Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (16): Choc en retour
En ouvrant la porte de sa cage vitrée, Jules me salue d'un joyeux :
— Salut zonard.
— On t'a quitté un peu rapidement la semaine dernière. Je suis venu m'excuser en quelque sorte, reprendre langue.
C'est pas tant Jules qui m'excite, que le perspective de partager mes coups avec lui. Je n'ai jamais rencontré de dresseur de petits mâles aussi efficace.
— Vous auriez pu me le mettre au chaud le gars. Après avoir encaissé les clients, plus personne ! et le ménage à faire, c'est pas sympa.
— Je peux faire quelque chose pour m'excuser ?
— Je suis comme toi, moi, je préfère le matériel neuf.
Il ne dit pourtant pas non quand je passe sous le comptoir et que je m'attaque à sa braguette. Il augmente seulement le volume de la radio. Bras croisés sur la table, il continue à inspecter ses écrans et à renseigner les clients pendant que je lui tête le jonc comme on lèche une boule de glace. Il s'est arrosé les poils d'un parfum bon marché qui se mélange de façon écœurante à l'odeur de macération. Je le branle en maintenant le gland dans ma bouche.
— Aaah, rugit-il en se vidant à longs traits. Avale tout, que ça tache pas mes fringues. Putain, j'imaginais le petit brun de l'autre jour à ta place.
Je sors difficilement de ma planque, gêné par la violence de mon érection. Jules referme sa braguette.
— Dis-donc t'es salement raide ? Je peux rien pour toi, faut que je garde ma caisse... Tiens, regarde ; on a fait mettre une nouvelle caméra dans les chiottes. Je l'aurais pas fait disposer dans ce sens-là si on m'avait demandé mon avis.
Il presse un commutateur. Sur l'écran l'image des urinoirs apparaît. Au loin il y a un mec en train de pisser. Et ça dure...
— Il vient tous les soirs celui-là.
— Je crois bien que je le reconnais le moustachu avec son costard de banquier. Je l'ai déjà vu traîner autour des jeunes au jardin.
— Tu veux pas aller le faire déguerpir, je te prête le chien.
— Prête-moi une tenue, ça suffira, et je te fais le film.
Jules ouvre son placard et me passe sa tenue de rechange. Mal planqué par la porte de son vestiaire, je commence à me changer. Profitant d'un répit entre deux voitures, le gardien ne peut pas se retenir de me mettre une bonne claque au cul :
— Eh, du calme, les corrections, ça m'excite que quand je les donne.
— La tenue, ça se porte sans slip, mon gars...
J'ai l'impression d'être déguisé quand j'entre dans les toilettes. Le moustachu fait toujours semblant de pisser.
— Faut pas rester là, m'sieur. Ça fait vingt minutes qu'on vous a sur l'écran de contrôle.
Le mec se rajuste et file vers la porte. Je lui barre le passage. Il tremble, moi aussi, je ne me sens pas très à l'aise dans ce rôle. Je ferme la porte. Je fais sauter le bâton de police dans ma paume:
— Tu préfères cette matraque, ou l'autre ?
Je sors le barreau pour qu'il compare.
— Je préfère me casser.
— Tu discutes pas, tu te mets à genoux et t'ouvres la bouche. Sinon c'est les flics, attentat à la pudeur, fouille au corps et j'en passe... T'es trop heureux de descendre sur ma bite, pédé.
Effectivement, il m'avale goulûment et joue déjà avec mes couilles. Je l'entraîne dans le champ de la caméra, je fais tourner vers l'objectif sa joue déformée par mon pieu. Il lèche mes boules qui se rétractent au contact de sa moustache piquante.
— Cette fouille au corps, je suis pas contre, mais dans l'intimité. J'ai ma voiture au troisième sous-sol.
J'hésite ; je hausse les épaules en direction de la caméra. Je suis le mouvement. Même s'il n'a pas le son le gardien sait à peu près où on va.
La voiture est parquée dans le coin obscur, près du local de la soufflerie. J'ai pris place sur la banquette arrière dans ma tenue d'emprunt. Martin, le moustachu, veut jouer le jeu de l'interrogatoire. Sur mon ordre il se met à quatre pattes, pantalon bas. Il me présente ses fesses velues que j'inspecte à la lampe-torche. Ses couilles chaudes pendent, détendues. Je tâte sa bite demi-érigée que je décalotte. Je pince les bords de son trou :
— Il fait noir là-dedans, ça baille, on doit pouvoir s'y fourrer à l'aise.
Silencieux, presque recueilli, il laisse mes doigts lui masser copieusement l'intérieur. Ses couilles se rétractent pendant que je lui branle la bague avec mes deux pouces pour l'élargir un maximum. Je fais glisser le manche de la torche entre mes doigts. La froideur du tube le fait frémir. Le manche ferré au cul, il dirige le faisceau lumineux sur ma queue et demande:
— Branle-toi pour moi, je veux te voir cracher.
Je m'astique, je me triture le frein. Je lui montre la colonne tendue, en gloire, dans l'auréole qui descend de son cul lumineux. Mes jets de sperme s'écrasent sur le dossier du siège avant. Il s'est enlevé la torche et nettoie avec son mouchoir ses propres dégâts sur la banquette. Épuisé, il répète "Nom de Dieu" et souffle comme un bœuf.
— Je te ramène ?
Pour ça, il va falloir passer à la caisse devant le gardien. J'avoue la supercherie.
— Le piège c'était peut-être pas seulement pour moi, dit Martin. Jules, c'est mon frère et toi tu sautes mon fils.
Ce genre de déclaration, même après des rapports intimes, ça fait un peu froid dans la dos. Je me décrispe en imaginant Jules mort de rire.
— Quand on prétend que c'est héréditaire !
— Dis-moi, il a des dispositions mon gamin ? Il est recto-verso ?
— Un drôle de pipeur en tout cas !
— Il t'encule ?
— Il a la bite en croc, ça irrite quand il lime. C'est moi qui l'ai déniaisé côté pile. Il commence à s'élargir. La béquille de Jules y est pour beaucoup.
— Oh le salaud !
— Tu veux me faire croire que t'en as jamais tâté ?
— Heureusement, Renaud vit chez sa mère. On est divorcés, je me suis rendu compte un peu tard que j'étais pas bi et niquer ma bonne femme tous les week-end comme Jules, c'est trop pour moi. Non, je crois que le gamin ne sait pas. Ça a été moins une il y a deux ans, pendant les vacances. Mais à l'époque Renaud était pas très éveillé. Il t'a jamais parlé du correspondant anglais ? Tiens, on va chercher deux bières dans le coffre et je te raconte...