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Au pays de Candy (4)

«Je m’approche d’elle. Elle a quitté son essuie humide. Nue, elle m’offre ses charmes dans les lueurs rougeoyantes lancées par le feu de bois.»

Au Bois-le-Duc

Le moi de mai touche à sa fin. Nous terminons également notre période de révision intensive en préparation des examens. Nous avons trois jours de congé. Nous avons convenu que nous irons nous changer les idées en louant un chalet dans un charmant petit village ardennais. Ce chalet est situé en bordure d’un lac poissonneux à souhait. Comme nous aimons bien la pêche, nous sommes certaines de passer un moment agréable ensemble, loin de tout stress scolaire. Pas d’ordinateur, pas de livre de cours, pas de télévision, juste une petite radio, nos téléphones portables.

Après avoir récupéré les clefs chez une vielle dame du village, nous nous installons. C’est vite fait, il n’y a qu’une seule pièce dans ce chalet. À l’extérieur, il y a un barbecue en brique et une petite barque attachée à un ponton flottant. Il n’y a pas l’électricité au chalet. Nous devons nous éclairer à la lampe tempête. Heureusement, mon GSM peut être rechargé à partir d’une paire de cellules photovoltaïques.

— Aurore, tu viens faire un tour en barque?

— On y va. C’est toi qui rames. Moi je suis le client.

— Au retour, ce sera toi la galérienne, assure Anne-Line en riant. C’est donnant-donnant.

— D’accord.

Nous faisons le tour du lac pour inspecter notre nouvel mais éphémère univers. La région est vraiment splendide à nos yeux. Un calme parfait règne ici. Il faudra qu’on revienne de temps à autres pour se ressourcer, pensais-je. De retour au ponton, je propose de piquer une tête dans l’eau. L’eau est fraîche mais pas froide et une baignade de quelques minutes me fera grand bien. Je me précipite au chalet pour y passer un maillot. Catastrophe! Nous avons oublié de les prendre!

— Line, on n’a pas pris les maillots!

— Zut alors! Qu’est-ce qu’on va faire? On ne va tout de même pas se taper cinquante kilomètres pour aller en acheter deux nouveaux.

— Non, bien entendu. Ça nous apprendra à avoir la tête en l’air quand on a fait nos bagages.

Je suis déçue et pour passer mon mécontentement, je prends un des livres qui se trouvent là, sur une étagère, dans le chalet. J’ai peut-être lu distraitement deux ou trois pages quand Anne-Line m’appelle:

— Aurore, tu viens. L’eau est bonne. Arrive!

L’eau est bonne? L’eau est bonne? Mais on n’a pas de maillot de bain! Je sors précipitamment du chalet. Anne-Line est dans l’eau jusqu’au cou.

— Viens! Elle est extra!

— Mais on n’a pas de maillot!

— Et alors, pas besoin ici. On est seules. Viens.

Anne-Line sort de l’eau et vient dans ma direction. Elle est complètement nue.

— Allez, viens. Fais comme moi.

Un instant d’hésitation, un coup d’œil circulaire pour m’assurer que nous sommes bien seules et je fais comme elle, je me déshabille entièrement et plonge en vitesse dans l’eau. Nous nageons de longues minutes dans l’eau fraîche. Un peu transies de froid, nous devons rapidement sortir de l’eau. Nous ramassons nos habits en passant et regagnons le chalet pour nous y sécher et réchauffer. Pendant que je me sèche, Anne-Line a allumé un feu dans l’âtre puis elle se sèche à son tour. Nous nous installons sur le sol en bois, sur une peau de vache, juste devant le feu. Anne-Line se blottit contre moi. Elle grelotte un peu. Je la prends dans mes bras et la serre contre mon corps qui réclame aussi sa part de chaleur.

J’abandonne un instant Anne-Line pour aller allumer la radio et quand je reviens, elle s’est couchée sur la peau. Elle sourit et m’invite à la rejoindre là, à même le sol, face au feu qui crépite et commence à réchauffer la bâtisse.

— Viens ici Aurore. Il fait bon maintenant.

Je m’approche d’elle. Elle a quitté son essuie humide. Nue, elle m’offre ses charmes dans les lueurs rougeoyantes lancées par le feu de bois. Les ombres dansent sur son corps. Ses seins, je les connais par cœur mais ici, sous cette lumière, ils me semblent bien différents. Ses longues jambes fuselées dirigent mon regard vers son bas-ventre et le triangle foncé de son pubis, promesse de plaisirs à venir. Du moins je l’espère.

— Allez, viens ici.

— J’arrive.

Je laisse tomber mon essuie également. Je me présente également nue devant Anne-Line. Je la sens fébrile. Je me sens fébrile. Cette soirée sera-t-elle celle à laquelle j’aspire depuis si longtemps? L’avenir nous le dira.

Je m’assieds à côté d’Anne-Line. Elle pose sa tête sur mes cuisses. Comme nous en avons l’habitude maintenant, je lui caresse la poitrine de longues minutes. Mais quelque chose a changé, ce soir. Anne-Line ne se comporte plus tout à fait comme les autres jours. Elle qui apprécie d’habitude mes caresses dans un profond silence, aujourd’hui, elle pousse des petits soupirs. Sa respiration change constamment de rythme, d’amplitude. Elle ferme les yeux et sa tête oscille de gauche à droite.

Lorsque mes mains quittent un instant ses seins pour aller lui caresser le visage et le ventre, je sens qu’elle se tend. Elle pousse, oh très légèrement, son ventre vers mes caresses. Or cela, elle ne l’avait encore jamais fait. Et si je tentais une petite attaque subversive? Pendant que je lui caresse le ventre, je laisse cette main descendre un peu plus bas que d’habitude. À pas comptés, je m’approche du triangle de fins poils qui ornent son pubis. Oh pas bien loin pourtant, juste quelques centimètres. Juste de quoi éveiller en elle des envies. Deux doigts touchent cette toison soyeuse. Là, une fois encore, Anne-Line s’arque légèrement comme pour accentuer le contact. Mais je reviens vite sur son ventre puis vers sa poitrine. Après ma séance de cajolerie, c’est au tour d’Anne-Line d’officier. Elle s’assied et je me place la tête sur ses cuisses.

Directement, je sens un divin parfum que je connais si bien, celui du plaisir charnel. Là, je suis certaine qu’elle s’excitait. J’imagine sa chatte toute chaude et humide qui demande à être saluée avec délice. Je me régale de doux fumet et mon excitation se développe à son tour. Anne-Line me flatte le buste de la plus belle manière qui soit. Elle a le don de palper mes seins pour m’électriser des pieds à la tête. Quand elle titille et pince mes tétons, c’est comme si on me lançait des décharges dans le ventre. C’est terrible l’effet que ses caresses ont sur moi. Elle me rappelle tellement Candy quand je suis dans cet état.

Une main part à l’assaut de mon ventre. Elle suit chacune des courbes de mes muscles. Mes flancs sont le siège de câlineries qui me font tortiller sur le sol tellement je suis chatouilleuse à ces endroits. Mais il y en a d’autres encore, mais Anne-Line doit encore les découvrir. Tout comme j’ai initié l’attaque tout à l’heure, Anne-Line laisse sa main s’égarer en direction de ma toison. Quand elle en approche la main, je la lui saisis pour l’empêcher d’aller plus loin. Anne-Line n’insiste pas, bien qu’elle y retourne à maintes reprises et qu’à chaque fois, je stoppe ses élans, mais en prenant bien soin de la laisser s’approche du but de plus en plus. La carotte et le bâton. Il n’y a rien de mieux pour exacerber les fougues amoureuses.

Il se fait tard et je suggère d’aller dormir. Nous faisons le lit et je place deux couvertures car la nuit risque d’être fraîche. Nous sommes au bord de l’eau et la saison estivale n’en est qu’à ses débuts. Nous nous blottissons l’une contre l’autre. Anne-Line vient se serrer tout contre mon dos. Elle pousse son ventre contre mes fesses. Sa douce toison me chatouille terriblement. J’ai bien envie d’y mettre ma main, mais je ne peux pas, c’est à elle de faire le forcing.

La nuit se passe sereinement. Au petit matin, Anne-Line a passé un bras par-dessus mon côté et sa main repose sur le matelas, non loin de mon pubis. Je sens par moment les petits soubresauts de ses doigts dans mes poils. Ça m’excite terriblement. Je fais quelque petits mouvements pour réveille Anne-Line.

— Bonjour toi, susurre Anne-Line à mon oreille. Bien dormi?

— Oh oui, j’ai dormi comme un paquet. Mais ce soir, tu devrais mettre une culotte pour dormir.

— Ah! Pourquoi?

— Tes poils me chatouillent les fesses comme ce n’est pas possible, déclarais-je en riant.

— Comment, questionne Anne-Line? Comme ça, dit-elle en avançant sa toison contre mes fesses et en faisant bouger son corps pour accentuer les chatouilles.

— Oui, comme ça, riais-je. Et si moi je te chatouillais? Tourne-toi, ordonnais-je à Anne-Line.

— Comme ça?

— Oui, c’est parfait.

Je me colle au corps d’Anne-Line, la poitrine contre ses omoplates, un bras autour de sa taille, une main chastement posée sur son sein et ma toison, qui vient lui flatter la croupe. Gesticulant doucement des hanches, je lui caresse les fesses à mon tour. Cela m’excite au plus haut point. Je sens la douce chaleur qui rayonne de son derrière sur mon pubis, sur ma vulve. Elle éclate de rire puis s’en suivent des jeux, des taquineries à qui parviendra à chatouiller l’autre.

À plusieurs reprises, j’ai senti le bras d’Anne-Line qui tentait de se faufiler entre mes cuisses, mais je ne lui en laisse pas la possibilité en changeant de position constamment. Puis c’est à moi d’essayer de lui toucher le sexe. Un moment donné, Anne-Line se retrouve sur les genoux, mon bras entre ses jambes. Je le soulève rapidement et en retirant ma main, j’en profite pour lui caresse la vulve.

— Eh là, crie Anne-Line. Tu as touché un point sensible!

— Qui, moi?

— Oui, toi! Tu m’as touché la chatte.

— Ce n’est pas vrai! Ou alors, je ne l’ai pas remarqué.

Et nous reprenons nos jeux. Anne-Line essaye toujours de m’atteindre dans la zone interdite. Au bout d’une demie heure de joutes, je décide qu’il est temps que je la laisse gagner quelques points. Par une prise bien ajustée, elle me fait basculer et pour ne pas tomber au sol, je dois me mettre à quatre pattes sur le lit. Anne-Line n’en attendait pas tant. Par le devant, elle plonge le bras entre mes jambes et, ramenant son bras dans mon entrejambe, elle pose la main en plein sur mes fesses. Puis lentement, elle retire son bras en me caressant la vulve. Son pouce pénètre dans le sillon fessier qu’il parcourt sur toute sa longueur. Quand il touche mon anus, celui-ci réagit vivement en se contractant. Le pouce continue sa course vers ma vulve et son sillon qu’il caresse à son tour pendant un court instant. La main se pose toute entière sur mon sexe, je me laisse tomber en serrant les cuisses, comme si je voulais l’empêcher de m’atteindre, mais c’est le contraire qui se passe. Je coince sa main dans mon entrejambe.

Subitement, Anne-Line ne bouge plus. Je m’immobilise à mon tour, les fesses en l’air, la main d’Anne-Line coincée sur mon sexe humide de plaisir entre mes jambes serrées. Nos jeux s’arrêtent immédiatement. Sa main est immobile sur mon sexe. Anne-Line attend certainement une réaction de ma part. Nous nous fixons du regard. Nous nous sourions, complices. Par ce coup d’oeil câlin que j’envoie à Anne-Line, je lui donne le feu vert pour aller un peu plus loin dans son approche amoureuse.

— Eh là, Line. Tu as vu où tu as mis ta main? Tu veux bien la bouger?

— Quelle main, nargue Anne-Line. Celle-là dit-elle en me montrant sa main restée libre? Ou bien celle-là fait-elle en faisant bouger ses doigts sur ma vulve en feu?

Elle me chatouille terriblement. Elle m’excite. Je serre les cuisses encore un peu plus fort pour immobiliser ses doigts dont l’un d’eux vient de s’insinuer entre mes grandes lèvres, poussé par la pression que j’imprime avec mes cuisses.

— Oui, celle-là. Elle n’a rien à faire là.

— Ah non? questionne Anne-Line d’un air espiègle. Mais c’est toi qui m’empêches de l’enlever!

Je desserre un peu les cuisses, mais Anne-Line ne retire pas sa main, bien au contraire, elle fait entre puis sortir son doigt curieux de ma vulve.

— Non. Allez, enlève-là.

Et je lui empoigne le poignet et retire sa main prestement. Anne-Line s’est à nouveau couchée sur le lit. Je lui caresse la poitrine et le ventre. Mais chaque fois que je m’approche de sa toison, elle a un léger mouvement des jambes, un peu comme pour les écarter, mais elle ne le fait pas. Par moment, je sens bouger dans ma toison la main d’Anne-Line qui est de mon côté, sur le matelas. Ce sont des petits contacts très légers répétés. Elle essaye de m’exciter pour que je la laisse faire. Petit à petit, je me laisse alors convaincre. Lorsqu’elle me propose de me caresser à son tour, je me couche sur le dos et lui laisse le champ libre.

Anne-Line s’est collée à moi. Elle pose la tête sur mon épaule et me cajole la poitrine comme elle sait si bien le faire pendant que je caresse sa chevelure. Tantôt un sein, puis le ventre, les bras également sont cajolés par elle puis, lentement, par touches successives, elle laisse une main s’égarer dans ma toison. J’ai les jambes serrées. Elle joue un peu dans mes poils puis va caresser mes cuisses. J’en ai des frissons plein le corps. Elle passe d’une jambe à l’autre. Elle essaye de se frayer un passage entre mes cuisses, mais je ne veux pas encore la laisser faire. Elle pose sa main sur ma toison et insinue un doigt curieux vers ma vulve. Je relâche une peu mon étreinte. Son doigt vient d’atteindre l’amorce de mon sexe. Elle me le chatouille, elle le flatte. Mon étreinte se relâche encore un peu. Son doigt glisse doucement sur le sillon de ma vulve. Puis un second doigt tente de se frayer un passage. Mes genoux s’écartent encore. Un troisième doigt puis c’est la main que j’autorise enfin à se poser sur mon sexe qui attend ça depuis si longtemps et qui doit être noyé de mes sécrétions. Anne-Line se fait câline, elle se fait chatte.

— C’est ça, ma chérie, susurre-t-elle. Laisse-toi faire. Tu vas voir comme c’est bon.

— Mais… mais… ce n’est pas normal, de faire ça, bafouillais-je.

— Mais si, voyons. Relaxe! Je vais te faire avoir bon.

— C’est que je n’ai jamais… mentis-je effrontément. Je suis encore vierge, tu sais.

— Tu fais bien de me le dire, Aurore. Je respecterai ta virginité.

— Et toi, Line? Tes es encore vierge?

— Oh là, non! Et depuis quelques années déjà.

La main d’Anne-Line suit les courbes délicates du sillon de ma vulve. Ses doigts me caressent les cuisses, l’aine avant de revenir cajoler cette vulve qui voudrait bien s’ouvrir aux avances amoureuses de cette main baladeuse. Par des petits mouvements répétés entre deux caresses, Anne-Line est arrivée à me faire écarter les jambes suffisamment pour pouvoir s’y placer à genoux. Elle me regarde maintenant droit dans les yeux, un immense sourire aux lèvres. Elle étudie mon corps, son regard passe de mes seins à mon ventre, mon sexe puis revient sur mon visage. Ses mains me caressent en symétrie, chacune faisant ce que l’autre fait de l’autre côté de mon corps offert à ses caresses. Je tends les mains vers la poitrine d’Anne-Line et je lui flatte à mon tour, les seins, le ventre. Mais sa position ne me permet pas d’atteindre une autre partie, pourtant tant désirée par moi, de sa merveilleuse anatomie.

Anne-Line vient de poser ses mains de part et d’autre de mon corps, sur le matelas. Elle fléchit doucement les bras et approche son visage du mien. Elle dépose un baiser sur mon front, sur mon nez. Elle caresse mes joues avec son visage puis ses lèvres descendent dans mon cou vers ma poitrine. Anne-Line titille mes tétons de sa langue chaude et souple. Elle happe l’un d’eux et tette délicatement ce sein qui me fait tressaillir à chacun des mouvements de succion. Elle passe à l’autre sein. Abandonnant un instant le téton, elle ouvre sa bouche en grand et essaye de happer le sein tout entier. Elle y arrive presque, mes seins ne sont pas bien grands. Sa langue dessine le contour de l’aréole, titille le téton, fait monter l’excitation de mes sens. L’autre sein n’est pas abandonné. Lui aussi a droit à sa période de câlineries.

Anne-Line remonte le visage vers ma figure. Elle embrasse mes joues qui doivent certainement être rouge pivoine d’excitation. Elle s’attarde sur la joie droite puis, doucement, elle fait glisser ses lèvres vers les miennes. Je les maintiens serrées. Elle dépose un léger baiser dessus.

— Tu as déjà embrassé une fille? minaude-t-elle à mon oreille.

— Jamais, Line. Sur la joue, oui, mais pas sur la bouche.

— Tu veux essayer?

— Quoi? De s’embrasser sur la bouche?

— Oui, Aurore. Tu veux essayer? Si tu n’aimes pas ou si tu ne veux pas, ce n’est pas grave, tu pourras essayer plus tard, quand tu seras prête.

— Je ne préfère pas, Line. Pas maintenant.

— D’accord. Comme tu veux.

Anne-Line dépose encore un baiser sur mes lèvres qui voudraient bien s’écarter pour accueillir sa langue et pour lui rendre son baiser, mais je m’efforce de suivre la ligne de conduite que je me suis fixée. Ce second baiser est un peu plus soutenu que le premier. Il dure quelques secondes et je sens très nettement la langue d’Anne-Line qui se déplace derrière ses lèvres, mais sans venir au contact des miennes. Anne-Line quitte ma bouche à regret. Elle redescend sur mon torse, flatte à nouveau ma poitrine puis se dirige vers mon ventre qui palpite d’excitation. Elle s’approche maintenant de ma toison dans laquelle elle fait ondoyer sa langue ravageuse. Waouw! Quelle sensation divine. Candy ne m’a jamais fait un tel effet, pensais-je. Du bout de la langue, Anne-Line vient de me touche la sillon de la vulve. Je sursaute.

— Du calme, Aurore.

— Mais que fais-tu Line?

— Du bien. Du bonheur, rien d’autre. Tu verras.

— Mais… ce n’est pas propre soufflais-je peu convaincante.

— Allons, laisse-toi aller. Laisse-moi te mener au bonheur, au plaisir sexuel entre filles. Tu verras, tu ne le regretteras pas.

Je sais déjà quel plaisir peuvent se donner deux files qui se font l’amour, mais je dois continuer à jouer les pimbêches pour exciter Anne-Line avant de lui rendre ce plaisir sexuel qu’elle me distille avec un art si consommé.

La langue d’Anne-Line caresse le sillon de ma vulve de haut en bas puis de bas en haut. Elle suit la base du dôme de ma vulve, me caresse l’aine. Je redresse les genoux, les écarte en grand. J’ouvre une voie royale à l’appétit sexuel de ma partenaire. Anne-Line ne se le fait pas dire deux fois. Sa langue se précipite sur mes grandes lèvres. Sa bouche vorace vient d’englober toute ma vulve. La chaleur de sa bouche sur ma vulve me fait déjà jouir une première fois. Pendant que sa bouche enveloppe ma vulve, sa langue me caresse le sillon puis, par petites touches, elle se fraie un passage vers l’intérieur. La langue parcourt maintenant l’intérieur de mes grandes lèvres et récolte mes secrétions sexuelles qu’Anne-Line avale avec gourmandise.

Anne-Line s’est allongée entre mes jambes écartées impudiquement. Elle pose ses coudes sur matelas puis, de ses doigts soyeux, elle écarte mes grandes lèvres. Elle pose un baiser dans ma chatte toute grande ouverte à ses attentions. Je crois que je délire. Ma tête est remplie d’étoiles multicolores. Je jouis une fois, et encore, et encore. Anne-Line se régale et boit mes marques de plaisir charnel. Mais elle ne semble pas vouloir s’en lasser. Anne-Line, qui m’a déjà poussée à cinq ou six orgasmes, en veut encore. Sa langue part à la recherche de mon clitoris. Il n’est pas bien grand et elle doit redoubler d’attention pour le repérer, calfeutré dans sa gangue de chair torride. Elle l’attrape entre ses lèvres et parvient à le décalotter sans problème. Pinçant l’extrémité entre ses dents, Anne-Line entreprend de me masturber le clitoris délicieusement. Par des mouvement de succion et de relâchements successifs, elle l’excite, le masturbe, me porte aux nues. À plusieurs reprises, je jouis sous sa bouche vorace et experte.

Je n’en puis plus. Je m’étouffe littéralement sous ses assauts répétés. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine douloureuse de tout ce plaisir qui m’est donné. Ma respiration est un souffle incessant qui ne me permet pourtant pas de prendre l’air dont j’ai besoin. La tête me tourne, tous mes sens chavirent. Je ne sais plus où je suis, qui je suis. Je délire, je crie mon plaisir, je hurle mon bonheur, je crache ma jouissance au visage de mon initiatrice. Enfin, Anne-Line ralentit ses caresses. Ses dents relâchent le bout tuméfié de mon clitoris. Sa langue s’est faite sensuelle, lascive. Elle caresse avec une douceur extrême cet organe sexuel qu’elle vient de chambouler. Peu à peu, sous les ondoiements de cette langue experte, je reprends mes esprits. Progressivement, je refais surface.

Abandonnant mon sexe, Anne-Line vient s’allonger à côté de moi et me caresse à nouveau le corps pour l’apaiser, comme pour le remercier de s’être laissé faire, pour le remercier d’avoir accepté ses avances, de lui avoir offert ses marques aqueuses de plaisir charnel. Anne-Line se serre contre moi. Elle tourne la tête dans ma direction. Je lui souris, le regard plein de tendresse et du bonheur qu’elle vient de me donner. Elle approche à nouveau ses lèvres des miennes. Elle pose un baiser léger dessus. Sa langue glisse délicieusement sur les lèvres qui s’écartent légèrement. La langue s’insinue entre mes lèvres et me caresse les dents. Je les desserre enfin et la laisse pénétrer dans mon corps. Nos langues s’enroulent, se déroulent, se pourchassent dans nos deux bouches, alternativement. J’empoigne Anne-Line dans mes deux bras et la serre fortement contre moi dans un baiser fougueux qui ne veut pas se terminer. Je goûte à mes propres secrétions dont sa bouche en conserve encore les traces. Lorsque enfin nos bouches se séparent, Anne-Line peut reprendre son souffle un instant coupé par ma fougue. Nous nous sourions, les larmes aux yeux du plaisir que nous venons de nous donner.

— Alors, Aurore. Ça t’a plu, il me semble?

— Oh la la oui, au-delà de toutes mes attentes. Je ne m’imaginais pas un tel plaisir.

— On recommencera, alors?

— Quoi? Maintenant? demandais-je abasourdie.

— Mais non, bien entendu, Aurore. Pas tout de suite. Plus tard, aujourd’hui, demain.

— Mais toi, tu n’as rien eu. Tu veux que j’essaye?

— Quoi? Tu veux me faire l’amour, toi aussi? demande Anne-Line, complètement désarçonnée par ce qu’elle vient d’entendre.

— Ben oui. Pourquoi? Tu ne veux pas?

— Ce n’est pas ça, bien au contraire. Mais comme c’est la première fois que tu as une relation avec une fille, je croyais que tu ne voudrais pas le faire.

— Mais si toi tu le fais, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas non plus.

— Moi, je suis entièrement d’accord et je n’en attendais pas tant de toi la première fois.

— Tu veux bien? Je peux, alors?

— Oh oui Aurore. Fais de moi ce que tu veux. Je serai ton esclave, ta chose sexuelle. Quoique tu fasses, je l’accepterai. Et s’il y a des choses que tu ne veux pas faire maintenant, ce n’est pas grave.

— Pas faire des choses? Comme quoi? demandais-je.

— Je ne sais pas, rétorque Anne-Line. Si tu ne veux pas lécher mon sexe, ce n’est pas grave. On pourra essayer une autre fois. Tu y arriveras plus tard.

— Ah. D’accord. Alors mets-toi sur le dos. C’est à moi de m’amuser maintenant.

Avec toute la douceur dont je suis capable, je distribue mes caresses sur corps de déesse. J’y mets tout mon cœur, toute mon ardeur. Je câline Anne-Line avec un art que j’ai appris avec Candy et elle. Pas une leçon ne m’a échappé et Anne-Line ne tarde pas à se contorsionner sous mes mains devenues expertes en attouchements lesbiens. J’approche les mains de sa toison. Ses jambes sont encore l’une contre l’autre. Mais alors que je commence à prodiguer mes caresses à ses cuisses, Anne-Line m’interrompt.

— Attends Aurore. Viens. Couche-toi à côté de moi… Non, pas comme ça, mets ta tête sur ma jambe et place tes pieds du côté de ma tête, je pourrai ainsi te caresser un peu aussi.

— D’accord Line. Comme ça?

— Oui. C’est bien. Tu peux poser ta tête sur ma cuisse. Oui, comme ça.

— C’est bien. Ainsi, je pourrai voir ce que tu me fais en même temps.

Ainsi installée, j’ai une vue imprenable sur son bas-ventre et l’amorce de son sexe. Je reprends mes caresses un instant interrompues. Je joue dans sa douce toison. Posant une main sur sa cuisse, j’entreprends d’insinuer un doigt vers son sexe en feu. Anne-Line ne se fait pas prier et elle écarte immédiatement les jambes légèrement pour me permettre une approche plus aisée. Je glisse un doigt, puis un second sur ses grandes lèvres déjà bien humides des plaisirs qu’elle m’a donnés. Mes câlineries incitent Anne-Line à écarter plus largement ses jambes. Sa toison légère descend assez bas vers son sexe. Sa vulve est bien plus grosse que la mienne, me dis-je, surprise par le spectacle qui m’est offert là. Ses grandes lèvres font comme deux rideaux froncés posés de chaque côté d’un sillon à peine fermé qui laisse entrevoir l’intérieur de son antre d’amour. Je distingue nettement l’extrémité de son clitoris qui sort des petites lèvres. C’est amusant comme il ressemble au pénis d’un garçon, il en a la même forme cylindrique avec une tête en forme de chapeau. Il a une belle couleur rose foncé et est tout luisant.

Je reprends mes caresses. Je tâte les grandes lèvres dont la texture m’intrigue un peu. Les deux sexes féminins que j’ai déjà vus par le passé, le mien et celui de Candy sont des petits et délicats dômes fermés par un sillon. Les grandes lèvres ne sont pas visibles. Or ici, c’est tout le contraire. Je tiraille les rideaux de chair brûlante et humide. Je les caresse sans cesse. Le clitoris qui se tend vers moi m’appelle. Délicatement, je le prends entre mes doigts et commence à le masturber. Il fait bien trois centimètres de long. Il reste hors de petites lèvres qui n’arrivent pas à le cacher. Pendant que je joue avec, il a encore un peu grandi et sa tête a pris une teinte violacée. Je sens le cœur d’Anne-Line palpiter dedans. Quelle curieuse mais enivrante sensation. À plusieurs reprises, Anne-Line a un orgasme et elle m’inonde la main généreusement. Par trois fois, je récolte ses secrétions et les porte à ma bouche. Je m’en délecte sans en être rassasiée.

— C’est bien, ma chérie, susurre Anne-Line dans un souffle. Mais tu peux pénétrer mon vagin, je ne suis plus vierge.

— Comment dois-je faire, demandais-je?

— Attends, je vais te montrer.

Anne-Line abandonne un moment mon corps qu’elle n’a pas cessé de cajoler pendant mes assauts sexuels. Elle pose sa main sur la mienne. Elle guide mes doigts dans sa vulve jusqu’à l’entrée de son vagin.

— Tu sens ce bourrelet, ici?

— Oui, très bien. Je peux même le voir quand tu écartes les grandes lèvres.

— Et bien c’est ça l’entrée du vagin. Tu n’as qu’à pousser un doigt dedans et tu verras.

Délicatement, je pose un doigt sur le sphincter. J’en fais le tour. Il dégouline de plaisir. Hésitante, je pousse légèrement mon doigt. En son centre. Il n’a a pratiquement pas de résistance. Mon doigt pénètre grassement à l’intérieur du corps surchauffé d’Anne-Line.

— Tu… tu… tu vois, bégaie Anne-Line, tu y es arrivée. Vas-y continue, fais entrer puis sortir ton doigt.

— Comme ça? demandais-je en suivant ses directives.

— Oui. C’est parfait… Encore… Continue.

Mon doigt, soudain, est recouvert d’une vague de secrétions. Je sens que le vagin d’Anne-Line se resserre sur mon doigt caressant. Il palpite au gré des spasmes provoqués par les orgasmes d’Anne-Line. Je porte mon doigt à ma bouche à de très nombreuses reprises pour déguster le plaisir d’Anne-Line. Anne-Line pose sa main sur la mienne et la maintient en place, mon doigt toujours enfoncé jusqu’à la garde dans son corps. Avec le pouce, je titille son clitoris provoquant des soubresauts à son ventre. Anne-Line apprécie, elle rit de bon cœur. Je ralentis quelque pue mes caresses tout en restant en elle, comme elle le souhaite. Je replie puis déplie doucement mon doigt pour lui flatter l’intérieur vaginal.

— Tu sais ce que c’est le «fisting»? me demande Anne-Line.

— Je ne vois pas trop, répondis-je surprise pas la question et le terme employé. En anglais, «To fist», c’est remplir.

— Oui, c’est ça.

— Je ne vois toujours pas où tu veux en venir.

— Et bien, c’est pratique sexuelle qui consiste à introduire des objets dans le vagin pour provoquer des orgasmes.

— Des objets? demandais-je interloquée.

— Oui, des fruits, des légumes, des outils, vibromasseurs, reproductions de pénis, etc.

— Ooooh! Et tu as déjà fait ça?

— Mais oui. C’est d’ailleurs pour ça que je ne suis plus vierge. J’ai commencé quand j’étais un peu plus jeune. J’avais vu des photos pornographiques où des filles poussaient des fruits et des légumes dans leur sexe. J’ai essayé avec une banane. Ça m’a fait mal la première fois, quand j’ai déchiré mon pucelage, mais après, comme j’ai pris mon pied.

— Ça doit faire mal avec une banane?

— Pourquoi?

— Je ne sais pas, la peau, la mouche au bout de la banane.

— Il faut faire un peu attention, sinon, ça va. C’est extra… surtout quand tu manges la banane après, jubile Anne-Line.

— Tu veux que j’introduise un fruit dans ta chatte? demandais-je surprise.

— Mais non. Je vais plutôt te montrer autre chose que je fais de temps en temps.

Je suis franchement intriguée par tant de perversité. Et si c’est la première fois qu’Anne-Line fait l’amour avec moi, elle donne l’impression de vouloir rattraper son retard. Elle fonce à la vitesse grand vé.

— Dans une autre de ces revues pornographiques, j’ai vu une fille qui s’enfilait toute la main dans le sexe.

— Comment toute la main? demandais-je surprise.

— Oui, toute sa main disparaissait dans son vagin.

— Mais il n’y a pas assez de place, là dedans! rétorquais-je.

— Je le croyais aussi puis j’ai un peu réfléchi. Quand une femme accouche, la tête du bébé passe bien par l’entrée du vagin et comme cette petite tête est pratiquement aussi grosse que mon poing, alors la main doit pouvoir y entrer.

— Et… et alors? Tu as essayé? Ça marche?

— Et oui, jubile Anne-Line. Ça marche, et même très bien. Quand je le fais, j’ai des orgasmes terribles.

Ouf! J’en reste baba. Anne-Line que me semblait une fille si réservée me révèle ses faces cachées les plus secrètes. Sa perversité ne semble pas avoir de limite. Moi qui croyais connaître pas mal de choses au sujet des amours lesbiennes, je m’aperçois que je suis encore loin, mais très loin alors, de ce qu’Anne-Line peut m’apprendre.

— Tu veux essayer Aurore?

— Mais moi je suis encore vierge! rétorquais-je à Anne-Line.

— Oui, oui. Je sais. Pas sur toi, sur moi.

— Mais… je ne sais pas ce qu’il faut faire.

— Ne t’inquiète pas, je te guiderai. Tu n’auras qu’à suivre mes instructions.

— Euh… euh… je veux bien essayer, répondis-je timidement.

Anne-Line se recouche sur le dos. Elle maintient toujours ma main sur son sexe avec mon doigt à l’intérieur du vagin. Je transpire de tous les pores de la peau. Je tremble de tous mes membres face à cet inconnu qui m’excite et me terrifie à la fois. Anne-Line libère ma main.

— Tu vas recommencer à me branler le vagin. Tu pousses bien ton doigt le plus loin possible. Oui… continue comme ça… encore… Maintenant mets un deuxième doigt et continue.

Je suis ses directives à la lettre. Anne-Line a tôt fait de recommencer à se trémousser sous mes caresses vaginales. Un troisième puis un quatrième doigt sont introduits dans son vagin dégoulinant. Seul mon pouce est encore à l’extérieur et se consacre à la masturbation du clitoris.

— Maintenant, tu vas regrouper tes doigts en rapprochant les bouts l’un contre l’autre. Tu serres tes doigts le plus possible. Oui. Comme ça. C’est parfait. Maintenant, tu n’as plus qu’à essayer, tout doucement tout de même, à les faire pénétrer dans ma chatte.

Je pose la main à l’entrée du vagin, mais j’hésite à l’y enfoncer.

— Tu peux y aller, supplie Anne-Line.

Et elle me prend la main et lui imprime de lents mouvements de va-et-vient en pénétrant de plus en plus profondément à l’intérieur de son corps. La pression des parois vaginales sur ma main est très forte mais les flots de secrétions qu’Anne-Line verse permettent un glissement presque sans effort. Quelques minutes de masturbation et voici, à ma grande surprise, que ma main disparaît entièrement à l’intérieur du vagin qui se referme immédiatement sur mon poignet. Je ne quitte pas ce sexe des yeux. Je n’en reviens pas que ce soit possible.

— Maintenant, halète Anne-Line, tu peux détendre tes doigts et faire bouger ta main dedans. Oui, comme ça. Ne la fais pas trop sortir. Comme ça. C’est parfait. Tu sens le fond avec tes doigts.

— Oui. C’est curieux. On dirait qu’il y a comme des petits bourrelets à l’intérieur. Et puis ça serre bien fort ma main.

— Tu aimes?

— C’est surprenant, Anne-Line, mais très agréable comme sensation. Je sens battre ton cœur à l’intérieur. C’est chaud. C’est tout mouillé.

— Continue, caresse-moi à l’intérieur. Oui… Comme ça… C’est super!

Et Anne-Line se paye encore quelques orgasmes de première.

— Maintenant, ordonne Anne-Line, tu vas chercher l’entrée de la matrice. Vas-y. Cherche. Oui. Là. Tu y es. Essaye d’y introduire un doigt.

— Ça ne va pas. C’est trop serré, constatais-je.

— Mais si, pousse un peu, ça va s’ouvrir.

J’insiste et comme l’a promis Anne-Line, je parviens à y faire pénétrer mon doigt. L’entrée est bien plus ferme et serrante que celle du vagin. Le muscle est bien plus puissant mais quel pied je prends là. Pendant que je fourrage la chatte de mon amie, celle-ci a repris ses caresses et ensemble, nous avons encore plusieurs orgasmes. Rompues, mais combien heureuses, nous nous abandonnons nos corps comblés. Nous nous embrassons longuement avant de sombrer dans un profond sommeil réparateur.

— Bonne nuit, ma chérie.

— Bonne nuit Line.

— Alors, heureuse?

— Oh là! Au-delà de tout ce que je pouvais imaginer.

— Et toi? Tu as eu ce que tu voulais? J’ai été bien?

— Mais ma chérie, tu as été parfaite.

— Bonne nuit. À demain.

— Bonne nuit.

À suivre...