyés sur un coude ils se regardaient, tout en parlant Aurélien passait son doigt sur l’avant bras de Bastien, contourna par-dessous le volume du pectoral, effleurant au passage le téton, Bastien frissonna, mal à l’aise de sentir son sexe grossir à son maximum. Il aurait voulu se dégager et envoyer paître son ami mais ces nouvelles sensations lui procuraient un plaisir qu’il se refusait à ne pas accepter. Aurélien remarqua le trouble de son ami, s’enhardit et prit l’initiative de le sucer.

— Non, Aurélien, pas ça, je ne suis pas PD, arrête.

— Je sais que t’es pas PD, mais laisse-toi faire, pense que c’est une de tes conquêtes féminines qui te suce, tu vas voir, je suis sûr que tu vas adorer et y prendre goût.

— Oh putain, que c’est bon, oh oui, continue, non, arrête je vais jouir.

— Pas question que tu jouisses trop tôt, essaye de me faire la même chose, là, oui c’est bien, tu es doué, oui. Maintenant, on se met en 69, on se suce mutuellement, ne pense à rien sinon au plaisir qu’on se donne.

Bastien était terriblement excité et laissait son instinct agir, incapable de se retenir il déchargea dans la bouche d’Aurélien, abandonnant sa fellation, il s’excusa de n’avoir pu se retenir et décharger dans sa bouche. Aurélien ne répondit pas, se releva et embrassa à pleine bouche son ami lui faisant partager le sperme conservé dans la bouche, ça dégoulinait de leur menton, chacun lécha l’autre pour effacer toutes traces.

— Merde, qu’est-ce que je viens de faire là ? Mais comme c’était bon, c’est toujours aussi bon ?

— Quand t’es bien sucé, oui, mais il y a encore meilleur, je n’ai pas joui, laisse-moi te faire connaître la suite, au début c’est un peu douloureux mais ensuite, tu verras.

—Tu veux me faire virer ma cuti, c’est ça ? Tu veux faire de moi un PD ? Ce sont les femmes que je baise.

— Je sais que tu niques les gonzesses, il n’empêche que tu peux baiser avec un mec de temps en temps sans te priver des nanas, la bisexualité, ça existe.

— Oui, je sais, tu promets que si j’ai trop mal tu arrêtes.

— Après ce qui vient de se passer, on est potes, jamais je ne ferais souffrir un pote.

Commença alors la lente et précautionneuse intromission, avec beaucoup de savoir faire et de patience, Aurélien était entièrement dans le cul de Bastien, quand les va-et-vient commencèrent, qu’il ressentit le plaisir le submerger, il sut qu’il était conquis, s’abandonnant complètement il se laissa glisser dans le néant oubliant toute retenue, ses gémissements étaient si forts qu’il alertèrent Thomas et son ami, ils accoururent pour voir le beau Bastien prisonnier du plaisir, ils s’approchèrent. Le copain de Thomas invita Bastien à le sucer tandis que Thomas s’occupait de le sucer, assez vite il éjacula, Thomas et son ami se branlèrent sur Bastien qui ressentit la puissante décharge d’Aurélien.

Après quelques instants de récupération, Bastien embrassa passionnément Aurélien ainsi que les deux autres, comme une sorte de remerciement.

— Ne me dis pas que tu regrettes après un tel délire. Dit Aurélien.

— Bien sûr que non, c’est la suite qui m’inquiète, comment je vais faire si j’y prends vraiment goût ?

— Tu fais comme nous, tu baises, c’est aussi simple que ça.

Ils s’étaient couchés au petit matin, ils avaient un peu dormi, fait l’amour et l’heure du déjeuner étant passée, Bastien proposa d’aller manger une pizza pour reprendre un peu de forces. Revenus à l’appartement, Thomas lui demanda s’il acceptait qu’il fasse une petite sieste avec son copain avant de repartir, accord donné, Aurélien et lui firent de même. Mais Aurélien n’avait pas envie de faire la sieste faisant comprendre par ses caresses ce qu’il attendait.

— Tu m’emmerdes, je t’ai dit que je n’étais pas gay et pourtant depuis cette nuit je n’arrive pas à calmer mon excitation.

— Prends-moi, là, tout de suite.

Alors Bastien commença ses préliminaires tout comme il faisait avec les femmes, mais bien vite il se sentit pris d’une excitation différente qui semblait lui donner une liberté d’action, en un éclair il revit ressurgir le souvenir de son voyeurisme, le désordre dans les vestiaires, les frottements, la pisse, sa première fois avec Aurélien, tout cela décupla son excitation et bien vite ils se retrouvèrent au paroxysme du plaisir. Il avait joui comme jamais dans les entrailles d’Aurélien qui lui avait joui sans se masturber. Epuisés, ils reprirent leurs esprits en se tenant enlacés.

— Excuse-moi, j’ai peut-être été un peu rude avec toi Aurélien.

— Tu déconnes, tu veux dire que tu m’as fait prendre un sacré pied, si je ne t’avais pas moi-même dépucelé, j’aurais dit, ‘ce mec a une solide expérience des rapports homos’, t’es doué, je dirais même que tu es fait pour ça, tu vas t’apercevoir que le plaisir est plus fort qu’avec les nanas, regarde, tu commences à bander.

— Oui, et comment je vais gérer tout ça, avec les gonzesses je n’ai pas de difficulté pour en trouver et les baiser mais les mecs ?

— Quoi, les mecs ? Tu en trouveras, sois sans crainte, le côté sud du jardin public, les environs où tu m’as vu la première fois en train de me faire sucer, notre bar, les boîtes et puis, les rencontres fortuites, si le mec te plaît et s’il est d’accord, vas-y, en route pour la recherche du plaisir.

— C’est comme ça que tu agis ? Tes parents le savent ?

— J’ignore si mes parents le savent, ils doivent bien s’en douter, ils voient bien notre look à Thomas et à moi, ils nous ont déjà engueulés parce qu’on portait des jeans trop serrés et qu’on voyait tout alors j’ai répondu que nous n’étions pas responsables du volume que c’était l’héritage familial, ils ont souri et depuis ne nous disent plus rien. Quant à ma façon d’agir elle est bien simple, j’aime la baise et dès que je peux je ne m’en prive pas, à deux, à trois ou à plusieurs, ça m’est égal, j’ai besoin de sexe.

— Mais l’amour dans tout ça ?

— Certes, dans ce genre de rencontre il n’y a pas de sentiments amoureux, juste du sexe, je n’ai pas encore rencontré l’âme sœur.