Une histoire à découvrir
Auto stop
Jean passait les trois quarts de sa vie sur les routes : il était voyageur de commerce, vendait des pièces détachées de machines outils agricoles et devait souvent aller prendre les commandes sur place, dans les régions, auprès des agriculteurs ou des collectivités locales à qui il fournissait, très professionnel, des renseignements techniques sur les produits qu'il vendait, essayant également de vendre des contrats d'extension de garantie pour la plupart des produits.
Il n'avait guère le temps de s'arrêter pour la "bagatelle" dans les divers endroits qu'il traversait, le temps de prendre un café, un repas rapide ou d'évacuer le litre et demi d'eau minérale qu'il se forçait à boire. Son dos ne le faisait pas souffrir car les sièges de sa berline étaient confortables et ergonomiques, il pouvait donc rouler des heures durant sans que la fatigue ne le contraigne à s'arrêter ; en outre ses trente-cinq ans épanouis par une activité sportive soutenue lui donnaient plus de résistance et il n'avait besoin que de quelques heures de sommeil pour être de nouveau en forme.
Non, décidément, il n'avait pas le temps d'aller attendre des contacts hypothétiques et préférait sa méthode moins prolifique mais bien plus excitante de la "revue" : il mettait à chaque long voyage une revue porno dans la boîte à gants côté passager, ainsi qu'un paquet de cigarettes et des sucreries. Dans celle du tableau de bord, un autre paquet de cigarettes et d'autres sucreries. Selon le passager, fumeur ou non, il pourrait faire ouvrir telle ou telle boîte.
Il rentrait de son dernier rendez-vous de fin d'après-midi et regagnait le village où dans l'ambiance rustique de sa rustique chambre d'hôtel il pourrait se reposer avant le dîner, quand il remarqua un jeune auto-stoppeur au bord de la route nationale. Il s'arrêta et descendit la vitre :
— Je vais à Montignac, cria presque le garçon.
— Monte ! lui dit Jean en faisant un signe de la main.
Éric, il s'appelait. Il avait dix-neuf ans et rentrait chez ses parents à une quarantaine de kilomètres de là. Il venait de terminer son travail de mécanicien. Ça, Jean l'avait bien vu, ses mains un peu épaisses et bronzées en portaient encore les stigmates noirâtres. Ses cheveux châtain-clair très fins faisaient quelques courts épis et entouraient un visage carré aux yeux clairs, rieurs et angéliques. Un court duvet blond venait éclaircir ses joues et son menton hâlés par le soleil de juin. Jean ne voulait pas jouer les inquisiteurs, mais à chaque question son passager répondait volontiers, l'air décontracté et pas du tout ennuyé. Il demanda à Jean quel était son métier, et découvrit avec intérêt les fiches techniques qu'il lui avait montrées. Il avait une copine en ville qu'il allait voir le week-end, lorsque son père lui prêtait sa voiture.
— Ça doit être dur, les câlins une fois par semaine ! lui fit Jean l'air espiègle.
— Plutôt, oui ! lui répondit Éric. Ça vous dérange si je fume ? poursuivit le jeune en sortant son paquet de cigarettes.
Zut, pensa Jean, c'est raté pour le coup de la boîte à gants...
— Par contre, j'ai pas de feu.
Hourra ! la partie pouvait se jouer... Jean lui dit que son allume-cigare était en panne et qu'il trouverait un briquet sur sa droite dans la boîte à gants. Le petit l'ouvrit, prit le briquet et découvrit la double pénétration d'une blonde plantureuse et colorée de maquillage.
— Oh, fit-il, joli ! en poussant le paquet de cigarettes. Je peux ?
La partie s'annonçait facile pour Jean dont la gorge commençait à s'assécher.
— Oui, vas-y, quand on est beaucoup sur la route, on s'arrête parfois pour faire un brin de lecture !
— Moi j'en ai aussi, lui dit Éric, mais je fais pas que de la lecture ! répondit-il en ricanant.
Il feuilletait les pages en souriant, ponctuant d'un "Ooh !" les positions alambiquées et les gros plans intéressants.
C'était le moment où jamais. Jean devina à son regard attentif et à ses lèvres qu'il avait oublié de refermer que son passager devait avoir la gorge aussi nouée que lui et la braguette gonflée par l'excitation. Il prit un petit chemin de sable au milieu des pins en disant qu'il avait une envie pressante. Il arrêta la voiture, sortit et se mit en face d'un arbre, mais il bandait comme un taureau... jetant un coup d'oeil par-dessus son épaule il observa Éric qui semblait toujours obnubilé par sa lecture ; il revint à la voiture et lança :
— J'y arrive pas. Quand on bande, on n'y arrive pas ! Je vais attendre 5 minutes.
Et il se rassit sur le siège. Le petit vérifia des yeux machinalement ce qu'il lui disait et lui dit qu'il ne pourrait pas pisser dans cet état. Jean lui répondit :
— Il faut que je me calme !
Il ressortit de la voiture et se remit en face de l'arbre, se débraguetta et commença à s'astiquer. Éric ne voyait que son dos et le mouvement de sa main. S'il sortait de la voiture, c'était gagné. Jean entendit le sol craquer sur sa droite : Bingo ! Le petit s'était mis lui aussi en face d'un arbre, et en regardant Jean furtivement, sortit son engin rose et lourd et commença à se branler aussi. Il regardait les mouvements de son aîné avec un air sacrément excité. Jean lui lança un clin d'oeil et un sourire en lui disant :
— Ça fait du bien, non ?
Il fit un pas en arrière et vint s'agenouiller près de lui. Il était maintenant aux premières loges de la libido de ce post-adolescent tout frais. Il plongea doucement la main dans l'ouverture du jeans et rencontra la douceur d'une toison blond foncé d'où sortait le solide pieu de chair rose, et en profita pour faire prendre l'air aux deux adorables grelots, plutôt petits mais fermes. Éric ne se fit pas prier, il dégrafa carrément son pantalon et le descendit à mi-cuisse, libérant ses bijoux trop comprimés dans le tissu.
Jean, délicatement, prit ce cadeau au creux de la main droite et le guida vers sa bouche, dans laquelle il plongea profondément d'un assez brusque coup de reins. Eh bien, pas si timide que ça, le petit mécano ! Jean avait maintenant une main sur chaque fesse charnue et légèrement duveteuse. Il attirait à lui ce corps brûlant, avalait la bite tout entière, la ressortait, léchait les couilles, remontait jusqu'au gland et recommençait. Le petit gémissait doucement lorsqu'il pouvait à nouveau glisser en poussant au fond de cette vallée chaude et humide. Il gardait les yeux fermés, peut-être par pudeur ? Peu importait. Il semblait prendre du plaisir et Jean pouvait continuer à lui en donner, pendant que lui-même se faisait du bien tout seul, l'animal était trop superbe pour risquer de tout gâcher en demandant la réciprocité. Il lui aurait bien fait connaître d'autres plaisirs, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment, au milieu des aiguilles de pins, et puis la nuit allait tomber, et puis quelqu'un pouvait venir et les interrompre... Non, décidément, il fallait conclure assez vite.
Jean s'appliqua à augmenter la succion et le rythme alors qu'à chaque passage il accentuait la vitesse de ses coups de langue à la base du gland, sa main droite enserrant la base du sexe comme un cockring. Il la sortit alors qu'Éric commença à gémir et continua les va-et-vient de sa main gauche, arrachant un cri rauque au petit jouisseur, qui arrosa loin devant lui quelques fougères de trois longs jets de sève épaisse et brûlante, alors que Jean ensemençait son coin de sable.
Éric s'essuya en poussant un soupir de soulagement, se tourna vers lui et lui lança avec un sourire :
— Maintenant tu peux pisser !
Dernier courriel connu de l'auteur : brutus54@hotmail.com