Une histoire à découvrir
Au pays de Candy (7)
«Je vous en supplie, le filles, ne faites pas comme moi. Prenez le bonheur à bras le corps quand il se présente et vivez votre amour pleinement sans vous occuper des autres.»
Madame de Belair
Il y a maintenant une semaine que nous nous sommes retrouvées, grâce à cette si charmante et si âgée Dame Cunégonde de Belair. En cette soirée pluvieuse, Cunégonde veut nous raconter un peu de sa vie.
Elle nous apprend qu’elle a connu également bien des désillusions amoureuses avant d’être mariée, de force, à un riche héritier d’une très ancienne famille belge. Elle a même hérité un titre de noblesse. Normalement, on devrait l’appeler Madame la Baronne Cunégonde de Belair. Mais elle n’aime pas ce genre de civilités. Et ce n’est qu’à l’occasion de festivités officielles auxquelles elle est conviée qu’elle arbore son titre.
Dans sa jeunesse, Cunégonde nous apprend qu’elle est tombée follement amoureuse d’une élève de son école. Mais à cette époque, une telle chose était totalement impensable, absolument inimaginable. Même si elles se sont fréquentées encore quelques années, les tabous, les interdits, le danger d’une telle relation a fini pas les séparer. Elle a vécu avec ce chagrin toute sa vie et elle a accepté un mariage forcé sur ordres de sa famille et probablement par intérêt pécuniaire de son père. Elle a vécu avec son mari comme une femme doit le faire. Son mari a toujours été très attentionné envers elle mais ils n’ont pas réussi à avoir d’enfant.
Elle nous demande de lui raconter comment nous en sommes arrivées à nous aimer. Et surtout ce que nous comptons faire de notre avenir. Force est de constater qu’avec la famille de Candy, ce n’est vraiment pas la gloire quant à la mienne, elle ignore encore tout de Candy et de moi, je n’en ai encore jamais osé leur en parler.
— C’est dommage, constate Cunégonde. Je crois que tu aurais dû leur dire quand Candy a si subitement disparu et que tu as été si malheureuse. Je pense, d’après ce que tu m’en as dit, que tes parents t’auraient certainement aidée. Mais ce qui est fait, est fait. Maintenant il faut voir l’avenir.
La soirée est bien avancée lorsque nous terminons notre récit. Cunégonde a pris quelques notes dont les adresses de nos familles ainsi que les numéros de téléphone. Elle une idée derrière la tête, nous en sommes certaines, mais elle ne veut rien révéler encore. Il nous faut bien respecter son choix.
Les semaines s’égrènent vers la réussite de nos études. Par respect pour Andrée, nous avons conservé nos chambres particulières mais nous nous accordons de nombreux moment à deux durant les absences répétées de Cunégonde.
Aujourd’hui, Cunégonde doit s’absenter pour le week-end. Elle fait assez souvent cela. Elle participe à des actions humanitaires ainsi qu’à des activités caritatives, ce qui explique ses disparitions momentanées.
— Dites, les filles, vous voulez bien me faire un petit plaisir?
— Mais bien entendu, Cunégonde, répondons-nous en cœur.
— Voilà. Puisque vous vous aimez, pourquoi continuez-vous à dormir dans deux chambres séparées? La tienne Aurore est grande assez pour vous deux. Et le lit est un lit pour deux personnes. Ainsi, l’autre chambre pourra vous servir de bureau. Qu’en dites-vous?
Le rouge aux joues, nous ne pouvons qu’accepter la proposition.
— Si tu insistes, accepte Candy.
— Allez, ne faites pas les mijaurées, je sais ce que c’est l’amour. À notre époque, vous avez la chance de pourvoir le vivre au vu et au su de tout le monde. Ne vous en privez pas. Vivez votre vie.
— Merci, Cunégonde.
— Et bien, qu’attendez-vous? Allez préparer votre chambre ordonne-t-elle souriante et complice.
Nous embrassons Cunégonde et nous précipitons pour organiser notre future vie.
— Demain matin, je dois prendre le train de cinq heures, annonce Cunégonde. Alors excusez-moi, mais je vais me coucher. Je ne veux pas que vous vous leviez pour m’accompagner non plus. Je suis grande assez. Je rentrerais lundi dans la matinée, je pense.
— D’accord Cunégonde, dis-je. Bonne nuit.
— En attendant, nous allons faire la vaisselle et préparer le café pour toi demain matin.
— D’accord. Merci les filles. Bonne nuit à vous surtout… et cessez donc de me dire merci à tout bout de champ.
— D’accord, merci Cunégonde s’exclame en rigolant Candy.
— Une dernière chose.
— Oui? Quoi donc? demande Candy.
— Je vous en supplie, le filles, ne faites pas comme moi. Prenez le bonheur à bras le corps quand il se présente. Vous vous aimez? Alors vivez le, cet amour si merveilleux. Pensez-y.
Et Cunégonde rejoint sa chambre nous laissant réfléchir à sa supplique.
Il est quatre heures du matin quand Cunégonde se lève. Elle passe devant notre chambre. Je ne ferme pas la porte et elle peut nous voir dans l’entrebâillement, toutes les deux, enlacées, profondément endormies l’une contre l’autre. Elle sourit, va prendre son déjeuner et s’éclipse en silence non sans être venue nous embrasser. Je ne dormais pas, mais je faisais semblant pour respecter son souhait. Et puis, j’ai eu cette impression fugace que de nous voir ainsi, si heureuses, Cunégonde devait être également comblée même si elle devait nous envier un peu quelque part. Elle a l’air d’avoir rajeuni d’une dizaine d’années.
Je reste au lit et je me rendors.
C’est Candy qui se chargera de me réveiller. Il est près de dix heures du matin. S’étant éveillée, elle s’est levée et a préparé le café. Je sens sa délicieuse odeur. Puis elle est revenue dans la chambre. Candy s’est accroupie à côté du lit, de mon côté et me regarde dormir de longues minutes. Maintenant que nous sommes seules, on va pouvoir reprendre nos ébats amoureux.
Doucement, elle passe une main sous les draps. De ses doigts agiles, elle entreprend de détacher les boutons de ma veste dont elle fait glisser les pans ainsi libérés sur mes flancs. Sa main, ses doigts dessinent chacune des courbes de mes seins. Comme elle le faisait par le passé, délicatement, souplement. Elle suit le galbe de ma poitrine, excite mes tétons qui réagissent instantanément. Elle dessine le contour de mes aréoles. Ses doigts glissent entre mes seins. Elle pose maintenant la main sur mon sein et le palpe avec délicatesse. Elle glisse dans le vallon entre mes seins pour rejoindre l’autre globe de chair qu’elle palpe à son tour.
Candy avance son autre main sous le drap. Elle vient me caresser la jambe. Doucement, elle me cajole puis peu à peu, elle fait glisser sa main entre mes cuisses encore serrées. Elle remonte doucement vers la ceinture et détache le bouton. Elle glisse sa main dans l’ouverture. C’est à ce moment que je m’éveille complètement. Je n’ouvre pourtant pas les yeux. Je profite du moment, encore un peu. Candy pose la main sur ma toison et me caresse le pubis avec les doigts. Son autre main continue à câliner ma poitrine. Un doigt glisse doucement vers ma vulve dont il touche le sillon. Il se fraie un passage entre mes cuisses. Pour se faciliter le travail, Candy abandonne un instant ses caresses amoureuses pour soulever et écarter ma jambe. Je continue à simuler le sommeil tout en grommelant un instant. Candy s’immobilise. Je ne réagis plus. Elle peut reprendre ses caresses.
Elle se lève au lieu de reprendre ses caresses. Ayant fait le tour du lit, elle fait glisser les couvertures vers le pied du lit découvrant mon corps, ma poitrine qu’elle vient de dégager. Elle me regarde un instant. J’attends la suite. Candy se déshabille puis, nue, elle vient s’allonger contre moi. Elle pose une main à nouveau sur ma toison et elle reprend ses caresses. Elle a maintenant la place pour faire glisser sa main sur ma vulve. Elle ne s’en prive pas et avec un doigt, elle me flatte le sillon. Il glisse entre les grandes lèvres humides. Subitement, je tourne la tête en direction de Candy et l’embrasse fougueusement. Elle abandonne un moment mon sexe et nous nous enlaçons dans un baiser interminable. C’est à un véritable ballet que nos langues se livrent dans nos bouches affamées. Nos souffles se mêlent dans un échange de salives enflammé.
— Bonjour ma chérie, susurre Candy à mon oreille. Je t’aime.
— Je t’aime, ma puce... Mmmmm! Que c’est bon de s’éveiller de la sorte.
— Si tu veux, je le ferai tous les jours.
— Là, tu me combles, ma puce.
— Et si on rattrapait le temps perdu? Allez, enlève ça, demande Candy en tiraillant sur ma veste de pyjama.
Je fais voler prestement la veste à l’autre bout de la chambre. Candy se jette dans mes bras pour un long et langoureux baiser. Elle me caresse le dos, les cheveux puis me fait étendre sur le dos. Elle reprend ses caresses sur ma poitrine. Elle accompagne ses mains de sa bouche et couvre mon corps de mille et un baisers. Ses caresses descendent vers mon ventre. Son sourire s’égare dans ma toison qu’elle parcourre de sa lange avant de venir lécher l’amorce du sillon de ma vulve. Elle fait glisser sa langue sur ma vulve puis empoigne mon pantalon qu’elle fait glisser sur mes chevilles. Elle jette l’habit sur le sol. Mes jambes sont posées sur ses épaules. Elle passe les mains sur l’arrière de mes jambes. Elle me les caresse en tous sens. Quand elle passe ses doigts de fée sur le bas de mes fesses, j’en ai la tête qui me tourne. Elle glisse un doigt entre mes fesses, le fait remonter lentement vers l’avant. Ce faisant, elle flatte mon anus qui se rétracte brusquement. Le doigt continue sa progression. Il est sur le sillon de ma vulve. Il pousse un peu et pénètre mon corps. Il glisse onctueusement à l’intérieur de ma vulve inondée de plaisir. C’est maintenant au clitoris qu’il se consacre. Un second doigt le rejoint. Ils me masturbent l’organe avec un talent consommé. Je jouis plusieurs fois sous les savantes caresse de Candy qui a dû pas mal gamberger durant notre séparation.
Elle dépose de multiples baisers sur mes cuisses tout en descendant la tête vers mon entrejambe. Candy s’accroupit et s’assied sur ses talons. Elle s’avance un peu vers moi, soulève mon derrière et le pose sur ses cuisses. Mes genoux sont sur ses épaules, les pieds pendant dans son dos. Elle a une vue imprenable sur ma vulve en feu. Candy passe ses bras autour de mes cuisses écartées et vient me titille la vulve. Elle me caresser les grandes lèvres. J’ai le souffle court. La tête me tourne. Bon cœur bat la chamade et tambourine dans ma tête. Mon sexe est en ébullition.
Candy recommence à embrasser mes cuisses. Ses doigts se sont insinués entre mes grandes lèvres et ouvrent en grand ma vulve. Elle plonge la tête et sa langue me câline divinement. Les lèvres de Candy viennent de se poser dans mon sexe. Sa langue le caresse sans cesse. Elle titille l’entrée de mon vagin, de longues minutes puis, de ses lèvres gourmandes, Candy enveloppe les petites lèvres et entreprend de faire sortir mon clitoris de sa cachette. Elle l’attrape entre les dents, délicatement. Avec les lèvres, elle repousse mes petites lèvres pour sortir le clitoris le plus possible de son fourreau. Elle le masturbe en le suçant. Candy m’envoie une dizaine de fois au paradis des lesbiennes. Elle me lèche, me suce le sexe longtemps, encore et encore. Un moment rassasiée, je lui fais comprendre qu’elle doit me laisser reprendre mon souffle. J’attire sa tête vers moi et nous nous embrassons interminablement.
— Tu sais, soufflais-je à son oreille, je suis encore vierge.
— Ah. Tu fais bien de me le dire, répond Candy dans un souffle. Mais moi, je ne le suis plus. Il y a déjà longtemps que je mets des tampons menstruels alors ma virginité… envolée.
— Je pense encore à ce qu’a dit Cunégonde.
— Quoi donc? demande Candy. Elle a dit tant de chose.
— Que nous devons vivre notre vie, notre amour, et saisir la chance que nous avons.
— Oui, bien entendu. Je suis d’accord. Mais où veux-tu en venir?
— Ben voilà. Quand nous aurons terminé nos études, si nous nous mettions en ménage et ouvrions un cabinet à nous deux. Ce ne serait pas super? Et on n’engagera que des filles!
— Là, ma chérie, tu me souffles! Je n’osais pas te le proposer maintenant, mais je suis entièrement d’accord avec toi. Il faut faire ça.
— Oui, jubilais-je. Et si les gens de chez nous ne nous acceptent pas, tant pis pour eux. Nous nous installerons dans une grande ville.
— D’accord. Nous en parlerons avec Cunégonde quand elle rentrera.
Tout en parlant, Candy avait continué de me prodiguer ses caresses, entretenant mon excitation à un niveau me permettant tout juste de penser et de balbutier quelques mots. Notre accord scellé, elle accélère le mouvement et amplifie mon excitation. J’ai encore un orgasme.
— Ma puce, susurrais-je, câline, à l’oreille de Candy. Je voudrais une chose très important pour moi.
— Quoi donc, ma chérie.
— Je voudrais te faire un cadeau vraiment unique.
— Mais, ma chérie, je t’ai, toi, et ça c’est le plus merveilleux cadeau qui soit.
— Oui, oui. Mais il y a encore mieux. Je veux te donner ma virginité.
— Ma chérie… ma puce… mon amour… je… tu…
— Je t’aime Candy. Je veux que tu sois la première, la seule qui puisse m’aimer.
— Mon amour, je ne sais quoi dire. Tu me combles. Je t’aime.
— Je t’aime Candy, mon amour. Je t’ai. Prends-moi. Je t’en supplie.
Candy reprend ses caresses un instant. Je la pousse sur le côté. C’est à mon tour de la câliner un peu. Mes mains partent à l’assaut de son corps, ce merveilleux corps qui s’est réveillé à l’amour sous mes caresses. Ce corps si beau dont je ne parviens pas à me séparer. Mes mains flattent tour à tour sa poitrine, son ventre. Quand je m’approche de son sexe, je me couche, tête-bêche. Je pose la tête sur sa cuisse. Elle écarte l’autre jambe. Je lui caresse le sexe. Je lui masturbe le clitoris. Après lui avoir provoqué plusieurs orgasmes, j’approche mon visage de sa vulve et je vais, à mon tour, goûter son fruit d’amour. Je me délecte de son nectar. Candy jouit à de multiples reprises. Quand je décide de calmer mes ardeurs amoureuses et son excitation, Candy reprend ses caresses. Elle flatte mes cuisses puis se consacre à nouveau à ma vulve. Elle glisse ses doigts le long de la fente puis pénètre entre mes grandes lèvres. Elle caresse ce sexe qui s’offre à elle. Son doigt vient titiller l’entrée de mon vagin. Je serre les cuisses. J’ai peur. Je redoute le mal. Candy se tourne. Elle s’allonge contre moi et m’embrasse longuement. Sa main se fraie un chemin entre mes cuisses et ses doigts pénètrent à nouveau dans ma vulve.
— Détends-toi, souffle-t-elle à mon oreille. Ça fait un peu mal au début. Mais après, tu verras. C’est sans commune mesure avec ce que tu as connu jusqu’à présent.
— D’accord, ma puce. Vas-y. Prends-moi. Je te désire. Je te veux. Vas-y.
Au moment où je la supplie pour la dernière fois, Candy pousse un doigt à l’intérieur de mon vagin. Elle déchire l’hymen. Je laisse échapper un cri de douleur. Mais c’est bien moins douloureux que je me l’imaginais. Candy s’est arrêtée un instant. Elle pousse son doigt un peu plus en avant. Peu à peu, elle pénètre au plus profond de moi. La douleur fait place à une excitation nouvelle. J’ai l’impression que tout mon ventre entre en ébullition. Candy fait aller et venir, lentement, doucement, son doigt dans mon vagin. Elle le caresse, délicatement et éveille le plaisir qui sommeille encore en moi. Je sens mes secrétions couler sur mes cuisses. Les mouvements de va-et-vient de Candy provoquent, dans mon sexe dégoulinant de plaisir, des bruits de succion qui amplifient mon excitation. Un restant de douleur ne me permet pas d’atteindre l’orgasme, mais Candy sait y faire. Peu à peu, elle accélère ses mouvements dans mon sexe. Elle m’embrasse à m’en étouffer. Son pouce vient titiller mon clitoris. Soudain, un flot de plaisir charnel me submerge. J’inonde la main de Candy. Je crie, je hurle ma jouissance. Je jouis encore et encore. Deux, cinq, dix fois, Candy me porte aux nues. Envolée la douleur de la défloration, oubliée l’angoisse, place au plaisir, vive l’Amour.
— Candy, mon Amour, je t’aime tant!
— Je t’aime, ma chérie, je t’aime à en mourir.
Exténuée, rompue, je serre les cuisses pour indiquer à Candy que j’en ai eu assez. Elle ralentit ses mouvements mais elle maintient son doigt dans ce vagin qu’elle vient de déflorer. Elle le fait bouger tout doucement. Elle le caresse me faisant découvrir des tonnes de plaisir. Lentement, elle retire son doigt. Elle me caresse la vulve martyrisée si délicieusement avant de se retirer complètement. C’est dans un long baiser que nous sombrons dans un sommeil réparateur.
Deux heures se sont passées. Candy vient de se réveiller. Elle m’embrasse et me caresse les seins pour me réveiller.
— Allez, debout, fainéante.
— Voilà, j’arrive. Merci, c’était vraiment super.
— Merci à toi, mon amour pour le cadeau que tu viens de me faire. Je t’aime tant.
— Merci à toi, ma puce. Je t’aime.
Candy se lève pour aller prendre une douche bien nécessaire. Je me lève à mon tour. Une gêne entre les cuisses m’arrache un petit cri de douleur. Sur les draps, une petite tache de sang témoigne du cadeau que j’ai fait à mon amour. Le sang qui a coagulé sur les cuisses me tiraille les poils. Je rejoins Candy sous la douche.
— Attends, je vais te laver, lui proposais-je.
Elle accepte sans hésiter puis à son tour, elle savonne mon corps endolori. Quand vient le tour de mon sexe d’être lavé par elle, elle abandonne le gant de toilette. Elle enduit ses doigts de crème apaisante et vient me laver la vulve. Elle pousse deux doigts à l’intérieur et caresse l’entrée du vagin qu’elle a été la première à explorer. Elle me caresse doucement, délicatement. Elle sent bien que je suis contractée.
— Détends-toi. Je ne vais rien faire. Elle doit se reposer un peu, ta chatte. Demain peut-être, si tu veux. Mais si je dois attendre deux ou trois jours, pas de problème. C’est normal quand on a mal.
— Merci ma puce. Merci. Je t’aime.
Nous nous embrassons sous l’eau bouillante et apaisante.
Le reste de la journée sera mis à profit pour mettre au point les détails de base de notre future union.
Lundi, nous sommes à l’université quand Cunégonde rentre de son voyage. Nous lui avons laissé l’horaire de nos cours comme ça, si elle doit nous appeler, elle peut le faire à l’intercours. Un SMS arrive sur mon téléphone: «Bonjour les filles. Je suis rentrée. Bisous. Cunégonde.» J’en informe immédiatement Candy.
Toutes excitées, nous nous précipitons chez Cunégonde à la fin de nos cours. Nous sommes curieuses de savoir comment son weekend s’est déroulé. Mais elle n’est pas là. Elle a mis un mot sur la table nous fixant un rendez-vous dans ce même restaurant qui a fêté nos retrouvailles. Candy et moi prenons une douche et enfilons des vêtements de circonstance, aux couleurs plus gaies et la coupe plus aérée que ceux que nous mettons pour aller aux cours. Nous ne portons pas d’habits accrocheurs pour aller à l’école. Notre but premier est d’être plus à l’aise pour travailler mais également pour éviter la drague des garçons qui sont rebutés par nos tenues ringardes.
Le restaurant est fermé. Il y a un panneau indiquant les jours d’ouverture. Le lundi est leur unique jour de fermeture. Nous doutons du rendez-vous fixé par Cunégonde. Candy appelle Cunégonde sur son téléphone portable. Candy termine former le numéro de téléphone. J’entends sonner à l’intérieur du restaurant. Nous nous regardons, interrogatives. Soudain, une clef tourne dans la serrure.
— Papa! m’exclamais-je abasourdie. Mais que fais-tu là?
— C’est comme ça que tu dis bonjour? demande-t-il en riant.
— Mais… mais… tu… je…
Un autre cri: "SURPRISE!!!"
Les lumières du restaurant viennent de s’allumer. Toute ma famille est là et applaudit à tout rompre. Je fonds en larmes en me jetant dans les bras de mes parents.
— Mais comment… ?
— C’est madame de Belair qui nous a contacté, explique maman entre deux sanglots. Elle nous a un peu expliqué vos retrouvailles et votre histoire.
Candy est saluée avec la même fougue par mes parents.
Un nouveau cri: "SURPRISE!!!"
Nous sursautons une seconde fois.
— Maman, papa! s’exclame à son tour Candy. Mais comment?
Et elle se jette à leur cou. Ses parents la congratulent, l’embrasse. Ils m’embrassent à mon tour. Nous voyons sortir de l’ombre, Cunégonde, les bras chargés de fleurs. Elle nous offre un bouquet à chacune de nous deux puis nous invite à prendre place à table. Cunégonde a loué tout le restaurant pour célébrer nos retrouvailles. Elle a réussi à retrouver mes parents et surtout à les convaincre de nous rejoindre. Au cours de ce weekend, elle a su trouver les mots qu’il faut pour que nos parents acceptent enfin notre situation.
Parvenue à réconcilier nos deux familles, Cunégonde s’y est maintenant parfaitement intégrée et tout le monde l’appelle Cunégonde. Le banquet qu’elle a organisé est un peu comme la célébration de notre mariage même si à certains moments, nos parents éprouvent encore quelques réticences. Il faut laisser au temps le temps.
Tard dans la nuit, nous nous séparons.
Nos parents retournent chez eux, la paix revenue entre les deux familles. Candy et moi continuerons nos études à l’université, comme jeunes filles au pair chez Cunégonde.
À suivre...