Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (03): Piège à con
Un de mes potes, hétéro, sur lequel je louche volontiers, m'a raconté l'histoire suivante :
Un soir, sur un réseau téléphonique, il tombe sur une fille allumée qui lui demande la taille de sa bite et lui monte un plan baise complètement fou. Mon pote se paluche devant l'écran et fantasme sur la description, demande un rendez-vous. La fille répond qu'elle est mariée et que son mari participe. Marc, qui n'a jamais fait ça, s'indigne qu'il n'est pas pédé : "Il ne te touchera pas, c'est juste pour se faire enculer pendant qu'il me baise. C'est son fantasme préféré. Sinon, il se contente de regarder." "Je ne suis pas sûr que ça ne me coupe pas mes moyens," prévient Marc, mais, après de multiples hésitations, il prend les coordonnées à tout hasard : la fille avait l'air d'un bon coup...
Deux jours après, il appelle. Le mari répond: "Pas de problème, tu viens ce soir." Il se pointe : le mec qui lui ouvre a la quarantaine, genre père de famille rangé. Il lui offre un verre. Marc demande où est la femme.
— Il y a eu un problème. Elle a été obligée d'aller d'urgence chez ses parents, mais elle t'a laissé des photos.
Il lui colle sous le nez un paquet de clichés. Sur certaines, la superbe rousse aux yeux verts se fait sauter par trois étalons, un en bouche, un en cul, un en con.
— Elle est belle, hein ?
— Ouais, dommage qu'elle soit pas là. On remet ça à la prochaine ?
— C'est bête de t'avoir fait déplacer pour rien. D'ailleurs, il se peut qu'elle rentre. En attendant, on peut déjà voir si on se convient.
Marc proteste que ça ne l'excite pas du tout, qu'il sera incapable de bander. Le mec lui ressert à boire, discute, va pisser. Marc aurait pu en profiter pour se tirer, mais la nana sur les photos le branche vraiment, et puis il y a des vêtements de femme au porte-manteau, des parfums sur une étagère, d'autres photos d'elle au mur. Le mari revient, en robe de chambre, cette fois.
— Bon, on fait un essai ?
Marc veut pas avoir l'air idiot ; le type, allongé sur le canapé attend, cul levé, l'anus tartiné de vaseline.
— Tu veux que je te suce pour te faire monter ?
— Non, je préfère essayer tout seul, fait Marc en dézippant sa braguette.
— Tiens, j'ai des bouquins de cul si ça peut t'aider, dit le gars en posant des journaux sur le canapé.
Bandouillant à moitié, bite au poing, Marc cherche du bout du nœud à trouver l'entrée et sa queue molle s'enfonce comme dans une motte de beurre fondant. Même une fois au four, le soufflé menace de retomber. Il continue à feuilleter la revue porno étalée sur les reins du mec qui ne dit plus rien, ne montre ni plaisir, ni douleur. Après dix minutes d'effort, le frottement le fait jouir. Il se retire, demande la salle de bains pour se nettoyer, rejoint le mec qui s'est déjà plus ou moins rhabillé.
— Pour moi, c'est OK, tu reviens quand tu veux.
Marc a laissé son numéro de téléphone en précisant que cette fois-ci il voulait que la femme appelle. Mais personne ne l'a jamais contacté.
— Et tu n'as pas le sentiment de t'être fait piéger ?
— J'arrive toujours pas à comprendre comment je me suis laissé entraîner dans cette histoire de fou. Je ne suis pas prêt à recommencer.
— Même avec moi ? Entre copains ? Je suis jaloux. Je pensais que si tu finissais par avoir une expérience de ce genre, je passerais en priorité.
— Ben alors, va falloir que tu fasses provision d'une sacrée collection de bouquins de cul au lieu de tes canards de dep !
— T'es sûr qu'il n'y a rien à faire ?
Et je lui mets la main au paquet pour vérifier.
— Déconne pas, sois sympa, c'est vraiment pas mon truc.
— C'est de ta faute, ça m'a fait bander ton histoire. Tiens, je vais te montrer.
— Non, pas la peine, je te jure.
Il se casse, paniqué. Je vais tout de même faire provision de journaux hétéros en solde, qu'au moins je me fasse pas prendre en défaut.