Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (19): Révélation
Je tourne la clé dans la serrure. La minuterie s'éteint et une voix dit : "Je t'avais promis que je te retrouverais", pendant qu'un poing s'écrase contre ma mâchoire, me projetant à l'intérieur de l'entrée. Surpris je prends encore un uppercut. Bien planté sur ses jambes et en travers du couloir, Manuel fait claquer dans sa paume une batte de base-ball.
— Je vais te casser la tête.
Il avance sur moi, le bras levé. Mais son bras retombe tout-à-coup et il pose l'instrument. Je respire. Un coup de pied m'atteint l'estomac. Il bredouille : "Merde, merde, bordel de merde", se tape la tête contre le mur avant de tomber à genoux dans la position de l’œuf. Il arrache les pressions de son pantalon Adidas, puis présentant son cul et le sac de couilles qui oscille, il supplie d'une voix geignarde, avec difficulté :
— Tanne-moi le cul, avec des coups qui laissent des marques cette fois, comme mon père quand il rentrait de bosser et que j'avais eu de sales notes. Oh putain, balance-moi tes pompes dans les burnes. Oh bon dieu, j'ai honte, mais comment j'ai joui, attaché dans le noir dans le sous-sol du parking. Attache-moi encore. S'il te plaît...
Il se débat quand je lui ficelle les poignets, les coups de pieds qu'il donne dans le vide témoignent qu'il lutte plus contre lui-même que contre moi. Il m'envoie un coup de tête dans le bide. Je le calme à force de claques au cul ; ma main laisse en négatif une trace rouge sur son postérieur, j'arrache au passage des poignées de poils, je lui tords les couilles, il crie. Je le soulève d'une prise pour l'écrouler sur mon grabat. J'attache ses chevilles écartées aux pieds de la table basse. Je roule en boule mon slip sale et lui en bourre la bouche car ma voisine tape à la cloison. Je prends mon temps, je pose un disque de hard sur la platine. Je passe un bras sous sa taille, saisis le paquet et l'énorme queue qui bande dans l'expectative.
— C'est ça que tu veux vraiment ? La soumission et les coups. Ça empêche pas de jouer les machos, pas vrai ? Ravale ta honte.
Je le frappe avec son ceinturon, son cul se violace ; j'expose ses couilles au bout de la lanière. Je crache sur sa rosette et pousse ma glaire avec trois doigts. Il proteste mais sa bite est raide. Je cherche dans la pièce ce qui pourrait faire office de gode. La batte, bien sûr, Monsieur a apporté ses instruments. Je lui frappe l'anneau avec le gland de bois. Je coupe une mèche des poils de son cul aux ciseaux.
— Je les ferai monter en médaillon en souvenir de ta capitulation.
Après une nouvelle fessée à mains nues, je lui enlève le slip de la bouche :
— Maintenant c'est à toi de demander si tu veux te faire écarter. Ça restera entre nous.
Une volée de coups de ceinture contre les côtes lui arrache un "Ouais, défonce-moi." Je plante à coups de poings la batte entre ses fesses, entretenant avec des claques au cul son érection et son désir de s'ouvrir.
— Maintenant t'es dans la bonne pose pour des photos... Mais non, je plaisante... J'ai un pote à qui tu plairais, tu veux que je l'appelle ? Non, j'ai une meilleure idée, on va faire le numéro du parking et tu vas raconter ce qui t'arrive à l'oncle de Renaud.
Au bout du fil je préviens le gardien :
— Prépare-toi à te taper la colonne.
Le combiné posé sur l'oreiller, Manuel avoue :
— J'ai craqué la dernière fois quand tu m'as bourré le cul. J'aime ça maintenant. Je suis attaché sur le lit et j'ai un bout de batte en bois dans le darjo. C'est moi qui l'ai amenée. C'est gros comme ta bite, comme la mienne. Je me suis fait cravacher. C'est sûr que j'ai des marques, ça cuit comme le feu que j'ai au cul. La batte me cuit. Faut que je la chie... Aïe, pleure Manu, Hugues s'y colle à la place, là c'est une vraie queue. Putain, c'est pire quand ça remue. Tu me déchires et l'autre qui se marre. Je saigne si ça se trouve. Toute la semaine j'ai dégusté aux chiottes, c'était intenable, je me mordais les lèvres pour pas ameuter l'entourage et en même temps je l'avais raide 24 heures sur 24 en pensant à mon derche... Arrête, pause... Ouah merde ! Je suis encaldossé, lime, lime. Oh, chiotte, j'ai de nouveau une queue dans le fion. Et c'est bon. Putain, si mes frères me voyaient. Je jouis du cul, je suis une fiotte. Ouais, t'arrête pas, chauffe-moi les intestins, je meurs, c'est trop. J'ai mal aux chevilles, mec. Branle-moi, je veux jouir avec ta pine dans le cul.
On sonne. Je rebouche le trou béant en renfonçant le bout de bois. À poil, bandé, en sueur, j'ouvre à Renaud, qui, apercevant le colis, se désappe sans délai.
— Ben dis donc, à force t'y prends goût ? J'aurais jamais cru ça de toi, Manu !
Manuel continue son reportage téléphonique pendant que Renaud le tringle :
— Oh, t'en a vraiment une petite, j'la sens même pas. Tu niques dans le vide. Aohh ? c'est quoi ce truc froid ?
— Le souvenir que j'ai gardé du Chino. Tu pourras la rendre au proprio parce que tu vas repartir avec.
— Bordel, ouille... Putain, il me pousse une bille dans le cul avec son nœud. Oh, j'en peux plus les mecs, vous me faites trop jouir. Ah, ça vient, je crache. Aïe, retire-toi Renaud, c'est horrible après, je peux plus.
J'approche l'appareil de l'anus de Manuel pour que son correspondant ne perde rien du bruit de la queue qui en sort, du plop de la boule de billard éjectée comme une merde, de l'air expulsé avec.
Manuel détaché, vaincu par la séance, touche son cul douloureux :
— Faut qu'on arrête ou je vais être distendu à vie. Je veux pas qu'on voie que je suis un enculé.
Il lâche encore une larme sur sa virginité perdue et le mouchoir avec lequel il tamponnait son anus tuméfié, touche les bords piquants aux endroits où j'ai coupé les poils. La sensation le fait triquer. Renaud, agenouillé entre ses jambes scelle la fin de la brouille en pompant avidement la grosse bite ; c'est vrai qu'il a pas encore eu son biberon du jour...