Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Austin on ice ! / Papa entraineur (1)

- Tourne plus vite, Austin ! Cria Clark Kambell à son fils.

Austin voletait au centre de la patinoire, enchaînant avec une vitesse déjà étonnante les sauts. Mais Clark Kambell, entraîneur de renom, voulait que son fils soit le meilleur, et pour qu’il soit le meilleur il fallait de l’entraînement.

Austin commençait à se fatiguer après deux heures de patin à glace, ses muscles lui faisaient mal. Il était tendu à l’extrême à cause des efforts constants qu’il devait faire. Il tendit les bras en l’air, prêt à sauter, mais sa jambe épuisée ne suivit pas le mouvement. Dans un bruit sourd, il s’effondra sur la glace.

Clark soupira, tandis que son fils se redressait tant bien que mal sur ses avants-bras, la respiration haletante. Austin avait du mal à respirer, il était essoufflé, mais il se retenait aussi de pleurer. Il ferma les paupières avec force, tentant de chasser les larmes qui voulaient, traîtres qu’elles étaient, affluer jusqu’à ses yeux.

Voyant que son fils ne se relevait pas de la glace, Clark leva les yeux au ciel.

- Allez, on va faire une pause ! Grommela-t-il.

Austin ne bougea pas cependant. Il resta sur la glace, tête baissé. Lorsque Clark vit les épaules de son jeune garçon blond tressauter, il comprit qu’Austin pleurait.

Austin n’avait pas pu se retenir plus longtemps ; il était fatigué, il avait mal, quelques courbatures de l’entraînement d’hier lui étaient restés, il avait beau réussir la plupart de ses sauts, il savait que cela ne serait pas suffisant pour gagner la médaille d’or au Grand Prix ISU. Il se sentait si impuissant en cet instant, il aurait voulu se fondre dans la glace.

- Austin, viens-là ! Lui intima son père. Sors de la patinoire !

Le garçon se mit alors debout, les épaules rentrées, la tête basse, le regard au sol. Des sanglots se pressaient silencieusement contre ses lèvres et les larmes coulaient une à une le long de son visage de poupée. Il glissa lentement jusqu’à la sortie de la patinoire, n’osant pas lever les yeux vers son père. Il ne voulait pas voir l’air déçu qu’il pouvait arborer ; il était déjà assez déçu par lui-même, cela était suffisant.

Alors que son fils quittait la glace et comptait se diriger vers les vestiaires, Clark l’arrêta en lui attrapant le bras. Il l’obligea à lui faire face en saisissant son visage entre ses grandes mains. Il observa, attendri, les traits fins et délicats de son fils, les yeux bleus ciel qui restaient visés au sol, le nez petit et mignon parsemé de tâche de rousseur et ses lèvres roses qui tremblaient un peu. Il avait du mal à croire que son fils avait dix-neuf ans, alors que son minois poupin lui donnait l’air d’avoir quinze ans. Les cheveux mi-longs d’Austin n’aidait pas à le vieillir, au contraire, cela le féminisait davantage. Et en cet instant, quelques mèches dorées échouaient en travers de son front, ayant quitté le chignon lâche qu’il s’était fait.

- Regarde-moi, Austin, fit Clark en caressant doucement ses joues de ses pouces.

Austin leva des yeux apeurés vers son père. De suite, des larmes se pressèrent à ses paupières.

- Qu’est-ce qui ne va pas ? Demanda avec tendresse Clark.

Austin se mordit la lèvre mais un sanglot lui échappa tout de même.

- Je-je...Je vais jamais...jamais ga-gagner...balbutia le garçon. Je suis-suis...trop nul…

- Non, tu n’es pas nul, Austin. Quand prendras-tu enfin confiance en toi ?

- Je rate-rate... les sauts.

- Tu n’en as raté qu’un aujourd’hui, ce n’est pas grave. Demain, tu seras meilleur.

- Je suis-suis t-trop nul…

- Je ne veux pas que tu penses comme ça, Austin ! Tu es doué, tout le monde le sait. Tu as ta place aux championnats internationaux et tu vas les gagner ! Ta technique est superbe, ta souplesse charmante, et tes mouvements sont fantastiques !

- M-mais…

- Il n’y a pas de mais, Austin ! Je n’aurais pu dû te faire t’entraîner autant cette semaine, je serai plus vigilant à l’avenir. On va rentrer, tu t’es assez entraîné pour aujourd’hui !

Austin hocha piteusement la tête, honteux que son père doive arrêter l’entraînement si tôt. Il retira ses patins et récupéra son sac, avant de rejoindre son père qui l’attendait déjà à l’extérieur. Clark parlait avec le propriétaire de la patinoire pour le prévenir qu’ils partaient plus tôt. Le propriétaire s’étonna et s’inquiéta qu’Austin puisse s’être blessé, mais Clark le rassura rapidement.

Austin traversa le parking et entra de suite dans la voiture, sans saluer le propriétaire. Il enfonça ses écouteurs dans ses oreilles, actionna la musique sur son téléphone. La musique pop au rythme rapide lui inondait les conduits auditifs et il s’appliqua à ne pas regarder son père qui entrait dans la voiture. Clark démarra, s’avança sur les routes.

Les rayons encore drus du soleil pour la saison l’obligeaient à plisser les yeux. Il tournait lentement à chaque coin de rue, en profitant pour lancer des coups d’oeil soucieux vers son fils. Peut être s’était-il montré trop dur cette fois-ci ? Il voulait le pousser à s’améliorer, mais parfois, sans s’en rendre compte, il allait trop loin. Austin ne supportait pas toujours ses coups de pression.

A chaque fois que Clark se disait connaître son fils comme sa poche, il arrivait quelque chose qui lui affirmait le contraire. Il connaissait les goûts de son fils, ses saveurs préférées, ses plats favoris, ses jouets adorés et il savait comment lui faire plaisir, mais tout cela était insuffisant. Il soupira, contrarié par cette journée d’entraînement perdue. Il aurait dû mieux doser les heures de pratique, pensa-t-il, en rentrant il faudrait qu’il s’occupe de son fils, qu’il le réconforte, Austin en avait besoin.

Après une vingtaine de minutes de route, Clark se gara sur un minuscule parking devant son immeuble. Il habitait avec son fils au septième étage d’un vieux bâtiment au centre-ville. Le loyer n’était pas cher et l’espace était restreint, mais c’était le logement le plus proche de la patinoire que Clark ait pu trouver.

Ils descendirent de la voiture et prirent les escaliers jusqu’au septième, puisqu’il n’y avait pas d’ascenseur. Chacun gardait le silence. Clark ouvrit la porte d’entrée avec sa clé et son fils fila dans sa chambre immédiatement. Austin ferma la porte après lui, ce qui ne rassura pas le père.

Clark s’approcha de la porte de la chambre de son fils et toqua :

- Austin, j’entre ! Prévint-il.

Le père entra et essaya de ne pas faire grand cas du désordre pour se concentrer sur son fils, qui allongé sur le lit écoutait encore sa musique en regardant dans le vide. Clark s’assit sur le matelas et retira doucement un des écouteurs d’Austin.

- Tu ne dois pas t’en vouloir pour si peu, Austin, dit Clark avec sérieux. Tu as un bon niveau, très bon même, gagner le Grand Prix ISU sera aisé ! Il faut que tu aies confiance en toi, fiston ! Parce que moi j’ai confiance en toi !

Clark glissa sa main dans les cheveux de son fils et les caressa avec une infinie tendresse.

- Je suppose que tu dois avoir des courbatures, n’est-ce pas ? Poursuivit le père. Tu as encore de l’huile pour le corps ? Je vais t’en mettre un peu, déshabille-toi.

Austin prit un tiroir un flacon d’huile décontractante et le tendit à son père. Il retira ses vêtements un à un, repoussant sur le côté son sweat-shirt et son jogging noir qui lui collait comme une seconde peau. Il n’hésita pas un instant avant de se débarrasser de son boxer serré, il avait toujours été proche de son père, et ce depuis le départ de sa mère. Elle avait divorcé, trouvé un autre homme, fondée une autre vie et n’avait pas hésité non plus à laisser son premier fils derrière elle. Clark, ancien patineur, avait donc décidé d’entraîner son fils dès l’instant où celui-ci avait manifesté de l’intérêt pour le patinage artistique. Le patinage les avait rapproché considérablement.

Austin s’allongea de nouveau, dos au lit et attendit de sentir les mains huileuses de son père sur sa peau. Clark commençait son massage par les pieds. Il s’appliquait à défaire les nœuds qu’il sentait dans les plantes de pieds de son fils, avant de remonter sur le tibias. Il frottait énergiquement, prenant tout le temps qu’il fallait pour que le muscle se détende. Ses mains se dirigèrent encore vers le nord et il se mit à masser les cuisses fines et fermes d’Austin.

- Il faut que tu te rases, souffla-t-il à son fils en voyant la forêt de poils qu’il y avait encore plus au nord.

- D’accord, murmura Austin dont la respiration devenait de plus en plus bruyante.

Son père massa ses cuisses, levant même celles-ci pour en frotter l’arrière. Et plus il massait, plus Austin perdait son souffle. Ses joues rougirent, une chaleur appréciable se propagea dans tout son corps. Il sentit alors son sexe palpiter et se tendre. Sa verge se gorgeait déjà de sang entre ses cuisses.

- Cela fait combien de temps que tu ne t’es pas masturbé ? Soupira Clark en voyant la réaction d’Austin.

- Je-je...je ne sais plus, bredouilla le garçon plus rouge encore.

- Je t’ai dis que tu devais le faire souvent pour être plus détendu ensuite, fit le père avec un air sévère. Comment veux-tu rester léger et concentré si tu es distrait par ce que tu as entre les jambes, hein ?

Austin hocha la tête en garçon obéissant. Clark termina de masser les cuisses de son fils et dirigea sa main vers la forêt de poils. Il saisit le membre de son fils de sa main huileuse et se mit à faire de longs et lents va-et-vient. Le sexe d’Austin prenait de plus en plus d’ampleur. Il gémissait en rejetant sa tête vers l’arrière. Son père faisait attention à chacune de ses réactions, afin de le pousser au maximum de sa jouissance. Clark frotta le gland de son fils de son pouce et Austin lâcha un cri d’extase.

- Tu as toujours aimé que je fasse ça, fit remarquer Clark.

- Oui, oui, oui...geignit Austin en donnant un petit coup de bassin.

Son père continua ses allers et venus, tout en laissant une main glisser sur les testicules d’Austin. Le garçon frémit et couina en sentant les doigts de son père masser ses couilles. Austin s’arc-bouta, son torse finement ciselé par les exercices quotidiens s’éleva à la recherche de la délivrance. Il ouvrit grand la bouche comme s’il manqua d’air, tandis que son postérieur se contractait. Tout son corps se crispa et dans un râle, il explosa. Sa semence éclaboussa son torse et les doigts de son père.

Austin peinait à retrouver une respiration normale, ses joues étaient enflammées et son torse se soulevaient très vite. Il leva les yeux vers son père et ne put s’empêcher de le trouver séduisant. Monsieur Kambell père était un homme d’à peine une quarantaine d’années, il avait ses cheveux blonds sombres plaqués en arrière, dans un style plutôt élégant pour un entraîneur. Il s’habillait de façon assez simple, chemise cintrée et pantalon, mais cela lui allait toujours comme un gant. C’était un homme qui s’entretenait de plus, il accompagnait souvent son fils à la salle de musculation. Clark était un homme qui pouvait séduire, et cela faisait peur à Austin. Il avait toujours peur que son père trouve une remplaçante à sa mère.

- Tu te sens mieux maintenant ? s’enquit Clark avec douceur.

- Oui, beaucoup mieux, couina Austin.

Clark poursuivit son massage en frottant le ventre de son fils. Il appuyait bien sur la chair et sur les côtes de son torse. Ses mains glissèrent tendrement sur les tétons durcis du garçon et Austin dut prendre une profonde respiration pour éviter d’avoir une nouvelle érection. Puis son père lui demanda de se mettre sur le ventre, ce qu’il fit sans rechigner. Clark massa profondément ses épaules et son dos. Austin se sentait tellement détendu à présent, qu’il commençait à somnoler. Il ne releva même pas lorsque son père se mit à masser son fessier. L’homme prit son temps pour bien faire pénétrer l’huile dans cette peau charnue, en essayant de ne pas se laisser déconcentrer par le petit point de chair boursouflé qui apparaissait entre ses fesses.

Ce n’était pas le moment, pensa Clark. Non, pas tout de suite. Plus tard, mais pas maintenant, Austin avait grand besoin de repos.