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Aurélien, la rencontre

Malheureusement pour Aurélien, les semaines passaient et se ressemblaient. Il était seul, et n'avait pour seule compagnie le soir que ses voisins Charles et Sylvain. Cependant il ne voulait plus être seulement leur ami et l'objet sexuel de leur désir ; il voulait lui aussi construire une vie, enfin casser la solitude et la monotonie de ces soirées. Il espérait rencontrer quelqu'un, une femme ou un homme ; bien que la première catégorie ne l'intéressait plus autant depuis ces dernières semaines où il avait découvert l'homosexualité.

Aussi, ce soir-là, il décida de se jeter à l'eau et de sortir dans un bar pour rencontrer des gens et pourquoi pas quelqu'un de plus avenant ! On lui avait donné une adresse d'un pub où la population masculine avait les mêmes orientations que lui. Dans ce but, il se prépara minutieusement, se parfuma et s'habilla en conséquence : caleçon boxer moulant, t-shirt blanc moulant sculptant les muscles de son torse, un pantalon et une veste noires très à la mode ces temps-ci. Vers 21h00, aussitôt sorti de l'immeuble, il enfourcha sa moto et prit la direction du pub très confiant quant à la suite des événements.

Arrivé sur place, le bar croulait déjà sous la foule ; il y avait presque tous les soirs un concert qui attirait beaucoup de monde. Il se fraya un chemin tant bien que mal jusqu'au comptoir pour se commander une bière. À côté de lui, était posté un type genre Golden-Boy tout frais sorti de sa salle de marché ; enfin il ressemblait à ce genre de personne : petit minet habillé costume cravate très classe. L'homme se retourna et lui sourit :

— Bonsoir, vous êtes venu écouter ce groupe ? lui lanca-t-il.

— Non, c'est la première fois que je viens ici, je ne connais pas ce groupe !

— Dommage qu'il y ait tant de monde ! On est collés les uns contre les autres, pas que cela me déplaise mais il commence à faire chaud !

— Desserez la cravate, ça ira déjà mieux ! repondit Aurélien.

Ils commencèrent à discuter tout en sirotant leur bière. L'homme s'était sensiblement rapproché d'Aurélien sous prétexte qu'il n'entendait pas bien du fait de la musique ; à vrai dire leurs genoux se touchaient !

— Je vous en paye une autre ?

— C'est pas de refus... avec cette chaleur, je suis assoiffé !

— Ok, moi c'est Marc.

— Aurélien...

Ils entamèrent alors la conversation sur leur métier respectif et sur leur vie. Ils étaient tous les deux célibataires ! Marc lui proposa d'aller à l'étage pour être plus au calme. Aurélien le suivit dans l'escalier et regardait fixement le petit cul de ce beau jeune homme... Il devait avoir le même âge que lui, environ 27 ans. Sur le canapé rond, Marc s'était assis juste à côté d'Aurélien et le frôlait régulierement de la main.

— Est ce que tu aimes la voile ? demanda Marc.

— J'ai fait un peu de catamaran mais ça s'arrête là !

— J'ai un voilier vers Deauville, ça te dirait une ballade en mer un samedi ?

— Oui, ça pourrait être sympa.

Aurélien avait une attirance pour ce jeune homme et ne comptait pas que quelqu'un d'autre accepte cette proposition.

— Disons ce samedi ?

— Ok pour ce samedi.

— Bon il va falloir que je te quitte, je travaille tôt demain ; on se rejoint chez moi samedi matin : voilà ma carte, n'hésite pas à m'appeler si il y a le moindre problème !

Il s'échangèrent leur adresse et numéro de téléphone, et Marc fit un petit smack à Aurélien en partant, accompagné d'un petit clin d'oeil. À peine rentré chez lui, Aurélien retira ses vêtements et commença à se caresser en pensant à Marc. Il ne put se contenir très longtemps et s'aspergea le torse de sa semence. Le reste de la semaine, Aurélien fût des plus agréables avec tout le monde et rappela Marc pour lui demander qu'il vienne le chercher le samedi matin.

Ce fameux matin arriva et Aurélien, avec un quart d'heure d'avance attendait déjà sous le porche la venue de Marc. Il n'avait pris que quelques affaires de rechange et ses lunettes de soleil ! Une grosse BMW s'arrêta et la vitre s'ouvrit :

— On y va ?

C'était Marc...

Aurélien monta dans la voiture et embrassa son chauffeur furtivement sur la bouche. Alors que Marc lui clâmait son excitation de partir faire une ballade en mer, celui-ci avait posé sa main sur la cuisse d'Aurélien et le caressait chaleureusement ! La joie de Marc se lisait sur le compteur de la voiture, il était pressé d'arriver ! En une heure, ils furent arrivés à une maison de campagne donnant directement sur la mer, où un voilier les attendait.

— On va se changer d'abord puis on partira en mer ?

— Ok, mais je n'ai pris qu'un jeans et un k-way en plus !

— Pas grave, je vais te prêter un pantalon pour la pluie, au cas où !

Aurélien se laissa guider par Marc vers une chambre pour prendre des affaires. Une fois celles-ci récuperées, Marc s'approcha de lui pendant qu'il avait les mains occupées et le saisit par la taille pour l'embrasser... Ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre. S'en suivit une longue série de baisers langoureux et leurs vêtements volèrent dans tous les sens pour se retrouver nus. Marc prit alors les choses en mains et poussa Aurélien vers le lit. Il l'embrassa de tout son soufle, le retournant, le cajolant. Marc se mit alors à genoux sur le torse d'Aurélien et celui-ci commença à lui léchouiller le gland. Aurélien glissa plus en arrière pour prendre en bouche son ami, lui caressant de ses mains ce fessier bien musclé. Marc avait les yeux rivés sur le plafond et n'en finissait plus de gémir ; ses mains s'aventuraient sur le sexe d'Aurélien, le masturbant avec frénésie ! Il s'en suivit alors un soixante-neuf qui laissait présager de la suite : les doigts de Marc préparaient soigneusement l'arrière-train d'Aurélien.

Marc se leva alors pour sortir de son sac une boîte de préservatifs ainsi qu'un gel. Il leva les jambes d'Aurélien et pointa son sexe couvert d'un préservatif vers la rondelle de son compère. La pénétration fut facile car jamais Aurélien n'avait été aussi détendu, il en avait très envie et ne voulait pas non plus décevoir son partenaire. Centimètre après centimètre, Marc prit possession d'Aurélien avec la douceur d'un amoureux. Son va-et-vient était rempli de tendresse et d'affection, pas une baise comme Aurélien avait pu connaitre jusqu'alors. Marc s'y prennait comme un as et déplaçait Aurélien dans toute la pièce : en levrette sur le rebord de la fenêtre ; par terre assis sur lui ; enfin le grand jeu. Ces deux-là ne purent se retenir plus longtemps et Marc déchargea dans l'anus d'Aurélien : on aurait dit un feu d'artifice, tellement l'émotion était forte. Il proposa alors à Aurélien d'en faire de même mais celui-ci lui répondit en souriant :

— Nous avons tout l'après-midi, mon ange !

Sur ces paroles, ils se préparent pour partir en mer ; Aurélien écoutant avec attention les conseils de Marc. Sur le chemin vers le bateau ainsi que sur le zodiac, ils se tenaient la main et échangeaient de longs baisers langoureux...

Marc dirigeait de ses conseils Aurélien sur le bateau. Une fois bien au large, profitant de ce temps merveilleux, Marc fit descendre la grande voile et le spi et immobilisa le bateau pour aller faire une petite baignade.

L'eau fraîche, malgré ce mois d'août, leur revigorait le corps et quand ils remontèrent à bord pour s'allonger à l'avant du bateau, l'envie de se réchauffer leur traversa l'esprit. Enlacés dans les bras l'un de l'autre, les deux amoureux ne décollaient plus leurs lèvres ; le maillot de bain de Marc glissa sous l'effet des mains d'Aurélien et celui-ci lécha le corps salé de son ami. Sa bouche caressait déjà le sexe bien bandé de Marc, mais s'intéressait d'avantage à son derrière. À deux mouvements, ils se retrouvèrent en position de soixante-neuf. La bouche de Marc avalait goulûment le pénis d'Aurélien et ses mains pompaient farouchement celui-ci ! Aurélien leva la tête de plaisir et apperçut un bateau qui croisait au large...

— Allons dans la cabine !

Aurélien attrapa Marc par les aisselles et le souleva pour le transporter jusqu'à l'interieur du bateau. Ils se glissèrent sur la couchette située sous l'avant du bateau et malgré la faible hauteur du plafond, Aurélien posa délicatement Marc sur le ventre et s'allongea sur celui-ci. Il descendit sa tête à hauteur de l'anus et humidifia du bout de sa langue la rondelle qui se présentait. Il durcisait ou ammolissait celle-ci, innondant de plaisir le visage de Marc. Ses doigts prirent alors le même chemin, glissant sur la salive qu'il venait de déposer... un doigt, deux doigts, puis trois prirent possession de ce corps avant qu'il ne presse ce derrière de son sexe. Il s'enfonça alors délicatement dans le corps de son ami et le limait en décrivant des arcs de cercles. Marc désirait être pris plus brusquement : Aurélien ne se fit pas prier et accéléra la cadence ainsi que la profondeur de ses mouvements. Aurélien butait à chaque fois, faisant avancer Marc de quelques centimètres sur la banquette. Aurélien mettait en pratique tout ce qu'il avait appris auprès de ces initiateurs (Charles et Sylvain) et glissait ses mains sous Marc pour le masturber pendant qu'il le pilonnait.

Leur étreinte dura une bonne heure avant qu'Aurélien ne se lâche dans les fesses de Marc. Ces giclées furent accompagnées d'un râlement grave ; Aurélien resta alors en Marc et s'allongea sur le corps de celui-ci, les yeux fermés et remplis de bonheur. Difficilement, ils reprirent le cap vers la maison et passèrent le reste de la journée l'un contre l'autre en amoureux !

Le retour sur Paris était triste car ils devraient alors se quitter après le weekend. Un amour était né entre eux, et pour rien au monde Aurélien et Marc ne voulaient le gâcher... ils désiraient prendre leur temps et avancer à petits pas vers un amour idyllique !