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Une histoire à découvrir

Au pays de Candy (3)

Anne-Line ouvre les yeux. Elle venait de se réveiller. Je suis pétrifiée. Ma main est encore sur son sein.

Le calme après la tempête

Le début d’année scolaire arrive et je dois absolument trouver un logement. Je parcoure tous les jours les panneaux d’affichage de l’université à la recherche d’un kot, d’un appartement à prendre en colocation. Je voudrais que la personne avec qui je partagerai l’appartement suive les mêmes cours que moi, et que ce soit une fille, de préférence. Je ne supporte pas ces garçons qui se croient indépendants et si malins. Ces mecs qui draguent les filles uniquement pour les faire passer dans leur lit avant de les classer à leurs tableaux de chasse.

Je contacte et rencontre plusieurs filles, mais nous n’avons peut-être pas assez de choses en commun pour que je puisse envisager une colocation.

En cette journée de fin septembre, il reste quelques jours avant la rentrée académique. J’ai déjà suivi quelques séances d’initiation, comme nous les appelons, pour nous familiariser avec les lieux et les techniques de cours. C’est terriblement stressant. Les professeurs sont d’étranges personnages dont nous ne voyons le plus souvent que le dos. Les informations qu’ils donnent se suivent à une vitesse incroyable et le travail que nous devons fournir pour compléter notre instruction est sans commune mesure avec ce que je connaissais, ce que j’imaginais.

Au gré de ces journées, une fille commence à se lier d’amitié avec moi. C’est Anne-Line. Elle a un an et demi de moins que moi. Nous nous découvrons beaucoup de points communs tant dans la méthode de travailler que dans les loisirs. Aussi est-il naturel que je lui propose de partager mon appartement. À deux, cela nous coûtera moins cher. Mes parents sont ravis de la nouvelle.

Anne-Line et moi nous installons dans notre appartement. Oh! Ce n’est pas Versailles, bien sûr. Une petite salle de séjour avec une table, quelques chaises un peu bancales, quelques décorations aux murs, un coin cuisine avec une hotte tellement bruyante qu’on ne s’entend plus lorsqu’elle fonctionne et une cabine de douche assez moderne. Cet appartement est très propret, malgré tout. Il se situe au dernier étage de la maison, ainsi nous n’aurons personne au-dessus de nous. Et surtout, il a deux chambres, petites mais bien claires grâce aux grandes fenêtres du toit. Le propriétaire nous a certifié que l’isolation a été faite et qu’il n’y fait pas trop froid en hiver. Cela se vérifiera par la suite. Heureusement, car Anne-Line est extrêmement frileuse.

Notre installation terminée, nous faisons plus ample connaissance. Nous apprenons à nous connaître avant d’entrer en plein dans la vie universitaire et ses contraintes multiples. Et plus nous sympathisons, plus nous nous trouvons complémentaires. Plus nous nous présentons et plus nous nous rassurons sur notre future collaboration. Il est, en effet, très important de développer une complicité entre deux colocataires pour éviter de graves embûches plus tard qui risqueront d'hypothéquer notre avenir d’étudiantes. Nous sommes de familles ouvrières toutes les deux et nos moyens financiers sont comptés. Les mettre en commun soulage quelque peu nos factures. Toutes ces économies sont autant de disponibilités pour nos études. Les cours coûtent très cher.

L’année débute en fanfare et je me plonge dans mes études comme par le passé. Chaque moment de liberté est mis à profit pour étudier. Je veux et je dois réussir pour faire honneur aux efforts consentis par mes parents. J’ai de la chance: Anne-Line est aussi une bûcheuse de première. Nos résultats sont à la hauteur de nos efforts. Comme au temps de ma relation avec Candy, nous caracolons en tête du classement. De plus, nous voulons en mettre plein la vue aux garçons qui considèrent que le génie civil n’est pas un métier de femmes. Je veux, Anne-Line également, battre ces machos sur leur propre terrain. Et nous sommes sur la bonne voie. Ces mecs font pourtant tout pour nous draguer et nous distraire de nos études, mais rien n’y fait. C’est un combat que nous devons absolument gagner.

Viennent enfin les premiers beaux jours en cette fin avril et, avec eux, un peu plus de joie de vivre et de chaleur. Il n’est pas rare que nous travaillons en maillot de bain, devant la grande fenêtre du séjour, sur une couverture étalée sur le sol pour bénéficier pleinement des rayons du soleil. En plus d’une excellente isolation de la toiture, nous bénéficions également de la chaleur des appartements du dessous et, avec l’arrivée des premiers rayons de soleil, il n’est pas rare que la température dans l’appartement grimpe à vingt-cinq degrés!

Anne-Line a un très joli deux-pièces qui ne cache pas beaucoup son splendide corps. Elle me rappelle un peu Candy, la poitrine en moins forte. Ses seins sont plus comme les miens, petits et fermes. Nous faisons à peu près le même poids depuis que j’avais maigri suite à mes déboires amoureux avec Candy. Ses longs cheveux blonds sont relevés en chignon sur le sommet de sa tête et maintenus par une énorme pince en écaille. Ça lui donne un air sévère qui ne lui ressemble pas vraiment. Elle est très gentille, avec moi du moins, mais sait parfaitement se défaire des importuns quand il le faut.

Souvent, je lui parle de Candy et de notre amitié passée, mais en omettant de lui révéler nos relations tumultueuses. Je me suis calmée un peu et je n’ai jamais recherché d’autres relations avec des filles, encore moins avec des mecs. Mes études sont ma seule priorité.

Ce soir-là, il allait se passer quelque chose qui allait mettre à mal mes résolutions.

Il faisait bien chaud et nous avions bien transpiré sous les rayons ardents du soleil, sur notre terrasse improvisée, à l’abri des regards indiscrets. Je me réjouis de l’arrivée des beaux jours pour pouvoir laisser la fenêtre ouverte, mais ce n’est pas encore pour tout de suite.

— Aurore, si on prenait une douche avant d’aller souper? propose Anne-Line.

— Ce n’est pas de refus, réponds-je. Ça nous rafraîchira un peu. On doit sentir le bouc après une journée pareille.

Nous éclatons de rire. Je me lève et vais dans ma chambre pour y prendre un essuie et du linge de corps.

— Tu me laisses y aller la première? demande Anne-Line. J’ai si chaud. Tu peux préparer des boissons fraîches?

— Bien entendu, Line. Pas de problème pour moi. Tu bois quoi?

— Peu importe. Du jus de fruit, peut-être.

Je retourne dans la cuisine et récupère la bouteille de jus de fruit dans le frigo, quand Anne-Line sort de sa chambre. Elle est nue! C’est la première fois qu’elle fait ça. Habituellement, elle se promène en culotte et soutien-gorge. Elle porte son essuie sur le bras. Elle n’a pas pris d’habit avec elle.

— Mais Line, que fais-tu? demandai-je un peu surprise?

— Ben quoi, réplique-t-elle. Il fait si chaud! Et puis, entre filles, ce n’est pas vraiment extraordinaire. Au lycée, après le sport, quand on prenait sa douche, on était toutes nues et ça ne gênait personne. Dans ton école, vous ne le faisiez pas?

— Si, bien entendu. Mais ici, c’est différent: on n’est pas dans un vestiaire.

— Oh! Tu te formalises pour bien peu de chose.

Et Anne-Line continue son chemin vers la douche. Elle se lave, se savonne généreusement. Par la vitre en verre dépoli, je peux admirer son corps. L’eau rendant la vitre plus transparente. Je me surprends à apprécier ses courbes délicates et sa jolie mignonne poitrine. C’est vraiment un joli brin de fille. Je ne parviens pas à la quitter des yeux durant toute la durée de sa douche. Quand vient mon tour de me laver, je me dirige vers ma chambre et, pour faire bonne mesure, je me sens obligée de me mettre nue également pour aller vers la douche. Toutefois, un regain de pudeur me fait m’envelopper dans mon essuie de bain. Je viens également de me rendre compte, maintenant seulement, que lorsqu’on est sous l’eau, la vitre devient presque transparente. Je n’y avais jamais fait attention auparavant. Je prends conscience qu’Anne-Line peut également m’observer tout à son aise quand je me douche. Mais bon, elle n’a jamais fait la moindre allusion à quoi que ce soit. Il n’y a pas de raison de m’inquiéter. Je pose mon essuie et fais couler l’eau.

La porte de la cabine s’ouvre soudain.

— Où est le sucre? vient demander Anne-Line.

— Euh… À côté du café, réponds-je, du savon plein les yeux.

— Merci, répond Anne-Line.

Je rince un peu le savon puis, ouvrant les yeux, je vois Anne-Line qui verse le jus dans les verres. Elle a laissé la porte de la douche grande ouverte. Elle me sourit de toutes ses dents.

— Voilà, c’est prêt. Tu peux venir, sourit-elle.

Je suis un peu embarrassée. Je m’essuie, enroule à nouveau l’essuie autour de mon corps et je vais m'asseoir à table. Nous vidons nos verres puis nous allons nous habiller dans nos chambres respectives. Je suis décontenancée par ce qu’il vient de se passer. Je m’interroge également sur les intentions d’Anne-Line: aurait-elle des vues lesbiennes sur ma personne? Se serait-elle rendue compte de mes goûts sexuels? J’ai pourtant tout fait pour ne jamais y faire la moindre allusion.

Habillées de frais, nous décidons d’aller faire un tour en ville. Nous arpentons la galerie commerciale deux bonnes heures, avant de retourner dans notre appartement. Le soir commence à tomber. Je vais dans ma chambre pour y enfiler mon pyjama et je m’installe dans le canapé pour regarder la télévision. Anne-Line a fait pareil et elle me rejoint. À peine installée dans le canapé, elle pose les pieds sur la table basse, comme à son habitude. Au bout de quelques minutes, Anne-Line gesticule dans le canapé. Je tourne la tête vers elle.

— Comme il fait chaud, aujourd’hui! constate-t-elle en déboutonnant sa veste de pyjama.

— En effet, il doit faire près de vingt-cinq degrés ici, ce soir.

Mais une telle température est courante dans notre appartement. Je l’ai déjà souvent constaté au thermomètre placé sur le mur du séjour. Anne-Line écarte un peu les pans de sa veste sortie du pantalon. Ses petits seins pointus sont éclairés de mille couleurs par la télévision. Je suis abasourdie par son comportement. C’est encore la première fois qu’elle fait cela. Or il a déjà fait aussi chaud à quelques reprises et elle n’a jamais eu un tel comportement.

Je ne peux me retenir de jeter un coup d’œil sur cette mignonne poitrine ainsi offerte à mon regard. Anne-Line suit le déroulement du film et ne semble pas se rendre compte que je l’observe ainsi. Ses seins sont bien ronds et leur partie inférieure dessine une jolie courbe tandis que leur face supérieure est presque rectiligne, inclinée vers le bas. Ils me rappellent ces peintures où les modèles sont vraiment trop parfaits. Ses tétons sont tout petits, à peine visibles et les aréoles, de la taille d’une pièce de deux euros, sont à peine colorées. Je me sens vraiment toute émoustillée et d’agréables souvenirs avec Candy me reviennent en mémoire.

Un moment, Anne-Line a tourné la tête en ma direction. Heureusement, à ce moment, je regardais le film. Son mouvement de tête attire mon attention et je la regarde. Elle me sourit puis regarde à nouveau la télévision.

Le film terminé, nous allons nous coucher. Anne-Line, la veste de pyjama toujours largement ouverte, déambule dans l’appartement sans gêne et sans complexe. Nous nous embrassons sur la joue et regagnons nos chambres. J’éprouve quelques difficultés à m’endormir. Dans ma tête, de délicieux moments d’un bonheur s’y bousculent. Que de souvenirs des moments passés avec mon premier amour! Que de questions également sur la manière d’interpréter le comportement d’Anne-Line! Je finis tout de même par m’endormir.

Il est neuf heures du matin lorsque je me réveille. Le soleil est déjà haut dans le ciel. Anne-Line et moi avions prévu d’aller à la piscine ce matin. Nous avions prévu de nous lever vers neuf heures, de prendre le déjeuner puis de nous rendre au bassin de natation vers dix heures et demie. Mais elle semble dormir encore. Je prépare le café et je me dirige vers sa chambre pour la réveiller.

Nous ne fermons jamais les portes des chambres. Par l’ouverture, j’observe Anne-Line qui dort toujours. La chaleur est toujours importante dans l’appartement et Anne-Line a ôté son pyjama pour dormir. Dans son sommeil, elle a également repoussé les couvertures qui sont descendues jusqu’à sa taille. Une fois de plus, je peux admirer son corps merveilleux tout à loisir. La finesse de ses traits, la délicatesse de ses courbes est un régal pour mes yeux. Je l’observe de longues minutes encore. Anne-Line se retourne dans son sommeil. Les couvertures glissent encore un peu et laissent entrevoir le bas de ses reins, l’amorce de ses fesses. Elle porte un string de dentelle. La fine ficelle disparaît entre ses fesses et ne cache vraiment rien. Elle a, semble-t-il, un joli petit derrière légèrement potelé mais rendu ferme par la pratique de la natation.

Mais bon, il faut bien que je la réveille. Je m’approche du lit. Son corps est vraiment joli à regarder. Délicatement, avec mille précautions, je fais glisser les couvertures sur ses cuisses, dégageant complètement ses fesses. Elles sont bien comme je me l’imaginais, rondes, fermes avec les muscles bien marqués.

J’approche la main de son épaule pour la réveiller, mais elle se retourne soudainement et c’est sur son sein que ma main arrive, par accident. Anne-Line ouvre les yeux. Elle venait de se réveiller. Je suis pétrifiée. Ma main est encore sur son sein. Je la retire prestement.

— Euh… Bonjour. Il est neuf heures, il faut se lever Line. Euh… je m’excuse, je ne l’ai pas fait exprès.

— Merci. Pas fait quoi exprès? demande-t-elle.

— Ben… euh… quand j’ai voulu te réveiller, tu t’es retournée et j’ai touché ta poitrine. Mais c’est sans le faire exprès, tu sais. C’est toi qui as bougé au mauvais moment.

— Oh, mais ce n’est rien, je ne m’en étais pas rendue compte, tu sais. Mais quoi? Il ne sont pas beaux mes seins?

— Voyons, Line. Pas de ça entre nous. Ce n’est pas bien.

— On ne fait rien de mal, Aurore. Tu m’as touché un sein? Et alors? On ne va pas en faire un drame. Allez, hop! debout!

Et Anne-Line se précipite hors de son lit en petite culotte, va aux toilettes et me rejoint à table pour le déjeuner. Elle n’a même pas pris la peine de passer la veste de son pyjama. Elle s’attable les seins à nu. Tout en déjeunant, je ne peux que difficilement quitter sa poitrine du regard. Anne-Line ne semble pas du tout perturbée par la situation qu’elle provoque. La légère excitation provoquée en moi par ce spectacle me fait, avec la complicité de la température ambiante, un peu transpirer. Anne-Line le remarque.

— Pourquoi ne te mets-tu pas à l’aise comme moi? demande-t-elle. On est entre nous et absolument personne ne peut nous voir, ni de l’intérieur ni de l’extérieur.

— C’est que… je n’ai pas l’habitude de faire ça, tu sais.

— Pourtant, hier soir, quand tu as pris ta douche, tu n’étais pas vraiment gênée quand j’ai ouvert la porte. Et puis, on est toutes faites sur le même moule.

— Oui, bien sûr, mais ce n’est pas dans mes habitudes de faire ça.

— Pourtant, tu as trop chaud, tu transpires. Mets-toi à l’aise. Moi, ça va, je supporte mieux la chaleur maintenant. Et puis, c’est toi qui me mets un peu mal à l’aise en restant habillée ainsi comme une nonne. On n’est plus au Moyen-Âge!

— Oui, bon. Ça va. Je vais essayer de faire un effort.

Lentement, je déboutonne ma veste de pyjama. Je fais durer le plaisir. J’ai vraiment envie de provoquer Anne-Line pour voir jusqu’où elle veut aller. Un bouton, puis un second. Le haut de ma veste s’écarte légèrement et Anne-Line peut voir maintenant la naissance de mes seins. Je fais sauter le troisième bouton. J’hésite un peu pour continuer.

— Qu’attends-tu? s’impatiente Anne-Line. Il t’en faut du temps pour défaire quatre boutons!

— Oui! J’arrive. Laisse-moi le temps. Je ne suis pas habituée, moi.

— Mais moi non plus, rétorque Anne-Line. Ce n’est pas la première fois que je me ballade les seins nus chez moi. Mais en présence d’une autre fille, c’est la première fois.

— Pourquoi le fais-tu, alors?

— Parce que je trouve qu’il n’y a rien de mal à le faire puisqu’il n’y a pas de connotation sexuelle à cela. Je veux tout simplement être à l’aise chez moi. Mais, si ça te dérange vraiment autant, je ne le ferai plus à l’avenir. Mais nous allons vraiment cuire dans cet appartement en juin!

— Je pense que tu as raison. Bon. Je vais essayer. Mais tu me promets que, si ça ne va pas, tu ne te mets plus comme ça devant moi?

— Promis, juré. Mais il faut au moins que tu essayes un jour ou deux!

— Bon. D’accord, mais laisse-moi un peu de temps. Il faut que j’y arrive progressivement. Tu veux?

— Oui. Fais à ton aise.

Rassurée, je détache le quatrième bouton. Ma veste peut maintenant s’ouvrir en grand sur ma poitrine. Mais je ne l’enlève pas encore. Je veux attiser encore un peu l’intérêt d’Anne-Line pour mon corps en cachant sommairement, je l’avoue, ce qu’elle souhaite avoir devant les yeux. Je joue au chat et à la souris avec elle. Ça m’amuse. D'autant que, j’en suis certaine, mon comportement de pimbêche doit l’exciter.

Le repas terminé, nous débarrassons la table et faisons la petite vaisselle ensemble. C’est le week-end et nous ne devons pas aller à l’école. C’est pour cela que cette matinée est prévue pour la natation qui nous permet de nous détendre d’une semaine stressante.

Arrivée la première dans la piscine, je plonge directement dans l’eau. Anne-Line a toujours l’habitude de traîner pour mettre son maillot. J’ai déjà presque terminé mes deux premières longueurs quand elle arrive enfin. Elle me rejoint dans l’eau et nous nageons ensemble une bonne heure. Puis nous nous dirigeons vers le solarium pour nous y détendre et profiter des rayons de soleil revigorants. Je m’installe sur un transat. Anne-Line s’installe à côté de moi. D’après son ombre projetée sur le mur, je sais qu’elle m’observe. Je tourne lentement la tête vers elle en souriant.

— Ça fait du bien de nager un peu, non?

— C’est super, répond Anne-Line. Moi, ça me fait oublier tout le stress accumulé pendant la semaine.

— Moi aussi. Et puis, ces premiers rayons de soleil me font un bien fou. On reste jusqu'à midi?

— Ok. Pas de problème.

Je me recouche. Anne-Line, après s’être un moment étendue dans le fauteuil, se tourne à nouveau vers moi et m’observe. Par une toute fine fente entre mes paupières, je surveille ce qu’elle fait. Elle me détaille des pieds jusqu’à la tête. Je sens une certaine excitation poindre en moi. Je vais un peu jouer avec Anne-Line. Je me retourne lentement pour lui présenter mon dos. La couture de mon maillot se faufile un peu entre mes fesses et doit bien accentuer la rondeur de mon cul. Et comme pour faire bonne mesure, je le pousse un peu dans la direction d’Anne-Line. Je sens toujours son regard oppressant sur moi. Et son ombre confirme mes impressions.

Il n’est pas loin de midi lorsque je fais semblant de m’extraire de ma torpeur et propose d’aller nous rhabiller. Nous passons prendre une douche rafraîchissante et rejoignons nos cabines respectives. Nous nous retrouvons à la cafétéria pour y avaler un chocolat chaud.

Nous dînons en ville puis regagnons notre appartement. Le samedi après-midi est généralement consacré à un peu de farniente. Nous écrivons à nos parents et nous nous détendons surtout, soit en jouant sur nos ordinateurs à des jeux de société, soit tout simplement en somnolant.

À peine dans l’appartement, Anne-Line rince les maillots et les met à sécher sur un fil en s’empressant d’ôter son chemisier sous lequel elle ne porte rien d’autre. Et, comme promis quelques heures plus tôt, je déboutonne le mien tout en le conservant sur mes épaules.

— Pourquoi n’enlèves-tu pas ton chemisier? demande Anne-Line. Fais comme moi. Tu as promis.

— Oui, oui, je sais, mais laisse-moi un peu de temps pour m’habituer.

— Tu ne dois pas avoir honte, Aurore. Tu as une jolie poitrine, tu sais. Elle est aussi bien que la mienne.

— Là tu me fais rougir. Arrête de parler ainsi. Tu me gênes.

Nous entamons une partie de jeu de dames. Mon regard se porte continuellement sur la poitrine d’Anne-Line. Elle m’excite de plus en plus et le contact que j’ai eu avec elle ce matin me fait à nouveau envie. Mais bon, je ne connais pas encore les sentiments que peut avoir Anne-Line envers moi s’il y en a. La partie de dames terminée, Anne-Line va s’allonger sur la couverture étalée sur le sol, en plein soleil. Je m’installe également à côté d’elle. Mon chemisier s’ouvre en grand, me dénudant complètement le torse.

— Là, tu vois, constate Anne-Line, ce n’est pas si terrible que ça. Se mettre les seins à l’air, ça va tout seul.

— Oui, tu as raison, acquiesçai-je timidement, le rose aux joues.

— Maintenant, tu peux l’enlever, il ne sert plus à rien.

— Bon, d’accord.

Je me lève et fais glisser mon chemisier de mes épaules doucement, avec une science consommée qui a le don d’exciter Anne-Line au plus haut point. Et ça, je le remarque à ses tétons qui viennent de se dresser et pointent maintenant dans ma direction. Là, je marque des points. J’enlève maintenant le chemisier tout en cachant mes seins avec mes mains, le regard vers le sol en gage de ma timidité feinte. Mais Anne-Line s’impatiente:

— Et alors, Aurore, cesse donc de faire ta mijaurée, dit-elle agacée. Tu n’es plus une gamine tout de même.

Et elle se lève, contourne la table et, empoignant mes mains, elle dévoile mes seins.

— Là, tu vois! Ce n’est pas si terrible que ça.

— Non, tu as raison, acquiesçai-je timidement. Tu as raison. Mais je ne suis pas encore habituée.

— Moi, je dis que tu as tort de te cacher comme ça. Ils sont mignons tes petits seins, ricane Anne-Line.

— Tu peux parler, toi! Les tiens sont comme les miens. Tu ne vas pas prétendre qu’ils sont plus gros, tout de même!

— Ah, je ne sais pas, rétorque-t-elle. Viens, on va comparer devant la glace.

Et nous nous dirigeons vers sa chambre où elle a placé une grande glace au mur. Nous nous mettons l’une à côté de l’autre et inspectons nos anatomies.

— Ah! tu vois, Line, ils sont pareils, sauf que les tiens retombent un tout petit peu alors que les miens restent bien droits.

— Mmmm. Je crois que tu as raison. Les tiens sont plus fermes que les miens.

— Qu’est-ce que tu en sais s’ils sont plus fermes? demandai-je par bravade

Et Anne-Line, en guise de réponse, se tourne vers moi et pose ses deux mains sur mes seins.

— Tu as raison, Aurore. Ils sont plus fermes. Tiens, tâte les miens, tu verras.

— Mais enfin! Ça ne se fait pas des choses pareilles. Regarder, en parler, je veux bien, mais faire des choses entre filles, ça ne va pas.

Mais Anne-Line ne l’entend pas de cette oreille. Elle empoigne mes deux mains et les pose sur sa poitrine. Elle imprime des mouvements de palpation à mes doigts pour que je me rende bien compte de la texture de sa poitrine.

— Line! Que fais-tu? m’exclamai-je, outrée.

— Mais tu dois vérifier, comme moi je l’ai fait avec toi, répond-elle, enjouée.

Et elle replace mes mains que je venais de retirer sur sa poitrine. Elle les maintient de longues minutes tout en faisant bouger mes doigts en un léger massage. Je me sens toute excitée de pouvoir palper sa poitrine et plus encore de voir qu’elle apprécie ce contact charnel de ma part. Lorsqu’elle libère mes mains, je m’empresse de les retirer de sa poitrine. Il faut que je continue encore un peu le jeu pervers que j’ai entamé. Il faut que je l’amène à me faire des avances. Je dois devenir sa conquête. De cette manière, je la lierai à moi plus fermement si cela semble venir d’elle.

Anne-Line va se rasseoir à sa place, au soleil, puis se couche sur le dos. Je m’allonge à côté d’elle à nouveau et nous reprenons notre farniente un instant délicieusement interrompu. Nous somnolons deux bonnes heures et, quand le soleil quitte la fenêtre, c’est Anne-Line qui se retrouve la première dans l’ombre. Doucement, elle pose une main sur un de mes seins pour me réveiller.

— Oh! Aurore, allez, réveille-toi.

J’attends quelques secondes avant de réagir. Je savoure la caresse qu’Anne-Line croit m’avoir volée.

— Euh… oui. Aaaaah! Ça fait du bien de se reposer un peu au soleil. Mais que fais-tu là? demandai-je à Anne-Line en lui retirant la main de mon sein. Ils ne sont pas là pour que tu joues avec!

— Oups! Pardon! rétorque-t-elle en souriant. Je ne l’ai pas fait exprès!

— Pas fait exprès, mon œil! Ta main avait toute la place ailleurs pour se poser sur moi. Alors pourquoi justement là?

— Je ne sais pas, je ne sais pas, sourit-elle une fois de plus, une étincelle coquine dans le regard. Tu n’aimes pas quand on te touche la poitrine?

— Ce n’est pas ça, je ne l’ai encore jamais fait, mentis-je effrontément. Personne ne m’a jamais touchée.

— Mais c’est désagréable? questionne Anne-Line.

— Non, ce n’est pas ça.

— C’est agréable, alors? insiste-t-elle.

— Ben oui, peut-être. Je ne sais pas, balbutiai-je maladroitement.

— Moi, j’aime bien quand on me caresse la poitrine.

— Tu l’as déjà fait? Avec qui? Quand? demandai-je, curieuse.

— Oh! il y a bien un an, répond Anne-Line, un garçon m’a pelotée au cinéma.

— Quoi? Et tu l’as laissé faire?

— Ben quoi! Oui. Juste une fois. Mais il m’a presque fait mal tellement il les a écrasés dans sa main et je l’ai envoyé promener tout de suite.

— J’imagine sa tête. Il a dû râler ferme?

— Je veux! Il était tellement vexé qu’il a quitté la salle de cinéma immédiatement en me traitant de tous les noms d’oiseaux qu’il connaissait. Moi, je me marrais comme une folle.

— Mais tu as dit que c’est agréable de se laisser caresser la poitrine. Tu l’as fait une autre fois?

— Ben… non… oui… euh…

— Quoi, Line? c’est oui ou c’est non?

— C’est oui!

— Vas-y. Raconte.

— Voilà. Pendant les vacances de Pâques, l’année dernière, j’étais partie avec le Patro en camp d’hiver. Nous étions quatre grandes pour accompagner une vingtaine de filles. Puis un soir, quand toutes les filles s’étaient couchées, nous restions trois ou quatre grandes à discuter devant le feu ouvert. Quand les filles étaient couchées, nous les grandes, on pouvait alors boire un verre de vin ou une bière. On n’avait pas le droit de le faire quand les plus jeunes étaient avec nous.

Alors, voilà. On a un bu un peu trop de vin et je me suis retrouvée dans les bras d’une autre fille qui a commencé à me peloter. Elle m’a caressé la poitrine, joué avec mes seins et puis, moi, j’ai joué avec les siens. Mais quand elle a voulu aller au lit avec moi, j’ai refusé tout net. Elle n’était pas contente et elle m’en a voulu tout le reste du camp.

— Et quoi? C’était bien, ses caresses? Tu as aimé?

— Oh! oui, alors! C’était bien mieux qu’avec le garçon.

— Et tu as recommencé après?

— Ah! non! Plus jamais. Aujourd’hui, c’est la première fois que je touche un sein d’une fille. Mais je ne l’ai pas fait exprès, je le jure, Aurore.

— Oh! Là! Quelle histoire!

— Et toi? tu n’as jamais été pelotée par quelqu’un d’autre?

— Non, Line, jamais. Je ne trouve pas ça correct. Et entre filles, ça ne se fait pas.

— Ah! Pourquoi pas? On ne fait rien de mal en faisant ça. Tu devrais essayer Aurore. Je suis certaine que ça te plairait.

— Moi, ça ne me dit rien. Pas maintenant. Plus tard, peut-être, avec mon amoureux.

— Quoi, pouffe Anne-Line, tu ne vas pas me dire que tu veux arriver vierge au mariage?

— Ben, si. Pourquoi?

— À notre époque, ça ne se fait plus. Il faut avoir essayé plusieurs fois de faire l’amour avant de se marier.

— Non, je ne veux pas faire comme ça. Et puis, je connais beaucoup de filles qui se sont mariées vierges. Il n’y rien de mal à ça.

— Bon! Si ce sont tes convictions! Et si on allait souper en ville? Ça te dit?

— D’accord, Line. Où veux-tu aller?

— Il y a un petit resto italien qui n’est pas mal du tout. Ça te dit?

— D’accord. Allons-y.

Comme promis, nous avons pris un bon petit repas chez l’Italien et comme nous n’avions pas terminé la bouteille de vin, nous avons pu la reprendre avec nous. Rentrées à l’appartement, nous nous installons dans le fauteuil. Anne-Line va prendre sa douche la première. Je la suis immédiatement après mais, pendant que je me lave, je m’arrange pour qu’elle puisse assister à toute ma toilette. Pour cela, j’ai choisi un gant de toilette rouge vif qui doit se voir extrêmement bien à travers la vitre de la douche. Je me lave consciencieusement la poitrine en insistant longuement sur mes seins. J’en fais cent fois le tour. Je passe et repasse dessus, autour. Vient ensuite mon ventre, puis mon sexe que je savonne dix fois en écartant au mieux la jambe pour montrer à Anne-Line tous les gestes que je fais. Elle doit s’exciter terriblement à me regarder ainsi à travers la vitre. Même si elle ne distingue pas les détails, elle doit sérieusement gamberger et s’imaginer que c’est sa main et non la mienne qui est là. Je prends un malin plaisir à l’exciter de la sorte. Lorsque je me rince, j’abandonne le gant pour me caresser avec les mains, tout en continuant à m’attarder sur la poitrine et le sexe. Jugeant l’avoir suffisamment torturée comme ça, je ferme l’eau, m’essuie et enfile un pantalon avant de rejoindre Anne-Line dans le fauteuil, devant la télé. Comme elle, je suis maintenant restée seins nus.

— Si on buvait un verre de vin? suggère Anne-Line. Le vin italien ne restera pas longtemps bon.

— Pourquoi pas? acceptai-je sans contrainte.

Je vais cherche deux verres et la bouteille que je pose sur la table basse. Anne-Line s’empresse de remplir les verres.

— Santé! dit-elle enjouée, en approchant son verre du mien pour trinquer.

— Santé! répondis-je.

Nous vidons le verre par petites gorgées. Anne-Line verse un second verre.

— Eh! là! Tu vas nous saouler! lui lançai-je.

— Bah! Un petit verre de temps en temps, ça ne fait pas de tort. Et puis, on est à la maison, donc…

Au milieu du second verre, je commence à ressentir les effets de l’alcool. C’est le troisième verre que je bois en une ou deux heures, moi qui ne bois jamais. Je pense qu’Anne-Line doit également se trouver un peu guillerette. Elle verse tout de même le reste du vin dans nos verres.

— Voilà! jubile-t-elle. Comme ça, pas de risque que ça se perde. Ce serait malheureux de gâcher la marchandise.

— Pourquoi pas? acceptai-je. Pourquoi pas?

Mais ce troisième verre a été pour moi comme un coup de bambou. J’ai soudain ressenti une telle fatigue que je me suis laissée aller contre l’épaule d’Anne-Line. Cette dernière, pour me permettre d’adopter une meilleure position s’est légèrement déplacée sur le côté me permettant ainsi de m’allonger, la tête sur ses genoux. J’avais vraiment la tête lourde et j’avais besoin de me reposer quelque peu.

Anne-Line me passe sa main dans mes cheveux, doucement, délicatement. Cette caresse a le don de me détendre peu à peu. Subrepticement, l’autre main d’Anne-Line vient de se poser sur mon épaule et la caresse doucement puis c’est au tour de mon bras d’être le centre d’intérêt d’Anne-Line. Je reprends subitement conscience grâce à cette soudaine excitation qui vient de m’envahir. Je me rends compte de la position dans laquelle je me retrouve, à la merci des avances d’Anne-Line. J’espère sincèrement qu’elle mettra ses envies à exécution. J’attends la suite des événements.

Je n’ai pas longtemps à patienter. Anne-Line quitte progressivement mon bras pour revenir un instant sur mon épaule, mais ce n’est que pour mieux assouvir son envie. Sa main redescend tout doucement le long de mon flanc et vient se poser sur mon ventre en le caressant légèrement, du bout des doigts. Durant de longues minutes, Anne-Line s’est immobilisée sur mon ventre et, de son autre main, elle continue à me caresser la tête.

Je tourne légèrement la tête dans sa direction. Elle me regarde et me sourit. Je lui rends son sourire dans un silence complice. Anne-Line reprend ses caresses sur mon ventre tout en remontant lentement vers ma poitrine. Elle atteint la base de mes seins. Un doigt délicat en suit le contour, doucement, avec la légèreté de la plume, comme pour me rassurer. Il virevolte de gauche à droite, le long de la base de mon sein. Il se dirige vers l’autre et lui prodigue les mêmes plaisirs. Il glisse sur le côté d’un sein puis redescend le long du sternum. Il contourne mon sein, virevolte autour de l’autre. La main, en passant d’un côté à l’autre de ma poitrine, amène le bras en contact léger avec mes seins. Dix fois, vingt fois, le bras d’Anne-Line vient ainsi me flatter la poitrine.

Jugeant que les préliminaires ont assez duré et voyant que je ne me rebiffe pas, Anne-Line interprète certainement ma passivité comme une autorisation de continuer. Aussi, elle entreprend de me caresser le sein avec tous les doigts. Elle titille le téton qui se redresse comme pour appeler à d’autres caresses. Je sens la chaleur irradiée par la paume de la main m’échauffer le sein. Sa main passe à l’autre sein puis, après de nombreuses caresses légères, elle se pose enfin dessus, le palpe, l’englobe et suit ses courbes dans une vague de douceur sans cesse répétée. Elle glisse du sein sur le sternum et vient prodiguer ses caresses à mon autre sein. J’en frissonne de partout. Anne-Line s’en rend bien compte. Je la regarde. Elle me sourit. Sa main virevolte sur ma poitrine puis va par moment poser de délicates caresses sur mon ventre qui réagit immédiatement par de légers sursauts.

— Alors, ma chérie? demande, cajoleuse, Anne-Line. Ce n’est pas agréable?

— Oh! la! la! si! C’est vraiment merveilleux. Tes mains sont si douces!

— Tu veux que je continue encore un peu?

— Oui. Te me fais tant de bien. Je ne m’imaginais pas que c’était si agréable.

Je laisse Anne-Line me caresser de longues minutes encore. Mais lorsque sa main tente de dépasser la ceinture de mon pantalon, je me redresse doucement.

— C’est à mon tour maintenant, Line. Tu veux bien?

— Pourquoi pas? Si ça te fait plaisir.

— Oh! oui. Je voudrais bien te faire la même chose que ce que tu viens de me faire. C’est normal, non?

— Bien entendu, mais il ne faut pas te croire obligée. J’aime bien de te caresser et ça me donne aussi du plaisir, mais si tu veux le faire à ton tour: pas de problème!

Anne-Line se contorsionne dans le fauteuil pour venir poser sa tête sur mes genoux, mais elle ne semble pas y arriver. Elle ne parvient pas à trouver la bonne position.

— Et si on allait sur mon lit? propose-t-elle soudain. Je serais plus à l’aise qu’ici. Qu’en dis-tu Aurore?

— Tu crois que c’est bien? Ici ça va aussi.

— Je n’arrive pas à me placer comme il faut et je crains d’attraper mal au dos.

— Comme tu veux alors. On y va.

Nous allons dans la chambre d’Anne-Line. Elle se couche sur le dos. Je m’allonge à côté d’elle, sur le flanc. Ma main lui flatte l’épaule, le bras. Je dois lui donner l’impression de ma totale inexpérience. Longuement je lui caresse à mon tour la poitrine. Ce que je peux aimer palper des seins autres que les miens! Ceux-là sont particulièrement soyeux, souples mais fermes. Les courbes sensuelles des globes m’excitent au plus haut point. Je suis en train de jouir rien qu’en les caressant. Une demie heure, peut-être, trois quarts d'heure, je ne saurai dire, je flatte, palpe, caresse cette merveilleuse poitrine offerte. Anne-Line semble se détendre tout à coup. Elle vient de s’endormir sur son nuage de caresses que je lui prodigue avec un plaisir immense.

Je ralentis les mouvements de mes mains baladeuses sur son corps de déesse puis je quitte sa couche pour rejoindre mon propre lit où je ne tarde pas à m’endormir à mon tour, la tête à nouveau pleine de promesses d’un futur bonheur possible qui me adoucira peut-être la douleur qui est mienne depuis la disparition de Candy, mon premier amour.

Souvent au cours de nos soirées, nous nous sommes caressée la poitrine. Souvent encore nous avons émoustillé nos sens, mais je me suis toujours gardée de permettre à Anne-Line d’aller trop loin dans ses caresses. Ce n’est pas que je n’en ai pas envie, c’est parce que je veux qu’elle me mérite. C’est à elle de m’amener là où elle le désire, mais de la plus belle manière qui soit. Elle doit me draguer, m’amener à l’aimer et à lui demander de me faire l’amour.

Ce jeu dont je fixe les règles m’excite terriblement. Et si elle ne voulait pas me suivre sur ce terrain? Et si elle abandonnait la partie? Que ferais-je? Comment réagirais-je alors? Dieu seul le sait. La partie est commencée, elle doit continuer.

À suivre...