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Une histoire à découvrir

Ascenseur pour le paradis

Je vais vous raconter une histoire que certains trouveront utopique, sur laquelle d’autres fantasmeront, mais qui est réelle. Je m’appelle Julien, lui c’est Thibault, vingt-deux ans. Il vit dans le même immeuble que moi et cela faisait déjà longtemps que je l’avais repéré, car physiquement il me branche beaucoup. Il est étudiant, comme moi, grand, blond, un peu sauvage. Bref, le prototype même du minet qui fait craquer bon nombre d’homosexuels. Quand je le croisais dans l’escalier ou dans le hall, j’avais du mal à ne pas lui sauter dessus, tant il m’excitait. Dans nos voyages communs en ascenseur, entre le rez-de-chaussée et le cinquième où nous habitons, il a dû s’apercevoir qu’il ne m’était pas tout à fait indifférent. Nous échangions des banalités, bonjour, bonsoir, comment ça va... Quand parfois d’autres personnes montaient avec nous dans l’ascenseur, je m’arrangeais pour me coller contre lui. Il ne devait pas trouver cela désagréable, car un jour, j’ai senti qu’il bougeait légèrement sa cuisse contre ma braguette en me faisant un petit sourire, auquel j’ai répondu. Quand nous sommes sortis, j’ai vu qu’il bandait dans son jean et cela m’a mis en transes. Mais, rien d’autre que ces petits plaisirs n’arrivaient. Et un jour...

C’était cet été, il devait être deux heures du matin. Je fumais une cigarette sur mon balcon, quand j’ai vu sa silhouette au bout de la rue. Sans réfléchir, en un éclair, j’ai descendu les cinq étages à toute vitesse et me suis planqué derrière la porte menant à la cave. Quand il est entré dans le hall, je suis sorti de ma cachette comme si je venais de la cave, tout naturellement. Il me décocha un sourire et appela l’ascenseur. Il transpirait légèrement et son tee-shirt blanc collait à sa peau. J’étais fou. Il fallait qu’il se passe quelque chose ce soir et je n’avais que cinq étages pour cela.

Dans l’ascenseur, il me regarda et, en souriant, me dit:

— Il fait chaud ce soir.

Je ne sais quelle force m’a poussé. En lui répondant: "Très chaud!" je l’ai fixé droit dans les yeux et me suis caressé la braguette. Sans se troubler, il a baissé les yeux sur mon sexe et, à son tour, a passé sa main sur la base de son jean qui commençait à grossir. Mon coeur battait à cent à l’heure. Arrivé au cinquième, ni lui, ni moi n’avons bougé! Au bout d’un moment, la lumière s’est éteinte. Nous sommes restés ainsi quelques instants, sans parler. Puis, j’ai senti son souffle approcher de moi et sa main se poser sur mon jean tendu. Fou de bonheur et d’excitation, je l’ai enlacé et nous nous sommes embrassés longuement. L’obscurité et ce lieu insolite rendaient notre désir presque sauvage. Il s’est agenouillé, a ouvert mon jean et a libéré ma queue qui ne demandait que cela. Il a commencé à me pomper nerveusement. J’étais plaqué contre la paroi de l’ascenseur et je suivais les mouvements de sa bouche sur mon sexe en appuyant sur sa tête. Sentant que j’allais cracher, je l’ai arrêté. Il s’est levé et, à mon tour, je lui ai fait une pipe d’enfer. J’avais enfin dans la bouche cette queue qui m’avait si souvent fait rêver à travers ce jean délavé.

Au bout d’un moment, il m’a dégagé et m’a retourné contre lui. Il frottait son pieu le long de ma raie qui ne demandait qu’à s’ouvrir pour le laisser entrer en moi. D’un coup, il m’a pénétré. D’abord, la douleur fut violente, puis ses baisers sur ma nuque, ses caresses sur mon torse et mes seins, son lent va-et-vient ont décuplé mon plaisir. Je donnais des coups de reins afin de m’enfoncer plus à fond sur son dard. Il a accéléré le mouvement et en me mordant l’épaule, il s’est vidé en moi. Il s’est alors emparé de ma queue qu’il a branlée nerveusement et j’ai joui presque instantanément sur le miroir de l’ascenseur.

Nous sommes restés ainsi encore quelques instants, béats de plaisir. Après un long et tendre baiser, nous nous sommes rhabillés. Il m’a invité à boire un verre chez lui et nous avons passé le reste de la nuit à faire l’amour.

Depuis ce jour, nous vivons ensemble, tantôt chez lui, tantôt chez moi... Je peux dire, sans honte, que c’est le grand amour et j’espère que cette entente durera longtemps ainsi. Nous avons refait l’amour une fois dans l’ascenseur, mais cette fois nous avions peur que quelqu’un ne l’appelle...