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365 nuits d'adieux (21): On rase gratis

Après sa confession, Manuel n'a plus besoin du prétexte du bondage. C'est docilement qu'il se met à quatre pattes dans la baignoire-sabot. Je dévisse le pommeau de la douche et Renaud lui introduit le tuyau dans l'anus. J'ouvre le robinet. Le bruit de siphon bouché que font ses intestins montre qu'il est plein.

— Retiens-moi ça le plus longtemps possible : ça te musclera le cul !

Renaud s'est emparé du gant de crin et lui frotte les couilles. Il astique la grosse quille qui rougit. Je mouille une serviette et en applique quelques volées. À chaque impact Manuel lâche une giclée de l'eau de son lavement. On le remplit à nouveau jusqu'à ce que liquide expulsé soit limpide. Renaud lui colle sa bouche au cul et s'expose à la douche. Inspiré par leur position je retrousse mon prépuce et pisse sur le dos de Manu. Renaud m'encourage :

— Pisse-lui à la gueule.

Mes derniers jets d'urine s'écrasent sur sa bouche et ses yeux clos... On fait couler un bain chaud pour laver Manuel. C'est l'occasion de lui faire une vraie coupe de garçon. Ses épais cheveux noirs tombent par touffes au passage de la tondeuse.

— Ça serait dommage de s'arrêter en si bon chemin, dit Renaud la main sur la bombe de mousse à raser.

— Eh là non, j'y tiens à mes poils, proteste Manu. Déjà que comme ça j'ai une gueule de skin. Je vais me faire casser la tête par mes potes.

— Bah, on t'en laissera, sur le torse, dans le dos, et au cul. Tu verras, c'est comme dans les magazines, ça donnera l'illusion que t'as la bite encore plus longue.

Renaud étale la mousse dans les poils pubiens de Manu qui commence à chanter que la lame du rasoir l'écorche. Peu à peu apparaît le triangle blanc rosé, les veines à fleur de peau. Renaud manipule entre deux doigts la queue de Manuel qui durcit pendant l'opération. Sa bite pend, dégagée, obscène. Il se contorsionne sous la friction à l'eau de Cologne qui ravive le feu du rasoir. Renaud ne se prive pas de lui en répandre sur le gland pour accentuer la sensation de brûlure quand il le masturbe. Manuel regarde dans la glace sa coupe toute neuve, caresse son pubis glabre et remarque :

— T'aurais dû faire les couilles aussi. Je vais plus pouvoir me taper une fille jusqu'à ce que ça repousse.

— Comme ça, t'es tout à nous mon gars !

Assis sur le chiotte, je lui montre ma queue tendue, luisante de savon.

— Allez, viens te carrer l’œillet sur mon tire-bouchon.

La trique douloureuse, Manu s'arrache au miroir. Renaud, assis par terre, l'aide à s'écarter les fesses et le cul velu descend, enfourne mon gland, hésite une seconde avant de s'empaler régulièrement. Il pousse un long cri étouffé tandis que Renaud, armé du sèche-cheveux nous souffle de l'air chaud sur les burnes. Remplissant son cul et mon rôle de fauteuil à coulisse, je roule dans mes doigts le bout de ses seins, je mords sa nuque. Manuel largue deux gouttes de sperme ; il a les couilles vides et jouit à blanc.

Cette nuit-là on a dormi ensemble. Avant de partir, Manuel a baissé son froc, et, étalé sur mes genoux, a réclamé que je lui administre une dernière trempe afin que la station assise lui rappelle le goût cuisant du pêché.

— Je t'offrirai un plug pour ta fête si c'est ça qui te travaille, un bouchon en cône que tu garderas la journée : trip garanti sur ta meule...

— Eh, oublie pas la bille à Pepe, rajoute Renaud en lui lançant l'objet.

Avant de claquer la porte, Manuel demande le numéro de Jules. Il se l'écrit sur la main pour pas le perdre. Je lui crie "Bonne bourre !" dans l'escalier.