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Au camp scout (4): Les ailes du plaisir (3 de 3)

Réveil en sursaut, quelle heure est-il ? Non il n'est que 4h, je me rendors...

— Jean-Luc...

J'ai l'impression qu'une voix m'appelle, je me lève...

— Ah c'est toi ? Tant mieux, je me serais oublié...

— Les nuits sont agitées ? me répond Philippe.

— Eh oui, cela arrive, lui répondis-je.

— Viens, on prend un café et on file...

— Tu as le permis...

— Oui...

— Alors tu prends le volant...

— OK...

Nous voilà partis... Une demi-heure plus tard, nous arrivons au marché. Je me rends à la coopérative et le monsieur qui nous reçoit m'indique les bonnes affaires du moment. Nous chargeons le fourgon de melons, tomates, raisins et autres fruits. Le gérant nous rappelle pour nous dire que tous les deux jours un chargement gratuit sera à notre disposition pour le camp, nous le remercions pour sa gentillesse et reprenons la route.

— Tu m'as dis, Philippe, que tu avais une course à faire...

— Tout à l'heure si tu veux bien. Je t'offre un café ?

— OK, ça va...

— Allons-y.

Nous prenons notre café tranquillement. Philippe a l'air soucieux...

— Qu'est ce qui ne va pas Philippe ?

— Rien, tout va bien...

— Tu mens, je vois très bien que quelque chose ne va pas.

— Pas ici... Reprenons la route.

Nous repartons. Après quelques kilomètres...

— Arrête-toi, Philippe...

Nous nous engageons dans un petit chemin et descendons du fourgon.

— Maintenant, tu vas me dire ce qui te tracasse.

— Non, tu ne comprendrais pas, Jean-Luc...

— Suis-je la cause de ton désarroi ?

— Oui et non...

— Tu en as trop dit, je veux savoir.

— Jean-Luc, ne te fâche pas... J'ai rôdé autour de ta tente cette nuit et j'ai entendu des bruits étranges...

— Et quels bruits ?

— S'il te plait ! (silence de Philippe)

— J'ai le droit de savoir.

— OK, comme des gémissements...

Ouf...

— Ce que tu entends Philippe, c'est tout simplement Jérôme qui rêve... Chaque nuit, il doit rêver qu'il baise des nanas et j'assiste malgré moi à tous ses ébats et je t'assure qu'il y met de la bonne volonté... Je n'ose lui en parler car il serait certainement gêné. Le problème Philou, c'est que je ne suis qu'auditeur et non acteur...

— Tu m'as appelé Philou...

— Oui. Rassure-toi, c'est en privé.

— J'aurais préféré que cela soit toujours...

— Philou, pour l'instant repartons vers le camp, mais je crois que nous n'habitons pas très loin l'un de l'autre, donc si tu le désires, nous pourrons nous revoir.

— C'est mon plus grand désir...

— Nous en reparlerons plus tard, pour l'instant, tu as une responsabilité à tenir au camp. D'accord ?

— Je crois que tu as raison, mais n'empêche que j'ai très envie de te revoir...

Chemin faisant, Philippe me pose la question :

— As-tu déjà eu une relation sexuelle avec une fille ?

— Oh moi, les filles !!!

Philippe resta songeur et me regarda dans les yeux.

— Tu ferais mieux de regarder la route, Philou, c'est plus important.

Nous arrivâmes au camp et promptement nous déchargeons le fourgon.

— Vous avez été bien longs...

— Mais serais-tu jaloux Jérôme ?

— Eh oui, je suis anxieux quand tu n'es pas là...

— Je te manque à ce point ?

— Ne déconne pas, j'ai assez de soucis comme cela.

— OK, la prochaine fois nous ferons plus vite... Je te signale tout de même que tout ce que tu vois est gratuit et nous en aurons autant chaque fois...

— Tourne les yeux Philippe, Jean-Luc mérite que je l'embrasse.

Et Jérôme m'embrassa...

— Et moi donc ?

— Ne sois pas jaloux, viens, je t'embrasse...

— Eh là doucement, tu es à moi...

— Doucement ! Je suis au service de tous.

— Il y aura beaucoup de préparations pour le menu de dimanche, peux-tu me prêter un peu d'aide...

— Si Philippe veut bien te donner un coup de main, c'est OK...

— Tu es d'accord Philippe ?

— Oui bien sûr...

— Merci, je t'appellerai le moment venu.

Le dimanche suivant fut un jour de fête pour tous, nous avions réalisé un très bon menu, genre buffet campagnard. Juste avant de se mettre à table, nos hôtes étaient invités, les futurs adjoints impressionnés reçurent leurs foulards sous les applaudissements de tous. Nous pouvions enfin nous mettre à table. Le repas se passa dans une ambiance chaleureuse. Le soir, grand pique-nique offert par nos hôtes suivi d'un feu de camp dont je me souviendrai longtemps.

Avant d'aller dormir, Jérôme nous annonça son absence pour deux jours et nous confiait la responsabilité du camp. Sa famille était en vacances dans la région. Heureux de cette magnifique journée, nous partîmes nous reposer. La nuit pour nous deux fut de courte durée, je subissais en silence les assauts amoureux de Jérôme, j'avais de la peine à croire que l'on puisse être aussi heureux et pourtant, je crois que Jérôme n'avait aucune envie de me quitter même pour deux jours. Je lui promis fidélité et l'on s'endormit serrés l'un contre l'autre...

Jérôme partit de bonne heure, j'avais le cœur gros et je crois que Philippe s'en aperçut.

— Il reviendra bientôt... T'en fais pas...

— Déconne pas s'il te plait...

La journée se passa très lentement pour moi. Le soir, je me retirai dans la tente, prétextant la fatigue. Je m'endormis d'un sommeil de plomb. Vers minuit, je sentis quelqu'un se glisser sous ma couverture. J'étais à poil comme d'habitude.

— Jérôme ? Jérôme, tu rentres déjà ?

— Non ce n'est pas Jérôme, c'est moi Philippe...

— Mais que fais-tu là ? Et à poil en plus !

— Mais tu es à poil toi aussi...

— Oui mais je suis chez moi !

— Et moi j'ai envie de toi. Je t'aime en silence depuis le premier jour...

— Attends Philippe, du calme, cette situation est trop délicate pour la traiter à la légère... Si je comprends bien, tu me demandes de faire l'amour avec toi ?

— Oui, j'en crève d'envie...

— Philou, je ne puis accepter car je trahirais Jérôme. Il a confiance en moi...

— Tu sais, reprit Philippe, Jérôme et moi sommes amis d'enfance, nous n'avons pas de secret l'un pour l'autre.

— Raison de plus pour ne pas le décevoir en profitant de son absence...

Philippe ne s'avoua pas battu, il me fit promettre de lui accorder ce qu'il voulait un peu plus tard. J'acceptais pour sortir de cette impasse.

Le lendemain, Philippe m'accompagna au marché. Sur le chemin du retour, Philippe restait songeur, parlait peu. Lorsque nous atteignîmes le petit bois où nous nous étions engagés deux jours plutôt, il me demanda la permission de s'arrêter. Nous nous arrêtâmes, sortîmes du fourgon et partîmes faire quelques pas. Philippe s'arrêta et me regarda dans les yeux :

— Jean-Luc, n'aie pas peur, je connais ton secret...

— De quel secret veut-tu parler ?

— Jérôme te fais l'amour chaque nuit et même pendant la sieste !

Je ne pus dissimuler mon désarroi.

— Jérôme est pour moi comme un frère, je le connais depuis si longtemps qu'il ne peut dissimuler ses états d'âme et depuis ton arrivée, lorsqu'il a voulu dormir près de toi, j'ai tout compris... Il t'a découvert en arrivant au camp, moi je te connaissais déjà car nous sommes du même village. Je lui avais parlé de toi pour le camp... Jérôme n'était pas dans son assiette. Ses parents m'avaient demandé de veiller sur lui. Ce rôle, c'est toi qui, à ton insu, l'a assuré. Depuis ton arrivée, Jérôme est transformé, il est devenu cool et amoureux de toi, cela se voit. J'aime moi aussi Jérôme et je ne veux pas le perdre... "Les filles pour moi! !!"

— Philippe... Je ne pouvais pas savoir... J'éprouve à ton égard une grande amitié. Je sais que cela ne te suffira pas mais que veux-tu que je fasse ?

Philippe, me regarda et me dit :

— Jérôme est ce que j'ai de plus cher, notre amitié est arrivée au point que Jérôme m'a demandé à plusieurs reprises de faire l'amour avec lui. J'ai accepté mais quelque chose ne fonctionnait entre nous. Il est fougueux et moi plutôt romantique. En me pénétrant, il me faisait souffrir et moi aussi, je le faisais souffrir car je ne savais pas répondre à ses désirs... Mais je l'aime, peux-tu comprendre cela ?

— Oui Philou, je te comprends, je comprends pourquoi tu souffres !

— Toi, tu as su répondre à l'amour qu'il éprouve pour toi...

— Je ferai en sorte que Jérôme te découvre tel que tu es...

— Jean-Luc, je te demande une nuit dans tes bras, seulement une nuit. J'ai tant rêvé de toi que je me sens abandonné... Acceptes-tu ?

— Oui, Philippe, ce soir tu viendras après l'extinction des feux, ça te va ?

Philippe s'approcha de moi et me dit :

— Je saurai garder le silence, n'aie aucune crainte...

— Attention, nous sommes dans un camp de jeunes et ils comptent sur nous, discrétion absolue... OK ?

La journée se passa sans que je revoie Philippe. Après le feu de camp, je partis me reposer en pensant à tout ce qui c'était passé. Vers 11h, Philippe arriva, se déshabilla et se glissa dans mon sac de couchage. Je dois avouer que j'étais plutôt anxieux. Le contact de son corps me fit frissonner.

Délicatement, il approcha son visage et attendit que je prenne l'initiative.

— Philippe, je ne pensais pas me trouver dans une telle situation, aussi je te demanderais de prendre l'initiative...

Philippe, comme Jérôme, sut me faire connaître le plaisir. Il me baisait avec une délicatesse toute nouvelle par rapport à Jérôme. Il aimait les longs préparatifs. Il était moins fougueux que Jérôme, sa bite (19 cm x 4) était douce au toucher. Il me demanda de le pénétrer le premier, il voulait tester mes capacités. Je le fis mettre sur le dos. Lorsque je le pénétrai ainsi pour la première fois, il ne put s'empêcher de me dire :

— Tu es plus doux que Jérôme.

— Que me dis-tu là, mec ?

— Ne sois pas fâché, Jérôme m'a fait l'amour plusieurs fois c'est pourquoi lui et moi sommes très proches l'un de l'autre...

Je me détendais et nous avons fait l'amour toute la nuit. Philippe n'avait pas le savoir-faire de Jérôme, c'était différent, mais aussi excitant et je le lui dis.

— Je le sais, me répondit-il.

— Je suis plus je-ne-sais-quoi par rapport à Jérôme. Lui attend de moi l'essentiel et moi je lui offre des câlins. Lui attend de moi des mots salés et je lui offre des mots doux. Je ne sais pas parler à l'oreille en faisant l'amour, je baise c'est tout...

— Et tu t'étonnes ? Tu es entré dans la vie de Jérôme sans t'en rendre compte, et tu as su trouver les mots qu'il attendait. Ne sois pas surpris s'il s'est raccroché à toi comme une bouée.

— Philippe, ne sois pas déçu, nous prendrons le temps de nous aimer de temps en temps dans la nature en allant au marché.

Philippe m'embrassa tendrement...

— Tu fais des progrès depuis tout à l'heure... Si tu le veux, tu peux demander à Jérôme que je reparte avec toi à la fin du camp car il devra accompagner les jeunes dans le train...

— OK je le lui demanderai...

— Nous avons parlé Jérôme et moi, de notre avenir...

— Et du tien !

— Pourquoi du mien ?

— Ce que je peux te dire : les parents sont propriétaires d'une chaîne de magasins et ils ont des projets pour Jérôme mais ils sont un peu désorientés car Jérôme n'est pas chaud pour reprendre leur succession. Tu peux, Jean-Luc, jouer un grand rôle dans cette affaire... Je t'en prie, n'en parle pas à Jérôme, réfléchis et laisse les choses se faire normalement.

— Philippe, tu es amoureux de moi, je le découvre. Je ne puis en aimer deux à la fois !

— Tu verras, cela est possible...

Jérôme revint le lendemain vers 16h, ses parents l'accompagnaient. Philippe était à mes côtés.

— Enfin, tu es de retour...

— Oui, je suis de retour, je te présente mes parents. Voici Jean-Luc.

— Bonjour à vous, bonjour Philippe... Vous êtes celui qui a réussi à transformer notre fils !

— Doucement, je n'y suis pour pas grand-chose vous savez !

— Nous ne restons pas longtemps car notre voyage est encore long, aussi permettez-moi de vous inviter à la maison dès votre retour tous les deux.

Philippe me fit un sourire, cela confirmait ce qu'il m'avait dit.

Le camp reprit son cours. Chaque nuit, je découvrais un autre Jérôme, plus tendre, plus attentionné, plus amoureux... Il m'arrivait de penser à Philippe qui se doutait de ce qu'il se passait dans notre tente mais je lui réservais quelques câlins à la sauvette lorsque nous allions tous les deux au marché. Cela se passait dans le petit bois au bord de la route, je sentais Philippe s'accrocher à moi, j'étais pris entre deux amours ; pas facile à vivre !

Le camp prit fin, nous avions tous le cœur gros, surtout Jérôme.

— Ne t'en fais pas, nous nous reverrons ! lui dis-je.

Philippe reçut l'autorisation de m'accompagner sur le chemin du retour. Nous partîmes les derniers.

— Philippe, nous nous arrêterons vers Lyon pour passer la nuit, j'ai retenu une chambre à deux lits pour nous...

— Je rêve ?

— Non, nous occuperons qu'un seul lit, cela te convient-il ?

— OK, ça me va !

Au cours du voyage, nous fîmes une halte "pipi" et Philippe en profita pour me tailler une pipe incroyable, lui qui n'avait jamais sucé Jérôme. Je lui rendis la même chose et nous repartîmes en direction de Lyon.

À suivre...