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Une histoire à découvrir

Autobus et vélo (1)

Un beau jour, dans le village où j'habitais depuis une dizaine d'années avec ma copine, je descendais en voiture une rue donnant sur la départementale qui le traversait. Il était vers les 16 h et je roulais plus que prudemment, sachant que les mômes sortaient des écoles. En même temps, les collégiens et lycéens revenaient à vélo de la ville voisine, mieux équipée en écoles de niveau secondaire.

En arrivant près de cette chaussée principale, où je me devais d'accorder la priorité, un autobus venant de ma droite, clignotant à gauche, attendait de pouvoir emprunter la rue où je me trouvais. Au moment où il a démarré, un gamin venant de la gauche à vélo poursuivait sa route sur la départementale, le chauffeur de bus ne l'avait pas vu arriver. J'ai vu que le garçon allait se faire écraser par le bus, et j'ai klaxonné comme un fou pour avertir le conducteur du bus, déportant ma voiture sur la gauche de la rue comme si j'allais foncer dans son bus. Le gamin, de peur, s'est couché sur sa droite, et le chauffeur du bus, voyant ma voiture arriver, a freiné in extremis, sa roue gauche était à moins d'un mètre du corps du garçon.

Il était en état de choc. J'ai bloqué la rue, tous feux de détresse allumés, et suis sorti de ma voiture, j'ai relevé le gars qui tremblait comme une feuille, je l'ai pris dans mes bras pour le déposer sur le siège passager, j'ai mis son vélo dans le coffre, et là, j'ai reconnu Fabien, le fils de seize ans de l'artisan qui avait placé il y a peu des châssis de fenêtre chez moi. Je connaissais donc son adresse, et j'ai pris la route pour l'y reconduire. Peu avant d'arriver, il m'a dit « arrête-toi, s'il te plaît ». Il est sorti de l'auto est s'est mis à pisser sur le bord de la route. Quand il a eu fini, il est revenu sur le siège passager, il pleurait. Je l'ai consolé en le serrant contre moi et lui ai dit que c'était normal qu'il pleure, que le choc avait été trop fort pour lui. J'ai attendu en lui tenant la main qu'il se ressaisisse, avant de redémarrer le moteur. Il écrasait mes doigts à m'en faire mal, mais je ne lui en n'ai pas tenu rigueur. Arrivés chez ses parents, j'ai expliqué les évènements, et après avoir partagé une boisson alcoolisée comme il se doit dans ces cas d'émotion intense, je suis reparti sans même avoir revu Fabien.

J'avais plus ou moins oublié cet incident où je n'avais fait que mon devoir, quand, deux mois plus tard, le téléphone a sonné.

— Damien ?

— Oui, à qui ai-je l'honneur ?

— C'est Fabien, je te dérange ?

— Fabien, le cycliste qui voulait prendre le bus ?

— Ben oui !

— Coucou, mon grand, tu vas bien ?

— Ça peut aller.

— Comment ça, ça peut aller ?

— Tu es seul ?

— Oui, je suis seul, pourquoi me demandes-tu ça ?

— je voudrais te parler, je peux venir ?

— Bien sûr, tu viens quand tu veux.

— J'arrive, me dit-il et il raccroche.

Comme rendez-vous improvisé, pour ne pas dire imposé, on ne fait pas mieux. Je me trouve un short et un t-shirt, car d'habitude, à la maison et dans le jardin, je me promène à poil. Une sonnette de vélo m'avertit de son arrivée, un dérapage de sa roue arrière confirme sa présence à quelques mètres de la porte d'entrée. J'ouvre celle-ci et Fabien me saute au cou, et me renverse sur le canapé.

— Fabien, tu me fais quoi, là ?

— Damien, je t'aime, tu m'as sauvé la vie.

— Fabien, d'accord avec toi, je t'ai sauvé la vie par un coup d'avertisseur au bon moment, mais si on se calmait un peu, et si on discutait ?

— Dam, si je suis encore là, c'est grâce à toi.

— D'où sais-tu qu'on m'appelle Dam ?

— C'est Pierre qui t'adore qui me l'a dit

— Pierre t'a parlé de moi ?

— Oui, c'est lui qui m'a dit que tu aimais les garçons, mais t'inquiète, j'en ai parlé à personne.

Là, j'étais paralysé ! Moi qui, par respect pour ma copine, avais tout fait pour que mes envies pour les garçons restent cachées, voilà déjà deux ados du village au courant.

Fabien s'est mis à m'embrasser sur (et dans) ma bouche, mon esprit me commandait de l'en empêcher, mais ... Quand il a voulu passer sa main sous mon t-shirt, je l'ai arrêté.

— Fabien, non, s'il te plaît.

— Tu n'as pas envie de moi ?

— Ce n'est pas ça.

— Tu ne m'aimes pas, alors ?

— Ne dis pas de bêtises, je n'arrête pas de penser à toi depuis ce fameux jour.

— Moi aussi, Dam, toutes les nuits, je pense à toi, je rêve d'être dans tes bras, de t'embrasser, je sens tes mains sur mon corps, je profite de tes caresses, et il m'arrive de jouir sans me toucher, rien qu'en pensant à toi.

— Fabien, mon petit Fab, je ressens la même chose pour toi, mais ...

— Mais quoi ?

— Tu as seize ans et j'en ai presque le double.

— Je m'en fous, c'est toi que j'aime.

— Et il y a ma copine, tu l'oublies ?

— Parlons-en de ta copine.

— Ça veut dire quoi, ça ?

— Excuse-moi, j'aurais pas dû.

— Fab, tu as commencé, tu continues.

— Dam, tu vas m'en vouloir.

— Accouche ! ai-je dit d'un ton menaçant.

— Tu connais Florian Mandel, celui qui habite pas loin du supermarché ?

— Pas spécialement, et il y a quoi avec ce Florian ?

— Ta copine, quand elle fait les courses, fait souvent un crochet par chez lui.

— Tu mens, Fabien !

Fabien a fondu en larmes en criant entre deux sanglots « Non, je ne te mens pas, demande à Pierre, et il y a d'autres gens au village qui sont au courant ». J'ai serré Fab tout contre moi pour le consoler, mais moi aussi, j'avais besoin de l'être. J'ai accompagné ses pleurs par les miens et on est restés blottis, nous caressant la poitrine mutuellement.

— Pardonne-moi de t'avoir traité de menteur, mon petit Fab.

— C'est oublié, et j'aime bien quand tu m'appelles mon petit Fab, tu le diras encore ?

— J'espère que oui, mais ne t'emballe pas, j'ai tout fait pour essayer en vain de t'oublier, et aujourd'hui te voilà amoureux devant moi, mais je me pose trop de questions sur ma copine, je préfèrerais que tu me laisses seul, je dois encaisser tout ça.

— Je comprends, mais avant de partir, tu voudrais bien me faire plaisir ?

— Dis toujours.

— Je voudrais te voir nu, et je te promets que je ne te toucherai pas.

— Rien que ça ?

— S'il te plaît, Dam.

— Tu te déshabilleras aussi ?

— Bien sûr.

On a retiré lentement tous nos vêtements et on s'est observés, admirés. Fabien était magnifique, son corps parfaitement proportionné et avantageusement garni entre les jambes. On tremblait tous les deux, je n'ai pas pu me retenir, je l'ai serré dans mes bras, on s'est embrassés, corps à corps, queue à queue, et on a joui de ce contact, maculant nos ventres et le sol du fruit de notre plaisir. On s'est essuyés avec des mouchoirs en papier avant de nous rhabiller. Je lui ai promis de lui téléphoner le lendemain soir, il m'a donné son adresse MSN et il a enfourché son vélo, ses yeux étaient tristes et heureux en même temps.

Des milliers de questions se bousculaient dans ma tête : Carine me trompait-elle vraiment, et si oui, depuis combien de temps, comment devais-je réagir, qu'allais-je faire d'elle, et Fabien qui m'aimait et moi qui l'aimais, alors que j'avais tout fait pour essayer de l'oublier, qu'allais-je faire de lui ?

Quand Carine est arrivée le soir, elle a vu que je n'allais pas bien et elle a pris de mes nouvelles, je lui ai simplement demandé si elle connaissait Florian Mandel. Son visage est passé par toutes les couleurs, elle a laissé tomber le paquet qu'elle tenait dans ses bras et est tombée assise dans le fauteuil en face de moi. Elle a tout déballé, son amour pour Florian depuis six mois, Florian qui l'avait mise enceinte il y a deux mois, elle m'a reproché mon esprit absent quand on ne faisait que trop rarement l'amour, elle avait deviné mon amour pour les hommes, j'avais laissé trop de traces sur mon ordi. Elle a conclu par :

— Il vaut mieux qu'on se sépare.

— Tu pars quand ? fut la seule réponse qui me vint à l'esprit.

Carine a rempli deux valises de vêtements, une troisième avec des papiers et des bouquins et a chargé sa voiture.

— C'est mieux comme ça, je te téléphonerai pour venir chercher le reste.

Et voilà, aussi simple que ça ! Du jour au lendemain, je me retrouvais célibataire. J'étais sonné, je me serais bien endormi sur place, mais j'ai allumé l'ordi, ai ajouté Fabien dans ma liste de contacts, j'espérais qu'il soit là, mais non, il était hors ligne, j'étais déçu, je me suis assoupi dans le fauteuil. J'ai été réveillé par un sms de Fabien, concis mais clair « msn ». J'ai foncé vers l'ordi, il était bien en ligne.

— Coucou mon petit Fab.

— Salut Dam que j'aime.

— Carine est partie.

— Pour de bon ?

— Oui.

— Tu es triste ?

— Oui et non.

— Je voudrais tant te serrer dans mes bras.

— Moi aussi, Tifab.

— Mais je peux pas venir, j'ai deux grosses interros vendredi, et puis, les parents se demanderaient pourquoi je viens chez toi deux fois le même jour.

— Je sais, il vaut mieux être prudents. Tu es libre ce week-end ?

— Oui, sauf si mes vieux trouvent une activité familiale débile, comme ils en ont le secret.

— J'ai une idée : ça te dirait de faire du jardinage chez moi ?

— Du jardinage ? Mais j'y connais rien.

— Je parlais de jardinage officiel, mais on cultiverait d'autres jardins plus secrets.

— Ah ouais, j'ai capté, bien sûr que ça me dit.

— Demain jeudi, je m'arrange pour voir ton père, j'espère qu'il sera d'accord.

— Ça m'étonnerait qu'il ne le soit pas, depuis l'accident, mes parents ne parlent plus que de toi, mon sauveur.

— Ok, on fait comme ça et on se retrouve demain soir sur msn, ça te va ?

— Super, je vais continuer à étudier, j'ai un paquet de pages à apprendre.

— Et moi, je vais dormir, je suis crevé.

— Dam, je t'aime.

— Moi aussi, Tifab, je t'aime, à demain.

— Bye, Dam d'amour, bisous, mon Damour.

Le jeudi matin, j'ai téléphoné à André, le père de Fabien, pour lui parler d'un des châssis nouvellement placés qui fermait mal, il allait passer ce soir.

— Bonsoir André.

— Bonsoir Damien, ça va ?

— Ça peut aller.

— Ça peut, pas plus ?

— Carine est partie.

— Avec Florian ?

— Quoi ! Tu le savais ?

— Je n'irai pas jusqu'à dire que tout le village le savait, mais ils ne se cachaient pas beaucoup.

— La salope ! Oh, excuse-moi, André.

— Ne t'inquiète pas pour ça, je te comprends.

— Dis, André, je peux te demander un truc, tu serais d'accord pour que Fabien vienne travailler avec moi au jardin ce week-end ?

— Bien sûr, et sa mère sera d'accord aussi, il faut que tu voies avec Fabien ce qu'il en pense.

— Je lui en ai parlé hier quand il m'a rendu visite, ça l'intéresse.

— Alors, pas de problème.

— Je pensais aussi lui proposer de dormir ici, comme ça, il n'aurait pas à traverser le village le soir.

— Aucun problème, et puis tu dois te sentir seul le soir, un peu de compagnie ne te fera pas de tort, surtout que c'est un long week-end.

— Merci de me comprendre, André.

— On n'oubliera jamais que si Fabien est vivant, c'est grâce à toi, tu peux nous demander tout ce que tu veux, on se coupera en quatre pour toi. Tiens, ça te dit de venir dîner avec nous ce soir ?

— Avec plaisir, André, merci pour tout.

— Ne nous dis plus jamais merci pour quoi que ce soit, tu fais en quelque sorte partie de la famille.

André a téléphoné à sa femme Line pour qu'elle mette un couvert de plus, avant de régler l'ouvrant du châssis, en dix minutes, c'était fait.

A 19h30, j'arrivais chez eux, Fabien était à la fenêtre de sa chambre, il me faisait des grands signes. Le temps de m'approcher de la porte d'entrée, il était là pour m'accueillir, il m'a sauté au cou, a déposé un baiser sur ma joue en disant haut et fort « Salut, mon sauveur », ce qui a fait rire les parents et le petit frère au salon. La maman m'a demandé si elle pouvait m'embrasser, je lui ai dit que ce n'était pas une question à poser et elle m'a serré très fort dans ses bras, Thomas, du haut de ses quatorze ans (et deux mois, m'a-t-il précisé plus tard), a hésité une seconde, puis m'a sauté au cou, lui aussi. J'ai entendu André dire « Et puis, zut », et il m'a fait l'accolade. On a pris l'apéro, Fabien assis sagement à mon côté, et Thomas faisait le fou, à califourchon sur une de mes cuisses. Quand j'ai annoncé à Fabien qu'il pourrait passer le week-end chez moi, et qu'il y dormirait, il a passé son bras autour de mon cou et m'a embrassé sur la joue. Thomas a sorti en rigolant « Fa-bien-est-a-mou-reux, Fa-bien... », ce qui a fait rire tout le monde ; s'ils savaient !

Le repas s'est passé dans la bonne humeur générale, je me sentais accueilli chez eux comme un membre de la famille, j'espérais secrètement que ça ne changerait jamais. André et Line m'ont parlé de leur entreprise, moi de mon boulot d'informaticien, et on a parlé des études des garçons, de leurs points forts et des matières qui n'allaient pas trop fort.

— Damien, tu voudrais bien trouver un peu de temps avec Fabien pour ses maths ? me demanda Line.

— Bien sûr, qu'il prenne ses notes quand il viendra demain soir.

— C'est sympa de ta part, et je sais que Fabien t'aime bien, il acceptera volontiers que tu l'aides.

— Et moi ? Tu m'aideras pour mon français ? Demanda Thomas.

— Pourquoi pas, si tes parents sont d'accord.

— Je peux venir vendredi aussi, alors ?

— Ah non, pas question, il n'y a qu'un petit lit dans la chambre d'amis.

— Ben, je dormirai avec toi.

— C'est ça, pour que tu me donnes des coups de pieds toute la nuit, sans doute ?

— Promis, je serai sage.

— Non, mon petit Thomas, pour tes cours, je viendrai ici et on travaillera dans ta chambre, d'accord ?

— C'est trop injuste !

On a tous ri de bon cœur, sauf Thomas qui a dû se forcer un peu. Puis Fabien est monté pour continuer à étudier, en me demandant de passer voir ce qu'il faisait. Line a envoyé Thomas se doucher et quand il est redescendu en pyjama, il a embrassé ses parents et m'a pris par la main, il a voulu me montrer sa chambre et que je le mette au lit. J'ai interrogé du regard Line qui a acquiescé. Une fois dans la chambre, Thomas a baissé sa culotte de pyjama.

— Regarde !

— Regarder quoi ? Il n'y a rien à voir.

— Et ça, alors, a-t-il dit en touchant son engin des doigts.

— Allez, cache-moi tout ça, il est l'heure de dormir.

Il continuait à se toucher et je voyais sa tige prendre de l'ampleur. Je lui ai remonté moi-même son pyjama, l'ai mis au lit en le chatouillant, il se tortillait en tous sens, puis je l'ai calmé en lui caressant les cheveux et la joue.

— Damien, je t'aime très fort, tu sais.

— Moi aussi, Thomas, je t'aime beaucoup.

— Tu veux bien m'appeler TOM, j'aimerais bien.

— Bien sûr, c'est gentil, « Tom ».

— Et je pourrai t'appeler Dam ?

— Comment tu sais qu'on m'appelle comme ça ?

— Fabien s'est trompé ce matin, il a dit Dam à la place de Damien.

— Ah, d'accord, va pour Dam, mais tu ne le dis à personne, hein ?

— Promis juré.

— Pour ton français, je veux bien t'aider si tu as besoin de moi, mais il faut que tes notes s'améliorent.

— C'est le but, non ?

— Oui, mais je voulais être sûr que tu l'avais bien compris.

Je l'ai embrassé sur chaque joue, puis il a pris ma tête entre ses deux mains et a déposé un petit bisou sur mes lèvres, je l'ai regardé, étonné, et ses yeux m'ont fait fondre, je lui ai rendu ce chaste baiser avant de lui souhaiter une bonne nuit. Fabien était assis à son bureau, le nez plongé dans ses livres, et vêtu de son seul boxer, je me suis mis derrière lui et j'ai déposé mes mains sur sa poitrine, il a déposé les siennes sur les miennes et a accompagné ainsi les caresses que je lui faisais, nos mains sont descendues vers son ventre, puis sous l'élastique du boxer, je touchais pour la première fois sa queue et ses boules, il couinait de plaisir, et il ne fallut presque aucun mouvement pour qu'il éjacule, engluant nos quatre mains, j'ai porté nos doigts à ma bouche et les ai méticuleusement nettoyés, j'ai immédiatement aimé le goût de son sperme. Il a voulu me rendre la pareille, je lui ai répondu simplement « demain ». On s'est embrassés profondément, et je l'ai laissé étudier, pour rejoindre les parents.

— Alors, tu as pu mettre le garnement au lit ?

— Oui, sauf qu'il m'a fait une danse du zizi.

— C'est son jeu favori, ça ne t'a pas choqué, au moins ?

— Non, pas du tout, c'est de son âge.

— Tu sais, d'habitude Thomas se déshabille en rentrant de l'école, et se promène toute la soirée la quéquette en l'air, parfois avec ses doigts dessus pour se tripoter, on le laisse faire, tant qu'il ne dérange personne.

— Ça ne me gênerait pas du tout qu'il reste nu quand je viendrai encore. Je dois vous dire que, chez moi, je suis plus souvent à poil qu'habillé.

— Et tu le feras aussi quand Fabien sera chez toi ?

— S'il en a envie et si vous êtes d'accord, pourquoi pas ?

— Pas de problème pour nous, tu dois savoir que la famille est naturiste, alors les vêtements, c'est le cadet de nos soucis.

— Si, la prochaine fois que je viens, vous n'avez pas envie de vous habiller, je ferai comme vous, je trouve ça beaucoup plus agréable.

— Tant mieux pour tout le monde, et pour demain, je te propose de manger un bout avec nous et d'emmener Fabien après, ça te va ?

— C'est très gentil, ça m'évitera de cuisiner.

On a encore parlé de choses et d'autres avant de se quitter. Une fois dans mon lit, j'avais des rêves plein la tête, mon Tifab pour qui je sentais mon amour grandir, et que j'ai fait jouir sous mes doigts, Line et André qui étaient adorables et me considéraient presque comme un de leurs fils, prêts à tout pour m'être agréables, et le petit Tom, déluré et espiègle comme pas deux qui me faisait bien rire. En plus, cette famille était naturiste, tout comme moi. Je commençais à oublier Carine, qui était plutôt du style coincé au niveau de son corps.

La journée de vendredi a passé comme un rêve, j'avais hâte retrouver mes nouveaux amis. Quand je suis arrivé, c'est Tom qui m'a ouvert, il était tout nu, et a déposé rapidement ses lèvres sur les miennes ; quand Fabien a vu ça, il a dit « et moi, j'ai pas le droit ? », et il m'a embrassé sur la bouche, sans insister, quand même. Bisous de Line sur les joues et accolade d'André. Comme ils étaient tous à poil, je me suis mis dans la même tenue. Thomas s'est approché de moi, a donné une petite tape sur ma queue en disant « Y a pas grand-chose à voir chez toi non plus », j'ai sauté sur lui, l'ai chatouillé sur les côtes et Fabien l'a chatouillé au zizi, le gamin se tordait de rire et a demandé grâce, promettant qu'il ne le ferait plus. Les parents rigolaient de bon cœur. Après le repas, tandis que Fabien se préparait, j'ai mis Thomas au lit.

— Dam, t'es pas fâché que je t'ai touché le zizi ?

— Mais non, Tom, je sais que tu ne l'as pas fait méchamment, mais ça peut être gênant.

— S'il devient tout dur ?

— Ben oui.

— Le mien est souvent tout dur, et tout le monde s'en fout.

— Oui, mais je suis une grande personne, ça ne se fait pas.

— Ça arrive parfois à papa, quand il est près de maman, ou quand je suis sur ses genoux, il n'en fait pas une histoire, parfois il m'éloigne un peu de lui, il m'en a expliqué les raisons.

— Il t'a parlé de sperme et d'éjaculation ?

— Ben oui, il est temps que je le sache, je commence à avoir des poils, donc un de ces jours, je vais avoir du jus aussi.

— Ce jour-là, tu me le diras, je t'offrirai un cadeau.

— Tu es trop chouette, Dam, je t'adore.

— Dors bien, mon petit Tom.

On s'est fait le petit bisou sur la bouche, il a pris furtivement le bout de mon sexe entre deux doigts comme pour lui dire au revoir, j'ai fait de même avec le sien, il souriait, j'ai rabattu le drap sur lui et je l'ai quitté. Fabien était prêt et habillé, je me suis revêtu aussi, bisous et accolade, et nous voilà en route pour notre premier long week-end en amoureux. Tifab a laissé sa main sur ma cuisse tout le long du trajet. Dès la voiture remisée au garage, et les volets et tentures fermés, on s'est sautés dessus, on s'est déshabillés l'un l'autre, embrassés, caressés, léchés, nous étions comme fous, je l'ai pris en bouche, et lui ai offert ma première fellation, il criait de plaisir, et m'a rendu excellemment la pareille. Nous étions un peu calmés et on a discuté.

— Tifab, tu ne peux pas savoir comme je suis heureux avec toi.

— Et moi alors, j'attendais ce moment depuis deux mois, depuis ce fameux jour avec le bus.

— C'est parce que je t'ai sauvé que tu m'aimes ?

— Y a un peu de ça, mais c'est quand tu m'as pris dans tes bras et quand tu m'as consolé dans l'auto que j'ai su que tu m'aimais, et je t'ai aimé tout de suite.

— Pourquoi n'es-tu pas venu me dire au revoir ce soir-là quand je suis reparti ?

— Je n'aurais pas pu, Damour, je t'aurais sauté dessus et embrassé, tellement je me sentais amoureux de toi.

— Je ne crois pas que tes parents l'auraient mal pris, ils ont l'air si ouverts.

— C'est vrai que j'ai des parents formidables et je sais qu'ils t'aiment très fort.

— J'espère qu'ils ne seront pas fâchés, si un jour ils apprennent pour toi et moi.

— Tu as raison, c'est notre secret pour le moment.

— Tifab, tu suces drôlement bien, tu l'avais déjà fait ?

— Oui, pour le fun, avec Pierre, on se l'est fait plusieurs fois, mais maintenant, c'est ta queue et rien que ta queue que je veux sucer.

— Et toi, tu as aimé quand je te l'ai fait ?

— Ah non, c'était dégueu de voir ta sale bouche sur mon splendide bijou.

Je lui ai sauté dessus, l'ai chatouillé jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter, et je l'ai repris en bouche, il s'est retourné et m'a embouché aussi. On a pris le temps de voir de près l'objet de notre désir, ma langue en a exploré chaque centimètre carré, j'ai pris ses testicules en bouche, il a adoré, je n'ai pas voulu aller jusqu'à son petit trou, je ne savais pas s'il était prêt à aller aussi loin. Ce n'est qu'après une demi-heure que l'excitation s'est retrouvée à son paroxysme et on s'est bu de nouveau, avant de s'embrasser et de mélanger nos deux spermes et notre salive. Nos yeux étaient plein d'étoiles, mais il se faisait tard, on a pris un bain chaud dans les bras l'un de l'autre.

— Damour, j'adore te sucer, mais …

— Mais quoi, Tifab ?

— Ben, les poils sur la langue, ça le fait pas trop.

— J'y pensais aussi, demain tu me rases, et moi, je te rase, ça te va ?

— Ouais, et en-dessous des bras aussi, comme ça, je pourrai te lécher là aussi.

— On peut enlever les poils de tout le corps, si tu veux.

— Chouette, mais j'espère que mes parents ne diront rien quand ils nous verront.

— On leur dira que c'était un pari.

— Impec !

— Bon, si on allait au dodo, je suis mort, moi.

— Je vais pouvoir passer toute une nuit dans tes bras. Hmmmm !

— Et moi, dans les tiens, mon Tifab d'amour.

J'ai essuyé Tifab, l'ai pris dans mes bras, comme le jour de l'accident, une larme de bonheur coulait sur sa joue, je l'ai couché délicatement, j'ai attiré son corps contre le mien et mon bras sur son ventre le collait tout contre moi, on s'est endormis sans un mot, savourant ce moment de plénitude.