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365 nuits d'adieux (09): Laver le linge sale en famille

Il s'est écoulé plus de cinq ans avant que nous nous retrouvions ensemble, ma soeur et moi, dans la maison de papa. Cette fois, chacun a amené son mec, moi Gérard, elle un nouveau. Depuis son deuxième divorce, elle claironne qu'on ne lui refera plus le coup du mariage, ce qui soulage tout le monde, parce qu'on se demande où elle l'a ramassé son petit loub à gueule de frappe, nuque rasée et longue mèche qui voile ses yeux dorés, torse étroit, blanc poulet du gars qui ne voit pas le soleil, emballé dans un short de boxeur trop large qui lui remonte au milieu des abdos. Même pour bronzer il ne quitte pas ses santiags. Aucune éducation, ça crache, ça rote en sirotant son pastis : il doit avoir des qualités cachées, Francky comme il se fait appeler, pour que ma frangine lui paye des vacances. Aucune conversation, sorti de "merde" et "ça me prend la tête". Papa s'étrangle dès qu'il l'ouvre. Comme il n'a aucun sens de l'humour, Gérard en rajoute. Francky a déjà juré deux fois de lui casser la gueule en le traitant de lopette : chaude ambiance !

Le chat saute sur la table de jardin et se déhanche entre nos verres. Il se couche, pattes en l'air pour qu'on flatte son ventre blanc. La main de Franck rejoint la mienne sur le ventre du chat ; mais tout à coup c'est plus la bête qu'il caresse, le bout de mes doigts plutôt, le poignet, la naissance de la ligne de poils sur mon avant-bras. Je retire ma main. Il balance une claque au chat pour le virer de la table pendant que personne ne regarde.

Je monte chercher mes clopes et l'huile solaire dans la chambre. Je tire les volets du balcon pour éviter que la chaleur n'entre, j'allume une cigarette... Au moment où je vais sombrer dans le sommeil, j'entends une voix rigolarde :

— Mais y'a qu'un page dans cette turne ! Il couche où ton pote ?

Franck est au pied du lit, il a remis son maillot de corps à trous dont le frottement fait pointer ses tétons. Comme je suis indulgent avec la jeunesse je décide de pas le gerber tout de suite. Mais sans attendre la réponse il continue :

— D'habitude les tantes je leur refais le portait, et elles raquent avant.

Un maniaque, ce mec ! Mais je dois rêver, parce que là, il se gratte les couilles, et un début de gaule, de la taille d'un bâton de dynamite, soulève la jambe gauche de son short.

— Il en a une grosse comme ça, Gérard ?

— J'vois pas bien d'où je suis.

— Regarde, ça m'empêche de marcher quand j'ai la quille.

Il tombe le short, son manche balance devant lui quand il approche.

— T'es bourré, mec, les chiottes, c'est la porte à côté si tu veux te branler.

— M'appelle pas mec, sale enculé!

Il s'est jeté à genoux sur ma poitrine, les poils de ses jambes sont durs comme du crin de porc. Il me pousse son gland sous le nez, essaye avec rage de me faire desserrer les dents, j'ouvre la bouche, le piston me glisse au fond de la gorge pendant qu'il pousse un grognement de bête. Ses poils ont une odeur de sueur aigre comme un gant de toilette mal séché. Je le mords à la base du gland, il crie et me retourne une claque en se retirant. Je sens la brûlure de ma joue qui rougit, je vérifie que j'ai toujours la mâchoire en place :

— Allez, tire-toi j'ai pas le temps de jouer.

Je ramasse mes clopes, Franck me regarde, allumé, assis au bord du lit, la queue en l'air, frétillante. Gérard m'appelle d'en bas, je vais à la fenêtre. Il me crie de mettre les serviettes à sécher sur le balcon. Franck se rapproche, à quatre pattes. Il profite de ma position penchée sur la balustrade pour tirer sur mon short. Les serviettes, heureusement forment un paravent flottant à hauteur de mon nombril.

La housse chaude de sa bouche empâtée par l'alcool aspire ma bite à moitié molle. Il l'avale tout entière en me serrant les couilles. Il émet des bruits de succion goulue comme un bébé sur un biberon. Je me sens durcir quand Gérard me demande de redescendre l'appareil-photo. Le frein de ma bite frotte contre les dents cassées de Franck ; j'ai peur qu'il m'écorche mais je ne peux pas m'en défaire. La tête du petit loub est accrochée à mon entrejambe et pèse sur mon paquet. Assis entre mes jambes écartées, Franck a renversé la bouteille d'huile solaire et trempe sa main droite dans la flaque. J'essaye de l'écarter du genou, je chuchote "arrête !" Gérard demande impatiemment :

— Qu'est-ce que tu dis ? Tu descends ?

Deux doigts lubrifiés aux ongles rongés m'écartent l'anus et caressent en cercle l'entrée de mon rectum. Je suis ferré par le cul, je ne m'en débarrasserai plus, le mieux serait de lui jouir le plus vite possible dans la bouche, mais il a ralenti la succion et me branle le cul avec son pouce. Je me penche en avant, je tremble, mes convulsions épousent le rythme de sa pipe.

— Ça ne va pas ? demande Gérard.

Mon père à son tour lève les yeux vers le balcon. Je dis que j'ai un coup dans l'aile à cause du pastaga. Ma sœur demande :

— Tu n'as pas vu Francky ?

Francky se marre en me suçotant le bout du pieu. Et ce n'est certainement pas la bonne réponse à faire. Je décide que ça a assez duré, je crie que je descends dans cinq minutes, que j'ai mal au ventre.

— Pas encore, balbutie l'agresseur.

Je me détache de Franck, il me balaye la cheville, je tombe. Un peu groggy, je le sens ramper sur mon dos. Pine au poing il cherche du bout du gland l'ouverture, glisse dans la raie huilée. Il force l'entrée mais s'immobilise au fond le temps que je me détende. Puis, en appui sur les paumes, comme s'il faisait des pompes, il me pistonne par à-coups. Je m'écarte les fesses, je tends le cul vers lui. Il glisse l'index, puis deux doigts dans le conduit, le long de sa pine.

— Tu pourras lui dire à ton niqueur, que je t'ai bien sauté...

À l'instant où il prononce cette phrase, il jouit. Il s'essuie la queue et les mains dans une chemise de Gérard, remet son short et descend. J'entends ma sœur, en bas, dans le jardin, qui demande où je suis, et la réponse de Franck, méprisant :

— Il doit être en train de se taper une douce dans les gogues.