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365 nuits d'adieux (10): Partie de pêche et cannes en l'air

De l'autre côté du lac, habitaient Robert et son fils Nicolas, qui avait mon âge. Robert était le meilleur copain de mon père ; quand j'étais petit, je l'appelais tonton. Mon père et Nicolas aimaient la chasse, Robert et moi, on préférait la pêche. L'été de mes dix-huit ans, Robert m'offrit une nouvelle canne et une paire de bottes.

Nous voilà partis au soleil levant, un matin vers quatre heures. L'air est chaud, le café qu'a apporté Robert aussi. Nous quittons nos pulls. Autour, tout est désert, les rives s'estompent. Nous préparons nos lignes. La tête me tourne à mesure que le soleil monte. Robert dit :

— On est bien tous les deux... T'as vachement grandi !

Il enlève sa chemise. Ses épaules sont larges et bronzées, la peau épaisse, ridée comme un cuir d'animal. Des touffes de poils grisonnants s'échappent de son maillot de corps sale.

— Encore une goutte de jus ? J'ai mis une bonne dose de gnôle dedans.

Je comprends pourquoi je transpire autant. J'enlève mon fute kaki, je ne garde que mon maillot de bain et les bottes en caoutchouc. Robert m'observe ; ses yeux détaillent la rondeur du paquet dans mon maillot reprisé. Je rougis.

— Ça te gêne que je te regarde ? T'en faisais autant quand tu étais plus jeune et qu'on se baignait ensemble.

Il pose la main sur mon genou, caresse la fourrure, que j'ai épaisse à cet endroit. Robert se déshabille. Rien sous son pantalon ; par contre dedans ! J'en reste muet d'admiration et de terreur quand il commence à se branler en crachant dans ses mains comme s'il allait monter un mur. Parce qu'il est maçon Robert, d'où le bronzage et la muscu, et les doigts calleux sur la peau tendre de son prépuce, qui raclent le bout en cœur de son gros gland violet. Il tire sur l'élastique de mon maillot qui craque. Je recule mais sa main velue aux ongles carrés me trait la bite comme un pis de vache. Il se jette sur moi, bouche ouverte, me plaque au fond de la barque ; ma tête cogne contre le banc. Il me décalotte avec les dents, crache, puise de l'eau pour laver le fromage, puis la longue succion commence, insupportable pour le puceau que j'étais. Je crie.

— On est trop loin pour qu'on t'entende. Je ne vais pas te faire de mal, tu me connais depuis toujours. Ça se fait, entre copains. Tu sais, ton père et moi, quand on était jeunes...

C'était donc ça, les regards mystérieux, la complaisance de papa à se montrer nu devant moi, ses allusions à nos jeux innocents avec Nicolas. Pendant que je réfléchis, Robert lèche le plastique de ma botte gauche, me retire l'autre. Sa langue monte le long de ma cuisse, sa queue lourde frappe contre mon mollet. Il me déguste lentement comme un cornet de glace, mes mains s'égarent dans sa crinière ; il guide mes doigts vers le bout de ses tétons que je n'ose pas pincer. Un flash de plaisir dissipe mon angoisse quand il m'aspire. Je voudrais lui rendre tout de suite les ondes de plaisir qu'il provoque. Je le pousse, il s'offre, sur le dos, jambes écartées. Il lève son cul blanc et conduit ma main au trou. Comme je n'ose pas, il s'enfonce lui-même deux doigts salivés et s'écarte l'anus pour que je profite de la vue. Tout d'un coup, le jus monte de mes couilles ; je ne contrôle plus rien. Il se précipite pour ne pas perdre une goutte de plus, chaque succion m'arrache une giclée de sperme et un hurlement.

Puis je l'ai regardé se branler sur ma poitrine, et j'ai reçu une décharge trois fois plus abondante que la mienne, qui visait ma bouche. Comme je ne desserrais pas les lèvres, il m'a forcé à répondre à un long baiser où se mêlaient les restes de son sperme qu'il ramassait sur mon menton à coups de langue. J'ai avalé ; ensuite j'ai été malade et j'ai dégueulé le café-calva, cassé en deux au bord de la barque. Je suis resté longtemps couché entre ses bras, à jouer avec sa queue molle. Vers deux heures on est rentrés.

Le soir, tout le monde dînait chez Robert. Nicolas avait l'air constipé et se tenait raide sur sa chaise comme s'il avait avalé un parapluie. Pendant que je faisais du pied à Robert qui causait avec sa femme, je me demandais si Nicolas n'avait pas été le gibier de la partie de chasse de mon père. Son air emprunté, quand il se leva de table, jambes arquées, démarche précautionneuse, laissait subsister peu de doutes. Dès qu'il est monté se coucher, j'ai suivi. Je lui demandai pourquoi il était aussi fatigué. "C'est ton père". Silence. Il enleva son pantalon, pas le caleçon, et s'assit sur le lit avec difficulté. Une grosse larme roula sur sa joue, et, en même temps, sa bite pointa par la fente du boxer.

— Qu'est-ce qu'il a fait ?

— J'ai voulu en parler à mon père, et il a dit que si j'en recausais, il me flanquerait une trempe.

— Montre alors.

Nicolas se retourne et baisse son caleçon. L'image de son père tendant le cul vers moi passe devant mes yeux. Quand Nicolas arrête de serrer les fesses, je vois les bords rosés de son anus endolori. De la pointe de la langue je dépose ma salive sur les plis tuméfiés, il gémit au contact. Je le lèche, il soupire. Je me relève, je dégrafe ma ceinture, mon pantalon tombe.

— Montre-moi, vas-y, encule-moi si tu veux te venger !

Nicolas me bascule sur le lit, il laisse tomber de la salive entre mes fesses, me fouille la rondelle avec ses doigts. La brûlure et la peur me font contracter le cul, je retiens ma respiration. Le bout dur m'irrite sans trouver la bonne voie. Je mens :

— Quand j'ai baisé ton père, c'est rentré sans effort !

Soudain inspiré, il plonge dans mon cul d'une traite, comme un poignard. Je mords les draps quand il s'agite de façon désordonnée, sortant, cherchant, oubliant sa propre expérience. Mon cul dilaté s'habitue à la rigidité de sa queue, mince et longue qui cogne au fond de mes tripes. Je lui dis que je vais jouir sur ses draps. Il tend un mouchoir et je lui décharge dans la main. Quand je ressortis de la chambre, mon petit frère était dans le couloir :

— J'ai tout entendu à travers la porte. Je le dirai, je le dirai !

Je lui ai filé mon équipement de pêche pour qu'il la boucle, en lui promettant qu'il irait sur le lac avec Robert le lendemain. Mais ce jour-là, et pendant deux ans encore, il s'est dégonflé.