Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Avilis-moi encore

Mario m’encule. Il m’encule quand il veut. Il me passe un coup de fil et je l’attends chez moi, à poils. J’entends l’ascenseur. Je déverrouille la porte et je me mets à quatre pattes, le cul offert et graissé, pointé vers l’entrée. Il ouvre. Quelquefois, quand il est pressé, il me prend comme ça, dans le couloir, sans un mot, et repart. Souvent il reste et s’amuse avec moi pendant des heures.

Il me « tient », comme on dit. On fait du sport ensemble depuis des mois avec des copains dans une équipe de hand. C’est toujours moi qui ferme le gymnase où on s’entraîne, après le départ des autres. Il a su que j’étais pédé un jour où il avait oublié ses baskets et où, en revenant les chercher, il m’avait trouvé à poil sur le cheval d’arçon, en train de me branler en racontant des conneries pour mieux m’exciter. Il m'a mis une trempe et m’a baisé sur place brutalement. Depuis, je suis à sa botte. Et j’aime ça !

C’est lui qui veut que j’écrive. Quand il est arrivé tout à l’heure, j’avais pris la pose dans le couloir. Il ne m’a pas touché. Il s’est placé devant moi. J’avais ses bottes à quelques centimètres de mon visage. J’ai léché, comme d’habitude. Il a laissé tomber « Lettres Gay ».

— Tu connais ?

— Oui, Chef.

Il veut que je l’appelle « Chef » depuis qu’il a vu un film avec Robert Redford où, dans un pénitencier américain, un des matons fouette un prisonnier noir après lui avoir fait baisser son pantalon devant les autres, pour l’exemple. Le type doit compter les coups en disant : « Un, Chef... deux, Chef... » etc. À la fin, il tombe à genoux et il sanglote. Mario trouve ça bandant. Il est assez salaud, j’en sais quelque chose.

— Embrasse !!

J’ai baissé la tête. Le bout de la botte sur la nuque et le talon sur le haut du crâne, il m’a aplati le visage sur la revue.

— Tu vas leur écrire ce que tu fais pour moi, Cap !

Mon vrai nom, c’est Marc. « C-A-P », c’est le surnom qu’il m’a donné : c’est des initiales, pour m’humilier. Il m’appelle comme ça partout. Les autres copains aussi, mais ils ne savent pas ce que ça veut dire, heureusement.

Il m’a traîné par les cheveux dans le salon. J’ai déplacé les meubles pour faire de la place, comme à chaque « séance » un peu particulière et j’ai mis ma machine à écrire sur la moquette. Il m’a fait mettre à genoux devant et il m’a posé une barre à haltères sur les chevilles. Il me les a écartées au maximum, à coup de bottes, avant de les y attacher. Maintenant, je suis là, tout con, en train de taper la lettre d’une main en prenant appui sur l’autre. Il est derrière moi, je ne dois pas me retourner. Je l’ai entendu se désaper... Il me pelote les fesses, il me dit de continuer à taper... C’est pas facile... Il s’est accroupi, il me gifle le cul à pleines mains... Il m’attrape par la queue... Je bande. Il dit que je suis plus salope chaque fois que la précédente... Il m’enfonce un doigt dans l’anus... Non, plusieurs ! Je tends le cul... Je bande... Je... Il me la met!!! Il me l’a mise d’un coup. Je ne l’ai pas sentie venir. Mais je l’ai sentie passer ! Il m’a baisé d’une force ! Je n’ai plus pu taper, alors après, il m’a corrigé. Au ceinturon.

Maintenant, il est assis dans un fauteuil en buvant une bière, et moi je retape la lettre que j’ai salopée quand il m’a tringlé. J’ai mal au cul à cause du gode qu’il m’a mis après avoir déchargé, et la chaîne cadenassée qui le maintient me serre aux hanches. J’ai aussi mal à l’intérieur des cuisses et aux chevilles, rapport à la barre. Je vais devoir me traîner vers lui pour lui demander de me libérer. Il faudra lui lécher les pieds. Lui sucer les orteils, comme hier. Il jouera avec ma queue pour me faire rebander. Je me frotterai à sa jambe. Il me prendra par les cheveux pour me rouler une pelle et, en souriant, il me demandera quelque chose d’immonde. Je sais que je le ferai. Pour lui.

Marc, 22 ans.