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Art intime

(Écrit du 10 novembre au 2 décembre 2007)

Jonathan ouvre un premier œil: le soleil est déjà levé. Il s’assoit sur le lit et frotte son visage. Après quelques minutes, il se lève, nu, et se dirige vers la douche. Son corps toujours engourdi par le sommeil reste sous l’eau chaude quelques minutes à relaxer encore, puis il se lave. Ses mains parcourent son corps unique, le savon glisse sur sa peau douce. Sans même se rendre compte, ses doigts caressent son torse légèrement velu, descendent le long de son ventre pour atterrir à son sexe, non circoncis, maintenant presque dur. Son visage carré et masculin a tout de même des traits d’enfance et de douceur, une certaine innocence qu’il n’a pas perdue. Puis, le jeune homme de vingt-neuf ans sort de la douche avec une serviette autour de la taille. Il y a de ces matins où il se sent vieux, où il croit que, déjà, il doit se soumettre aux dures lois de la vie adulte, de la trentaine qui emmène éventuellement à la quarantaine et plus... C’est un artiste qui se sent perdu dans une société abîmée, qui ne se sent pas chez lui, et incompris même par ses plus proches. C’est dans un down qu’il rencontre sa muse...

Jim se réveille sur son matelas à même le tapis de sa chambre. Il a récemment déménagé à Montréal, cette ville qu’il connaît tout de même un peu depuis quelques années. À vingt-deux ans, la dépression l’envahit parfois et lui donne le mal de vivre, qu’il trouve difficile à chasser. Artiste également, c’est ainsi qu’il fait la connaissance de Jonathan sur Internet. Ils échangent des textes, des poèmes, des photos d’arts qu’ils ont tous deux réalisés. Ils ont appris à se connaître dans leur joie et leur peine, leurs downs et leur excitation d’enfin savoir qu’ils ne sont pas seuls. Cela a duré quelques mois sans se rencontrer, et ils avaient créer un lien important entre eux... jusqu’à maintenant où le lien va évoluer et aboutir à l’art ultime.

Je ne sais pas comment ça a dérapé, mais ça a définitivement dérapé! Quand nous avions pris rendez-vous Jonathan et moi, pour qu’il puisse me photographier afin de me peindre, nous ne nous connaissions que par Internet. Oui, nous nous trouvions gentils et attirants, mais je crois qu’intérieurement, chacun de nous s’étaient secrètement promis qu’il n’allait rien arriver de sexuel, de garder nos limites. Bien sûr, nous avions tout deux un gros point en commun: l’art.

Bref, quand je suis entré dans son studio ce matin-là, c’était peu après son réveil. Il venait de prendre sa douche et ses cheveux étaient encore mêlés, humides, sur sa tête. Je l’ai tout de suite trouvé craquant... Après un verre de jus d’orange et des fruits qu’on a mangé ensemble pour déjeuner, il m’a expliqué le plan du jour: je me recouvre de peinture, totalement nu, il me prend en photo, puis après il va peindre la vision. Ça me va parfaitement!

Ainsi donc, je me déshabille, et Jo me dit quelle peinture prendre pour en mettre sur mon corps. Déjà, j’avais une érection de me découvrir devant lui, mais avec un sourire il m’a dit que c’était naturel, que c’était arrivé avant avec d’autres modèles. Puis, j’ai regardé mes jambes et mes fesses, le sexe. Je n’étais pas rasé et, tout bonnement, je lui ai demandé si c’était mieux rasé. «Je peux te le faire, si ça ne te dérange pas,» m’a-t-il offert, avant de rougir de gêne.

Jim s’est laissé allé. J’ai pris le rasoir afin de trimer le bas de son corps. J’ai fait ses jambes, je suis monté à son sexe, puis j’ai fait ses fesses. Quand j’ai vu son trou, je vous avoue que mon propre sexe a bondi dans mon pantalon. Alors, après l’avoir rasé, sans avoir même pensé une seconde... me voilà qui pose ma langue sur son anus chaud et je commence à le lécher. Jim a sursauté mais m’a laissé faire; il a plutôt commencé à gémir comme une pute et ça m’a excité au fond! Je caressais ma queue dure par-dessus mon pantalon tout en salivant comme un animal.

Puis j’ai arrêté et je l’ai embrassé. D’une de mes mains, j’ai pris la peinture sur le bureau et je l’ai versée sur son corps en le caressant. De son côté, en se collant à moi, il m’a aussi taché et nous avons commencé à s’étendre par terre, dans toutes ces couleurs. Mes traces de mains paraissaient sur son visage et dans ses cheveux.

Il s’est mis à détacher mon pantalon puis, sans attendre, il a mis mon sexe dans sa bouche. Sa langue jouait avec ma queue et il m’aspirait au fond de sa gorge, me tirant des gémissements de désir. Puis, avant qu’il ne me fasse jouir, je l’ai pris dans mes bras, collé face contre moi, torse contre torse, et j’ai posé mon gland contre son anus. J’ai poussé pour voir que l’entrée m’était facile et je suis allé bien au fond.

Couvert de peintures rouges, bleues et jaunes, je me suis mis à le baiser comme si ma vie en dépendait. Nos regards se liaient et l’amour se créait entre nous peu à peu, par la force de notre passion cachée. Sans même m’en rendre compte, je lui soufflais à l’oreille un «je t’aime» épris. Nos lèvres se sont collées chaleureusement et nous n’avons pas arrêté de nous embrasser jusqu’à ce que je sente mon sperme éjaculer au fond de lui.

La jouissance semblait infinie. Puis lorsque tout a cessé, je me suis effondré sur Jim qui, malgré sa délicatesse, a supporté mon corps plus grand.

Son corps était sur le mien. Il dégageait une chaleur intense et la peinture sur nos corps était collante. Jonathan a alors pris son appareil et nous a pris en photo à quelques reprises, entre autres pendant qu’on s’embrassait.

Puis, il m’a laissé là quelques instants, histoire qu’il prenne sa douche, puis il a continué son travail. Il m’a pris en photo dans cet état. Il m’a dit que j’étais dans mon élément, ainsi couvert de peinture, nu, couché sur son planché et offert à lui.

Par la suite, nous avons passé le reste de la journée à faire l’amour passionnément, avec amour, ce qui m’est rarement arrivé dans ma vie. Je suis parti après plusieurs heures de plaisir. Nous avons même été au restaurant, au cinéma, etc...

Quelques temps plus tard, à ma grande surprise, Jonathan avait peints deux toiles: une de moi seul, superbe... et l’autre magnifique: nous deux en train de nous embrasser. Il a aussi monté un scrapbook des photos et il a pensé à en faire une présentation. Depuis, nous sommes resté amis, et très unis!

NDLA: Bien que ce texte ne mentionne pas l'utilisation de condoms, n'oubliez pas qu'il est primordial de se protéger lors de relations sexuelles... Soyez prudents et ayez beaucoup de plaisir!