Une histoire à découvrir
Avoir toujours ce que l’on veut (1)
Je l'ai rencontré à un dîner de gala, dans un chic hôtel de Los Angles. J’étais à l’époque directeur d’une boite de mannequins photo gay mondialement connu, ce qui me permettait d’avoir mon entrée dans ce genre de fête privé. Je devais profiter de cette fête pour voir Tony, un de mes amis de longue date producteur de musique. Cela faisait un bail que je ne l’avais pas vu, il souhaitait me rencontrer pour que j’organise une séance de photo promotionnelle pour sa nouvelle coqueluche, un jeune adolescent; comment s’appelait-il déjà ? Ah oui, Jimmy Garel. Je ne le connaissais pas personnellement, mais j’avais entendu parlé du succès fulgurant de l’adolescent. Il y a trois mois il était inconnu, mais une chanson postée sur le net l’avait révélé au grand public. Son premier album allait sortir dans un mois, suivi de sa première tournée. Il n’avait encore jamais chanté en public, mais déjà il pouvait se vanter d’avoir une centaine de milliers de fans pour le soutenir. Il était tout juste au bord de la popularité, si son album faisait un carton, il serait propulsé au rang de star mondial, sinon il retomberait dans l’oubli; ainsi va le monde du showbiz.
Je devrai peut être par la suite soigner l’image du jeune chanteur grâce à une campagne publicitaire, c’est pour ça que j’étais ici. D’habitude je ne m’éloignais pas trop de mon secteur d’activité à savoir le nu, mais comme Tony était un ami je pouvais lui faire une fleur.
Il faut dire que le secteur des photos gay en plus d’être très lucratif avait beaucoup d’avantages. Tout d’abord c’était juste des photos, pas de film et le marché de la photo gay est très sélectif, beaucoup de modèles pour peu de place. Cela me permet de faire jouer la concurrence, je me spécialise dans les minets, les 18-24 ans. La plupart espèrent être pris, je peux donc aisément demander une contre partie. Ce que je veux, je le prends. En gros si un modèle me plait, je lui fait du chantage pour le sauter, ça marche à tout les coups. J’ai donc dans mon lit de magnifiques garçons encore imberbes pour presque rien. Bon ce n’est jamais leurs premières baises vu qu’ils sont tous gay; et les modèles sont plus proches de 20 ans que des 18 ans, mais c’est tout de même agréable. Sans ce coup de pouce je n’aurais aucune chance, ayant la quarantaine, un corps ferme mais poilu et un visage pas des plus agréables je n’étais pas pour ainsi dire un canon de beauté vers lequel se précipiterait tout les jeunes modèles des environs.
J’attendais donc près du bar lorsque Tony vint enfin à ma rencontre. Il était comme dans mes souvenirs, le même âge que moi, les cheveux rabattus en arrière par du gel, un costar impeccable. Lorsqu’il me vit, il marcha dans ma direction à grand pas les bras tendus en avant.
— Steve, s’écria-t-il joyeusement, comment tu vas vieille branche ?
— Pas mal, je saisis sa franche poignée de main, les affaires vont bien.
— C’est le principale, tu es au courant pour ma demande ?
— Oui, sinon je ne serais pas là. Ton jeune protégé ne devait pas venir ?
— Si, il est juste derrière moi, tiens il arrive.
Je suivis la direction de son doigt pointé vers l’escalier. Mon cœur sauta un battement, un magnifique jeune homme descendait vers nous, vêtu d’une chemise noire et d’un jean de la même couleur. Mince, il était plus jeune que je le pensais. Son visage s’éclaira et un sourire large et franc sublima son visage, dévoilant des dents d’une blancheur impeccable.
— Jimmy, Steve; Steve, Jimmy, nous présenta Tony.
— Salut, il tendit la main en me jetant un regard de velours.
Nous nous serrâmes la main, sa poignée était franche et décidée. Le contact avec ses doigts fins électrisa tout mon corps.
— Jimmy, comme je te l’ai dit, c’est Steve qui s’occupera de ta campagne photo.
— C’est cool, il plongea ses yeux marrons dans les miens. Je contemplais son visage d’ange, ses lèvres pulpeuses, sa peau d’une blancheur immaculée. Sa chevelure châtain claires était en bataille, relevée vers l’avant avec un peu de gel.
— On m’a dit que vous faisiez aussi du porno, me lança-t-il avec un regard moqueur.
— Oui, c’est mon métier. Mais pas du porno, je fais de la photographie gay. Et je peux te dire que tu pourrais faire un très bon modèle.
Il sourit flatté, puis se passa la main dans les cheveux.
— Oui, l’ennui c’est que je n’ai que 17 ans, donc légalement…
— Légalement on s’en fout tu sais…
— Oui, mais ça ne serait pas bon pour son image, intervint Tony, je veux qu’il ait l’air du gendre idéal.
Jimmy me fit un clin d’œil:
— Tant pis, on se voit au studio photo.
Il partit en direction d’un groupe de jeunes acteurs, me laissant admirer son magnifique cul emprisonné dans son jean moulant.
— Il a pas froid aux yeux ton petit protégé…
— Ne te laisse pas avoir, il joue avec sa beauté mais en fait il est plutôt réservé.
— À le voir on a l’impression qu’il s’est déjà fait sauté une centaine de fois.
— Penses-tu, il est vierge de partout, que se soit fille ou garçon. Je te dis, il se donne un genre, il est beau et il le sait. C’est pour ça qu’il aguiche tout ce qui bouge, il n’ira pas plus loin, c’est encore un gamin.
— C’est vrai, tu as déniché la perle rare.
— Oui, il est canon, ça va plaire aux adolescentes. C’est elles que l’on cible à travers lui.
— Il est quoi pour toi ?
— Je le considère un peu comme le fils que je n’ai pas eu, on s’entend très bien. Pour la séance photo, je te propose 14 heures, demain.
— Oui, ça me va.
— Bon, je veux qu’il ait une image distinguée, de jeune garçon poli. Pas de folklore s’il te plait.
— T’inquiète pas, tu peux compter sur moi.
— Bon, je te laisse, il faut que je parle aux producteurs, salut.
Il sortit de la pièce. Pendant tout le reste de la soirée je restais adossé au bar, espionnant le jeune chanteur et essayant de deviner les formes prometteuses que cachait ce bel adonis. Plusieurs fois il surprit mon regard insistant, il me lançait des sourires depuis sa place. Merde, j’avais les couilles en feu.
Le soir même, en rentrant chez moi, je fis convoquer l’un de mes plus jeunes modèles, Aldi, un beur de 20 ans. Mais tandis que je baisais violemment son cul, l’image du visage de Jimmy me revenait dans la tête. Je n’arrivais plus à me contenter de mes modèles pour satisfaire mes besoins. Durant toute la nuit je ressassais ma rencontre avec le chanteur d’origine française. J’avais hâte d’être demain.
A 14 heures, j’étais prêt depuis près de trois heures lorsque ma secrétaire m’annonça l’arrivé de la nouvelle star. Il se présenta devant la porte de mon studio.
— Salut Steve.
Sa voix d’ange me fit chavirer, il était vêtu d’un élégant costume avec cravate, la grande classe.
— Tony ne vient pas ?
— Non, il avait d’autres choses à faire.
— Bon, je te propose de commencer tout de suite, tu as déjà fait des photos comme modèle ?
— Oui, lorsque j’avais quatorze ans, je sais prendre des poses.
— Tu restes habillé comme ça ?
— Oui, volonté de Tony, pour l’image.
— Et toi, t’en penses quoi ?
— Bah, on peut commencer comme ça, après on verra.
— Très bien, vas-y. Je te laisse prendre les poses que tu veux.
Il se plaça devant le rideau blanc, les mains dans les poches, sûr de lui et de sa beauté.
— Je commence.
Aussitôt dit je me mis à le mitrailler avec mon appareil photo professionnel. Le salopard s’y connaissait, il prenait des poses, plus sensuelles les unes que les autres. Dommage que son costume cachait l’intégralité de son corps. Je sentais ma bite devenir à l’étroit dans sa prison de tissu et déformer mon pantalon. Ce garçon était sublime, la perfection même, son visage magnifique, ses traits fins… Après une centaine de clichés je mis fin à la première série.
— Alors, j’étais comment ?
— Absolument splendide, c’était parfait.
— Tant mieux, tu veux en faire d’autres ?
— Oui, Tony m’a dit qu’il voulait cibler un public plutôt féminin, assez jeune.
— Oui, elles vont toutes craquer pour moi, fanfaronna-t-il.
— Je me disais qu’on pourrait prendre quelques photos de toi en maillot de bain. Pour les appâter...
Je lui tendit un maillot de bain de ma collection, rose avec un cœur. Il fronça les sourcils:
— Je me change où ?
— Ici, il n’y a pas de cabine.
— Ici...
Il me jeta un regard ironique.
— Oui, on est entre hommes après tout.
— Tu crois que je n’ai pas remarqué ton petit jeu, me lança-t-il goguenard.
— Comment ça ?
— Depuis qu’on s’est rencontré tu n’arrêtes pas de me mater. À la fête tu ne m’as pas quitté des yeux, et là tu es en érection rien qu’en me voyant poser pour des photos.
— C’est parce que tu es magnifique, répondis-je d’un ton doucereux.
— Je connais le genre d’homme que tu es.
— À savoir ?
— Un vieux pervers dangereux, un prédateur sexuel.
— Vieux ? Je n’ai que quarante ans.
— J’en ai dix-sept, et en plus tu es moche.
— Pourtant, ces clins d’œil…
— C’était par jeu, j’adore voir des vieux comme toi me regarder avec envie, ça gonfle mon égo, ça me prouve à quel point je suis beau.
— Tu n’as pas peur de ce que je pourrais faire ?
— Non, je ne suis pas comme l’un de tes pauvres modèles qui dépendent de toi. Je vais devenir célèbre.
— Mmm, tu as du cran, j’aime ça.
— Sache pour ta gouverne que j’ai deux gardes du corps dans la pièce d’a côté.
— Sache que j’ai toujours ce que je veux, et que je te désire plus que tout.
— Tu n’auras rien de moi, même pas la chance de me voir torse nu.
Il me lança un sourire qui me fit fondre.
— Sur ce, je te laisse.
— Prend garde petit de ne pas jouer avec le feu, tu pourrais te brûler.
Il éclata de rire:
— Et toi regarde bien mes fesses, c’est la dernière fois que tu les verras.
Il sortit impérieux. Bon dieu, ce garçon était à peine connu qu’il avait déjà un égo surdimensionné.