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Après le repas (04)

Dans la matinée, Philippe demanda à Bastien de le déposer à la gare pour regagner son domicile situé à 45 Km environ.

De retour au travail, Bastien et Paul remirent tout ce qu’ils avaient pu glaner au salon, le directeur était satisfait. Il envisageait de s’agrandir un peu plus et avait besoin de bons conseillers. Bastien lui dit qu’il avait entendu alors qu’il dinait chez des amis, qu’un des invités avait été très satisfait du conseiller en investissement de la banque ‘ Winston’. Avant qu’ils ne ressortent du bureau, le directeur demanda leur avis sur la plus sérieuse et compétente société approchée au salon, ils en nommèrent trois avec une préférence pour ‘ SailerMulerPeter ‘.

Un soir, Christine demanda à Paul de lui narrer, une nouvelle fois, ses aventures du voyage, elle était assise sur le lit simplement vêtue d’une courte nuisette en soie, Paul, depuis le peu de temps qu’il avait vécu avec Bastien aimait rester nu quand ils étaient seuls à la maison, Christine, étonnée laissa faire, il est vrai que son corps était agréable à regarder, donc, c’est nu qu’il se rapprocha de sa femme, évidemment le souvenir enflamma les sens de Paul qui très vite se mit à bander, sa femme lui caressa le sexe sans plus, Paul lui écarta les jambes et mis en pratique ce qu’il avait fait à la cousine, il lui titilla le clitoris qui hélas resta sans réaction, pour elle cela lui suffisait et choisit ce moment-là pour lui dire.

— Merci mon chéri pour ta patience, je sais que tu es frustré, dommage que Philippe ne soit pas là.

— Philippe ! Pourquoi Philippe ?

— Une femme, quand elle aime ressent certaines choses, j’ai tout de suite vu qu’entre toi et lui il s’était passé quelque chose, ne sois pas gêné pour moi.

— Merci chérie, tu es vraiment adorable mais tu dois savoir que chez les homos et les Bi, je suppose, l’appel du sexe peut être provoqué par d’autres. Regarde Bastien et Aurélien, je me demande si ces deux là ne s’aiment pas de sentiments amoureux ce qui ne les empêche pas de s’envoyer en l’air s’ils rencontrent un mec qui leur plait.

— Je crois comprendre ce que tu veux me dire, il y aura Philippe mais il y en aura d’autres, c’est ça ?

— Tout à fait mais le sentiment amoureux c’est à toi.

Paul pensait que ses garçons étaient chez Bastien comme cela se produisait de plus en plus, c’est donc le plus naturellement du monde qu’il alla à la cuisine pour son petit déjeuner que sa femme lui préparait. Il se leva pour mettre sa tasse dans le lave vaisselle quand arrivèrent Aurélien et Thomas en boxer.

— Merde alors, s’exclama Aurélien, les yeux ronds de surprise, mais papa, tu as vu, tu es à poil.

— Oui, et ça vous gêne ? C’est Bastien qui m’a incité à le faire.

— Oh non, ça ne nous gêne pas, c’est comme ça qu’on vit chez Bastien, d’ailleurs tu ne seras le seul dorénavant, regarde Thomas et moi, plus de boxer.

Christine qui se trouvait à côté et qui avait tout entendu avait simplement répliqué.

— C’est vrai que vous êtes beaux à regarder mais ne comptez pas sur moi pour vous imiter. Thomas, je n’en ai pas parlé à ton père mais je sais qu’il m’approuvera, dorénavant, quand tu auras envie de passer la nuit avec ton inséparable copain, ce sera ici, Bastien et ton frère ont besoin d’un peu d’intimité.

— C’est vrai Papa, c’est vrai Maman, on va pouvoir baiser dans ma chambre ?

Thomas, pleura, embrassa ses parents et les remercia.

Christine téléphona à Philippe pour l’inviter à déjeuner samedi sachant qu’il n’avait pas encore repris le travail, Philippe n’en revenait pas de cette invitation, elle lui demanda de garder le secret et d’arriver avec Bastien pour le repas vers 12h30, elle précisa qu’elle avait aimé son look la première fois qu’ils s’étaient vus. Elle fit la même invitation à Bastien, lui précisant que Philippe viendrait d’abord chez lui.

Le samedi matin de bonne heure, Philippe sonna chez Bastien, à peine la porte fermée qu’ils s’embrassaient avec passion.

— Sais-tu pourquoi c’est Christine qui m’a invité, heureusement, elle n’a pas dû sentir que Paul et moi avions eu une relation.

— Je ne pense pas comme toi, on verra bien, en revanche ce qui est sûr c’est qu’Aurélien et Thomas ignorent que leur père est Bi.

— À ton avis, comment vont-ils prendre ça ?

— Alors là, aucune inquiétude, je suis même persuadé qu’ils préfèrent ça à ce qu’il trouve une gonzesse pour la tringler, Paul était très demandeur de sexe, il m’a avoué que depuis sa découverte son désir était encore plus grand.

— Tu as déjà baisé avec lui ?

— Non, mais ça pourrait arriver, ne serait-ce que tous les trois, ou quatre.

— Quatre ? Tu penses à Aurélien ?

— Naturellement, je t’imagine très bien ici avec Paul, Aurélien et moi à côté dans la même action. D’ailleurs, suivant comment cela va se passer, il se pourrait qu’on vous emmène dans un endroit où on aime aller, à un moment donné, père et fils verront que chacun a eu un ou plusieurs partenaires.

— Tu aimes vraiment la baise, je t’aime aussi pour ça.

Peu de temps après Aurélien entra dans l’appartement, Bastien lui avait remis une clé, étonné et ravi de revoir Philippe, ils s’embrassèrent profondément, devinant la suite, Bastien leur dit qu’il allait prendre sa douche. Aurélien lui fit tomber le jeans et le sodomisa, Bastien ressortit de la salle de bains, s’approcha de Philippe et le suça jusqu’à éjaculation. Ils se sourirent et s’embrassèrent à nouveau.

— Vraiment vous êtes des mecs formidables, ne me laissez jamais tomber.

À la maison, Paul et Thomas s’interrogeaient de savoir pourquoi la table était dressée pour six et non quatre. Christine répondit que c’était une surprise. Une surprise de taille pour Paul quand il aperçut Philippe derrière Bastien, il embrassa sa femme. Thomas lui sauta au cou et l’embrassa sur la bouche, Philippe s’approcha de Paul en lui tendant la main, certes il avait envie de le dévorer mais pas devant sa femme, Christine perçut le malaise et dit.

— Ce n’est certainement pas comme ça que vous faisiez en voyage.

Philippe et Paul devinrent rouge de confusion, mais il fallait bien que les garçons sachent un jour où l’autre que leur père était Bi, alors ils s’embrassèrent très passionnément. Aurélien regarda Bastien qui lui fit oui de la tête, du regard, Thomas se tourna vers son frère et Bastien qui répondirent à son regard interrogateur par un oui, les yeux de Thomas s’illuminèrent. Tous ces petits échanges n’avaient pas échappé à Christine qui maintenant se sentait rassurée.

Le déjeuner se passa dans une ambiance de fête. Au dessert, Christine dit qu’elle avait préparé dans le réfrigérateur un repas froid pour ce soir et des plats cuisinés pour demain midi. En fin d’après midi, sa meilleure amie qui habite une ville à 100 Km d’ici, viendra la prendre en voiture pour assister à la représentation de ‘La Traviata’ donnée au théâtre, elle dormira chez son amie qui n’aime pas conduire de nuit, retour dans le courant de l’après midi. Après le départ de Christine, Paul demanda à Aurélien de les emmener dans un endroit tranquille pour boire une bière. Le fils choisit justement le café un peu louche où lui et son frère retrouvent leurs copains, Paul, se sentit un peu décontenancé, découvrant cet endroit assez sombre et les occupants variés tant dans le comportement que par le look, Philippe, lui, cette ambiance lui plut, il glissa à l’oreille de Paul.

— Paul, je suis là, je veille sur toi alors détends-toi et laisse-toi aller, regarde tes fils comme ils sont à l’aise.

Philippe posa son avant bras sur l’épaule de Paul qui se trémoussa un peu pour bien placer son sexe raide, Bastien et Aurélien étaient collés l’un à l’autre. Le copain de Thomas arriva, embrassa tout le monde sur la joue, Thomas dit à son père qu’il aimerait passer, avant d’aller dormir à la maison, la soirée, seule avec son ami, un Mc Do, un tour en boite et ensuite baiser dans ma chambre. Paul, ne pouvait qu’être d’accord.

Les quatre amis retournèrent chez Paul pour se sustenter et se détendre avant de sortir à nouveau. C’est Paul qui proposa que chacun se mette à poil, aussitôt dit, aussitôt fait. Bastien et Aurélien se caressaient, s’embrassaient tandis que Philippe attira Paul pour l’embrasser à pleine bouche tout en lui caressant le sexe à la verticale, Paul fit de même. Aurélien était très excité de voir son père dans un rapport homo, n’y tenant plus, il se leva et suça son père, Bastien lui, suçait Philippe, ils étaient si occupés avec leurs langues qu’ils ignoraient qui les suçait, Bastien et Aurélien changèrent, c’est à ce moment là qu’il vit son fils abandonner son sexe pour celui de Philippe, réaction immédiate, Bastien n’eut pas le temps d’aboucher la queue de Paul qu’il reçut plusieurs jets de foutre sur le visage et les cheveux, Philippe déchargea dans la bouche d’Aurélien. Fatigués et heureux ils s’endormirent une bonne heure dans les bras.

Direction le bar où les deux amants aimaient aller, Aurélien présenta son père et son copain au barman qui n’en revenait pas, Bastien lui dit qu’il avait découvert depuis peu qu’il était Bi, avec un clin d’œil il lui dit ‘on l’initie et c’est prometteur’, le barman leur offrit leur première bière. Ils descendirent nus, Paul n’aurait jamais imaginé voir un spectacle pareil, tous ces mecs, la queue raide, évoluant sans gêne de l’un à l’autre. Très excité, il embrassa Philippe et le suça, il le conduisit sur le sling, Philippe le sodomisa, Bastien lui avait tendu son sexe que Paul happa tout de suite, il changea de place avec Philippe pour peu de temps, Aurélien avait dit à son père de ne pas se branler pour décharger, il devait garder son énergie, la soirée ne faisait que commencer. Aurélien et Bastien se déchaînaient sur des mecs complètement soumis à leur ardeur. Paul et Philippe se laissaient aller à toutes les occasions, seulement, Paul sentit qu’il allait bientôt jouir et qu’il voulait avoir Philippe en lui, pendant que Philippe l’enculait un mec s’agenouilla et pompa Paul jusqu’à la dernière goutte. Pendant que Philippe s’activait sur Paul, Aurélien pénétra Philippe, Bastien pénétrait Aurélien, très vite ils trouvèrent le rythme, l’harmonie était parfaite, les râles et les gémissements forts, plusieurs voyeurs s’étaient regroupés autour d’eux, ils se masturbaient avec vigueur, deux éjaculèrent sur le visage et les cheveux de Paul, Bastien reçut trois éjaculations sur le cul, il jouit le premier, ensuite Philippe et enfin Aurélien, la transpiration recouvrait leurs corps. Aux toilettes, ils assistèrent à un plan uro, Paul regarda Bastien, le prit par le cou et se placèrent à côté du mec, la bière fait pisser et ils arrosèrent le type ouvrant grand la bouche, Aurélien, Philippe et trois types se soulagèrent sur les trois autres.

Cette pratique est assez courante, c’est pourquoi, et ce n’est pas le cas ailleurs, les propriétaires avaient installé dans un coin une simple douche. Beaucoup préfèrent garder les odeurs sur eux, en revanche les quatre amis l’utilisèrent.

Le week-end se termina gentiment, Philippe regagna son domicile, Christine était de retour, ravie de son escapade. La vie reprit son cours normal, Christine, à sa façon, était heureuse, son mari ne manquait pas de lui manifester son attachement, il lui arrivait, quand il n’avait pas revu Philippe, d’aller ‘se détendre’ dans le bar où il avait vécu sa première orgie en présence de son fils.

Bastien et Aurélien étaient de plus en plus amoureux décidèrent de vivre ensemble. Bastien vendit son appartement pour acheter dans le même immeuble un des trois appartements à vendre du dernier étage, plus grands avec une terrasse de belles proportions.

Le temps passait et tout allait bien, jusqu’au jour où le malheur frappa. Un matin, Paul fut étonné que Christine soit encore couchée, chose inhabituelle, elle était la première debout pour préparer le petit-déjeuner de toute la famille, doucement il l’appela, la secoua, sans réaction, elle était morte, effondré, il appela Aurélien et Thomas qui étaient chez Bastien, ainsi que le médecin. La mort était due à une rupture d’anévrisme. Les obsèques furent célébrées en présence des familles et des amis, pour l’occasion, Philippe se tenait à côté de Bastien.

Paul était devenu très triste, il s’abrutissait dans le travail, il n’avait goût à rien, sautait des repas, maigrissait, ses enfants étaient inquiets pour leur père. Malgré ses protestations, Bastien l’obligea à habiter temporairement dans son appartement. Cette nouvelle cohabitation fut bénéfique, chaque week-end, Philippe rendait visite à son ami qu’il considérait différemment depuis son malheur, jusqu’ici, il le considérait comme un véritable ami, ses sentiments d’amitié étaient forts et sincères, Philippe sentait qu’il tombait amoureux de Paul, il voulait l’aider, le protéger, l’aimer, il s’en ouvrit aux fils et à Bastien qui conseillèrent d’attendre. Un soir, au diner avec ses enfants et Bastien, Paul déclara.

— Cela va bientôt faire six mois que ma femme, votre mère est morte, je reconnais que sans votre soutien et les visites de Philippe, je me serais laissé aller. Je ne veux plus vivre dans cette maison qui me rappelle trop le bonheur vécu, brisé net par la mort, Aurélien, Thomas, si vous êtes d’accord je la mets en vente le plus rapidement possible.

— Papa, tu fais ce que tu veux, mais où vas-tu habiter ?

— Si Bastien est d’accord, j’aimerais acheter un des deux appartements d’à côté.

— Si je suis d’accord ? Mais rien ne nous fera plus plaisir, couillon, démerde-toi d’aller chez le notaire avant que quelqu’un d’autre l’achète. Mais dis-moi, Paul, tu ne crains pas qu’il soit trop grand pour toi tout seul, Thomas, un jour ou l’autre, il partira.

— J’espère bien ne pas y vivre seul, j’ai besoin d’une présence, de quelqu’un avec qui je peux tout partager.

— Papa, j’espère que celle qui viendra habiter avec toi ne me fera pas chier et que mon copain et moi on pourra rester dans ma chambre.

— Sois sans crainte Thomas, ce n’est pas à une femme que je pense mais à un compagnon. Depuis un certain temps j’éprouve des sentiments pour une personne, j’ai peur de lui ouvrir mon cœur au cas où lui n’éprouverait pas la même chose et se mette à me rejeter ou à me détester.

— Paul, on sait de qui tu parles, lui-même nous en a parlé et tient le même langage, il est temps de vous dévoiler, lui dit Bastien.

Ce dialogue avait lieu un vendredi soir, Aurélien se leva et téléphona.

— Philippe ! Aurélien à l’appareil, je sais qu’il est un peu tard mais tu peux venir tout de suite non, non sois sans crainte il n’est rien arrivé à Papa au fait, si, il est amoureux, de qui ? Mais de toi couillon. Il a raccroché sans que je puisse ajouter quoique ce soit.

— Au fait, Papa, il y a combien de temps que tu n’as pas baisé ? Il est temps de rattraper le temps perdu, dans une demi-heure, je suis certain que Philippe sera là, dit Thomas.

Paul devint propriétaire de l’appartement, il y fit faire quelques travaux pour qu’il corresponde à leurs goûts communs. Philippe, quant à lui, habitait avec Paul, il avait décidé de louer son propre appartement pour être le plus souvent avec son amant.