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365 nuits d'adieux (20): Grand frère

Manuel ne peut pas rester assis longtemps sur le matelas souple. C'est à plat ventre qu'il roule le joint de la réconciliation sur la pochette du vinyl d'Aerosmith ; Renaud, jouant la compassion, lui lèche les fesses. Manu se contracte dès qu'une goutte de salive picote son trou défoncé. Il allume le pétard, son regard se brouille. Il raconte :

— Tout ça c'est de la faute de Florian, mon frère aîné. Depuis cinq ans qu'il est marié, on l'a plus revu à la maison. Pourtant on s'est beaucoup aimé quand il avait dix-huit ans et que j'en avais quinze. Quand mon père est mort, usé prématurément par le travail au noir, ma mère ne savait plus comment me tenir. Elle croyait aux vertus des châtiments corporels mais elle n'avait pas le courage de les exécuter ; alors elle avait décidé que Florian s'en chargerait.

Un jour que j'avais suspendu un peu trop longtemps le chien du voisin à la rampe de l'escalier du HLM, Florian m'a traîné par les oreilles dans sa chambre. Il venait de réparer sa moto ; il avait les mains noires de cambouis. Il a dit : "Déculotte-toi, qu'on en finisse vite." J'étais mort de trouille, j'avais souvent admiré ses bras de maçon, développés par la muscu. J'ai défait ma ceinture. Il s'est assis, m'a couché sur ses genoux, il m'a découvert les fesses et les claques se sont abattues régulièrement malgré mes efforts pour lui échapper. C'était moins pénible que le ceinturon de mon père. Mes joues sont devenues aussi rouges que mes fesses devaient l'être quand je n'ai plus pu contrôler mon érection. Il m'a fessé plus fort, je chialais : "Rentre ça dans ton pantalon, petit vicieux et va te laver, t'as le cul tout noir !" Mais quand il s'est levé, j'ai bien remarqué que quelque chose dans son bleu l'empêchait aussi de marcher droit...

Un samedi que je me croyais seul à la maison, je me suis fais surprendre en train de me branler sur un canard homo que j'avais acheté dans un kiosque loin de chez nous. Mon frère me l'a arraché des mains : "Déjà, je trouvais ça bizarre, ta collection de photos de sport, mais ça c'est confisqué." J'ai supplié qu'il le dise pas à maman. Il a répondu : "On verra mais en attendant tu vas prendre une volée exemplaire." De moi-même, je me suis calé au bord du bureau, cul nu. Il a défait son ceinturon, celui qu'il avait hérité de papa, et j'ai vraiment dégusté parce que je ne voulais pas crier et qu'il lâchait ses coups de plus en plus fort pour me faire plier.

Il a ajusté et la ceinture s'est écrasée entre mes jambes. Je me suis effondré, les mains sur les couilles, pleurant de rage. Il m'a pris par les cheveux, il a complètement descendu la fermeture de son bleu. Son manche s'est écrasé contre ma bouche ouverte. "C'est ça que tu veux, devenir une tante, une suceuse de bites ? Autant que tu commences par moi !" Pas de doutes, c'était ça que je voulais, j'étais fou de désir en happant la bite adulte de mon frère ; je m'en étouffais. Il me collait des claques mais il pouvait me faire mal, j'avais aucune intention de le lâcher. Il l'a bloquée au fond de ma gorge et son jus m'a coulé directement dans le gosier. J'ai toussé, craché, j'en avais qui me remontait dans les narines.

Florian s'est rajusté, évitant mon regard, l'air un peu gêné de s'être laissé emporter. Il a marmonné un "J'espère que t'as compris ?" pas convainquant puis il est parti se nettoyer. On en n'a plus parlé jusqu'au soir où il a dit à maman : "Je sors le petit." Il m'a emmené chez une pute pour me guérir de mon vice. La chambre était sordide. Il a fallu se laver la queue au lavabo. La fille, grosse, moche, attendait sur le dos, pattes écartées.

Elle n'avait pas défait sa jupe ni ses collants troués. Florian était super-raide quand il l'a enfilée. Il se balançait sur elle comme un danseur. Le jeu des muscles de son dos et ses mollets velus m'a excité immédiatement. Dès qu'il m'a vu la bite en l'air, il m'a cédé la place. Ça me disait trop rien mais je lui ai quand même mis ma queue dans la cramouille pour pas avoir l'air trop dégoûté. En plus elle se marrait. J'ai débandé. "Je connais un truc infaillible," a dit Florian.

Il s'est mis à me claquer le cul pendant que j'essayais maladroitement de baiser la fille, puis il s'est jeté sur moi dans mon dos. Sa pine, lubrifiée par les sécrétions vaginales a glissé dans mon cul et c'est comme ça que mon frère m'a fait sauter le pucelage. Ma queue a gonflé du double dans la pute qui avait l'air d'apprécier mais je ne suis pas arrivé à la limer longtemps avant de juter. Il s'est retiré aussitôt pour se remettre au chaud dans la chatte... C'est pour ça que je n'étais pas novice quand ton oncle m'a encaldossé dans le parking. Mais j'avais pas repiqué au truc depuis des années, je le jure. Je baisais les nanas du bahut pour faire comme les autres. C'est ça, la justice divine : si j'ai une grosse bite, c'est que dans le fond, je suis un enculé. Et le mot m'écorche encore la bouche ; je vous jure, les mecs, c'est dur à avaler.

— Avale plutôt celle-là, fait Renaud, bite au poing.

— Merde, laisse-le raconter. T'as qu'à te branler, comme moi...

— De ce jour-là, nos rapports ont changé. Il a compris le profit qu'il pouvait tirer de ma bonne volonté. Dès que ma mère sortait faire des ménages ou que sa copine lui posait un lapin, il rappliquait dans ma chambre se faire tailler une pipe. Je le branlais avec ma bouche, je lui bouffais les couilles ; enfin j'avais le droit de le toucher partout sauf le trou du cul. Il disait en me giflant : "Chez les mecs, ça doit servir qu'à chier." Je l'aimais comme une petite femme, je lui lavais son linge, je le repassais. Je mettais de côté ses chaussettes et ses slips sales pour me branler dans son odeur. Je suçais les mouchoirs où j'avais essuyé sa queue. Si le travail n'était pas parfait il me corrigeait avec une cravache exprès achetée aux puces.

Et tant que j'étais cul nu, zébré de marques rouges, j'avais droit aussi à l'enculade ; je savais plus si j'avais mal à cause des coups de cravache ou des coups de boutoir. Il était raide du matin au soir... La nuit, je l'attendais dans son lit quand il sortait. En me baisant, il me racontait comment était la fille qu'il venait de se taper et dont il portait encore le parfum sucré. Parfois il me laissait dormir dans son lit. Au réveil je lui faisais passer sa crampe en prenant mon petit déjeuner avec son foutre...

Manuel crache par terre à l'évocation de ce souvenir.

— Les mecs, c'est jamais net, fait Renaud avec philosophie ; ça tire où ça peut, quel que soit le sexe du trou... Mon oncle, il a trois mômes... Et mon père, je suis sûr qu'il se la donne aussi. Tu vois pas qu'il en rajoute pour nous faire triquer ? Hein que t'as envie de continuer à te faire tringler, ma chatte ?

— Je crois que maintenant je suis ouvert à tout, conclue Manuel la tête basse.