Une histoire à découvrir
Aventures de jeunesse (02)
Depuis notre séance de masturbation à quatre au cours de notre stage d’escrime, mon regard sur William avait changé. Déjà très amis depuis plusieurs années, le fait d’avoir partagé ce moment d’intimité, même si d’autres étaient présents, le fait de l’avoir vu nu, en train de se masturber, puis en train de jouir, me faisait fantasmer et je n’avais qu’une idée en tête : recommencer.
Souvent, lorsque je me branlais, seul, le soir dans mon lit, je revivais cette scène de branle à quatre. Je revoyais le visage de William lorsqu’il gicla devant nous. Je revoyais sa belle bite expulser son sperme crémeux. Depuis longtemps, je me masturbais toujours en pensant à des copains de ma classe. Je les imaginais en train de se branler et lorsque moi-même, nu dans mon lit, je m’adonnais au plaisir solitaire, je me demandais toujours si tel ou tel n’était pas en train de faire la même chose que moi, ce qui statistiquement devait être le cas.
Comme nous n’étions pas dans le même lycée, je ne voyais William qu’à l’escrime, le mercredi, mais nous étions rarement seuls. Cela ne m’empêchait pas de regarder avec insistance son entrejambe chaque fois que je le croisais. Il fallait que j’organise quelque chose pour qu’on se retrouve ensemble tous les deux, et que je lui propose de partager à nouveau un moment de plaisir partagé. Mais lui, en avait-il seulement envie ? Ou bien cette soirée de stage n’était-elle pour lui qu’un épisode passé à oublier ?
À cette époque, je n’envisageais pas d’aller plus loin. Pas question de fantasmer sur un contact plus intime. Non, seule m’importait l’idée de se masturber à deux. Et de préférence, avec William, dont je savais qu’il n’était pas si timide que ça ainsi qu’il l’avait démontré.
Je voulais en avoir le cœur net et lui proposai de venir passer un mercredi après-midi à la maison.
— Pour faire quoi ? me demanda-t-il.
— On pourra jouer à la console, si tu veux.
— Mouais, pourquoi pas.
— On sera seuls, mes parents travaillent et Henri sera chez mes grands-parents, ajoutai-je.
— Bon OK, me fit-il en souriant.
William sonna à notre porte à l’heure dite.
— Salut William, fis-je en lui tendant la main.
— Salut Julien.
— C’est cool que tu sois venu.
— Ça me fait super plaisir, tu sais.
— Tu veux boire quelque chose ? lui proposai-je.
— Je veux bien un coca, s’il te plait.
Je le fis installer dans le canapé du salon, lui servis à boire et nous commençâmes à deviser de choses et d’autres.
— Ça fait un bail qu’on ne sait pas vu, lui dis-je.
— Ben on s’est vu la semaine dernière, à l’escrime, me répondit-il.
— Oui, repris-je, mais on s’est à peine parlé, il y avait tellement de monde.
— C’est sûr, donc ça fait trois semaines, répondit-il.
— Oui, au stage, précisai-je.
— C’était sympa ce stage, non ?
— Oui, répondis-je, j’ai beaucoup aimé.
— Moi aussi.
De quoi parlait-on ? Moi qui voulais amener William à une petite branle à deux, il fallait que je sois plus direct, sans doute. Mais allais-je oser ? Heureusement, c’est lui qui parla le premier de la soirée dans la chambrée :
— Tu parles du stage proprement dit ? Ou de ce qui s’est passé le soir ?
— Des deux. C’était cool, le strip-poker, non ?
— Oui, c’était sympa, répondit-il. Mais ce n’était qu’un prétexte de Pascal pour nous amener à une branle party.
— Oui, c’est l’impression que j’ai eue. Mais j’ai trouvé ça sympa. C’était la première fois que je me branlais devant quelqu’un. Et toi ?
— Ça m’est déjà arrivé avec un pote de ma classe, répondit William. On matait un film de cul chez moi.
— Vous vous êtes juste branlés ? demandai-je.
— Ben oui. Qu’est ce que tu crois ?
— Je demande juste ça pour savoir. Tu veux qu’on mate un porno ?
— Ouais, je veux bien, fit William.
— Viens, on va dans ma chambre.
Le temps de prendre l’escalier, ma queue était devenue gonflée à bloc. Comme je portais un jean serré, cela devait se voir puisque sur le palier du premier, William m’apostropha :
— Je vois que tu bandes déjà.
— Oui, désolé.
— Ne t’excuse pas, répondit-il, moi aussi.
— Tu as envie de te branler ?
— Oui, mais mets d’abord ton film de boule.
— Tu veux regarder quel genre de film ?
— J’aime bien regarder des filles entre elles.
Je fouillai dans mon dossier secret et tombai sur une vidéo au titre évocateur que je lançai aussitôt. Le temps que les premières images apparaissent, j’approchai une deuxième chaise de mon bureau et invitai William à s’assoir.
— On peut se mettre à l’aise ? demanda-t-il.
— Oui, bien sûr.
William déboutonna son jean qu’il fit glisser à ses pieds et enleva son T-shirt. Je fis de même et nous nous installâmes, tous les deux en slip, devant l’écran.
— Avance un peu le film, me demanda-t-il, il ne se passe pas grand-chose.
J’obtempérai et nous tombâmes sur le magnifique soixante-neuf de deux blondes, filmé de profil. Mon érection commençait à être un peu à l’étroit et je vis aussi que le slip de William était particulièrement bien rempli. Il se caressait au travers du tissu. Je fis de même quelques secondes et, n’y tenant plus, j’ôtai mon sous-vêtement pour me retrouver à poil à côté de mon copain, la bite à la verticale.
— Pas mal, me fit William.
— Ben, tu l’as déjà vue, ma queue, non ?
— Oui, une fois, mais je n’avais pas vu qu’elle était aussi belle, répondit-il en baissant son slip.
— Toi aussi, tu es pas mal pourvu, lui fis-je.
— Merci.
Tout en fixant les deux gouines qui se pourléchaient, nous commençâmes à nous branler l’un à côté de l’autre. Mon regard était plus attiré par les mouvements de la main de William sur sa bite que par ce qui se passait à l’écran et je m’aperçus que lui aussi, jetait souvent un œil du côté de mon sexe. De temps en temps, nos regards se croisaient et nous nous souriions.
On se fichait à présent des images qui défilaient. Nous n’avions d’yeux que sur la masturbation de l’autre.
— Tu t’es déjà fait branler par quelqu’un ? demandai-je à William. Il paraît que c’est meilleur que lorsqu’on le fait soi-même.
— Non. Et toi ? Tu as déjà branlé un mec ?
— Non.
Sans qu’on en dise plus, je sus immédiatement, lorsque William lâcha sa queue, qu’il attendait ma main. Je m’approchai de lui et empoignai sa bite. Il lâcha un petit cri.
— Ça va ? demandai-je.
— Oui, ça fait bizarre de se faire toucher. Mais c’est bon.
Je commençai alors à aller et venir sur son pénis que je sentais palpiter sous mes doigts. Nous nous mîmes alors face à face, toujours assis sur nos chaises, et nous écartâmes les jambes comme pour faire mieux profiter l’autre du spectacle. William plongea sa main vers mon entrejambe et me malaxa les couilles. Ce n’était pas un geste mécanique, mais bel et bien une caresse sensuelle. Je lui fis de même et nos gémissements se mêlèrent. Puis, nos mains remontèrent sur nos queues et nous nous masturbâmes au même rythme. J’étais dans un état second. Pour la première fois de ma vie, j’avais une bite autre que la mienne dans la main et un pote était en train de me branler. C’était délicieux.
— C’est bon, lança William.
— Oh oui, continue, branle-moi bien.
Les gémissements de William devenaient plus forts et plus longs, accompagnés de contorsions qui ne laissaient aucun doute sur la montée de sa jouissance. Ma respiration devint aussi haletante. L’issue approchait.
— Je sens que ça vient, fit William.
— Moi aussi, t’arrêtes pas.
— Oh, Julien, qu’est ce qu’on est en train de faire ?
— On se branle tous les deux, on se donne du plaisir, on va se faire gicler, répondis-je.
— Oui, c’est bon. Oh, Julien, je vais jouir, ajouta William en creusant son ventre.
Je sentis sa bite se contracter.
— Julien ! lança-t-il les dents serrées.
Puis il fut secoué par un orgasme sonore, m’inondant la main de sperme. À mon tour, je sentis d’intenses spasmes dans tout mon corps et les premiers jets de mon éjaculation atterrirent sur son torse. Une fois repris nos esprits, William soupira :
— C’était super.
— Tu l’as dit.
Puis, après un temps de silence, il reprit :
— Tu crois qu’on est homos ?
— Je m’en fous et toi ?
— Moi aussi.
— On recommencera ? lui demandai-je.
— Tu en as envie ?
— Je crois bien que oui, et toi ?
— Oui, répondit-il en souriant.