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Une histoire à découvrir

Au spa avec Pedro

Cette histoire s’est passée il y a de nombreuses années, lorsqu’on ne pouvait pas encore visionner des bites sur n’importe quel smartphone, à volonté et n’importe où. Oui, à cette époque que les moins de vingt ans n’ont pas connue, il fallait acheter des magazines sur papier glacé, et encore, ils n’étaient pas en vente dans tous les pays. Et le sperme faisait des taches sur le papier, beurk !

J’avais de la chance car je voyageais beaucoup pour des raisons professionnelles, étant PDG de mon entreprise familiale, un laboratoire pharmaceutique multinational, et j’avais pu en acheter une nombreuse collection, j’en prenais toujours quelques-uns avec moi lorsque j’allais dans un pays où l’homosexualité était tolérée. Je passais d’ailleurs rarement la douane, on me réservait un traitement VIP grâce aux pots-de-vin que nous versions généreusement aux potentats locaux.

J’étais justement en voyage dans une république bananière et je séjournais dans le meilleur hôtel 5 étoiles du pays. C’était un dimanche et je n’avais pas de rendez-vous. J’avais réservé le spa privé pour quelques heures, c’était assez nouveau à l’époque et c’était la première fois que je le faisais.

Je me présentai à l’accueil du spa à 14 heures, nu sous un peignoir, mes revues soigneusement cachées dans mon sac, avec d’autres accessoires, j’avais envie de m’offrir quelques instants de plaisirs (malheureusement) solitaires. L’hôtesse me salua et me demanda :

— Désireriez-vous qu’une jeune dame vous accompagne pour vous masser partout ? Il n’y a qu’un petit supplément à payer.

— Ce serait une bonne idée, mais…

— C’est très avantageux, Monsieur, et nous pourrions mettre tout ça sur la facture sous une autre position pour vos notes de frais.

— Ce n’est pas ça, c’est que, vous comprenez, je ne suis pas très sensible aux charmes des jeunes filles.

— Oui, oui, je comprends. Nous n’avons malheureusement pas de masseur, peu de clients en demandent, mais Pedro, qui fait le service en chambre, pourrait vous tenir compagnie. Il n’a pas beaucoup de travail pendant l’après-midi.

L’hôtesse sortit un classeur et me montra la photo de Pedro, à torse nu, c’était le charmant jeune homme qui m’avait servi le soir précédent. Son âge était indiqué (il était majeur), ainsi qu’un montant qui me parut fort raisonnable.

— Va pour Pedro, dis-je.

— Je l’appelle, il sera là dans quelques minutes, en attendant je vais vous montrer le spa. Je dois quand même vous dire que Pedro est nouveau, il n’a pas beaucoup d’expérience.

— Cela ne me dérange pas.

Nous entrâmes dans le spa et fîmes rapidement le tour. Il y avait un sauna, un bassin et quelques chaises longues, un minibar bien rempli. Ce n’était pas très grand, mais fort sympathique. L’hôtesse sortit, je posai mes revues sur une petite table à côté d’une chaise longue et je me couchai.

Dix minutes plus tard, on frappa à la porte, je criai d’entrer, c’était Pedro, avec son uniforme noir, chemise blanche et cravate bleue.

— Bonjour, Monsieur, me dit-il. Que puis-je faire pour vous ?

— Elle ne vous a pas dit ? Juste passer les deux prochaines heures en ma compagnie.

— Je voulais en être sûr, pas qu’il y ait de malentendu. Vous comprenez, c’est la première fois que je travaille au spa.

Pedro ferma la porte. Il fit le tour, contrôla la température des installations, puis vint vers moi. Il avait l’air emprunté et timide.

— Appelons-nous par notre prénom et tutoyons-nous, Pedro, lui dis-je, je m’appelle Jules.

— D’accord.

— Et mets-toi à ton aise. Cet uniforme ne te va pas du tout ici.

— C’est que je n’ai pas de slip de bain, ni de peignoir, est-ce que cela te dérange ? Je mettrai une serviette autour de la taille.

— Fais comme tu veux. Pourvu que tu te sentes bien.

Pedro avait l’air attiré par mes revues.

— Tu peux les lire, lui dis-je. Enfin, lire… regarder les images…

— Je peux vraiment ?

— Puisque je te le dis.

Pedro regarda les couvertures et en choisit une. Il alla dans un coin de la pièce et se déshabilla, me tournant le dos. Il mit une serviette autour de sa taille, puis s’assit au bord du bassin. Je somnolai pendant quelques minutes.

Pedro avait l’air très absorbé, je me levai et me dirigeai vers lui sans faire de bruit. J’observai son sexe érigé entre ses jambes, le gland découvert, la serviette ne cachant plus rien. Il s’aperçut de ma présence.

— Oh, excuse-moi, me dit-il, ces photos sont très excitantes.

— Plus que moi, je pense.

— Je ne me permettrais pas, Jules.

— Je ne me fais guère d’illusions, fis-je en riant. Continue à regarder la revue et laisse-moi faire.

Je m’assis à côté de lui et enlevai la serviette. Je pris son pénis dans ma main et commençai à le caresser lentement. Je sentis son corps frémir.

— Ça t’a plu ? lui demandai-je une heure plus tard.

— Oui, j’ai beaucoup aimé, tu as été doux et prévenant avec moi. Ce qui me dérange c’est que je sois obligé de me prostituer pour gagner un peu plus d’argent que le minimum syndical.

— Tu as une famille ?

— Non, je vivais dans un orphelinat tenu par des pères lubriques, j’ai maintenant une chambrette dans les combles de l’hôtel. Je n’ai pas pu faire des études d’ingénieur alors que j’en aurais eu les capacités.

— Tu as un petit ami ?

— Non.

— Je ne peux malheureusement pas changer le monde, il y a des riches et des pauvres. Nous n’avons pas choisi l’endroit où nous sommes nés. La seule chose que je puisse faire pour toi est de te prendre avec moi dans mes bagages et de t’offrir des études dans mon pays.

— Pour que je sois ton esclave sexuel ? Non merci, j’ai déjà donné à l’orphelinat.

Je fus surpris de sa réponse, il était au moins franc avec moi.

— Ce serait sans contrepartie. Tu pourrais être mon ami, mon amant, mon filleul, mon fils ou rien de tout cela, vivre indépendamment avec un autre homme, même avec une femme, mais ça m’étonnerait.

— Dans quel but le fais-tu ? Peut-être pour te réserver une place au Paradis ?

— Oh non, ce n’est que commercial. Mon entreprise sponsorise des étudiants du tiers-monde qui n’ont pas les moyens. C’est bon pour la communication, du marketing en fait. Tu aurais un contrat avec une fondation, pas avec moi.

— Et je dormirais dans ta maison ?

— Si tu le désires, oui. Elle est grande et vide. J’ai toujours un ou deux étudiants. La plupart sont malheureusement hétéros…

— Je peux encore réfléchir ?

— Je suis là jusqu’à mercredi matin. Tu connais le numéro de ma suite.

Pedro se rhabilla et sortit. Je pris une bouteille de vin dans le minibar, je la bus en me demandant ce qu’il m’avait pris de lui proposer de venir vivre chez moi. Était-ce de l’amour ? de la pitié ?

Pedro frappa à la porte de ma suite le mardi soir, il avait terminé son service et était vêtu d’un jean et d’un tee-shirt rouge. Il me tendit une liasse de billets de banque en me disant :

— Je te le rends, je ne veux pas de cet argent.

— Je ne sais pas qu’en faire, je quitte le pays demain. Tu en as plus besoin que moi.

— C’est symbolique, je ne veux pas m’être prostitué avec toi, c’était une relation librement consentie.

— Comme tu le voudras, je le donnerai aux femmes de chambre.

Je lui offris à boire, il prit une bière. Nous nous assîmes sur le sofa, je lui demandai :

— Alors, tu as pris une décision ? J’ai fait établir un précontrat, tu n’as qu’à mettre ton nom et signer.