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365 nuits d'adieux (23): Réunion de chantier

La clé tourne dans la serrure. C'est l'heure habituelle où Renaud rentre du lycée. J'ai coupé le disjoncteur et tiré les rideaux noirs.

— Qu'est-ce qui se passe ? demande Renaud.

— Je tirais des photos, j'ai tout éteint pour pas faire de conneries.

Il se débarrasse de son sac à dos. Je m'approche de lui. Je défais son jeans. Je prends sa bite dans ma bouche. Elle se courbe vers le haut en franchissant mes lèvres. Je le mène par le bout de la queue jusqu'au lit. Il se déshabille en chemin.

— Il y a toujours des surprises avec toi...

J'ai disposé la vaseline à portée de main, je le prépare par un long massage anal. Comprenant ce qui l'attend, il me relaie et se plonge les doigts dans le cul. Il se tient sur le lit, en appui sur les coudes, les genoux écartés. Debout derrière lui je pousse sans mal ma queue graissée dans la rose offerte. Il n'émet qu'un soupir languide quand je le tire à moi pour l'envahir. Chamboulé par la pénétration, il se rend à peine compte du changement de cavalier en cours de route, remarque tout de même :

— Oh ce qu'elle est grosse. Oh, Hugues, Hugues, qu'est-ce qui t'arrive ?

Je lui recolle ma queue dans la bouche pour éviter qu'il se retourne :

— C'était encore une surprise. J'avais trop envie de te faire sauter par quelqu'un d'autre. Prends-la comme si c'était la mienne.

Renaud, bavant sur ma queue se laisse secouer par son monteur qui le lime gentiment en silence. J'emprisonne sa nuque fermement dans l'étreinte de mes cuisses et je me penche au-dessus de lui pour observer le retour du cul de mon petit mec à son piston d'origine. Gêné par l'obscurité profonde, je promène ma langue à l'endroit même de l'imbrication. Je lèche au bord du trou, je suce la hampe qui disparaît à l'intérieur. Je prends dans mes mains leurs paires de couilles, je les frotte l'une contre l'autre, je les serre comme un seul sac. L'enculeur pousse quelques soupirs de jouissance avant de s'arracher au cul qu'il ne veut pas ensemencer. Le précieux liquide n'est pas perdu pour tout le monde, je happe le geyser et j'avale. Le niqueur regagne la salle de bain sur la pointe des pieds. Je relâche mon étreinte, Renaud se retourne :

— Ah la vache, j'ai mal au cul... dit-il en se branlant pour atténuer la sensation.

— J'ai bien craché deux fois pendant qu'il te mettait. T'as été parfait mon chat. Maintenant on va te laisser te reposer. On a rendez-vous en ville...

Je me rhabille. Je réunis mes affaires. Dans le couloir. J'appelle :

— Tu viens, Martin ?

— Comment ça, Martin ? fait Renaud interloqué.

— Il n'y a pas qu'un âne qui s'appelle Martin.

— Il n'y a pas trente-six Martin qui aient une queue d'âne, répond Renaud quand nous fermons la porte.

Jules conduit. Martin, occupe la place du mort.

— T'aurais pas dû me faire faire ça.

— J'ai obligé personne...

— T'as pris ton pied, alors pas de remords, dit Jules. La nuit ne fait que commencer.

J'étale sur la banquette arrière les accessoires qu'on est passé acheter dans un sex-shop. Manuel nous attend sur l'îlot directionnel à l'entrée du périphérique, en survêtement et baskets. Lui aussi a apporté ses jouets, la cravache et la boule de billard.

— Vous m'avez promis une nuit inoubliable, les gars. J'espère que je suis pas venu pour rien. Qui c'est lui ?

— Mon frère, dit Jules. C'est lui qui a le plan.

— J'ai du boulot pour vous si le chef de chantier est satisfait de l'entretien d'embauche, dit Martin à Manuel.

— Y'a pas de raison, fait Jules. C'est un bon gars, travailleur, résistant surtout, et quand tu verras le pompon ! Tiens, écoute ça, Martin...

Jules a mis sur l'autoradio la cassette de la séance en forêt. Dès qu'on a quitté l'autoroute, je déshabille Manuel. Il est temps qu'il voyage à quatre pattes dans l'espace entre la banquette et le dossier des sièges avant, à mes pieds. Je lui montre quelques uns des gadgets destinés à son cul avant de lui bander les yeux avec son bandana. Coincé dans le prolongement de la banquette arrière Manuel n'a plus que ses poils dans le dos pour vêtement. Mon pied lui écrase les reins, la pose du chasseur de fauves victorieux. Je flatte son cul et ses organes. Martin incrédule se contorsionne sur son siège pour passer la main sous ses boules et lui décalotter la quenouille. Je lui enfile un cockring qui resserre le paquet à la base et le rend plus impressionnant encore. Je lui passe le collier de chien fourni par Jules. Manuel reconnaît ses bijoux familiers quand je lui mets les menottes. Son anus est devenu protubérant, élastique, avide comme une bouche en cul de poule. Respectueux des instructions, il s'est nettoyé et graissé d'avance. Je lui dis de dresser pour Martin la liste de tout ce qui est rentré par là depuis qu'il nous connaît :

— La bite de Renaud, d'Hugues, de Jules, une batte de base-ball, une boule de billard, une matraque, trois zob de keufs, un routier, un déménageur, tous les potes de l'équipe, le martinet du chien, le tuyau de la douche, des manches de brosse...

— Cette fois, on va te farcir avant usage. Cette bille qui appuie contre ta bouche d'en bas c'est la première d'un chapelet de sept.

Je pousse les boules de plastique reliées par une chaînette ; elles entrent dans la crevasse sans que Manuel marque la moindre gêne. Un gros plug en cône conclut le cortège, bloqué par une sangle qui empêche le chargement de sortir. Tirant sa queue vers l'arrière, j'étire son prépuce, je repousse le gland vers l'intérieur et je ferme la papillote par une pince crocodile.

— Ça mord, ça fait mal...

— T'as qu'à pas bander tu la sentiras moins.

— Salaud, avec tout ce que tu m'as enfoncé. C'est comme une merde dure que je peux pas chier, ça me porte sur la trique. Tu me l'enlèveras, dis, la pince, pendant la correction.

— Je te l'enlèverai de la bite pour te la mettre aux seins.

La voiture s'engage dans un chemin de terre. C'est un chantier privé, près de la Seine, du côté de Nandy. La maison n'a pas encore d'étage, mais les fondations sont profondes. Jules fait descendre Manu aveuglé qui le suit difficilement ; il le tient en laisse et avance vers la silhouette de l'ouvrier casqué. Le chef de chantier a gardé ses vêtements de travail : jeans usé, taché, chemise à carreaux. Son prénom est écrit sur son casque de chantier : Florian. L'homme force Manu à s'agenouiller en le tirant par le paquet. Il frotte sa figure à son entrejambe.

La cave est éclairée par trois baladeuses. Le bruit du bloc électrogène couvre nos conversations étouffées. Florian suspend la chaîne des menottes à une poulie reliée à un treuil. Manuel est hissé par les bras, de façon à ce qu'il ne décolle du sol que de quelques centimètres. Je défais la sangle qui retenait le bouchon.

— Au travail, gueule Jules.

C'est à moi qu'incombent les préliminaires. Florian me passe un morceau d'une grosse corde tressée avec lequel je bats gentiment les fesses offertes, les cuisses et le dos du garçon suspendu. Sous les coups il se tend et se relâche, le plug ne tarde pas à sortir de sa cache. Quelques volées appliquées sur le ventre et le chapelet de boules pend entre ses cuisses, retenu par la dernière bille. On tire à la courte paille celui qui l'enverguera le premier. C'est Jules qui gagne :

— Après mon passage, ce sera ouvert pour tout le monde.

Malgré la largeur acquise, la bite expérimentée du gardien lui arrache des protestations confuses :

— Tu l'a déjà prise, et plus d'une fois, mon gars. On n'y croit pas à tes jérémiades.

Jules pistonne sauvagement, rythmant la cavalcade de claques magistrales. Martin, qui a pitié ou qui veut mesurer l'effet du labeur de son frère, ôte la pince qui fermait le prépuce et descend sur le pied de paf que les coups de bélier font balancer. Jules se retire et Martin prend sa place pendant que nous nous consultons à voix basse.

— Dis-y que t'en veux, Manu... ordonne Jules.

— Oui, frappez-moi comme des brutes, je suis votre chienne. Battez-moi à coups de poings, j'en veux des bleus. Pissez-moi dessus, pissez-moi dedans. Torturez-moi les seins...

Nous buvons une bière pour nous remplir la vessie et le satisfaire. Le chef de chantier prépare une nouvelle position. Pieds entravés, Manuel pend maintenant la tête en bas. Martin lui pisse au cul, Jules sur le torse, l'urine ruisselle, descendant vers sa bouche et son nez. La cravache a changé de main, c'est Martin qui s'essaye ; sa timidité est vite vaincue. La badine siffle et claque. Jules la lui prend des mains, lui montre comment obtenir des dessins en croisant les coups, frotte de sa paume rêche les zones qu'il vient de frapper. Tandis que Jules cravache, Florian présente le bout de sa clope devant un téton de Manuel, et ce sont ses mouvements pour échapper au fouet qui l'écrasent sur le mégot ardent. Manuel hurle quand la cigarette rentre en contact avec son gland, apaisé par les coups de langue qui y succèdent. Jules fait compter à rebours à Manu les coups qu'il lui assène. Le chef de chantier a pris une pince plate et lui tenaille un peu les burnes. Il crie dans son excitation :

— Cravache-lui le zob, fouette-lui les glawis.

— Cette voix, cette voix ? chante Manuel dans ses larmes.

La cravache revient à son premier propriétaire. Il cingle violemment la hampe insolente. La position renversée facilite la flagellation des couilles qui enflent sous les coups. Entre deux hurlements, Manuel continue à demander :

— C'est toi, Florian ?

Seul le claquement de la cravache répond à ses questions, puis les poings du fouetteur qui lui bourrent le ventre et le font osciller comme un sac de sable. Florian détache Manuel. Il le couche sur une échelle posée en équilibre sur des bidons. La bite de Manu pend entre les barreaux. Nous débouchons la bouteille de whisky pour désinfecter les zones à vif. Florian a mis à notre disposition des feuilles de papier de verre à gros grain pour branler Manu qui n'est plus qu'un cri continu. Il accueille la bite du grand-frère qui le grimpe à califourchon. Le cavalier sort son laguiole et grave les branches de son initiale dans la fesse droite de sa monture, faisant jaillir le sang sous la pointe du couteau. Il dit :

— Tu vois, ils t'ont servi à rien tes tatouages, t'es devenu un paillasson à bites, une lope à tabasser pour en faire sortir le jus. Mais ça fait du bien quand même de te retrouver, frangin.

Je demande à Martin de se laisser prendre par Jules, dans la même pose que son fils tout à l'heure, la tête entre mes cuisses ; en lui écartant les demi-lunes, j'observe l'entrée laborieuse du gland du gardien tandis que Martin se débat contre l'intrusion fatale.

— Ah, nom de dieu, c'est toujours aussi déchirant. J'ai de nouveau quinze ans. Julius, ça me fend l'âme quand tu m'éclates le fion. J'en veux tous les dimanches !

Les deux couples réunis, comme les partenaires d'un ballet nautique, larguent du jus en cascade. Le chef de chantier rend son verdict :

— Je crois que t'es embauché, Manu. Comme chiotte, comme pute de chantier. On te planquera dans l'Algéco pour que le personnel te passe dessus à la queue-leu-leu. Maman va être heureuse que t'aies un boulot stable.

— C'est sympa, les mecs, balbutie Manuel épuisé et sanguinolent, mais je viens de recevoir mes papiers militaires : je pars au service dans la semaine. Merde qu'est-ce que je vais jouir à patauger dans la boue avec quarante kilos de pierres sur le dos.

— C'est toujours comme ça, au moment où ils commencent à être éduqués, faut les refiler aux enculeurs professionnels, aux gâche-métier.

— On pourra peut-être recycler le matériel ? dit Martin.

— Ouais, du sang neuf, quelqu'un qu'on pourra maltraiter sans se laisser arrêter par les sentiments... dit Florian.

— Je vous en rabattrai du conscrit pour vos réunions de famille... Oh les mecs j'ai pas encore bu de foutre ce soir, venez m'arroser et porter un toast à mon départ chez les vrais hommes.

En jouissant, Jules, qui connaît ses classiques, entonne à propos les paroles de la libation traditionnelle de la cavalerie française :

— À nos hommes, à nos chevaux, au perron de Neuchâteau, et à ceux qui les montent...