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365 nuits d'adieux (02): Mon pote l'hétéro

Quand j'étais étudiant, je vivais avec un copain hétéro. Il savait pertinemment depuis des années que j'étais amoureux de lui. Dans nos conventions, on pouvait ramener chacun ses flirts. Ça ne s'était encore jamais produit. Chacun couchait dans sa pièce, moi dans une chambre sans fenêtre fermée par une porte vitrée au verre dépoli.

Un soir une copine était restée dîner et j'avais fini par aller me pieuter. Je suis réveillé par des halètements bizarres de l'autre côté de la cloison, mince comme du papier à cigarette. La fille était toujours là, elle était même en train de se faire sauvagement tringler, émettant de petits cris de jouissance, et le lit faisait trembler la cloison sous les coups de cul. Mon pote, lui, retenait ses émotions pour que je ne l'entende pas prendre son pied et je ne percevais que ses inspirations profondes. Mais à travers la partenaire, je partageais les moindres variations dans son rythme : soit elle était vraiment bruyante, soit elle prenait un pied infernal.

Faut dire qu'il était plutôt bien monté ; je m'en étais rendu compte en l'entraînant en vacances sur les plages de nudistes. Au repos sa bite avait déjà la même taille que ma queue en érection, et un petit bout du gland sortait du prépuce fripé. Un jour de grande chaleur, on était en train de jouer aux cartes, à l'écarté, sur la plage d'Ostia, il s'est levé (il était à plat-ventre) et s'est précipité à l'eau. Le soleil aidant, il triquait comme un turc, la seringue à l'équerre, vingt-cinq centimètres, mais large à faire peur, surmontée d'un chapeau de cardinal pourpre.

D'entendre la fille se faire ramoner dans la joie à côté (la salope, ce que j'aurais voulu être à sa place!) ça m'a fait bander à mort. Sans faire de bruit, j'ai commencé à me masturber au même rythme qu'eux. Puis la cloison a cessé de trembler... moment de silence... Quand ça a repris, c'est lui qui grognait en sourdine, la respiration sifflante. Au gargouillis, j'ai compris qu'elle suçait. Autant il avait été discret avant, autant, oubliant que je dormais à côté, il donnait de la voix, et de plus en plus. Entre deux hoquets il a chuchoté : "Ouais, avale, avale." Et j'ai éjaculé en même temps que lui. Mes draps étaient bons à laver.

Le lendemain, j'ai été odieux, je lui ai fait une scène de jalousie pas possible. Peu après on s'est séparés. Mais on a continué à se voir : j'allais souvent dîner avec lui chez sa nana (une autre). Un soir, engueulade terrible entre eux. Elle en venait à lui reprocher son inefficacité au lit. Je savais indirectement qu'elle était de mauvaise foi. Il m'a raccompagné en bagnole. En passant devant le square près de chez moi il m'a demandé si c'était là que je draguait.

— J'ai jamais vu comment ça se passe. On fait un tour?

Je l'ai laissé se balader de son côté, pensant qu'il se renseignerait mieux seul. Entre temps je m'étais trouvé un beau blond et on baisouillait dans le bosquet. Le mec me taillait une plume magistrale quand mon copain est repassé par là. L'oeil allumé, il a observé de loin. J'ai fait relever le mec pour le sucer à mon tour, de mon mieux. Je l'avais pas aspiré trois fois que mon pote a fait:

— Tu viens, on met les voiles.

On est rentré chez moi; on a fini le gin, le whisky, et la vodka. Enhardi par le mélange, il a fini par demander :

— T'as pas un film porno ? J'ai envie de voir des images de cul.

— Un film hétéro, pas vraiment. (Mensonge éhonté !)

— Fait rien. Montre quand même !

J'ai continué à l'arroser gentiment pendant qu'il regardait avec effarement Chris Burns lancé dans une double anale d'anthologie. Ça l'a tellement démangé qu'il est revenu à la charge :

— Pas terribles les pros de la rosette. Et le mec au jardin, il te plaisait ?

— La gueule, pas des masses, mais il avait une pine de cheval.

— J'ai mieux dans le slip.

— Tu m'as jamais fait toucher, mais je me doute.

— Je me souviens, au service, un mec avait offert cent balles à un autre pour une pipe.

— Je te fais ça gratis, mon gros, tu sais bien. Je paierai au besoin.

Parce que ce genre de plaisanterie j'en ratais jamais une. Ce soir-là, beurré comme un coing, il a dit "Chiche" en se renversant sur mon lit... Je tremblais en défaisant sa ceinture. À genoux, les mains sur ses mollets poilus, j'ai cherché dans son caleçon avec la bouche, les dix-sept centimètres de queue flasque que j'ai aspirée comme un spaghetti. Ma langue a titillé le bout sans le décalotter ; Ô merveille, la grosse chose m'a gonflé dans la bouche et le gland a jailli tout seul du prépuce dans ma gorge. J'avais envie de remercier Dieu ; je lui pompais le goupillon comme si ma vie en dépendait.

Allongé de tout son long, les yeux clos, il a commencé à geindre régulièrement. Je lui ai léché la hampe, les boules, le ventre, en lui disant que je l'aimais depuis toujours. Il me passait la main dans les cheveux, me tirant à lui. Je bandais à peine, je ne voulais pas prendre le temps de me déshabiller de peur que ça s'arrête. J'ai tout de même pu me déculotter sans recracher l'outil. Moi qui ai toujours eu horreur de ça, je l'ai supplié de me prendre. Il n'a pas marqué d'étonnement. C'était risqué d'aller chercher la vaseline, la salive suffirait. Comme il était trop bourré pour trouver le trou, je l'ai guidé et il m'a pénétré doucement sans forcer. J'ai juste eu un peu mal quand il a commencé à me tringler, mais c'était bon d'avoir mal sous lui.

Je m'écartais les fesses pour le sentir le plus loin possible. D'un geste il m'a fait comprendre qu'il me voulait sur le dos. Il a retrouvé l'entrée tout seul, mais c'est moi qui me suis empalé dans un râle. Il a saisi mes chevilles pour m'écarter les cuisses. À l'aise pour me limer, il procédait par accélération continue, à grands coups de bassin déchirants. Il passait sa rage sur moi. J'aurais voulu rester comme ça, accroché par le cul à son boutoir pour l'éternité et c'est bien malgré moi que j'ai joui contre son ventre. Mon anus s'est resserré sur son paf. J'en pleurais de bonheur. Il s'est arrêté pour me laisser jouir puis il s'est remis à me bourrer.

La douleur devenait intense mais je voulais qu'il prenne son pied en m'enculant, les yeux dans les yeux. Seulement il avait pas l'air près de la délivrance. J'ai fini par rebander tant ça durait. En voyant ça, il a souri et accéléré la manoeuvre. Il m'a arrosé les entrailles en s'affalant sur moi avec des hennissements de cheval.

On a dormi enlacés. Au matin chacun a fait comme si de rien n'était, mais je ne perds pas l'espoir que de prochains déboires conjugaux le ramènent à ma porte.