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Une histoire à découvrir

Avoir toujours ce que l’on veut (2)

Plus tard dans la journée je reçus un appel de Tony:

— Je suis désolé Steve, mais Jimmy ne souhaite pas reconduire le contrat, ne le prends pas mal.

Le petit fumier, pensais-je dans ma tête.

— C’est pas grave.

— Tu connais les nouvelles stars, elles deviennent toujours un peu arrogantes. Mais c’est lui qui a le dernier mot.

— Ne t’inquiète pas. Est-ce qu’on se reverra ?

— Je pars demain matin avec lui pour Miami, il doit faire un premier concert d’essai là-bas.

— Très bien, je te rendrais peut-être visite.

— Ok, pas de problème. Porte-toi bien.

Le reste de la journée fut douloureux, j’essayais de noyer ma frustration dans le sexe, mais je restais sur ma faim. Seul le visage de l’adolescent Français me revenait en mémoire. Il fallait que je le saute, que je pénètre son jeune cul vierge. Hélas, il semblait intouchable. Les jours suivants je vécus un calvaire, mangeant peu, ne dormant pas du tout. J’étais habitué à avoir tout ce que je voulais et je voulais le corps de ce jeune Apollon à ma merci, peu importait son âge ou son statut social.

C’est deux jours plus tard, lors d’un spot publicitaire pour son premier concert que je pris une résolution. J’allais le suivre à Miami et assister au concert. J’appelais Tony pour qu’il me réserve une place, et le lendemain soir j’étais assis parmi les milles autres spectateurs pour voir son premier spectacle.

« Mesdames et Messieurs, veuillez accueillir Jimmy Garel. Il n’est pas encore très connu, mais il mérite de le devenir. Un tonnerre d’applaudissement pour Jimmy ! »

Le lendemain je donnais rendez-vous à Tony dans un café du coin. Il m’y rejoint plus souriant que jamais :

— Alors le concert, on m’a dit que la critique avait été positive.

— Un triomphe, la maison de disque est OK pour lancer le disque, il ne manque plus que mon accord.

— Ah bon, sans ton accord le disque ne sort pas ?

— Non je suis le manager, donc il faut mon feu vert. Après ça on lance la fabrication et le processus et lancé.

— Et Jimmy deviendra une star.

— Et il pourra toucher son argent.

— Comment ça, il n’a encore rien reçu ?

— Non, la maison lui prête de l’argent en attendant la sortie du disque et les bénéfices.

— Il a combien de dettes ?

— 6,8 millions de dollars.

— 6,8 !!!

— Oui, je sais c’est énorme. Je lui avait bien dit de se restreindre, mais là le disque est sûr de sortir, donc ça va. Il faut dire, vu que sa famille était pauvre…

— Ah bon ?

— Oui, sa mère vivait seule avec Jimmy et son petit frère, dans une toute petite maison. Ils ont pu acheter plus grand.

— Mais si le disque était amené à ne pas sortir, ils seraient pris à la gorge, et obligé de tout rembourser. Sa famille retomberait dans la pauvreté.

— Oui, mais le disque va sortir, donc on a éviter le pire. Je dois signer les papiers demain.

— Mais, ton droit de manager tu peux le vendre à n’importe qui, sans l’accord de Jimmy.

— Oui, mais je ne vais pas me débarrasser de la poule aux œufs d’or.

Il éclata de rire, je me joignis à lui.

— Dis-moi Tony, j’ai prévu de partir en Afrique pour un an la semaine prochaine pour trouver de nouveaux modèles Africains.

— Merde, on se verra plus alors.

— Justement, je voulais organiser une petite fête ce soir dans les locaux de l’agence et ça me ferait super plaisir que tu viennes avec Jimmy. Il y aura du beau monde, ça pourra lui faire de la pub.

— C’est OK, on viendra mon pote.

— Bon, tout l’immeuble m’appartient, mais la fête se déroulera au dixième étage.

— Très bien, j’espère que se sera cool.

— Ce sera d’enfer.

Je lance les préparatifs de la fête, les invités sont contacté ainsi que la moitié des mannequins gay du studio photo. La soirée commence à huit heures. J’attends impatiemment l’arrivé de Tony et de ma proie. La salle des fêtes et déjà pleine de monde du showbiz. Les modèles gay jouent le rôle de serveur, torse nu, exhibant leurs torses musclés. Vers neuf heure, Tony finit par arriver, je n’ai d’yeux que sur Jimmy. Mais le magnifique adolescent part dans la direction opposée pour parler à un couple de producteurs de cinéma. Mon ami me rejoint, essoufflé.

— Désolé du retard, Jimmy ne voulait pas venir.

— Ah bon ?

— Oui, je ne sais pas ce qu’il a contre toi, j’ai dû insister.

— Cela me peine de savoir qu’il ne m’aime pas.

— Bah,tu sais c’est l’âge, il est d’humeur changeante.

— Alors tu signes le début de la production demain ?

— Oui, j’ai rendez-vous à midi pour signer.

— Je suis content que ça marche pour toi.

Je pouvais mettre mon plan à exécution.

— Tiens, tant que j’y suis… Je te présente Samira, ma nièce de seize ans. Elle vient passer quelques jours chez moi.

Samira n’était pas ma nièce mais une rabatteuse, elle avait bien seize ans. Son but était de séduire les hommes pour mon compte et pour les faire chanter ensuite. Je vis le regard de Tony s’allumer.

— Tu peux rester avec elle quelques minutes le temps que je fasse le tour de mes invités ?

— Oui, pas de problème.

Samira sourit à Tony qui lorgnait déjà sur son décolleté plongeant. Bien, la proie était ferrée.

Je cherchais Jimmy du regard, il était entrain de parler avec un groupe de modèle gay.

— Alors Jimmy, je vois que tu fais connaissance avec mes stars à moi.

Il me jeta un regard méprisant :

— Oui, je suppose que tu les a tous sauté.

— Oui tous.

— Et ça ne vous dérange pas de vous faire mâter par un vieux pervers qui ne pense qu’a vous baiser ?

— Tu sais ça paie bien, alors on doit faire avec.

— Et puis, toi aussi tu es super bien foutu. Tu pourrais faire mannequin.

— Certainement pas, je m’occupe de mon corps tout seul et je le garde pour moi.

— Quel dommage, je plaçais ma main sur mon épaule, tu dois avoir tellement de potentiel.

Il se dégagea :

— Pas pour un vicieux de ton genre. Rappelle-toi ce que je t’ai dit à Los Angeles; tu n’as aucune chance de me voir nu, alors n’espères rien de moi.

Je pris un micro et clama aux invités:

— Mes amis, voici Jimmy Garel, un jeune chanteur au corps délicieux et à la voix d’ange. Il va en exclusivité nous interpréter l’une de ses chansons.

Un murmure remplit la salle, je tendis le micro à Jimmy qui me lança un regard noir. Mais forcé, il s’avança sur la petite scène pour commencer à chanter. Je remarquais que Tony et Samira n’étaient plus là, tout se déroulait comme prévu. Je pris discrètement l’ascenseur pour me rendre au quinzième étage, là où se trouvait la chambre de Samira. À travers le bois de la porte, j’entendis des bruits étouffés et des gémissements comme je m’y attendais. À moi de jouer la comédie, j’ouvris la porte :

— Samira, je t’ai cherché…

Je m’arrêtais en pleine phrase, mimant la surprise. Tony était allongé sur le corps de Samira et la pilonnait violemment, pelotant ses seins en forme d’obus. Il s’arrêta net, horrifié. Je feignis la colère :

— Bordel Tony, qu’est-ce que tu fous avec ma nièce ?

— Attends, Steve je peux tout t’expliquer…

— Il n’y a rien à expliquer, tu as trahis ma confiance.

— Mais, elle était consentante…

— Elle a seize ans espèce de gros dégueulasse. J’appelle la police.

— Non Steve, au nom de notre amitié.

— Cela ne suffit pas.

Je décrochais le combiné, tandis que mon ami paniqué se levait. Je remarquais que sa queue avait débandé vitesse éclair.

— Je ferai tout ce que tu veux, mais pitié pas les flics. Ils me mettrons en prison jusqu’à la fin de mes jours.

— Tout ce que je veux ?

— Oui, tout.

— Donne moi les droits de manager de Jimmy !

— Quoi ?

— Tu as très bien entendu.

— Mais pourquoi ? Il faut des papiers, ça prend du temps.

— Non, j’ai tout amené. Il me faut juste ta signature.

— Attends, tu vas pas me faire ça. Ce gosse vaut des milliards… J’ai compris, tu avais tout prévu, tu as organisé tout ça pour avoir les droits de management et toucher tout l’argent. Je refuse, je dirais que tu as menti.

Sur le coup, je m’emportais:

— T’es crétin ou quoi, tout a été filmé par la caméra, tout est foutu.

— Je ne peux pas renoncer à tous cet argent…

Il se mit à pleurnicher.

— Mais l’argent ne m’intéresse pas !

— Mais alors…

— Tout ce que je veux c’est baiser ton petit protégé. Profiter de son cul, de ses couilles, l’enculer jusqu’à l’os. Voilà, tu sais tout. Je vais le faire chanter pour avoir une relation sexuelle avec lui. Après je te rendrais tout les droits.

— Tu veux baiser Jimmy. Mais il n’a que dix-sept ans !

— Samira en a seize.

Il se tut honteux.

— Allez, signe le papier.

— Je ne peux pas, Jimmy est comme mon fils…

— Alors j’appelle la police !

— Non, c’est bon. Je signe.

Je lui tendis la feuille, il apposa sa marque les yeux humide.

— Tu es un monstre !

— Oui, je sais.

— En tout cas tu te trompes si tu crois que Jimmy acceptera ton marché. Il est bien trop fier pour ça !

— On verra ça. Maintenant va le chercher, je serai dans mon bureau au vingtième étage.

Il se dirigea d’un pas chancelant vers l’ascenseur.

— Vas-y, dépêche-toi, attire le dans la gueule du loup…

Les battants de l’ascenseur se refermèrent sur le visage défait de Tony.

— Bon travail Samira, ils craquent tous pour toi.

— Tous sauf toi, me répondit-elle avec un petit sourire contrit.