Une histoire à découvrir
Au bord de la piscine
J’avais décidé de passer mes vacances d’été en Allemagne. J’étais encore étudiant et je n’avais pas beaucoup d’argent, j’avais donc réservé des chambres chez l’habitant sur Airbnb. À la première étape, Baden-Baden, j’arrivai assez tard, vers 21 heures, je pris le bus pour me rendre chez ma logeuse, une certaine Frau Müller. Elle me reçut très chaleureusement malgré l’heure tardive. Elle me montra la chambre dans laquelle elle avait déposé une corbeille de fruits, ainsi que le mot de passe du réseau. Je devais partager la salle de bains avec un autre hôte qui était déjà couché, Frau Müller y avait même mis un paquet de préservatifs, elle avait pensé à tout.
J’étais fatigué et je dormis très bien. Le lendemain matin, Frau Müller nous avait préparé un copieux petit déjeuner, avec de la charcuterie et du fromage en plus des viennoiseries. Je fis la connaissance de l’autre locataire. il s’appelait Urs, c’était un Autrichien, ce qui me permit de parler l’allemand avec lui et de rafraîchir ainsi mes connaissances de cette langue. Urs était aussi un étudiant, du même âge que moi. Il était mignon, des cheveux blonds mi-longs.
Frau Müller nous dit après le repas :
— Je vais vous laisser. Vous pouvez vous baigner.
— Aux thermes ? demandai-je.
— Non, dans le jardin, il y a une petite piscine. Et c’est comme aux thermes.
Je n’avais compris pas ce qu’elle voulait dire, mais je ne lui demandai pas de précisions. Le temps était magnifique. Je remontai un moment dans ma chambre pour lire mes courriels, puis je descendis au bord de la piscine. J’avais oublié de prendre un slip de bain, j’enlevai juste mon tee-shirt, j’espérais que je n’allais choquer personne, le jardin était de toute façon entouré d’un mur. Je m’assis sur une chaise et je commençai à lire un bouquin. La visite de la ville et de son musée pourrait attendre, c’était si agréable de profiter de la fraîcheur matinale.
Urs me rejoignit, il avait une serviette multicolore autour de la taille. Il l’enleva et la posa sur une chaise longue à côté de moi, puis se coucha. Je fus surpris car il était entièrement nu.
— Beau temps, me dit-il.
— Oui, très beau.
J’étais mal à l’aise de me trouver à côté de lui, il avait mis ses pieds de chaque côté de la chaise, ses jambes étaient écartées. Je ne pus m’empêcher de mater son Schwanz (queue) circoncis et la raie de ses fesses. Je fis semblant de me plonger dans ma lecture. Lui restait immobile à me regarder, avec un petit air provoquant. Il finit par me demander :
— Tu ne te déshabilles pas ?
— Je… J’ai oublié de prendre un slip de bain.
— Tu n’as pas compris ce que Frau Müller t’a dit, ici c’est comme aux thermes : à poil.
— Je n’avais pas compris.
J’étais de plus en plus gêné, pas d’être nu devant lui, mais j’étais sûr que j’allais bander comme un âne.
— Tu sais, me dit-il, en Allemagne ils ont l’habitude du FKK (naturisme), n’aie pas peur.
— Je n’ai pas peur, mais…
— Mais quoi ?
Je ne connaissais pas les mots, je lui montrai la bosse qui était déjà visible sous mon jean.
— Ah, ah, me dit-il, eine Latte.
Je ne connaissais pas ce mot.
— Que veux-tu dire ? demandai-je.
— Eine Erektion si tu préfères.
— Oui, c’est ça.
— Schwul ?
— Je ne connais pas ce mot non plus.
— Gay ?
— Ja.
Urs prit son pénis dans sa main et se mit à le caresser. Il eut aussi rapidement eine Latte, il me dit ensuite :
— Comme cela tu ne devrais plus te gêner, nous serons dans le même état.
Je n’avais plus d’excuses, j’enlevai mon jean, puis mon boxer et nous célébrâmes l’amitié entre les peuples, sans même nous soucier de savoir si Frau Müller nous épiait derrière les rideaux.