Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (24): Le permissionnaire
Je l'avais trouvé sur le bas-côté en remontant de Grasse. Il faisait du stop en uniforme avec son paco. Avant même de voir sa gueule, je savais que je m'arrêterais parce que les cheveux courts et les braguettes kaki c'est mon trip favori. Son sourire découvrait de belles dents carnassières. Son fute serré faisait saillir un cul lourd de gars de la campagne et la boule d'un paquet prometteur qu'il rangea contre sa cuisse gauche pour s'assoir confortablement.
— En perm ? Et tu gardes la tenue ?
— Ça aide pour le stop. Ça met les gens en confiance.
Il froissait nerveusement son béret dans ses mains, effleurant sur la face interne de ses cuisses largement ouvertes les trous d'aération du treillis à l'endroit où le pantalon comprimait ses formes avantageuses.
— Qu'est-ce qui te manque le plus à l'armée ? Les filles ?
— Ça, on s'arrange... au pire il y a toujours la veuve poignet.
Il a coulé un regard vers l'enflure de mon short ; ma trique avait déjà des velléités de se mettre à l'aise. Je sentais bien qu'il y avait du répondant, mais comment faire ? Vers Lyon, à la nuit tombante, je lui ai dis que j'étais fatigué et que j'allais faire une étape, que je pouvais le laisser tenter sa chance sur l'autoroute, à moins qu'il ne préfère partager ma chambre d'hôtel et repartir avec moi le lendemain. J'ai prétendu que j'avais pas assez de blé pour lui payer une chambre perso.
— C'est pas grave, à l'armée j'ai l'habitude de coucher en compagnie.
J'ai magouillé à la réception pour avoir un lit double, je lui ai expliqué que c'était plus économique que des lits jumeaux. Il a fait semblant de me croire, sans problème.
— Chouette, je vais pouvoir prendre une douche ! a-t-il ajouté, jovial.
En dix secondes il avait délacé les patos, retiré le treillis, s'excusant de se présenter dans un slip lâche, blanc et ridicule :
— J'ai plus que ça. D'habitude on s'en sert comme chiffon pour les T.I.G. mais mes caleçons sont tous crades.
Je prenais l'air dégagé, mais mon regard retournait sans cesse à ce qui pendait dans l'entrebâillement du slip. J'ai sifflé entre mes dents :
— Ben dis donc ! dans le genre balancier de pendule !
— Ah ouais, les gars m'ont surnommé La Pieuvre parce que j'ai une grosse tentacule; c'est presque toujours moi qui gagne les concours de longueur, sauf qu'il y a un mec dans la chambrée voisine qui a un nœud monstrueux, à filer des complexes à un acteur de porno !
Et il se la tapotait pour la faire valoir. Je devais être cramoisi quand il s'est décidé à filer sous la douche. J'en ai profité pour me déshabiller complètement et je me suis fourré dans le lit pour ne par lui bander au nez. J'ai éteint, frustré mais coincé, et j'ai fait semblant de dormir. Le bruit d'eau a cessé, j'ai entendu retomber la serviette, il s'est assis sur le lit.
Avant d'y entrer, il a soulevé le drap bien haut pour voir si j'étais à poil. On est resté dix minutes à attendre le déluge. Je me suis retourné. Dès que ma cuisse a frôlé la sienne, il s'est jeté sur moi comme la misère sur le pauvre monde ; il n'attendait que ça. En se roulant une pelle, on a roulé à terre. Il jouait à la lutte, gêné par son paf au garde-à-vous. Je l'ai attrapé par là, ma main n'en faisait pas le tour et ma bouche n'était pas assez grande pour en engloutir plus du tiers. Son bassin se soulevait en rythme et je m'étouffais quand il se poussait dans ma gorge. Il a demandé, à voix basse :
— Tu te fais prendre ?
— Des fois, mais là, faut pas rêver, je pourrais jamais me caler un morceau pareil dans le fusil. Et puis, je conduis demain, alors si je peux plus m'asseoir !
— C'est toujours pareil, les mecs courent après ma grosse bite, mais une fois le marché en main, ils ont les foies de se faire mettre.
À plat ventre, la queue aplatie entre ses pattes écartées, il a changé d'option :
— Alors vas-y, chauffe-moi, baise-moi bien, dresse-moi par le cul, apprends-moi à tenir debout sur ta bite.
Dans mes rêves les plus fous, j'aurais jamais cru en arriver là, ni que le propriétaire d'un bâton pareil soit également un allumé du ramonage. Le beau cul pourtant, avec ses globes rebondis et ses fossettes rieuses !
— OK, remets ton béret, tu veux ? et tes godasses cloutées, et comme ça, je te promets un vrai feu d'artifesse.
Je l'ai fourré en levrette, lui bloquant la gorge d'une clé de bras pour l'empêcher de se retirer. C'était pas la peine : quand la couronne de mon gland lui a crevé l’œil de bronze, il a poussé un long grognement de reconnaissance. Je l'ai empafé à plat dos sur le lit : son regard m'encourageait à le pilonner sans pause. En lui ceinturant les reins, je l'ai soulevé pour le niquer debout. Son cul souple et chaud m'aspirait comme des lèvres humides. Ses jambes gigotaient dans le vide et les lacets de ses pompes me frappaient les cuisses ; il était aux anges, il en prenait pour son grade, le deuxième classe !
— Alors, bleu-bite, ça te branche ?
— Je la sens qui me remonte vers l'estomac.
— T'aime ça la queue ? Tu voudrais être toujours rempli ?
Il répondait "oui, oui" dans des soupirs d'extase.
— T'étais en manque ?
— Le juteux qui m'encule d'habitude est parti en mission depuis trois jours...