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Arizona Jake ou Le Seigneur des Anus

Copyright: © 2001

Par un chaud après-midi d’août, Jake conduisait sa vieille Jeep cabossée quelque part au sud-ouest de l’Arizona. Cette région aride et désertique ne lui plaisait guère et il espérait arriver à Tucson avant la nuit. Le jeune homme roulait depuis à peu près deux heures sous le soleil brûlant lorsqu’il aperçut, se confondant avec l’horizon, une étrange bâtisse. Jake était passé par là plusieurs fois, mais jamais auparavant il n’avait vu de bâtiments dans ce coin perdu. Malgré sa hâte d’arriver à destination, la curiosité le piqua et il quitta la route poussiéreuse d’un brusque coup de volant et emprunta une piste à peine carrossable.

Vue de près, la construction semblait une vraie ruine. On aurait dit une petite gare désaffectée. Pourtant, il n’y avait pas le moindre chemin de fer à deux cents kilomètres à la ronde. De plus en plus intrigué, Jake s’approcha avec suspicion. Aucun bruit, aucun souffle n’ébranlait l’air torride. L’endroit semblait tout à fait désert. Pourtant, Jake ressentait un étrange malaise comme si une présence maléfique hantait les lieux. Pour se rassurer le jeune homme se dit qu’il y trouverait peut-être de l’eau. Le radiateur de sa Jeep donnait des signes de fatigue et lui-même en avait grand besoin.

La Jeep stoppa devant l’entrée principale de la gare dans un crissement de pneus. Fenêtres brisées, porte défoncée, le sinistre endroit semblait complètement abandonné depuis longtemps. Pourtant, le garçon ne pouvait se défaire d’une impression bizarre, comme si quelqu’un ou quelque chose l’appelait à l’intérieur Risquant un coup d’oeil dans l’entrée sombre, il ne distingua tout d’abord rien. Ses yeux s’accoutumant à la pénombre, quel ne fut pas son étonnement d’apercevoir tout au fond une forme humaine, les bras en croix, appuyée contre un des piliers qui soutenaient le toit de la vieille bâtisse.

Spontanément, il lança un «Hello!» qui manquait d’assurance. N’obtenant aucune réponse, Jake hésita un peu puis s’approcha avec prudence. Il régnait une chaleur étouffante dans l’immense pièce qui couvrait tout le rez-de-chaussée. Il dut contourner quelques meubles épars dont une longue table de chêne couverte de poussière. Jake resta un bon moment, immobile de stupéfaction devant son étrange découverte. Adossé contre une poutre verticale se tenait un homme. Les bras écartés, il avait les poignets liés par des sangles de cuir à une traverse de bois et les chevilles attachées à la base du poteau. À part ses liens de cuir, l’homme ne portait aucun vêtement.

L’homme nu restait immobile et ne semblait pas s’être aperçu de la présence du garçon. La tête inclinée sur l’épaule, son visage restait dans l’ombre. Depuis combien de temps était-il ligoté à ce poteau? Qui l’avait mis ainsi? Et pour quelle raison?

Jake s’approcha lentement, bouche bée, fasciné par la vision troublante de ce grand corps d’homme qui, malgré la puissance évidente de ses muscles luisants de sueur, était sans défense, livré au bon vouloir du premier venu. Il pensa aux représentations du Christ en croix. Mais celui-ci n’avait pas le moindre linge lui ceignant les reins et c’est bien ce qui troublait le jeune homme. Aucun poil ne couvrait le pubis et, fasciné, Jake ne pouvait détacher ses yeux du très long pénis qui se détachait du bas-ventre. Le membre ondulait doucement, agité d’un léger mouvement qui lui semblait propre. L’espace d’un moment, Jake pensa à un serpent.

L’inconnu semblait inconscient et laissa sans réponse les appels de Jake. Seule la légère contraction des muscles de son abdomen indiquaient une faible respiration. Jake retourna à la Jeep, prit sa dernière réserve d’eau et s’approcha de l’inconnu. Il voulut lui donner à boire, mais l’homme ne réagissait toujours pas.

Jake observa le prisonnier avec attention. L’homme devait avoir dans la trentaine, une abondante chevelure descendait en mèches sur ses épaules, mais il était imberbe. Les pectoraux luisants faisaient ressortir ses gros mamelons de façon provocante. Sa peau dorée tendue sur les muscles luisait de sueur. Le pubis étaient parsemé de gouttelettes de transpiration et son pénis circoncis semblait maintenant vouloir se maintenir en une perpétuelle demi-érection. L’inconnu poussa un bref gémissement et se mit à osciller lentement du torse et du bassin. Une forte aura de sensualité se dégageait de l’homme et pour la seconde fois de sa vie, Jake dut s’avouer qu’il éprouvait une troublante attirance pour un corps masculin.

Et son envie était bien plus forte que l’été précédent, un jour qu’il se baignait dans un lac isolé en compagnie de son jeune cousin Yves. Après la baignade, ils s’étaient allongés tous les deux sur le sable pour se sécher au soleil et Jake s’était surpris à lorgner avec insistance le corps mince du garçon et particulièrement le renflement suspect dans le Speedo luisant de son beau cousin. Les testicules écrasées par un maillot trop petit qui lui moulait les fesses comme une couche de peinture, l’adolescent ne pouvait réprimer son érection et semblait même s’y abandonner avec délectation. Et lorsque qu’il étira son grand corps mince, cambrant fortement les reins, Jake put même voir le gland passer la tête entre la peau du ventre et le Speedo.

Sûr que le petit vicieux faisait exprès pour le provoquer! Jake réprima une forte envie de mettre les mains sur les hanches osseuses de son cousin et de lui arracher son slip pour libérer ses organes opprimés. Une fois tout nu, son émoi sexuel démasqué, le garçon n’aurait pas eu d’autre choix que de se laisser sucer et baiser par son cousin libidineux. Et peut-être ne demandait-il pas mieux? Mais Jake n’osa pas. Le beau Yves n’avait que seize ans et Jake ne voulait pas risquer un procès pour viol ou grossière indécence sur un mineur, fut-il mignon et sexy à en baver. Au moment de se rhabiller, il s’arrangea pour en voir plus, mais il dut se contenter d’un bref coup d’oeil aux petites fesses blanches du garçon alors qu’il enfilait son jean directement sur la peau.

Cette nuit-là, Jake fit un rêve qui lui en révéla plus qu’il n’aurait aimé sur ses tendances profondes. Il était couché dans son lit. Étendu sur le dos à ses côtés, à la place de sa blonde, le beau Yves dormait les bras repliés sous sa tête. Rongé de désir, Jake avait retiré doucement le drap et découvert la nudité juvénile de l’adolescent. Ému par la beauté de ce garçon offrant innocemment son corps lisse et tendre au regard concupiscent de son aîné, Jake le contempla longuement, troublé dans sa chair par la vision irrésistiblement excitante de ce corps si frêle, presque un enfant encore, doté d’un membre viril parfaitement développé. Avec d’infinies précautions pour ne pas réveiller le garçon, Jake enjamba les cuisses maigres, et se plaça à quatre pattes au dessus de son cousin endormi. Bandé comme un bouc, il se pencha sur son visage angélique jusqu’à sentir le souffle régulier du dormeur sur son visage.

Il éprouvait une folle envie de s’étendre sur le corps de l’adolescent, de l’embrasser en le serrant fortement contre lui et de se laisser aller à la volupté. À ce moment, son pénis bandé à faire mal frôla le ventre du garçon endormi. Ce bref contact déclencha instantanément un foudroyant orgasme. Ébranlé par la jouissance soudaine, Jake vit les giclées de sperme jaillir de son sexe et se répandre sur l’abdomen et le torse de son cousin. Au même moment, il se réveilla dans son lit, seul, le pénis encore palpitant dans une flaque de liquide tiède et visqueux. Après ce rêve troublant, Jake s’était efforcé, sans trop de succès, de ne plus repenser aux garçons en baisant sa blonde.

Et voilà que ça recommençait. Cet homme en croix devant lui éveillait toutes ses passions secrètes. Jake ressentait à nouveau ce bouillonnement dans les couilles que provoquait de plus en plus souvent chez lui la vue d’un beau corps masculin. Il avait la gorge sèche et malgré la chaleur, un frisson lui parcourut l’échine, Il sentit les pointes de ses seins durcir et frotter contre sa chemise rude, le mettant dans un état d’excitation sensuelle incontrôlable. Sa verge gonflait et durcissait rapidement, il devrait bientôt la libérer.

Toutes sortes de pensées inavouables lui traversaient l’esprit. Perdu dans ce coin de désert, qu’est-ce qui pourrait bien l’empêcher de donner libre cours à ses instincts et d’abuser de cet inconnu sans défense? Dans cet endroit isolé, il avait l’occasion inespérée de satisfaire ses désirs les plus pervers sans risque et de réaliser enfin tous les fantasmes homosexuels qui le hantaient depuis son adolescence. Alors, pourquoi ne profiterait-il pas de la situation pour se repaître de ce corps nu dont la beauté animale le rendait fou de désir?

Le coeur battant, Jake s’approcha tout près de l’homme et le dévora des yeux. Quel magnifique spécimen de mâle! La salive aux lèvres, Jake admira les membres bien découpés, les muscles puissants mais sans boursouflures des bras et des cuisses, les pectoraux bombés où les mamelons brun foncé attiraient irrésistiblement les doigts et la langue du garçon. La taille étroite et le ventre creux donnaient l’envie d’y poser les mains afin d’en éprouver la fermeté et la douceur des contours. Enfin, au centre du triangle formé par les cuisses et le bas-ventre, le trésor de l’homme, son membre viril, long et lisse, couronné par le gland rose à large collerette, soutenu à la base par de volumineux testicules. En plus de l’absence de pilosité, un détail curieux retint l’attention de Jake: le gland pourtant d’une forme parfaite ne comportait aucun orifice! Le pénis n’avait pas de méat. Cet homme ne pouvait-il donc ni pisser ni éjaculer? Un enivrante odeur de sexe mâle monta alors aux narines de Jake qui oublia aussitôt ce détail et se mit à le humer comme un fauve flaire sa proie avant de la dévorer.

L’inconnu gardait les yeux fermés et se tordait doucement dans ses liens, faisant onduler son corps de façon lascive. Il semblait délirer, peut-être en proie à la fièvre ou sous l’effet d’une drogue puissante administrée par ses tortionnaires. Rongé par le désir, Jake hésita un peu puis posa délicatement les mains sur le torse moite de l’homme. Celui-ci poussa un profond râle de satisfaction ce qui excita encore plus Jake. Il se mit à palper la chair avec volupté, savourant la douceur de cette peau satinée, la fermeté des muscles des pectoraux et de l’abdomen qui frémissaient sous ses attouchements. Les mains posées bien à plat sur l’imposante poitrine, il effleura de ses pouces les pointes des seins qui durcirent aussitôt et devinrent gros comme des suces. Agité de frissons de volupté, l’homme banda bien dur tout en se tortillant lascivement dans ses liens de cuir.

Voyant que l’inconnu aimait jouir des seins, Jake se mit à tripoter longuement les tétons du gars, les frottant, les pinçant, les faisant rouler entre le pouce et l’index. Grognant et geignant, l’homme dodelinait de la tête et se trémoussait en proie à un intense délire sensuel. Son membre tendu comme un arc frottait contre la braguette de Jake dont le pénis réclamait impérieusement sa part de plaisir. Jake se mit à mordiller les bouts de seins fermes et spongieux pendant que ses mains s’activaient sur le pénis tendu du prisonnier. Il semblait soumis à un supplice intolérable, ses bras et ses jambes se tordant en tous sens alors que le bassin restait collé au poteau.

Jake s’agenouilla et passant les mains derrière les cuisses musclées, il plongea son visage dans l’aine odorante. Il enroula sa langue autour du sac et des testicules, puis remontant le long du mat, il prit l’extrémité du pénis dans sa bouche et se mit à le sucer comme un gros sucre d’orge. Ces nouvelles caresses mirent l’homme dans un état de frénésie sexuelle intolérable puisqu’il ne pouvait éjaculer malgré l’intensité du plaisir. Il se tortillait et se trémoussait dans ses liens comme une bête enchaînée.

«À boire! J’ai soif!» cria-t-il après un moment, d’une voix rendue rauque par la volupté. Jake eut pitié de son prisonnier et approcha sa gourde de ses lèvres. L’homme la téta goulûment, l’eau dégoulinant sur son menton et sa poitrine. Malgré la poussière et la saleté sur son visage et une barbe de plusieurs jours, Jake le trouva plus attirant encore et son désir de le posséder se fit plus obsédant.

L’homme déglutissait le liquide avec voracité. «Il ne faut pas qu’il boive trop vite» se dit Jake. À son tour il prit une gorgée d’eau et collant ses lèvres sur celles de l’inconnu, il déversa l’eau dans sa bouche. Avec une vigueur surprenante, le gars lui mangea littéralement les lèvres et la langue, aspirant l’eau puis la salive de Jake, tout en poussant des grognements gourmands. Jamais Jake n’aurait cru qu’embrasser un homme sur la bouche l’aurait excité à ce point. Son pénis turgide pulsait impitoyablement contre sa braguette.

Tout en gardant sa bouche soudée à celle de l’homme, le garçon fit glisser la fermeture-éclair de son jean et libéra son pénis de sa prison de denim de sorte que maintenant leurs sexes se touchaient quand leurs lèvres se rejoignaient. Jake recommença plusieurs fois ses transfusions bouche à bouche, puis abandonnant la gourde vide, il se débarrassa rapidement de sa chemise et colla son torse nu contre l’homme, l’enserra dans ses bras et lui baisa la bouche avec l’appétit vorace de celui qui s’est trop longtemps privé. Les sens exacerbés, il frémissait dans tout son corps. Son esprit s’engourdissait à mesure que le plaisir sensuel le gagnait, il sentait fondre toutes ses résistances et ses appréhensions. Une seule chose comptait: posséder totalement cet homme.

Mais pour parvenir à ses fins, Jake réalisa que l’inconnu devait être libéré de sa posture inconfortable. Il pourrait ainsi établir un contact plus intime avec lui et connaître bientôt en sa compagnie des voluptés plus intenses encore. Se ressaisissant momentanément, Jake relâcha son étreinte et se détacha de ce corps sensuel qui affolait sa libido et lui faisait perdre toute retenue.

Il sortit un couteau de chasse de sa ceinture et trancha les lanières de cuir qui retenaient ses poignets et ses chevilles. Comme il s’affairait à libérer le prisonnier de ses liens, Jake fit une découverte stupéfiante. Les tortionnaires avaient été particulièrement vicieux: ils avaient fiché un bout de manche à balai à angle dans le poteau et le bel inconnu avait l’extrémité du bâton profondément enfoncée dans le cul. L’homme était littéralement empalé sur ce bâton. Pourtant il ne semblait pas être incommodé le moins du monde de cette intrusion; au contraire, des ondulations des hanches et des mouvements de va-et-vient incessants du bassin tendaient à démontrer que l’inconnu se délectait des voluptés anales que cet objet lui procurait. Ainsi s’expliquaient l’érection perpétuelle et son empressement à recevoir caresses sensuelles et attouchements obscènes de la part d’un autre mâle.

Jake aida l’homme à s’extraire de son épieu. Lorsqu’il put voir complètement l’objet qu’il avait pris pour un manche à balai, Jake remarqua la forme particulière du godemichet. Il crut d’abord que c’était une représentation grossière d’un pénis en érection, mais il s’aperçut que le gland de ce phallus était sculpté comme une tête de serpent d’une variété inconnue dans cette région de l’Arizona. Des signes étranges couraient le long de l’objet mystérieux qui mesurait près de douze pouces de long. «Sans doute une sorte d’idole comme les indiens Hopi en sculptent parfois.» songea-t-il. L’objet noir luisait méchamment dans l’ombre et semblait parcouru d’une ondulation comme s’il avait été vivant. Fasciné, Jake imagina cet objet se frayant un chemin dans son rectum, éveillant en lui des sensations inconnues et troublantes.

Jake s’arracha à sa vision, il devait s’occuper de son compagnon. Comme il avait peine à tenir debout, Jake le soutint en le prenant sous les bras. L’homme fit quelques pas puis trébucha et se retrouva à genoux devant lui. Au lieu de se relever, il se pencha complètement en avant en s’appuyant sur les coudes, pointant son derrière en l’air. Aucun doute ne pouvait subsister sur ses intentions: l’homme voulait que Jake lui remplisse le rectum de son membre viril. Bandé comme un coq, Jake sentait une agréable démangeaison dans son anus. Il se surprit à désirer violemment pénétrer ce cul qui se trémoussait devant lui. Jake dévorait du regard les testicules et le pénis pendant entre les cuisses largement écartées, les fesses lisses et musclées, la raie libre de tout poil, et au centre, l’anus luisant, assoupli et ouvert par le séjour prolongé sur l’étrange phallus.

L’envie de Jake était irrépressible. En un tournemain, il baissa son jean sur ses bottes et s’agenouilla à son tour. Prenant à pleine main sa verge bandée il en dirigea le gland vers l’anus qui se contractait doucement. À peine eut-il touché l’orifice que son sexe s’y enfonça facilement, comme aspiré dans le fondement tiède et frémissant. L’homme accueillit la pénétration avec un profond râle de satisfaction. Jake n’avait jamais enculé d’homme auparavant, mais il trouva la sensation grisante et infiniment agréable. Les muscles du cul de cet homme prenaient possession de son sexe et le massaient du gland à la base, comme une trayeuse aspire les tétines d’une vache. Il se mis en train de fourrer vigoureusement l’arrière-train de l’inconnu, allant et venant, suant et grognant avec toute l’ardeur de ses vingt-huit ans. Plus il fourrait et meilleur c’était. À chaque coup de boutoir, une vague d’intense plaisir irradiait de son sexe dans tout son corps.

De son côté, l’homme semblait expérimenté: il contractait l’anus lorsque Jake se retirait, retenant le gland juste avant de sortir, puis se détendait complètement quand le jeune gars plongeait son dard jusqu’aux couilles entre les fesses dures. L’homme semblait ressentir une intense jouissance à chaque coup du bélier de son jeune compagnon et reprendre de la vigueur. Il grognait et renâclait comme une bête fauve, griffait le plancher devant lui, tout son corps agité de tremblements et de soubresauts.

Entraîné dans la frénésie sexuelle de son étrange compagnon, Jake était au bord de l’orgasme. Il décida de reprendre son souffle pour faire durer le plaisir. Il fit relever l’homme avec l’idée de le prendre de face: la vue de son sexe et de son torse aux mamelons proéminents l’exciterait davantage et intensifierait encore son plaisir.

À la surprise de Jake, l’homme se releva avec assurance. Lorsqu’il se tourna vers lui, Jake remarqua son regard vitreux, mais cela pouvait être dû à son état avancé d’excitation sexuelle. L’homme mystérieux se fit très câlin avec le garçon, il enroula ses bras autour de son corps et l’embrassa sur la bouche, les yeux, lui lécha les oreilles et le cou. Jake, le gars straight, se retrouvait complètement nu dans les bras puissants de son étrange compagnon nu et bandé lui aussi, et la situation lui paraissait tout à fait naturelle. Il se sentait confortable, parfaitement en confiance avec le bel inconnu. Pourtant, il réalisait confusément que c’était lui maintenant qui dirigeait les opérations. Cet homme étrange l’avait attiré ici et il désirait obtenir quelque chose de Jake.

L’homme parcourait d’une main experte le torse finement musclé de Jake, lui caressant avec insistance les tétons qu’il avait très sensibles. Les attouchements aux mamelons le mettaient toujours dans une extase sensuelle qui s’accompagnait invariablement d’une forte érection. L’homme semblait l’avoir deviné et jouait en expert sur ce clavier à deux touches. En même temps, l’autre main descendait dans son dos et se glissait entre ses fesses. Il frémit lorsqu’il sentit comme un doigt lui pénétrer profondément le rectum. Et ce fut comme un éblouissement. Jamais Jake n’aurait imaginé que son cul puisse receler la source de sensations aussi sexuellement excitantes. Il comprenait maintenant le goût prononcé de ses amis homosexuels pour les plaisirs du cul masculin et la pénétration anale. Il réalisait enfin que le meilleur endroit pour planter sa bite c’est encore entre les petites fesses d’un beau garçon. Lui le macho, il désirait maintenant qu’une grosse queue le pénètre, s’enfonce dans son rectum et le fasse jouir longuement du cul.

Irrésistiblement dominé par l’inconnu, Jake se sentait subjugué, comme hypnotisé. Le jeune homme se sentait devenir sa chose, son esclave, et il aimait ça. Tout son corps n’était plus qu’une source de plaisir sensuel. Il était prêt à tout pour satisfaire son maître.

C’est alors que Jake remarqua qu’il faisait nuit à l’extérieur. Il avait perdu la notion du temps. Une douce luminescence semblait émaner du corps du mystérieux inconnu. Affichant un sourire énigmatique, l’homme se défit doucement de l’étreinte du garçon et s’assit sur le bord de la table. Toujours silencieux, il releva les jambes en posant ses pieds sur le bord, et, s’étendant sur le dos, il offrit son cul à Jake, l’invitant à le pénétrer encore fois.

Bandé à éclater Jake ne demandait pas mieux que de satisfaire son partenaire. Il s’approcha de la table et s’agrippant aux jambes de l’homme autour de son cou, il le pénétra d’un seul coup de reins. La jouissance qu’il éprouva en enfonçant son sexe dans l’étroit conduit fut d’une intensité telle qu’il en fut ébloui. C’était comme s’il s’était fiché dans une prise de courant. Il restait là, debout sans bouger, retenant son souffle, sa queue dilatée, ses couilles ramassées à la base, tous les muscles de son jeune corps tendus à se rompre.

Une idée folle traversa son esprit en ébullition: il était pris au piège d’une entité qui avait réussi à l’appâter et qui s’apprêtait à le vider de sa substance pour s’en nourrir. Cet être savait que les hommes ne résistent pas à l’attrait du plaisir sexuel et pour attirer Jake, il avait simulé à la perfection le comportement d’un mâle en rut, devinant les obsessions et les fantasmes secrets du jeune homme. Ce beau cul masculin dans lequel Jake avait voluptueusement enfoncé sa longue verge n’était peut-être en fait qu’une bouche monstrueuse qui s’apprêtait à l’aspirer littéralement.

Le plaisir devenait intolérable. Il fallait qu’il se libère ou qu’il donne à cet être la semence qu’il réclamait. Mais se contenterait-il de quelques gouttes de sperme? L’excitation de Jake était si proche de l’orgasme qu’il ne pouvait songer à se retirer, au moindre mouvement ce serait l’éjaculation.

Alors sentant le moment ultime venu, l’être à forme humaine allongea les mains vers la poitrine de Jake et effleura les pointes de ses tétons. Le contact fut électrisant. Aussitôt, Jake se mit à trembler de tout son corps. Le pénis, les seins et le rectum, les trois principales sources de plaisir de son corps étaient maintenant reliées et leurs sensations particulières se multipliaient l’une l’autre pour le porter au paroxysme de la jouissance.

Au plus profond de lui-même, Jake sentit les digues sauter les unes après les autres et ses fluides vitaux se concentrer dans son bas-ventre. Au summum de la pression, son sexe explosa en irradiant tout son être d’étourdissantes vagues de plaisir, répandant un véritable raz-de-marée de sensualité. Tout son corps vigoureux était crispé dans les spasmes d’un orgasme d’une violence sans précédent. Râlant et beuglant de plaisir, il se vida totalement de ses fluides par l’étroit conduit de sa verge distendue. Giclée après giclée, il éjacula longuement dans le rectum de l’être qui l’aspirait avec avidité, se nourrissant de sa substance en échange du plaisir. La volupté était si forte, si complète, si soutenue que le jeune homme crut s’évanouir.

Lorsque tout fut fini et qu’il put retirer son membre flasque, Jake s’aperçut avec stupeur qu’un peu de sang dégoulinait de l’anus entrouvert. Aurait-il éjaculé du sang? Très affaibli, il se recula en titubant. L’étranger se redressa alors sur les coudes, souriant, radieux de beauté, il semblait avoir recouvré toutes ses forces. C’est alors que sa forme humaine commençait à s’estomper. Jake remarqua avec horreur que le pénis de la créature avait atteint une grosseur et une longueur démesurées. Le gland de la monstruosité évoquait à s’y méprendre la forme d’une tête de serpent. Jake sentit la tête lui tourner et il perdit conscience en s’affalant sur le plancher.

Lorsqu’il reprit ses sens, Jake se sentit très affaibli, complètement épuisé. L’esprit embrumé, il réalisa qu’il était seul dans l’obscurité, ligoté complètement nu au poteau du mystérieux inconnu, solidement empalé à son tour sur le phallus à tête de serpent. Il sentait l’objet satanique vibrer et s’agiter dans son rectum provoquant une obscène délectation anale ainsi qu’une érection sans fin.

Les heures passèrent dans le silence du désert. Peu à peu une idée fixe occupa son esprit: attirer dans ce lieu maudit un autre mâle et le séduire pour qu’il le libère et prenne sa place sur le poteau.

FIN