Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Autobus et vélo (2 et fin)

Quand je me suis réveillé, le soleil était déjà haut, mais j'étais seul dans le lit, j'ai pris peur, Tifab aurait-il regretté nos gestes d'amour ? Pas possible, il était trop heureux, je me suis levé, la queue bien raide, il était temps d'aller vider ma vessie. J'ai entendu mon Tifab, il était dans la cuisine, debout devant la cuisinière à préparer une omelette, je me suis approché de lui à pas de loup, me suis collé à son dos, et je l'ai enserré de mes bras, il a laissé aller sa tête en arrière, l'a posée sur mon épaule, j'ai pu l'embrasser, et il a offert son ventre à mes caresses, il a frémi quand j'ai branlé sa jolie queue, et il a éjaculé … dans la poêle.

— On fait quoi, maintenant, m'a-t-il demandé.

— Une omelette, tiens.

— Avec mon sperme ?

— Oui, et avec le mien aussi, si tu veux.

Il m'a placé devant la cuisinière, m'a prodigué les agréables caresses qui m'ont amené à la jouissance, et mon sperme a rejoint le sien dans la poële, on a rigolé, on s'est embrassés, on a cassé les oeufs, et mélangé le tout en se marrant. On s'est régalés de cette omelette, sachant ce qu'elle contenait, on a appelé ça une omelette DAMFAB, et on s'est dit qu'on en referait. Pour rigoler, je lui ai dit :

— Tu fais si bien la cuisine, que je t'engagerais bien pour remplacer Carine.

— Dans ce cas, il faudra que tu me fasses l'amour aussi.

— Je ne te le fais pas encore assez ?

— Damour, tu sais bien ce que je veux dire.

J'ai approché mon doigt de ses fesses, j'ai caressé son anus, ça devait être la première fois pour lui.

— C'est là que tu veux que je te fasse l'amour ?

— Oui, Damour.

— Avec ça ? Lui ai-je demandé en collant mon gland sur son anus.

— Oui, et je voudrais le faire avec toi aussi.

— Si tu travailles bien au jardin, on le fera pendant la sieste.

— Salaud, tu me fais chanter !

— Mais non, Tifab, je rigolais. Par contre j'ai promis à tes parents qu'on regarderait un peu tes maths.

— Je sais, tu veux qu'on le fasse ce matin ?

— Ce serait une bonne idée, comme ça, nos queues vidées pourront se refaire une santé.

On s'est embrassés encore et encore, on a terminé le petit-déjeuner et fait la petite vaisselle qui va avec, et pendant deux heures, on a fait le point sur ses connaissances en math. J'ai pu me rendre compte avec le plus grand des plaisirs qu'il était très intelligent, sûrement plus que moi, ses seuls problèmes étaient qu'il avait bloqué sur certaines notions de base, ce qui le handicapait pour les développements ultérieurs. Une fois que je lui avais expliqué à ma manière ces quelques notions, il terminait ses exercices plus vite que je n'aurais pu le faire. Il était rayonnant de pouvoir y arriver, il me couvrait de bisous à chaque exercice réussi. Lui aussi m'expliquait des trucs que je n'avais en son temps que moyennement compris. Ce partage de connaissances entre ce jeune homme de 16 et moi de 31 était porté par une amitié et un amour sans borne, le bonheur, quoi ! Je me mettais à rêver que cet amour dure toujours, mais je savais pour l'avoir vécu, qu'à 16 ans, il suffisait parfois de peu de choses pour qu'un jeune change d'avis. Mais je chassai vite ces pensées noires, demain est un autre jour, vivons intensément l'aujourd'hui.

Pour déjeuner, je l'ai emmené dans un restaurant, puis on a fait quelques courses pour être tranquilles jusqu'au lundi soir. Tifab a voulu choisir les plats et les boissons, je le voyais si heureux que je l'ai laissé faire à sa guise, j'étais vraiment content de la place qu'il prenait dans ma vie. Sur le trajet du retour, il devenait de plus en plus impatient qu'on se retrouve au lit, surtout qu'il avait vu que j'avais pris des capotes et du gel.

— C'est quand que tu vas m'aimer ? Me répétait-il, prenant volontairement une voix de gamin.

— Aujourd'hui, ou demain ou la semaine prochaine.

— Salaud !

— Je sais que j'en suis un, prépare tes fesses, tu vas hurler !

— Avec ton vermicelle ? Ça ne risque pas.

— N'oublie pas que petit vermicelle deviendra grand.

— Je ne demande qu'à voir, et surtout à sentir.

Par ce dialogue sur le ton de l'humour, nous étions de plus en plus excités, je voyais sa bosse, il observait la mienne, il y a mis sa main, j'ai dû le calmer, ç'aurait été trop bête qu'il me vide maintenant. A peine rentrés, on a rangé les victuailles, et en moins de dix minutes, nous étions nus dans ma chambre. J'ai dû calmer mon Tifab, il voulait que je l'encule tout de suite. Je lui ai expliqué que faire ça sans amour, ça s'appelait « baiser » et, tout penaud, il m'a embrassé pour se faire pardonner. Par mes baisers et mes caresses, j'ai pu le détendre tout en le gardant excité, j'ai léché son petit cul, sa rosette attirait mon regard, ma langue et mes doigts, j'ai commencé à le travailler, il avait mis ses bras en croix, m'indiquant son total abandon à ce que je lui faisais, ses gémissements guidaient mes gestes, tout son corps m'appartenait. J'avais pu passer à trois doigts, son petit cul était très souple, je savais que je ne lui ferais pas mal. Quand il a senti mon gland sur son petit trou, des larmes ont coulé de ses yeux, tout son visage était attente. J'ai enfilé une capote et je l'ai pénétré le plus doucement possible, c'est si important, une première fois pour un garçon. Je poussais à peine que son petit cul s'ouvrait, et plus je progressais, plus il ouvrait grand ses yeux et plus son sourire s'élargissait, il paraissait dans un autre monde, celui où je lui faisais l'amour pour la toute première fois de sa vie. Quand mes couilles ont touché ses fesses, tout ce qu'il a pu trouver à dire, c'était « Putain, que c'est bon ! », ce qui m'a fait rire.

— Alors, tu en dis quoi de mon vermicelle ?

— Elle n'est pas très active, ta nouille !

— Accroche-toi, Tifab et hurle si tu veux, personne ne t'entendra.

Je n'en pouvais plus, je voulais jouir dans son cul, mais je voulais qu'il jouisse avant moi, et il a hurlé de plaisir sous mes coups de boutoir, surtout quand sa queue a déversé jusqu'à la dernière goutte de sa semence sur son torse, encore quelques mouvements, et j'ai rempli la capote. Je me suis retiré, j'ai pris la capote et l'ai vidée sur son ventre, j'ai étalé nos deux spermes sur nos deux corps. Tifab avait les yeux hagards, il arrivait à peine à reprendre sa respiration, je me suis couché sur lui, on s'est embrassés, on a roulé l'un sur l'autre. On pleurait et riait de bonheur, Tifab savait qu'il m'appartenait. On s'est endormis, collés l'un à l'autre, sa joue posée sur mon torse plein de sperme.

On s'est réveillés à l'heure du dîner, tout souriants tous les deux.

— Damour, j'ai été content d'être ta petite femme, j'ai été mieux que Carine ?

— Tifab, ce soir, j'espère que tu seras mieux que Pierre.

— Quoi ? Pierre t'a déjà enculé ?

— Oui, il voulait savoir ce que ça faisait, mais on l'a fait par excitation, pas par amour.

— Ce soir, je te remplirai de tout mon amour.

— J'y compte bien.

— On se prend une petite douche ?

— Ok, on y va !

Après la douche, on a préparé le repas à deux ; sans se concerter, on se complétait bien, on ne se marchait pas sur les pieds, c'est comme si on avait été cuisiniers ensemble depuis des années. Pendant le dîner, on a parlé de ce merveilleux moment, de ce que chacun avait ressenti. Avant même le dessert, il bandait déjà, je savais sans nul doute que j'y passerais cette nuit.

Ce soir-là, Tifab m'a fait l'amour comme un dieu, on aurait dit qu'il avait fait ça toute sa vie, il m'a pris dans toutes les positions qui lui passaient par la tête, sur le dos, sur le ventre, en cuiller, Andromaque, il a finalement opté pour la levrette, je sentais qu'il voulait me dominer, faire de moi sa petite femme, je me sentais bien dans cette position-là, et lui a pris son rôle au sérieux, il a profité de ma soumission, me claquait les fesses de temps à autres, il me branlait au rythme de ses coups de bassin, je criais de plaisir, et j'ai éjaculé sur les draps, tandis que dans un dernier coup de rein, il a crié « Damouuuuuuur ». Voir un tel bonheur sur son visage est indescriptible, on s'est embrassés avec des je t'aime par centaines. Il n'a pas voulu changer les draps ce soir-là, on s'est endormis sans se doucher.

Le lendemain, quand je lui ai demandé d'où lui venait son imagination débordante pour les positions de l'amour entre garçons, il m'a répondu avec un grand sourire « T'as pas Internet, toi ? », je l'ai tellement chatouillé qu'il n'a pu s'empêcher de pisser dans le lit, heureusement que le matelas était protégé. Faut-il décrire ce que furent le dimanche et le lundi ? Le jardinage n'a pas trop avancé, mais je m'en foutais, on a quand même pu profiter du soleil qui nous dardait de ses rayons tandis que nous nous envoyions nos dards entre les fesses, nous nous sommes rasé tout le corps mutuellement, et Tifab a de lui-même voulu qu'on fasse deux heures de maths par jour. Le lundi soir vint trop vite, mais nous n'étions pas tristes, nous savions qu'il y aurait d'autres moments d'intense amour, ses parents m'avaient invité pour dîner, on s'est douchés et rasés de frais, on a mis la même eau de toilette, espérant que les parents ne s'en rendent pas compte.

C'est André qui nous a ouvert, accolade pour moi, bisous sur la bouche pour Tifab, ce que je n'avais pas encore vu, on s'est déshabillés et on est passés au salon, Thomas m'a sauté au cou, a déposé son bisou sur mes lèvres puis a secoué le bout de mon prépuce pour le saluer, j'ai vu qu'André souriait, j'ai secoué la flûte de Thomas en disant « Bonjour, zizi », et Line m'a serré très fort dans ses bras, en me disant, vous sentez bon tous les deux. C'est bien sûr Tom qui a vu que nous n'avions plus de poils, et a claironné « vous êtes beaux sans poils, vous êtes comme moi ». Dur de ne pas rougir, on a présenté l'explication du pari, seul Tom semblait sceptique, les parents rigolaient. Excellente ambiance, Tifab a annoncé fièrement qu'on avait bossé ses maths tous les jours, ses parents étaient aux anges, Tom était sur mes genoux pour l'apéro, sa cuisse touchait ma queue que je sentais se réveiller, je l'ai pris par le bassin pour repousser ses fesses vers mes genoux, et tout ce qu'il a trouvé à faire, c'est me la prendre entre ses doigts en disant « T'inquiète, c'est naturel, c'est que t'es en bonne santé ». Je ne savais pas où me mettre, je crois que je n'ai jamais rougi autant, tandis que toute la famille rigolait, alors que j'étais assis, la queue pointant vers le plafond.

C'est là qu'André s'est livré à moi et a raconté un peu de son histoire que ses fils devaient déjà connaître. Elevé dans un milieu catho où parler de sexualité était un péché, il avait été mis en internat chez des Jésuites qui liaient pour la nuit les mains des ados trop actifs pour qu'ils ne se masturbent pas ; sa sexualité d'homme, il avait dû l'apprendre lui-même, sur le tas, avec toujours le sentiment de commettre un péché. Il s'était juré que ses enfants ne souffriraient jamais des conneries que lui avait vécues, qu'ils pourraient découvrir leur sexualité sans tabou, la seule règle étant le respect mutuel. J'arrivais avec peine à croire ce qu'il me racontait, mais je le sentais sincère, et quand j'ai pensé à l'aisance de Tifab face à la sexualité que nous avions partagée, j'ai compris qu'il n'avait pas tort. Tout en l'écoutant, je ne m'étais même pas rendu compte que Tom me caressait gentiment la queue, et que moi, je flattais son zizi, tandis que Tifab et André se caressaient chacun de leur côté, les quatre queues étaient raides comme du bois. Aucune recherche d'orgasme, juste des gestes sensuels qui ne faisaient de mal à personne.

C'est Line qui m'a sorti de ma torpeur en nous conviant à table. J'avais ma place attitrée entre les deux garçons, les parents en face de nous. Les genoux des deux frères touchaient les miens, c'était simplement agréable. Quand André m'a demandé si le jardinage avait bien progressé, j'ai inventé une panne du coupe-bordure qui m'avait pris du temps pour réparer. Tifab a sauté sur l'occasion pour demander à ses parents s'il pouvait aller chez moi le week-end prochain. Line lui a dit de me demander si ça ne me dérangeait pas, j'ai bien sûr dit que ça me ferait énormément plaisir et j'ai vanté les qualités et le courage de Tifab. Thomas m'a demandé si je pouvais passer le lendemain pour son français, Line m'a dit de venir manger avec eux, et que je m'occuperais de Thomas après. Pendant tout le repas, j'ai pu remarquer que Line et André nous observaient régulièrement, Tifab et moi, je ne savais qu'en penser, j'essaierais d'en parler à mon amour dès que possible. Après sa douche, Thomas, comme il fallait s'y attendre, m'a demandé de le coucher. Dans la chambre, il a caressé mon pubis et mes boules.

— Tu es beau et doux comme ça.

— Toi aussi, tu es beau, Tom, et j'ai caressé son ventre.

— C'était vraiment qu'un pari entre vous ? Là, j'étais mal.

— Que veux-tu que ce soit d'autre ?

— Tu peux lui dire, Damour, c'était la voix de Tifab qui nous avait rejoints.

— Tu sais garder un secret, Tom ?

— Non mais, tu me prends pour qui ?

— J'aime ton grand frère et il m'aime aussi.

— Je le savais !

— Comment ça ?

— C'est pas parce que j'ai que quatorze ans que j'suis con, faut pas tout mélanger.

— Excuse-moi, petit Tom.

— Et vous avez fait des choses à deux ?

— Je te laisse deviner, mon bonhomme, mais tu n'en parles pas à tes parents.

— J't'ai dit que j'étais pas débile.

— Pardonne-moi, Tom.

Il me tenait toujours la queue, et je tenais toujours la sienne, Tifab s'est approché de moi et m'a embrassé à pleine bouche devant son petit frère.

— Vous êtes mimis, tous les deux, je vous adore.

On lui a fait un petit bisou sur le bout de son zizi, qu'il nous a rendu, et on a déposé un autre bisou sur ses lèvres, avant de lui souhaiter bonne nuit. On a continué la soirée avec les parents, mais pas tard, tout le monde bossait le lendemain. J'ai fait mes adieux, Tifab m'a raccompagné jusqu'à la voiture, on s'est encore embrassés dans un endroit caché du regard de ses parents.

Le mardi, je me suis occupé de Tom, il avait vraiment besoin d'aide en orthographe, on a parlé des téléphones portables, je lui ai donné mon numéro et lui ai demandé de m'envoyer un texto où il devait me raconter sa journée. J'ai failli attraper une crise cardiaque en lisant ses hiéroglyphes, je lui ai demandé de m'écrire le même message en français sur papier, et là, la cata ! Sur une autre feuille de papier, j'ai retranscrit ses phrases dans un français correct, et je lui ai fait comparer les deux textes. Au plus il lisait, au plus il pleurait, honteux de son écriture, il savait où étaient ses fautes, il énonçait au fur et à mesure les mots justes qu'il aurait dû employer. Il a plongé dans mes bras, et je l'ai consolé en le serrant tout contre moi. André était dans l'embrasure de la porte de la chambre, ses yeux étaient humides, il a fermé le poing, pouce en l'air, pour me faire comprendre que j'avais trouvé le moyen de secouer son gamin, il avait vu aussi que la proximité des corps avait fait que nous bandions tous les deux, il m'a dit plus tard qu'il avait apprécié au plus haut point que mes gestes étaient restés ceux d'un grand frère. Quand Tom s'est calmé, je lui ai dicté son texte, il n'a fait que quelques fautes minimes.

— J'ai compris, Dam, plus de textos à la con, je m'y appliquerai comme si j'écrivais en classe.

J'ai approché mes lèvres des siennes et l'ai embrassé pudiquement, avant de lui rappeler quelques règles de base en français, et je lui ai promis de revenir jeudi pour en approfondir d'autres. C'est avec ses bras autour de mon cou et ses jambes autour de ma taille que je l'ai descendu au salon. André et Line ont bien vu que je bandais mais ils savaient que jamais je ne ferais le moindre mal à leur gamin. Tom est resté sur mes genoux, face à moi, la tête sur mon torse, jusqu'au moment d'aller se coucher. Tifab s'était collé à moi, la tête contre mon épaule, les parents n'ont rien dit, bien au contraire, ils avaient l'air heureux de la complicité qui régnait entre nous trois.

Le mercredi, j'ai reçu deux textos, un de Tifab qui m'annonçait un 18 à son interro de maths et un de Tom « Ça y est, je suis un grand, viens ce soir ». J'ai compris de suite, je suis allé acheter un MP3 pour Tom, je savais qu'il en rêvait, deux CD pour Tifab, une bouteille de Whisky pour André, et des fleurs pour Line. Je me suis déshabillé en entrant chez eux pour ne pas dépareiller, Tifab m'a fait un bisou sur la bouche, André, pour la première fois, m'a embrassé sur les joues, et Line, me serrant très fort contre elle comme à son habitude, m'a chuchoté, un petit sourire aux lèvres, « monte vite voir Thomas, il a quelque chose à te montrer ». J'ai pris son cadeau et suis monté à sa chambre, il était sur son lit, la tige déjà dure entre les doigts, me voyant, il a commencé les mouvements que tous les garçons connaissent bien, et devant moi, il a extirpé de sa tige trois jets de sperme clair. Je n'ai pu m'empêcher de prendre son sexe en bouche et de le nettoyer, puis j'ai léché son jus sur son ventre et il a adoré. Dans l'embrasure de la porte, Line, André et Tifab ont applaudi. J'ai offert à Tom son cadeau, quand il l'a déballé, il a pleuré de joie et a collé sa bouche contre la mienne, il a léché mes lèvres, mais je ne les ai pas desserrées, il fallait que j'impose certaines limites à ce gamin, même s'il n'en était plus vraiment un.

On est redescendus, j'ai offert les cadeaux que j'avais apportés, aucun ne s'y attendait, les voir heureux me le rendait moi-même. Tifab a réussi à me glisser dans l'oreille « je crois qu'ils ont deviné pour nous, et j'ai été interdit de chambre depuis ce midi ». C'est André qui nous a pris par la main, nous disant « j'ai aussi un cadeau pour vous », il nous a emmenés Tifab et moi vers la chambre de mon amour, il n'avait plus un lit d'une personne, mais un grand de deux. Tifab et moi, on s'est jetés dans les bras l'un de l'autre, on s'est embrassés, encore plus fort qu'on ne l'avait jamais fait. Line, André et Tom nous caressaient le dos, eux aussi pleuraient de voir notre bonheur. André m'a dit tout simplement : « Bienvenue chez toi, mon fils », je l'ai pris dans mes bras, l'ai embrassé sur la bouche, je n'avais jamais connu un tel bonheur, j'en pleurais comme une Madeleine, tous essayaient de me consoler, mais je n'arrivais pas à arrêter mes larmes. Line m'a pris dans ses bras et m'a dit « Ne fais jamais souffrir nos enfants, ni Fabien, ni Thomas », je le lui ai promis, elle aussi m'a embrassé sur la bouche.

On a mangé presque en silence, non pas que nous étions tristes, mais les émotions avaient été trop fortes. Après avoir mis Tom au lit, ce qui a pris quand même un quart d'heure, car il a demandé que je le branle et il a voulu me branler, je suis resté dormir dans le nouveau lit de Tifab, nous n'avons pas fait l'amour, mais nous nous sommes aimés, tout simplement aimés, déchargés du poids de la peur de rencontrer des oppositions à notre amour.

Depuis ce jour, Tifab et moi passons toutes nos nuits ensemble, soit chez lui, soit chez moi, je n'ai plus refusé au petit monstre de venir chez moi, et même s'il nous cassait parfois les pieds (les couilles ?), on était heureux qu'il soit là, même s'il dormait souvent entre nous. Il n'avait pas été particulièrement précoce pour sa puberté, mais le gamin espiègle est bien vite devenu un ado assoiffé de sexe. Il adorait jouer avec notre corps et qu'on s'occupe du sien, on le laissait nous regarder faire l'amour, mais il n'y a jamais eu de pénétration entre lui et nous, par contre, l'omelette DAMFAB est devenue DAMFABTOM, on l'a même servie aux parents, sans leur dévoiler notre recette bien sûr.

Je n'ai plus jamais dîné seul, soit toute la famille venait chez moi, soit j'étais chez eux. Tifab a fait d'énormes progrès en math et Tom n'a jamais eu d'aussi bons points en français, tandis que moi j'engrangeais contrat sur contrat.

Elle n'est pas belle, la vie ?