Une histoire à découvrir
Au pays de Candy (1)
Une vie de Château
Dans un petit village ardennais, non loin de Bastogne, une modeste maison campagnarde abrite ma famille. Je m’appelle Aurore et je viens d’avoir dix-huit ans. Mon père est ouvrier agricole dans une grosse exploitation des environs et maman fait quelques ménages pour me permettre de suivre mes études en architecture. Je voudrais bien aller à l’université pour me perfectionner en génie civil. Ma jeunesse s’est déroulée sans problème ni déménagements intempestifs et je me suis liée d’amitié avec Candy. Ses parents sont les propriétaires d’une grande surface de bricolage. Elle a suivi les mêmes études que moi et nos deux familles se connaissent très bien et s’apprécient mutuellement.
S’il fallait me décrire, je dirais que je suis assez courte sur pattes, je ne mesure qu’un mètre cinquante, je suis brune, je pèse cinquante-huit kilos et j’aime m’habiller classique, sans extravagance. J’ai un caractère plutôt affable et je suis toujours d’une extrême politesse. Je pratique un peu de natation, du volley et de la marche à pied. Candy, c’est une très jolie fille au minois très effilé. Elle est très regardante sur ce qu’elle mange et surveille son poids pour ne pas dépasser cinquante kilos pour son mètre soixante-cinq. Elle pratique les mêmes sports que moi et aime, en plus, la pèche à la ligne et la lecture.
Nous sommes toujours ensemble, que ce soit aux cours, aux sports ou pendant nos loisirs. Nous avons bien eu quelques garçons qui nous ont draguées, mais nous avons mis le holà rapidement. Non, nous ne sommes pas des lesbiennes! Nous avons décidé que nos études étaient plus importantes que des relations éphémères avec toute une clique de garçons boutonneux à l’esprit un peu obtus. C’est d’ailleurs à cause de notre manière d’aborder nos études que nous sommes la cible de nombreux quolibets de la part des garçons qui n’ont d’autre idée que de s’amuser et de draguer les filles en tenant un carnet répertoriant leurs conquêtes. Notre assiduité aux études nous a déjà valu plus d’une récompense et nous n’avons jamais été classées en dessous de la quatrième place dans notre classe. Lors de nos randonnées, nous prenons souvent des photos d’éléments architecturaux qui nous intéressent. Cela pourra nous servir plus tard. On ne sait jamais.
Déjà toutes petites, nous aimions les jeux d’eau et il n’était pas rare de nous retrouver à barboter dans la rivière qui coule au bas des prairies, derrière la maison de mes parents. Mon papa y avait construit un petit barrage pour qu’il y ait suffisamment d’eau pour nous baigner. Ce barrage permettait également de chauffer un peu l’eau aux rayons du soleil. Combien de fois, alors que nous n’avions pas de maillot de bain, ne nous sommes-nous pas baignées nues. Mais la puberté arrivant, notre corps a subi des changements radicaux et les baignades nues, au soleil nous ont été défendues par nos parents.
C’est chez Candy que ces transformations se sont manifestées les premières. Ses seins ont commencé à pousser vite et fort alors que moi j’ai encore dû attendre de longs mois avant que les miens ne se réveillent. Leur taille est restée assez fluette par rapport à Candy qui a, maintenant une plantureuse poitrine que je lui envie souvent. Candy a de très jolies et longues jambes, un bassin assez large et une croupe rebondie au galbe sensuel. Son ventre plat et ferme par la pratique du sport dessine de magnifiques courbes délicates. Moi, je suis un peu plus potelée et avec mes petits seins, mes grosses cuisses et mes courtes pattes, j’ai l’impression d’être la petite sœur de Candy. On nous l’a déjà demandé à de nombreuses reprises tant à cause de nos mensurations que du fait que l’on nous voit toujours ensemble.
Un jour, Candy et moi somme allées nous promener le long de la rivière. Comme le soleil tapait fort, j’ai proposé à Candy de nous diriger vers le bois pour y trouver un peu d’ombre. Elle a accepté facilement tant il faisant chaud. Nous avions marché depuis plus d’une heure lorsque nous avons décidé de faire une halte pour nous rafraîchir. Nous avons repéré une petite plage ombragée dans le coude de la rivière où un peu d’herbe nous permit de nous étendre sur un sol souple.
— Et si on piquait une tête dans l’eau? proposa Candy.
— Mais on n’a pas de maillot! répondis-je surprise de cette proposition.
— Bah, ce n’est rien, il ne passe jamais personne par ici. On peut se baigner en conservant notre culotte et notre soutien-gorge.
— Pour la culotte, ça va, rétorquais-je, mais pour le soutien-gorge, il y a un problème. Je n’en ai pas mis aujourd’hui, il fait trop chaud.
— Oh, tu sais, une fois dans l’eau, on ne verra plus rien, sourit Candy.
Et elle commence à se déshabiller. Sa chemise et son pantalon sont étendus proprement sur le gazon. Candy me tourne le dos durant sont strip-tease improvisé. Je suis chacun de ses mouvements et me délecte des mouvements de ses muscles sous sa peau. Elle a vraiment un très joli corps, me dis-je. Je détaillais Candy à tel point que je n’ai pas remarqué tout de suite qu’elle avait fini de se déshabiller ni que moi je n’avais pas encore commencé.
— Et alors, Aurore, tu rêves? s’exclame Candy qui me fait sursauter et sortir de ma torpeur.
— Non, non. J’arrive.
— Mais qu’est-ce que tu regardes comme ça, demande Candy? C’est moi que tu admires? Je suis jolie, hein?
Et Candy tourne sur elle-même à plusieurs reprises pour que je puisse voir toute sa beauté sur toutes ses faces. Elle est superbe et j’en ai des frissons dans tout le corps.
— Qu’attends-tu? me demande Candy. Tu ne te déshabilles pas?
— Si, si, j’arrive.
Mais j’hésite à me déshabiller devant elle. Je n’ai pas de soutien-gorge.
— Allons, enlève tes habits et viens me rejoindre dans l’eau me crie Candy qui a déjà les deux jambes dans la rivière.
J’enlève mon pantalon puis me retourne pour ôter ma chemise pour ne pas montrer mes seins à Candy. Quand j’ai terminé, j’hésite à me rendre dans la rivière. De mes deux mains, je cache mes seins puis je rejoins Candy. J’entre dans l’eau et au fur et à mesure que l’eau recouvrait ma poitrine, je sens cette curieuse mais combien délicieuse sensation caressante m’envahir. Cette eau si fraîche qui enveloppe soudainement ma poitrine et les petites vagues provoquées par le courant me titillent les sens. J’apprécie vraiment ces caresses et je commence à comprendre pourquoi ces filles se mettent les seins à nu sur la plage et dans l’eau.
Nous jouons dans l’eau fraîche durant une bonne demie heure. Nous sommes tellement à nos jeux aquatiques que j’en ai oublié l’absence de mon soutien-gorge. Lors d’une interruption momentanée de nos joutes, Candy m’observe un peu du coin de l’œil:
— C’est vrai que tu as des petits seins, glousse-t-elle.
— Mais… mais…
— Ben quoi, réplique-t-elle, tu les montres, je regarde. C’est normal, non? Et puis quand on va sur la plage, beaucoup de filles se baladent les seins nus et là, tu ne dis rien.
— Oui mais à la plage, ce n’est pas pareil.
— Ah non? Dis-moi alors ce qui est différent de maintenant?
— Ben… ben… Maintenant, ce ne sont pas les vacances, lui jetai-je à défaut d’avoir trouvé une justification valable.
— Là, tu vois, tu ne trouves pas de différence. Ici ou là-bas, c’est du pareil au même, jubile Candy.
— Mais alors si c’est pareil, pourquoi tu gardes ton soutien, toi?
Candy reste sans voix à son tour.
— Tu vois, jubilai-je, tu vois. Moi je peux montrer mes seins, mais toi, tu le ne fais pas. Là ce n’est pas normal. Tu veux bien voir les miens, mais tu caches les tiens! Ce n’est pas du jeu! répliquais-je.
Candy est bien embêtée de la situation. Elle s’est prise à son propre jeu et maintenant, elle n’a plus d’autre porte de sortie que de se mettre les seins à l’air, mais elle hésite. Son éducation lui impose une pudeur outrancière, mais son amitié pour moi lui dicte le contraire. Elle voudrait bien me faire plaisir mais… Ses hésitations m’ennuient un peu. Il faut que je trouve une bonne raison pour qu’elle enlève son soutien. Une bonne raison qui aura la puissance de vaincre sa pudeur excessive. Je me torture les méninges pour trouver une solution quand j’ai enfin l’idée.
— Candy, tu devrais essayer de nager sans soutien. Tu verras comme c’est drôle. On sent l’eau qui chatouille partout. Le courant fait comme des petits doigts qui te caressent partout.
— Oui, bon. Mais si quelqu’un arrivait. Si quelqu’un passait par ici?
— Tu l’as dit toi-même tout à l’heure, il ne passe jamais personne par ici. Allez, vas-y Candy. Tu dois essayer. C’est super. Tu verras. Et puis j’ai le droit de voir tes seins puisque tu vois les miens.
— Ce n’est pas pareil, tu n’a pas mis de soutien alors que moi j’en ai un.
— Tu cherches encore des excuses pour ne pas le faire. Si tu continues, je retourne à la maison!
— Allez, bon. Ça va. Je vais le faire. Attends un peu.
— Alors Candy. Tu te décides? Je ne vais pas attendre tout l’après-midi.
— Oui, oui. Bon. Mais ne me regarde pas tout de suite alors. Tourne-toi.
Je me tourne un peu sur le côté pour laisser Candy se décider. Enfin, elle défait l’agrafe qui est dans son dos puis pose ses mains sur ses seins pour maintenir le tissu en place. La sangle dorsale pend de chaque côté de son corps, mais les deux bretelles sont toujours en place. Pendant ce temps, je me suis plongée dans l’eau jusqu’au cou et j’essaye de définir toutes ces sensations auxquelles je suis en train de m’ouvrir, là, dans cette rivière qui a vu notre amitié grandir au fil des ans. Je me suis mise à genou sur le fond de sable de la rivière, les genoux écartés pour assurer mon équilibre. Tout en analysant mes sensations, je fais pivoter légèrement mon corps sur le côté de manière à créer des turbulences qui flattent ma poitrine plus vivement. Mon esprit vagabonde, je surveille Candy qui hésite toujours à se dénuder devant moi mais je ne la vois pas vraiment. Je surveille mon corps et les impacts du courant sur lui. En déplaçant une de mes jambes, je provoque une ouverture à la jambe de ma culotte. L’eau a alourdi le tissu qui s’est relâché et flotte un peu sur mon anatomie. L’eau fraîche s’engouffre dans l’ouverture et vient me titiller le sexe. Une fois encore, des sensations nouvelles s’éveillent en moi et je me surprends une nouvelle fois de ces sensations curieuses mais si agréables qui grandissent en moi. J’en ai la tête qui me tourne. C’est presque involontairement que ma main descend le long de mon corps et écarte un peu plus le tissus pour tenter d’amplifier le travail de l’eau. Un instant, même, je me caresse le sexe. J’y prends plaisir. Peut-être à cause de ces sensations aquatiques à moins que ce ne soit le présence de Candy qui exacerbe mes sens. Je ne me reconnais plus, je suis en train de changer. Oh là, ma fille, me dis-je, que fais-tu là? Candy va te voir, fais attention. Je dois cesser ces jeux qui n’ont duré que quelques secondes, mais, bon Dieu, que c’était délicieux!
Mon attention se reporte à nouveau sur Candy.
— Et alors Candy, ça y est?
Candy me regarde en souriant, mais elle maintient toujours l’habit sur ses seins.
— Alors Candy, c’est pour aujourd’hui ou pour demain?
— Oh là. Doucement. Pas de panique.
— Mais moi, je ne me cache pas de toi, alors fais pareil. Montre-moi tes seins. Je veux les voir. Montre-les.
Candy se contorsionne un peu et fait tomber les bretelles sur ses bras mais elle continue à maintenir les poches sur ses seins. Nous nous poursuivons dans l’eau jusqu’au moment où je parviens à rejoindre Candy. Je saisis une des bretelles et j’arrache le soutien-gorge de ses mains. Candy maintient ses mains en place. Je jette l’habit sur la plage et je me précipite sur mon amie et nous basculons dans l’eau. Candy est bien obligée de lâcher ses seins pour pouvoir se stabiliser dans l’eau et éviter de boire la tasse. Nous reprenons nos ébats quelques instants. Au gré de nos jeux, tant Candy que moi avons l’occasion de nous toucher la poitrine, mais c’est sans arrière pensée, à ce moment. Entre deux jeux, Candy se décide enfin à se tenir debout devant moi pour que je puisse enfin voir ses seins.
— Voilà, dit-elle. Tu les vois maintenant. Tu es contente?
— Ben oui. C’est normal. Tu vois les miens, je dois voir les tiens. Mais ils sont bien plus gros que les miens.
— Les tiens sont bien raides alors que les miens retombent un peu.
— Oui, mais c’est normal puisqu’ils sont plus gros et plus lourds que les miens.
— Mais je suis encore jeune, réplique Candy. Ils devraient tenir plus droit. Qu’est-ce que ce sera lorsque j’aurai cinquante ans?
— Maman m’a dit que les miens peuvent encore grossir et si j’ai un enfant, ils peuvent aussi grossir un peu.
— Si les miens grossissent encore un peu, je ne verrais plus mes pieds, s’esclaffe Candy.
Nous éclatons de rire toutes les deux et nous reprenons nos jeux.
Candy s’est un peu approchée de moi. Par jeu, je pousse ma poitrine en avant et j’entre en contact avec Candy. Cela nous amuse beaucoup. Candy me sourit de toutes ses dents et à son tour elle se rapproche encore plus de moi et me caresse la poitrine avec ses seins. Pour éviter que je me retire, elle me tient par les épaules et presse ses seins sur les miens. Je sens sa douce chaleur inonder mon corps tout entier. J’en frémis des pieds jusqu’à la tête. Cette sensation qui m’envahit est bien étrangement agréable. Et Candy qui continue à me sourire en me regardant droit dans les yeux. Je lui rends son sourire. Nous nous caressons la poitrine une fois ou deux encore puis je propose de sortir de l’eau pour nous sécher. Ces attouchements contre nature me déstabilisent totalement et je ne sais que faire, quoi penser. Qu’est-ce qui m’a pris de demander à Candy d’enlever son soutien-gorge? Et Candy, pourquoi a-t-elle fait ce qu’elle vient de faire?
Nous sortons de l’eau et nous couchons dans l’herbe.
— Pourquoi tu ne dis plus rien? demande Candy. Tu es fâchée? Je t’ai fait voir mes seins, comme tu le demandais pourtant.
— Non, pourquoi tu poses cette question?
— Tu es sortie bien vite de l’eau et depuis, tu n’as plus rien dit.
Je ne sais quoi dire. Je réfléchis. Je tente de comprendre. Candy me parle encore, mais je ne l’entends plus tant je suis plongée dans mes pensées. Candy m’attrape le bras et me fait sortir de ma torpeur.
— Aurore! Ouh ouh! Tu es là?
— Euh… oui. Ça va. Qu’y a-t-il?
— C’est à moi de te poser cette question. Qu’est-ce qui t’arrive? Tu es fâchée?
— Mais non voyons. Seulement il y a…
— Il y a quoi? Vas-y, parle, insiste Candy.
— Tout à l’heure, dans l’eau, pourquoi tu m’as caressée avec ta poitrine? Ce n’est pas bien de faire ça.
— Oh, tu fais tout un plat de trois fois rien. On s’est touché une fois ou deux la poitrine. Et alors? Ça t’a fait mal?
— Non, bien entendu. Au contraire, mais ce n’est pas bien, ce n’est pas normal entre filles.
— On ne fait rien de mal en faisant cela. On est entre filles et on est faites pareilles.
— Oui, d’accord, mais de là à jouer ainsi entre fille, ce n’est pas normal.
— On n’a rien fait de mal. Point. On s’est amusée un peu. Et puis c’est toi qui a touché ma poitrine la première, rétorque, à juste titre, Candy. C’est toi qui as commencé, pas moi.
— Bon, ça va. On n’en parle plus. C’est du passé. D’accord?
— D’accord.
Et nous nous recouchons sur le dos pour nous faire sécher. Nous somnolons et nous avons changé de position. Nous nous faisons face, maintenant, couchées sur le côté. Candy somnole toujours. J’entrouvre les yeux et je vois Candy qui s’est tournée vers moi. Elle a les yeux fermés et elle semble calme. Sans oser bouger, j’observe une fois encore le corps de Candy que je trouve si splendide. Ses seins retombent un tout petit peu sur le côté lorsqu’elle est ainsi couchée, mais ils sont fermes et bien chauds. J’ai encore leur contact avec ma peau à l’esprit. Je me surprends à souhaiter encore ce contact si chaleureux. Si Candy pouvait encore essayer de me caresser la poitrine, comme je serais heureuse. Mais je ne suis pas lesbienne, moi. Il faut que je chasse ces idées de mon esprit. Ce n’est pas sain.
J’observe son corps que je n’arrive pas à quitter des yeux. Mon regard abandonne un moment ses seins et pour suivre la ligne médiane de ses abdominaux. Son ventre est très ferme et bien musclé. Un peu plus bas, la ligne blanche de son slip de dentelle attire mon regard. Candy porte un de ces minis slips qui ne cachent presque rien. Je peux distinguer la tache sombre de sa toison sous la dentelle. De ce trait blanc sortent deux magnifiques jambes fuselées au galbe parfait. Je me sens bouleversée par ce que je vois et ce que je suis en train de faire. Moi, Aurore, je me surprends à aimer regarder le corps d’une autre fille. Je ne suis pourtant pas lesbienne. Je ne suis pas lesbienne. Je ne suis pas lesbienne!
J’observais le corps de mon amie depuis un long moment quand soudain, Candy pose une main sur mon épaule.
— Alors, tu aimes ce que tu vois, demande soudainement Candy?
— Ben… euh… bafouillais-je.
— Ne dis pas que tu ne m’inspectes pas, j’ai bien vu que tu me regardais sous toutes les coutures. Si tu veux le voir, demande-le, tout simplement. Tu veux le voir?
— Mais non, ce n’est pas ça. Je rêvais, tout simplement.
— Oui, oui. On dit ça. Allez, viens, on s’en va.
Et nous reprenons notre route vers la maison.
À suivre...