Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (15): Traquenard familial
J'ai peut-être un plan, moi, parce que comme par hasard, la veille, Jules a appelé pour m'informer de ses nouveaux horaires. Je prends mon courage et ma bite à deux mains et je vais voir tonton au parking. J'explique que je viens pour affaire, qu'il ne sera pas déçu s'il veut monter le coup pour un petit arrogant qui a besoin qu'on lui remette les idées en place. Et pas qu'avec des coups de pieds aux fesses. Jules voit bien ce que j'insinue. Ça vaut une pipe sous le guichet : marché conclu.
Mercredi arrive : je retrouve Manuel et Renaud, qui se l'enfile par force deux fois par semaine. Je propose innocemment le parking, un local que j'ai repéré près de la soufflerie. Renaud est un peu réticent, mais si j'y vais...
Il fait juste assez clair pour trouver la braguette du voisin dans le sous-sol. Le beau Manuel se fait servir ; je lèche les tatouages de ses bras, Renaud lui décalotte l'engin avec les lèvres. On est en pleine action, jeans et joggs baissés quand on entend des pas venir dans notre direction.
— Merde, mon oncle, fait Renaud.
La porte s'ouvre, le gardien apparaît dans ses rangeos, son chien en laisse, un rouleau de corde à la main comme j'avais demandé.
— Ça sent la chair fraîche, grogne l'ogre.
Manuel tente une échappée, le chien lui saute dessus, sans mordre ; Manu est paralysé par la panique, Renaud s'est planqué dans le coin le plus sombre dans l'espoir de ne pas se faire repérer par Jules. Le gardien s'approche de Manuel, lui soupèse les roustons et n'en revient pas de ce qui pendouille entre ses jambes. Il dit, menaçant :
— Avec un morceau pareil, tu dois pas te retourner souvent. Attachez-moi ça, les mecs, qu'on lui montre comme c'est bon pour les autres.
Comprenant que Jules est de mèche, Renaud sort de son trou, rigolard. On met le chien dehors, on bloque Manu, on lui lie les poignets et les jambes, on l'allonge, le ventre sur un plot de béton. Le gardien dégrafe sa ceinture :
— Pas ça, gueule Manuel, bande de pédés, je vous crèverai si vous me déshonorez.
Je le bâillonne avec une de ses chaussettes en lui retournant une gifle parce qu'il essaye de mordre. Empruntant le large ceinturon de cuir du gardien, je dis :
— Je sais ce qui va le mettre en condition.
Je lui arrose le derche d'une pluie de coups de lanière, pas trop fort pour qu'il reste utilisable, juste assez pour faire monter la sauce. La main du gardien cherche un passage entre ses fesses contractées ; je lui mets quelques coups de plus pour qu'il desserre. On devine à ses gémissements rageurs que les doigts rugueux ont trouvé leur voie. Tous les mouvements de cul qu'il tente pour s'en débarrasser ne font qu'aggraver les choses.
— Faut lubrifier, dit le gardien.
Un vieux bidon d'huile de moteur fait l'affaire. Le filet de graisse se divise et roule à l'intérieur des cuisses de Manuel, trois doigts rentrent sans problème, à croire qu'il s'est déjà fait crever l’œil de bronze malgré ses fanfaronnades. En place pour le grand écart. Renaud taille une baveuse à tonton; cette fois-ci c'est plus le mandrin que la honte qui l'étouffe. Le gardien se positionne dans le dos de Manuel, donne de violents coups de bassin. Les hurlements de l'introduction sont étouffés par le bâillon et le bruit de la soufflerie. Renaud, concentré sur la sodomie en cours, baille d'étonnement. Une larme roule sur la joue rouge et mal rasée de Manuel.
— Eh ben, t'exhibes tes tatouages, et t'es pas cap d'encaisser sans broncher ! dit le tringleur qui a adopté son rythme de croisière. Il est bon, pas trop étroit, l'intérieur chaud et mouillé comme une bouche. Une vraie petite crème. Prends-ça ma chérie, ma petite loute, t'es jamais qu'une pute, comme les autres !
Il s'arrache du tuyau et m'invite poliment à prendre la place. Je m'y chausse d'une poussée, ça s'écarte tout seul à mon passage ; depuis un quart d'heure qu'il se fait ramoner, ce serait malheureux qu'il résiste encore ! Je lui tire sur la banane pour qu'il cambre les reins. Je suis content de le sauter mais il y en a un qui attend ça avec plus d'impatience que moi. Charitablement, je le laisse à Renaud avant qu'il soit tout à fait hors d'usage.
— Putain, oh merde, que c'est bon, crie Renaud ravi du retournement de situation.
S'énervant dans son cul, il souffle à Manuel :
— Alors, tu me traiteras plus d'enculé devant les autres ? Tu la sens ma pine qui te tronche. T'imagines ce que c'est quand c'est la tienne. Oh, les mecs faudrait une bouteille pour qu'il se rende compte, continue Renaud dans son délire.
Pendant ce temps-là, le gardien a pris place dans son dos et je l'aide à écarter les fesses du neveu pour la deuxième partie de notre plan ; quand je promets, je tiens. La bite lubrifiée par l'huile noire se plante comme un oignon de tulipe dans la terre meuble. Le temps de la digérer Renaud cesse tout mouvement dans le cul de son partenaire. Le gardien dit :
— Ah ! la famille, y a que ça de vrai ! On est toujours accueilli avec chaleur.
À l'affût de la bonne place, je me suis couché sur le béton entre leurs jambes, et ma langue attrape une couille poilue par ci, un bout de vit graisseux par là tandis que je me régale du double spectacle des rosettes transpercées. Manuel, éjaculateur long, trique dans le vide. Je défais mes godasses et j'attache les lacets autour de son paquet. Je fais balancer mes grolles pendues à ses organes agités de tremblements. Dehors, à travers le bruit des ventilateurs, les klaxons des clients qui font la queue à la caisse nous parviennent faiblement. Le gardien quitte à regret le cul de Renaud qui bourre toujours Manuel comme s'il ne devait jamais débander.
— Oh merde, j'ai joui une fois dans son cul, et là je sens que je vais repartir.
Au moment où Renaud décharge, Manuel me lâche dans la bouche deux coulées de foutre qui montent péniblement dans sa queue ligaturée. Je lui dis :
— Si t'es sage et poli, on te détache. Sinon, tu passes la soirée ici, et on te refile au veilleur de nuit.
Manuel, détaché, s'est barré sans un mot (si, tout de même, "Enculés"). Renaud me rejoint sur le sol, on se roule l'un contre l'autre en frissonnant au contact du béton froid. Je l'embrasse, ma bouche est encore pleine du jus de Manuel. Renaud a soif. Il me pompe, réclamant que je lui colle l'index au cul. Je sens le bourrelet élastique du sphincter sous mon doigt et le cri qu'il pousse quand je commence à jouer avec me fait éjaculer. Dans le baiser qu'il me rend je goûte pour la première fois à mon sperme. Il sourit. Se frottant contre ma poitrine, il dit :
- Je crois que je suis amoureux de toi.
Tiens ! V'là autre chose...