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365 nuits d'adieux (06): L'abatteur de bois

Mon père avait décidé de faire tailler les arbres de sa maison de campagne, mais comme il s'était découvert d'autres obligations au jour dit, c'est moi qui ai dû me charger de recevoir l'élagueur. Ses aides sont arrivés les premiers, en camion : rien de bandant dans le lot. Je râlais sec. Puis l'élagueur, gueule de play-boy aux yeux verts, brosse courte, a débarqué une demi-heure plus tard au volant d'une Triumph décapotée. Son pantalon de treillis kaki lui comprimait les cuisses et les couilles mettant en valeur les renflement de la boule massée contre sa cuisse droite. Il a ôté son maillot de corps pour se mettre au travail ; torse de culturiste, très velu pour un blond. Tout l'après-midi, ébloui par le soleil, je l'ai regardé grimper aux arbres avec ses grolles à crampons d'acier. Attaché par une bricole de cuir qui laissait des traces rouges sur ses reins, il maniait d'une main la tronçonneuse sous les commentaires aigres-doux des ramasseurs :

— L'est malade, ce mec, grimper sans précautions ; il aime que ça dans la vie, chevaucher les arbres.

Après le boulot, il a renvoyé les gars et accepté un apéro. Assis sur le fauteuil d'osier, en face, je bandais comme un carme ; ça se voyait à travers les zones blanchies de mon short usé.

— Vous êtes un bon abatteur de bois.

L'expression est vieillie, mais, en général, tout le monde comprend quand même. Pas de réponse, il s'est gratté les couilles. Le silence est devenu très lourd tout d'un coup. Je tremblais tellement que j'ai renversé la bouteille d'eau sur son futal et sa queue s'est dessinée sous le treillis :

— V'là que tu m'asperges maintenant! Tu m'as incendié du regard toute la journée, même que j'en étais gêné devant mes potes, et tu trouves rien de mieux que me refroidir maintenant qu'on est seuls.

Je me suis pas laissé le temps d'en revenir, mes doigts sont allés directement aux tétons enfouis dans sa fourrure. L'odeur de bête en sueur m'agaçait les narines et me faisait tourner la tête. Déboutonné d'un geste, il m'a saisi par la nuque et fourré sa pine dans la bouche en commentant :

— T'en mourrais d'envie de ma grosse bite. Elle est bonne à pomper ? Mais oui t'en auras du jus...

J'avais pas le loisir de lui répondre. Il m'a annoncé qu'il allait m'enculer à la hussarde, avec le treillis et les crampons, m'a cassé en deux sur la table et déculotté. Le bout pointu s'est incrusté dans mes fesses et le manche de la cognée a suivi d'un trait.

— Tu l'as dans le cul, ma grosse quille ! Dis-moi que tu la sens bien.

Comme la parlotte l'excitait, j'y suis allé de mon couplet :

— Bourre-moi le mou, ramone-moi, ouais, casse-moi le cul...

La table de jardin s'est écroulée sous notre poids et je me suis retrouvé à plat ventre dans l'allée avec le gravier qui me déchirait le bide. À la violence des coups, on aurait dit qu'il avait pas tiré sa crampe depuis plusieurs mois. Sa dague est sortie du fourreau, il m'en donnait des coups sur les fesses. Ses doigts sont venus combler le vide dans mon trou affamé:

— T'aimes ça, te faire branler l'anus.

C'était pas une question. Il a pris la burette qui lui servait à graisser la chaîne de la tronçonneuse, s'est répandu de l'huile noire sur la main et m'a fourré quatre doigts. Son autre main guidait sa bite qui poussait contre mon sphincter à s'en faire péter le frein. Elle était tellement raide qu'elle a fini par rentrer en plus des doigts.

— On te l'a jamais remplie comme ça, ta chatte d'enculé, pas vrai ?

J'ai été soulagé qu'il retire sa main, mais il m'a aussitôt serré les burnes comme s'il voulait les écraser.

— Gueule pas, qu'il a dit, je sais que ça te branche. Et ça aussi...

Il a ramassé une poignée de graviers et m'a branlé avec. J'ai même pas débandé. Je lui en voulais d'avoir raison mais c'était ma queue écorchée et la sienne qui commandaient. Enfin il s'est campé devant moi les jambes écartées, la bite violette, en annonçant qu'il était sur le point de venir. Je l'ai aspiré à pleine bouche et il a lâché son quart de litre de foutre, épais et gras. J'ai continué à le pomper en déglutissant péniblement. Sa queue a molli dans ma gueule, et tout d'un coup, au lieu de foutre, c'est une giclée de pisse que j'ai reçue dans la gorge. J'ai toussé, craché, mais il me tenait par les cheveux et j'en ai avalé deux rasades de plus. Je m'étais accroché à son torse, je lui arrachais des touffes de poils, il grognait en repoussant mes mains.

— Branle-toi, jouis sur mes écrase-merde.

Ma pine me faisait mal, je suis retombé à genoux sur les cailloux pointus. En trois secousses, j'ai inondé ses godasses qu'il a essuyées sur mes couilles et dans mon entrejambe.

Après, il a repris un apéro, je lui ai signé son chèque; il m'a fait dix pour cent parce qu'il me trouvait sympa, et il s'est cassé, les pompes encore luisantes. Dommage, le temps que les arbres repoussent, on aura certainement égaré son adresse.