Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (17): Bilinguisme
Martin ravale un rôt et déballe ses souvenirs :
Quand mon fils passait quinze jours chez moi à Deauville, je me tenais à carreau, surtout que je le croyais encore puceau. Jamais il n'invitait une fille ou même un copain. J'étais donc surpris qu'il se soit fait un pote à la plage, anglais en plus, excessivement poli, à la limite du maniéré. Moi, j'étais tout à fait partant pour encourager les échanges linguistiques.
Brian était déjà venu trois fois coucher à la maison. Je trouvais bien un peu étrange sa façon de me coller et son obstination à m'encourager à boire quand nous dînions ensemble. Je ne savais jamais quoi lui dire, et particulièrement ce samedi matin, quand il a fallu que je le raccompagne chez ses parents en voiture. Son short trop court exposait ses cuisses rougies par le cuir brûlant du siège: j'avais du mal à penser à autre chose et à trouver les banalités nécessaires pour engager la conversation:
— Bientôt la fin des vacances ?
— C'est bien, je vais retrouver le collège, mes amis.
— Ah, c'est ton truc les études ?
— Chez nous, on sait s'amuser à l'école, avec les élèves mais aussi avec les professeurs. L'année dernière, mon prof de maths m'a - comment dit-on ? - tiré...
Et pour lever toute méprise éventuelle sur son usage du vocabulaire français, Brian me met tout de go la main au paquet, facile à trouver dans le survêt.
— En voiture, je ne l'ai jamais fait, me...
Il fait en l'air le geste de se branler, et dégage sa queue de la jambe du short. Sa bite laiteuse est gonflée à l'extrême. Un morceau plus qu'honnête puisque la tête violette dépasse de son poing fermé. Il se branle, relâche, fait saillir les veines. Au feu rouge, les passants jettent des regards goguenards ou indignés à travers mon pare-brise. Visiblement lui s'en moque, mais je flippe, c'est trop inattendu :
— On retourne à la maison. Tu téléphoneras à tes parents que je te ramène demain, OK ?
— Right ! Vous savez, c'est à cause de vous que je suis devenu ami avec Renaud. J'avais envie.
Moi aussi j'avais envie, comme il disait ; j'essayais de me calmer, de regarder la route. Il avait craché dans sa main et se paluchait avec sa salive.
— Et tu fais quoi d'autre ?
— French kiss.
Il tire sur l'élastique de mon survêt, se penche ; sa bouche fait ventouse sur mon gland. Ça devient difficile de garder le contrôle de mon véhicule.
— Arrête, on arrive.
Renaud, qui bronzait dans le jardin accourt à notre rencontre. Je me rajuste en proie à la panique la plus totale. Brian aussi. Quelques gouttes de salive et de mucus tachent mon entrejambe. Je bafouille.
— On revient. Brian a décidé de rester un jour de plus.
Renaud ne cache pas sa joie, Brian sourit, énigmatique. Ils s'en vont ensemble. Je les retrouve au salon en pleine partie d'échec. Je m'installe sur le canapé. Renaud me tourne le dos, concentré sur le jeu. J'observe les jambes nues de Brian sous la table. Son regard bleu-ciel me fixe par-dessus l'épaule de mon fils. Tout en déplaçant une pièce, sa main gauche libère sa queue qui prend du volume :
— T'es sûr de ce que tu fais, proteste Renaud. Tu n'es pas au jeu, regarde !
Je suis au bord du malaise, rouge et suant. Je me dirige vers la salle de bains à l'étage. Un instant après, Brian pousse la porte. Il me regarde pisser, j'en suis gêné. J'égoutte ma queue. Au moment où je vais la rentrer, il la happe. Je m'adosse au placard. Je suis maîtrisé, je bande dans sa bouche. Je n'en reviens pas de son audace, et je ne suis pas au bout de mes surprises. Renaud appelle d'en bas. Je tente de repousser Brian. Quand je cède à nouveau à la succion, il se relève et s'en va.
Au téléphone, il a été d'une innocence parfaite. Ce fut un calvaire d'attendre l'heure du dîner. À table, le manège a recommencé : ses pieds remontaient contre mes jambes, vers l'intérieur des cuisses. Je n'osais plus me lever pour aller chercher les plats. On a sifflé la bouteille de porto. Renaud, un peu ivre, s'est endormi sur le canapé. Aussitôt on est monté à ma chambre. Brian se déloquait dans l'escalier, abandonnant ses vêtements sur les marches. Je l'ai porté jusqu'au lit, plaqué les bras en croix sur le plume en avalant sa bite. Je le mordais dans mon excitation ; il avait passé la journée à m'allumer, le petit salaud, et maintenant il couinait comme une chatte en chaleur, luttant pour m'échapper. Je l'ai laissé faire pour mieux le rattraper, le coucher en travers de mes cuisses et lui asséner cinq fortes paires de claques sur les fesses, après quoi il a consenti à se mettre à genoux et à lécher l'esquimau pour le lubrifier avant de le prendre dans le cul. Gigotant dans le vide, il s'est empalé volontairement sur mon pieu. Il me criait :
— Oh shit, fuck me dad !
Je le faisais sauter à califourchon, à dada ; ma bite glissait et se renfilait comme dans un gant :
— Dis-moi les mots en français pour "fuck".
— Je te baise, je te nique, je t'encule, je t'encaldosse, je t'endauffe, je te lime, je te tringle, je te tronche, je te bourre le cul.
Je me suis relevé, le portant dans mes bras, et je l'ai promené tout autour de la chambre, calé sur mon nœud. Sa queue à l'équerre était collée à mon ventre. Je bavais dessus pour l'exciter. J'ai déchargé dans son trou en fléchissant les mollets. J'étais vanné :
— Sors pas, laisse dégonfler... Voilà, pisse maintenant, pisse dedans.
Je me suis laissé aller. J'avais jamais pensé à ce truc... Ça a glouglouté dans son cul, puis coulé le long de ses cuisses et sur la moquette quand j'ai déculé. Je suis allé chercher une cuvette rapidos. À poil, j'ai croisé Renaud dans le couloir, qui montait se coucher. Il a fermé sa porte. Brian a vidangé dans la cuvette le mélange d'urine et de jute que j'avais abandonné dans ses entrailles. Puis il a regagné la chambre de Renaud.
Le lendemain dans la voiture, il m'a refait le coup de la branlette. J'avais mis un jeans serré pour pas me laisser aller cette fois. Heureusement il avait été discret avec Renaud.
— Ce serait bien si je passais les prochaines vacances chez vous.
Mais il a dû trouver un prof plus vicieux et plus imaginatif que moi et ça ne s'est pas fait...
— Alors comme ça t'as jamais touché la queue du fiston ?
— Non, pas depuis le temps où il fallait la lui tenir pour pisser droit. Une fois il s'est réfugié chez moi pour me montrer un écoulement. Je l'ai envoyé chez un médecin, et basta. L'inceste, non merci, j'ai déjà eu un aperçu avec Jules il y a longtemps, et ça m'a pas réussi.
— Arrête, tu m'excites. Allez beau-papa, rouvre la bouche pompe-moi le canal.
La bouche à moustache amorce une nouvelle pipe.
— Ouais, chatouille avec la langue. Pense que dans quelques heures elle sera dans le cul de ton fils.
Martin se relève. La conversation continue pendant que nous nous branlons mutuellement :
— Normalement, en bon père, je devrais prendre mes renseignements. Moi, je suis surveillant de chantier, et toi ?
— Moi je fais rien dans la vie, j'encule la jeunesse... Justement un de mes coups cherche un stage. Il a des dispositions pour l'abattage. Tu pourrais peut-être faire quelque chose pour lui s'il repointe son nez ?
— Sûr ! l'important, c'est de créer un réseau, des connexions occultes, un club de joyeux lurons capable de s'éclater entre eux en toute discrétion, n'est-ce pas ?
— Il doit s'en passer de belles sur tes chantiers.
— Fantasme pas trop : c'est qu'un job de gestionnaire, d'administratif. Les ouvriers je les vois de loin. Mais on peut organiser quelque chose avec un chef d'équipe, un pote... De toute façon, tant que tu baises mon môme, on est forcés de rester en contact...