Une histoire à découvrir
BAFA raté (1)
Pour mes 17 ans, mes parents m'ont offert une formation BAFA. Ils savaient que, depuis mon plus jeune âge, j'aimais m'occuper des plus jeunes que moi, et leurs parents appréciaient car les mômes étaient calmes et sages. Je trouvais toujours de quoi les occuper, que ce soit à l'extérieur avec un ballon, ou à l'intérieur, par des jeux de société ou des activités créatrices, dessin ou bricolage, quand ce n'était pas devant une console de jeu.
La formation eut lieu pendant les vacances de Pâques, et en mai, je reçus une lettre m'informant que je pourrais partir trois semaines en juillet avec une quarantaine d'ados de 13 à 15 ans habitant dans les environs de Versailles pour un séjour dans l'Isère. J'étais content qu'ils aient pu trouver des dates me convenant. Suivait un prospectus du gîte qui allait être notre lieu de vie pendant vingt jours environ, ainsi que les coordonnées du directeur du séjour que je devais contacter dans les 48 heures.
Il s'appelait Vincent, on s'est parlé pendant presque une heure, il m'a posé des tas de questions sur moi, ma vie, mes études, mes hobbies, puis il m'a expliqué comment ça se passerait, les gars seraient par groupes de 6 et auraient une chambre par groupe, quant à nous, nous aurions chacun une chambre individuelle, nous serions sept moniteurs, et nous n'aurions pas de groupe attitré, devant nous occuper chacun de l'ensemble des colons. Ceux-ci, des garçons uniquement, ne seraient pas des plus faciles à gérer et à surveiller et Vincent m'annonça que j'aurais à être ferme, sans pour autant jouer les garde-chiourmes, ça devait rester des vacances pour eux. Vincent allait m'envoyer une plaquette informative concernant les détails de l'organisation, ainsi que les modalités du trajet et heure de départ.
Je commençais à m'imaginer ces trois semaines, mes premières vacances comme moniteur, je les espérais réussies et belles, malgré une petite appréhension, quand même, celle de ne pas être à la hauteur.
Deux jours avant le départ, je reçus la confirmation, être sur le parking de la gare routière de Versailles à 7h30 et départ de Paris à 8 heures, il y aurait environ dix heures de route en autocar, Vincent demandait aux moniteurs de s'éparpiller dans le car parmi les garçons pour faire connaissance avec eux, vu que nous aurions, sur place, tout le temps d'apprendre à connaître les autres membres de l'équipe d'encadrement.
Le jour « J », un car de 74 places nous attendait, au moins nous ne devrions pas nous serrer pour un aussi long trajet. Vincent présenta les moniteurs les uns aux autres et nous donna les dernières recommandations pour l'accueil des garçons avec leur famille, il nous donna aussi un bloc-notes pour que nous puissions consigner ce que les parents auraient à préciser sur la santé de leur fils.
Les garçons sont arrivés petit à petit ; un couple s'est approché de moi avec un gars de 15 ans, le père m'a dit, baissant à peine la voix « Il faudra surveiller Thierry, il s'intéresse plus aux garçons qu'aux filles et il a parfois les mains baladeuses ». Le garçon a viré au rouge tomate et ses yeux sont devenus humides. J'ai salué les parents, ai pris Thierry par l'épaule, et lui ai chuchoté « Ne chiale pas, va t'asseoir dans le car et garde-moi une place à côté de toi, on causera tous les deux ». A moitié rassuré, il est monté, et de la place assise qu'il avait trouvée, m'adressa un timide signe de la main, son visage était moins triste. Je n'ai rien consigné dans mon bloc-note de ce qu'avait dit son père d'une façon que j'avais trouvée peu délicate. J'ai reçu d'autres parents qui ont attiré mon attention sur quelques fragilités de la santé de leur fils, etc
Quand tous les garçons furent dans le car, les moniteurs sont enfin montés, je suis allé m'asseoir à la gauche de Thierry, tandis que Vincent souhaitait la bienvenue à tous. Thierry et moi sommes restés silencieux pendant les premiers kilomètres, il n'en menait pas large. Je me suis décidé enfin à briser ce silence, me tournant vers lui.
— Alors, c'est vrai ?
— Quoi ?
— Toi et ... les garçons. Il répondit en hochant tristement la tête.
— Ne t'inquiète pas pour ça, tu n'es certainement pas le seul.
— Tu vas le dire au directeur ?
— Non, promis, ça restera entre nous.
— Comment tu t'appelles ?
— Eric (et oui, comme ça, vous connaissez enfin mon prénom).
— Merci, Eric ; et Thierry, tout grand ado qu'il était, vint me coller un bisou sur la joue.
— Thierry, ce qui se passe entre garçons n'intéresse pas les moniteurs, mais il y a deux choses que tu dois savoir, il faut rester discret, et surtout, n'oblige jamais un autre garçon à des gestes qu'il ne souhaite pas, et sur ce dernier point, nous serons sans pitié.
Son sourire quitte quelque peu son visage, et pour le rassurer, je m'empare de sa main et la serre amicalement en lui souriant, il me répond par un large sourire, avant de me dire qu'il s'était levé très tôt et qu'il aimerait bien dormir un peu, je porte ma main contenant la sienne vers son genou dans l'intention de la lâcher ensuite, mais il ne veut pas la perdre, je la lâche malgré tout pour prendre un bouquin dans mon sac, et je sens sa tête se déposer contre mon épaule. Je reprends sa main en glissant mes doigts sous elle et commence à lire. A un moment, il la retire, se tourne un peu plus vers moi pour trouver une meilleure position, sa tête revient contre mon épaule, sa main se pose au milieu de ma cuisse, mais ça reste correct, il ne la bouge pas.
Après vingt minutes, il se réveille et me dit qu'il a froid, effectivement, il est pâle et semble frissonner, je porte ma main à son front, ça va, il n'a pas l'air d'avoir de la température. Je m'empare d'une couverture de sieste, très fine, mais elle coupe bien du froid. Je la mets sur lui, mais lui, de sa main gauche, en prend le bord et tire la couverture pour qu'elle me couvre les genoux, puis il se rendort, sa main toujours sur ma cuisse. Je finis par fermer les paupières à mon tour, mais je suis réveillé par une sensation étrange sur le haut de ma cuisse, même très haut sur ma cuisse. Thierry caresse mon entrejambe, et mon sexe est à sa dimension maximale, heureusement caché par la couverture. Je mets ma main sur la sienne pour qu'il ne bouge plus, je le regarde, il me fixe.
— Non, Thierry, pas de ça.
— Eric, tu es super sympa avec moi, laisse-toi faire.
Je ne réponds pas, mais garde ma main sur la sienne, il recommence à la bouger, je l'en empêche, mais il se rend bien compte que j'applique de moins en moins de force à ma main pour finir par la retirer de la sienne. Thierry, tout sourire, me caresse de plus en plus intensément, je jette un œil vers les occupants des places avoisinantes d'où on pourrait nous voir, mais tous dorment. Thierry baisse ma braguette, je veux l'en empêcher, mais de son autre main, il prend la mienne pour la retirer, et ses doigts se glissent par l'ouverture pour caresser mon sexe protégé par la seule étoffe du caleçon que je porte. Il faut savoir que j'ai toujours trouvé plus pratiques ces caleçons dits kangourous car ils permettent de ne pas devoir baisser le slip ou le boxer devant un urinoir. J'espère que Thierry ne s'en rendra pas compte ; mais pas de chance, il découvre l'entrée de la poche et ses doigts fouillent pour trouver ce qu'ils cherchent. Quand il touche la peau de ma tige, je me raidis complètement, jamais une autre main que la mienne ne s'était approchée de mon sexe, ni quand j'étais enfant, ni comme ado. Thierry ressort sa main, déboutonne la ceinture de mon jean et replonge sa main en entier, entourant ma tige de ses doigts, Je ne sais plus quoi faire, la situation est irréaliste, je sais que je ne devrais pas le laisser faire, mais ... De sa main libre, il prend ma main, la serre très fort, en porte le dos à sa bouche et me l'embrasse et, de la main qui touche mon intimité, il commence à me masturber. L'énormité de la situation, être masturbé par un ado de quinze ans qui fait ça aussi bien que moi en plus, fait qu'il sent bien à ma main crispée que je ne vais pas tarder à venir, il accélère, et je dois me retenir de crier quand il me fait exploser. Il garde sa main dans mon sous-vêtement, attend que ça se dégonfle, puis il étale mon sperme sur toute ma queue et sur mes boules, avant de la retirer et de porter ses doigts à sa bouche sous mes yeux hagards, je me rhabille. Il soulève la couverture sur ses cuisses et me dit :
— Regarde, Eric, et je vois qu'il a baissé short et boxer jusqu'aux genoux, sa queue longue, fine et quasiment dépourvue de poils, est totalement érigée, de petites boules bien fermes la supportent, je reste les yeux scotchés pendant plus d'une minute.
— Caresse-moi, Eric.
— Hors de question, lui ai-je sorti, ayant repris mes esprits. Si tu veux te faire du bien, fais-le, mais moi, je ne te touche pas.
Il est déçu, mais commence à se masturber, gardant la couverture soulevée pour que je le regarde faire, ce dont je ne peux m'en empêcher, les traits de son visage sont marqués par la montée de son plaisir, et quand je sens qu'il va éjaculer, je plonge une main sur sa bouche pour l'empêcher de crier, et heureusement, tandis que mon autre main se place devant son méat pour qu'il n'en mette pas partout. Il reprend son souffle, je sors des mouchoirs en papier de ma poche et les lui tends, mais je ne peux m'empêcher de glisser mes doigts pleins de son sperme à ma bouche pour le goûter, il a l'air content de voir que ça ne me dégoûte pas, il s'essuie, puis se rhabille.
— Thierry, je ne suis pas fâché sur toi, ce qui vient de se passer était très agréable et je t'en remercie mais ça ne doit plus jamais se reproduire, je suis moniteur ici et je n'ai pas à partager des choses sexuelles avec un colon de quinze ans.
— Quatorze.
— Quoi, quatorze ?
— Quatorze ans, Eric, je viens d'avoir quatorze ans.
Je ne savais plus où me mettre, avoir été tripoté et masturbé jusqu'à l'orgasme par un garçon de quatorze ans, j'aurais voulu disparaître de ce car.
— Thierry, promets-moi de ne jamais parler à personne de tout ça. Si ça se sait, je suis mort.
— Je sais Eric, tu m'as promis tout à l'heure pour moi, et moi, je te jure que jamais personne ne saura.
J'ai passé mon bras au-dessus de son épaule, il a déposé sa tête sur la mienne, et moi, ma tête sur ses cheveux, et on s'est endormis, sa main de nouveau posée sur ma braguette ne bougeait pas, je l'y ai laissée.
C'est un arrêt-pipi qui m'a réveillé, la couverture était tombée par terre, mais heureusement la main de Thierry ne me touchait plus et pendait entre les deux sièges.
Quand on a repris la route, tout le monde semblait avoir récupéré de sa fatigue, tous parlaient, riaient, blaguaient, rêvaient de leurs vacances qui débutaient. Je me suis baladé dans la travée centrale du car, faisant connaissance avec les jeunes et les moniteurs assis parmi eux, tous avaient une gueule d'ange, mais j'avais appris depuis peu qu'un ange pouvait cacher un démon. Je suis allé vers l'avant du car et Vincent et moi avons pu faire plus ample connaissance. Quand j'ai voulu regagner ma place, j'ai vu qu'elle était occupée par un beau blondinet, j'ai vu que Thierry tenait sa main, les deux posées sur sa braguette. Quand je me suis approché, le blondinet a pris peur, a voulu récupérer sa main, mais Thierry ne l'a pas lâchée. D'une main, j'ai pris les deux leurs et les ai déposées sur la bosse de Thierry, y imprimant quelques pressions et mouvements circulaires, je leur ai chuchoté « pas de bêtises, les garçons, soyez plus que discrets ». Le petit blond me regardait, bouche ouverte, je lui ai caressé les cheveux puis suis parti chercher une place, j'ai pu entendre Thierry lui dire « t'inquiète, il sait, et c'est un gentil ».
Un peu plus loin, un très jeune ado regardait, l'air triste, défiler le paysage.
— Je peux m'asseoir ?
— Oui, M'sieur.
— Moi, c'est Eric, et toi ?
— Kim, m'sieur, euh ... Eric, je m'appelle Kim, et j'ai treize ans.
— Ça n'a pas l'air d'aller, toi.
— C'est la première fois que je pars sans mes parents.
Je l'ai consolé en lui parlant de ce qu'on allait faire sur place, des copains qu'il allait se faire, etc Une fois rassuré, il m'a souri, a déposé un baiser sur ma joue, puis s'est couché vers moi, et a déposé sa tête sur ma cuisse, j'ai caressé sa tête et il a dormi jusqu'au déjeuner.
Le repas et le reste du voyage se sont déroulés sans incident notable, si ce n'est pour un des plus âgés, qui avait oublié de passer par les toilettes mais qui par contre s'était oublié dans son short. Il avait heureusement prévu le cas et avait de quoi se changer, je me suis placé de façon à le cacher des autres et il a changé de vêtements sans aucune gêne devant moi.
— Ca t'arrive souvent ?
— Non, c'est très rare le jour, heureusement, mais la nuit, c'est plus fréquent.
— Tu te protèges pour la nuit ?
— Oui, j'ai ce qu'il faut dans ma valise, mais je n'ai pas trop l'habitude de les mettre seul, soit je serre trop et ça se déchire pendant la nuit, soit ce n'est pas assez, et la protection n'est pas assez serrée et j'ai des fuites.
— Si tu veux, tu peux venir mettre ton paquet de protections dans ma chambre, et le soir, je t'en mettrai une.
— Vous savez faire ça ?
— Vous, c'es tu, et c'est Eric. Oui, j'ai un petit frère que j'ai changé jusqu'à ses quinze ans.
— Ouah ! Chouette, je suis content, je viendrai chez vous ... chez toi, comme ça, les autres ne sauront pas.
— Tu as un sachet plastique pour tes vêtements mouillés ?
— Oui, bien sûr, maman pense à tout.
— En arrivant, tu m'apporteras ton paquet de protections et ton sac, je rincerai tes vêtements et les ferai sécher avant de les mettre à la lessive.
— Tu es chouette, Eric, et je reçus un bisou de plus sur la joue.
Au moins il restait de kilomètres à parcourir, au plus la tension et l'énervement devinrent palpables, Vincent nous avait dit de ne pas intervenir mais de laisser les jeunes exprimer leur joie.
L'arrivée et l'installation des garçons fut épique, un moniteur est resté dans chaque chambre pour les faire ranger leurs effets, leur apprendre à faire les lits etc Dans celle dont je m'occupais, ils étaient six, je savais que je devais les envoyer à la douche avant le dîner, ils ont sauté de joie, se sont tous désapés plus ou moins facilement, deux sont restés en sous-vêtement, deux ont mis une serviette autour de la taille, et les deux petits fous du groupe se sont élancés à poil dans le couloir, serviette à la main, ils avaient déjà repéré les douches communes. Je devais les surveiller, mais je le faisais discrètement, pour ne pas les gêner. En fait, le plus gêné devait être moi. Ils se lavaient, se chatouillaient, trois d'entre aux avaient le sexe érigé et tous en rigolaient, j'ai senti un phénomène similaire chez moi, alors, je les ai pressés un peu pour laisser la place aux suivants. Après s'être rhabillés dans leur chambre, où là, personne ne se gênait plus pour se montrer nu devant les autres et devant moi, ils sont descendus pour manger.
Ils ont été envoyés tôt au lit, on voyait que le voyage les avait fatigués. J'accompagnais une autre chambre pour le coucher, je devais veiller à ce qu'ils ne gardent aucun vêtement porté dans la journée pour des raisons basiques d'hygiène, je n'ai pas eu à le leur dire, à peine la porte franchie, ils étaient nus, et les uns se sont mis en pyjama, d'autres en short de nuit, et les derniers se sont glissés nus sous les draps. Quand j'ai voulu éteindre et leur souhaiter une bonne nuit, il ont entamé un :
— Un bisou, un bisou, un bisou ...
— Vous voulez me chambrer, ou quoi ?
— Pas du tout, Eric, ont-ils dit sérieusement.
Je me suis approché de chacun des six et les ai embrassés sur la joue, bisou qu'ils m'ont rendu. Quand j'ai quitté la chambre, ils étaient très calmes.
Nous nous sommes réunis avec Vincent pour faire le point sur la journée. Seul un moniteur à tour de rôle quittait les autres pour passer dans les couloirs de nuit, voir si tout se passait bien. J'ai posé à Vincent la question de la « nudité facile » de certains.
— Je comprends que ça t'ait, toi et d'autres ici, étonné. C'est un sujet délicat. Je pense qu'il faut éviter l'amalgame nudité=sexualité. Ils sont à un âge où beaucoup ont des problèmes d'acceptation de leur corps, alors si l'exemple de certains qui sont bien dans leur peau et le montrent peut en faire réfléchir d'autres, pourquoi pas ? Il faut évidemment que nous mettions des limites, ils peuvent être nus dans les chambres et dans les couloirs menant aux douches, mais pas au réfectoire ou ailleurs. Il y a une piscine dans la propriété, au début ils iront en maillot, mais si je vois qu'ils sont capables de se tenir correctement, il n'est pas impossible que je leur donne l'autorisation d'y aller nus, mais on en reparlera ensemble.
— Vincent, et pour la sexualité entre eux, comment doit-on réagir si on voit quelque chose ?
— Très délicat aussi, ils sont à un âge où leur sexualité est en pleine effervescence, ils commencent à avoir des besoins plus que quotidiens, et des envies de découvertes. Alors, sans favoriser ce genre de choses, je crois qu'on ne peut pas non plus réagir comme les curés des internats et leur lier les mains dans le dos. Encore une fois, tout est question de respect, il ne faut pas que certains soient gênés par les paroles et les actes des autres, donc, à vous de réagir si ça va trop loin, ou de fermer les yeux quand le respect y est.
— Vincent, j'ai vu qu'il n'y avait pas de douche fermée pour nous.
— Oui, c'est le gros problème de ce gîte, il y en a, mais elles sont hors-service pour un mois.
— On ne va quand même pas prendre la douche avec les jeunes.
— Non, je n'ai pas dit ça, vous trouverez tous dans la journée un moment où l'autre pour aller vous doucher quand les garçons seront ailleurs.
Le moniteur qui venait de redescendre de sa ronde est venu vers moi.
— Dis, à la chambre 5, il y a Luc qui pleure, il m'a dit que tu l'avais oublié.
— Zut alors, il a des problèmes d'énurésie et je lui ai promis qu'il pourrait se changer dans ma chambre, à l'abri du regard des autres, excusez-moi, j'y vais.
— De toute façon, on a fini pour ce soir, une bonne nuit nous fera du bien, bonsoir à tous.
Je suis monté quatre à quatre chercher Luc, j'ai pris ses couches-culottes et son sac mouillé, et l'ai emmené dans ma chambre, en lui demandant de m'excuser. Il avait l'air vraiment triste. Je l'ai couché sur mon lit, jambes pendantes, j'ai retiré sa culotte de pyjama et relevé un peu le dessus, j'ai placé une couche en-dessous de lui, et il m'a passé un tube qu'il tenait dans ses mains, en me disant que c'était contre les irritations. J'ai dû faire comme avec mon frère, enduire ses fesses et son bas-ventre de cette pommade dont je reconnaissais l'odeur. Son zizi s'est bien vite mis à durcir sous ce que je ne voulais pas être des caresses, mais quand j'ai eu fini, il était dur et il a saisi son engin entre les doigts et s'est masturbé à une vitesse folle pour faire sortir quelques jets de sperme clair et fort liquide.
— Je dois faire ça tous les soirs, sinon, il reste dur et on ne sait pas refermer la couche.
Je l'ai emmailloté, rhabillé, puis je l'ai ramené dans sa chambre, lui disant de revenir demain matin, avant que les autres ne se réveillent.
Le lendemain, il était entré dans ma chambre, j'avais oublié de fermer la porte à clé, j'étais nu sur mon drap vu la chaleur, il a caressé mon torse pour me réveiller. Je me suis levé, oubliant ma nudité.
— Oups, désolé, je suis à poil.
— Pas grave, Eric, je m'en fous, et puis, comme tu m'as vu tout nu hier soir, on est à égalité, je serai moins gêné.
— Bon, vu comme ça. Tu retires ta couche ?
— Tu veux bien le faire, toi ?
— Si tu y tiens.
Je me suis assis sur le bord du lit, j'ai baissé sa culotte de pyjama, et enlevé le haut qui portait une petite tache d'humidité, puis je lui ai défait les adhésifs pour lui retirer la couche qui était bien lourde. Il restait comme ça sans bouger.
— Dis, Eric, comme on ne prend pas de douche avant le soir, et que je sens le pipi, tu n'as pas de quoi me laver ?
— Ben, euh, oui, viens près du lavabo.
Je l'ai lavé avec mon gant et un peu de savon, son sexe était évidemment pire qu'un bâton. Quand je me suis relevé, je me suis rendu compte que le mien n'était pas en reste, j'ai essayé de me retourner pour qu'il ne le voie pas, mais sa main s'en est empoigné.
— Ne t'inquiète pas, Eric, c'est normal, t'as vu le mien ? Et puis, celui de mon grand frère est tout le temps comme ça quand il s'occupe de moi.
— D'accord, mais tu n'es pas obligé de me le toucher non plus, viens, je te rhabille et tu files dans ta chambre.
— Non, j'y vais tout nu, comme ça ils croiront que j'ai dormi à poil et que je suis allé pisser.
Les premiers jours se sont très bien passés, il faisait beau, la plupart des activités se passaient à l'extérieur, promenades, jeux de ballon, visites, etc A l'heure de la douche et à celle du coucher, on voyait plus de zizis tout durs que de boxers ou de serviettes sur les hanches, ils étaient vraiment déchaînés, mais comme ça ne dérangeait pas Vincent, les moniteurs les laissaient faire. Dans les douches, c'était parfois la danse des sexes durs, certains se touchaient pour rigoler, d'autres se chatouillaient, et ça ne les dérangeait pas que je les voie faire. J'ai eu à m'occuper de chacune des sept chambres d'ados, et partout, c'était la même folie des culs tout nus, mais aussi du bisou en les quittant, ce qui les calmait tous instantanément.
Le « petit Luc » - tout aussi grand que moi, d'ailleurs - venait tous les soirs et tous les matins pour sa couche, mais un soir, pour se « calmer », il a empoigné sa queue, et de l'autre main, a pris la mienne pour entourer la sienne, il a voulu que ce soit ma main qui guide la sienne. Comme je ne touchais pas son sexe directement, j'ai effectué les mouvements qu'il attendait, et il a éjaculé sur mes doigts avec un grand sourire. J'ai goûté son jus en suçant mon index, il était excellent. A partir de ce soir-là, deux fois par jour, je m'asseyais sur mon lit, il venait s'asseoir entre mes cuisses, et ... « on » le calmait.
Deux nuits plus tard, je me suis réveillé en sursaut, j'étais immobilisé dans mon lit par au moins deux mains sur chaque jambe et chaque bras, une autre main occultait mes yeux et la dernière faisant bâillon sur mes lèvres. Une voix me chuchota « N'aie pas peur, on ne te veut pas de mal, on veut juste voir ta teub ». J'avais déjà entendu cette voix, mais impossible d'y mettre un visage. J' essayais de me relever pour échapper à leurs mains, mais en vain, je me suis un peu calmé. « Tu vois, c'est mieux comme ça, calme-toi. Si tu me promets de ne pas crier et de te laisser faire, je retire ma main de ta bouche ». Après trente secondes d'hésitation, j'ai hoché la tête. « Promets-moi de ne pas retirer le bandeau sur les yeux que je vais te mettre, et tu ne l'enlèveras qu'une minute après que nous aurons quitté ta chambre. J'acquiesçai d'un petit oui. « Ferme les yeux que je te mette le bandeau ». « N'oublie pas que tu as promis, on va lâcher tes bras et tes jambes », j'acquiesçai encore par un faible « Promis ».
Ils m'ont retiré le t-shirt, ils ont relevé mes bras pour l'enlever complètement, puis ils sont passés au bas de pyjama, m'ont demandé de soulever les fesses, et me l'ont retiré complètement. J'étais entièrement nu devant ces garçons, qui étaient-ils, combien y en avait-il, je n'en avais aucune idée, aucun ne parlait, sauf celui qui m'avait chuchoté à l'oreille. Je suis resté comme ça, personne ne bougeait. Après bien cinq minutes, une main s'est posée sur mon torse, puis une autre sur mon genou, et bientôt une dizaine de mains me caressaient sur tout le corps. Je les ai suppliés « Pas mon sexe, s'il vous plaît, pas mon sexe ». Ils n'y ont pas touché, même si des doigts passaient fort près. Malgré la difficulté de ma position, en état de soumission que j'avais acceptée, j'ai senti ma queue se redresser, les dizaines de doigts qui effleuraient ma peau m'ont amené, alors que je ne le voulais pas, à la jouissance, et sous la bonne dizaine d'yeux qui devaient m'observer, j'ai éjaculé une impressionnante quantité de sperme sur mon ventre, les mains ont continué à me caresser, elles se sont toutes retrouvées sur mon torse à étaler mon sperme du mieux qu'elles le pouvaient. Quand elles se sont retirées, la même voix que tout à l'heure m'a dit « Merci, mais n'oublie pas ta promesse : une minute ! ».
Ce n'est pas pendant une minute que je suis resté sans bouger, mais bien dix, essayant de comprendre ce qui s'était passé. Il était sûr que ce n'était pas un bizutage par les autres moniteurs, le nombre des gars présents, la petitesse de plusieurs des mains sur ma peau, la voix pas vraiment adulte de celui qui m'avait parlé, tout cela m'a convaincu que c'était des colons qui devaient être au moins six. Ils m'avaient déshabillé complètement, avaient touché quasiment l'entièreté de mon corps, ils m'ont vu bandé et jouir, ils ont certainement vu les grimaces du plaisir sur mon visage, ils ont aussi entendu le long gémissement sorti d'entre mes lèvres. Et surtout, j'avais accepté et promis de me laisser faire et donc, de me soumettre à leur volonté. C'est cela qui m'a fait le plus enrager, monter ce sentiment indicible de honte, mais, si j'avais refusé, tout serait passé à peu près de la même façon, ils auraient eu ce qu'ils voulaient de moi. Qu'allais-je faire ? En parler aux autres moniteurs, à Vincent ? J'imaginais déjà leurs fous rires, leurs moqueries ajoutant à ma honte. Et puis, qui étaient ces garçons, comment les retrouver ? Je commencerai peut-être par ça, avoir une bonne conversation avec eux, puis j'aviserai. J'ai enfin retiré mon bandeau, puis me suis lavé au lavabo de la chambre.
Toute la journée du lendemain, je les ai tous observés, cherchant un sourire moqueur, un clin d'œil particulier, des yeux exprimant le souvenir de la domination qu'ils avaient exercée sur moi, ou même un regard porté plus que de nature vers ma ceinture, mais rien, vraiment rien. J'ai aussi engagé la conversation avec ceux que je ne connaissais pas, peu ou prou, pour essayer de reconnaître la seule voix qui s'était adressée à moi. Je n'obtins aucun résultat, et la vie à la colo reprit son cours normal pour moi.
Trois nuits plus tard, je me suis retrouvé dans la même situation d'immobilisation par douze mains, deux s'occupant de mes yeux et de ma bouche. Ils avaient décidé de remettre ça, je me suis débattu de toutes mes forces, le seul résultat fut que les mains se sont appuyées et m'ont serré beaucoup plus fort, ils voulaient sans doute me prouver que tout refus de me laisser faire serait vain, et ils y sont arrivés. J'ai montré ma soumission par un mouvement de tête. « Ne t'inquiète pas, ce soir, on enlève tes poils ». Je n'ai même pas réagi, j'avais accepté ce qu'ils feraient de moi. La main sur ma bouche s'est retirée, celles sur mes membres également. « Où as-tu mis le bandeau ? » De la main, j'ai désigné la table de chevet, et j'ai fermé les yeux, tandis qu'il me le plaçait. « Déshabille-toi, puis écarte les jambes », ce que j'ai fait sans rechigner.
Tandis que des mains caressaient diverses parties du corps, j'entendis les premiers coups de ciseaux autour sur mon pubis, l'aine, puis les bourses, j'évitais de bouger d'un millimètre pour parer à une pointe de ciseaux égarée. Je dus soulever mes fesses, et ils y glissèrent un essuie de bain, j'entendis couler l'eau dans le lavabo, et un gant d'eau chaude vint mouiller tout mon bas-ventre, avant qu'un gel de rasage me soit enduit par quatre mains particulièrement douces. « Tu peux bander sans honte, ce sera plus facile pour te raser ». Comme si ma queue avait pris ça pour un ordre, elle s'était automatiquement redressée, deux doigts firent descendre le prépuce, faisant sortir entièrement mon gland qui fut saisi par deux autres doigts. Et le rasoir commença son œuvre lentement, avec douceur et précaution. Tous les gestes étaient doux, des doigts de l'un ou de l'autre étiraient la peau, principalement près des testicules pour éviter toute entaille fâcheuse, je m'étonnais même que des garçons de pas encore seize ans fissent preuve d'autant de dextérité. Je dus plier et écarter tout à fait les jambes, pour qu'ils rasent le haut de l'intérieur des cuisses, des mains me les soulevèrent pour les amener presque contre mon corps et ils purent ainsi avoir une vue détaillée sur mes fesses ouvertes, et mon trou intime que personne n'avait jamais vu, ils ont dû voir le rouge qui a empreint tout mon visage, le revers d'une main s'est posé sur ma joue et l'a caressée très tendrement « reste calme, c'est presque fini ».
Le gant, le gel et le rasoir ont fait leur œuvre, toujours manié par des mains expertes et douces. Je fus rincé abondamment et toujours en douceur, le gant épousant délicatement tous les reliefs de mon sexe. J'ai ensuite senti un filet d'huile tiède couler sur mon gland, toujours pointant vers le ciel, des doigts ont étalé cette huile, la faisant descendre progressivement vers la base de ma verge, plusieurs filets d'huile ont été versés successivement sur mon gland, des doigts, puis des mains les étalèrent sur le sexe, tout le pubis, ils ont relevé mes jambes en ont mis sur mes fesses, pour enfin finir par m'en caresser la rosette. Tout mon corps frémissait sous ces caresses, les doigts qui caressaient mon petit trou y sont restés, les autres mains me caressaient tout le corps et montaient et descendaient sur ma hampe, je ne pensais plus à rien, abandonné entièrement à ces caresses.
« Laisse-toi bien aller, on va te faire du bien ». Ai-je vraiment entendu cette phrase ou l'ai-je rêvée, espérée, je n'en sais rien. Les mains sont devenues plus actives, une lente masturbation commençait, remontant mon prépuce sur mon gland, puis redescendant le plus bas possible, j'ai commencé à gémir de plus en plus bruyamment, je ne me retenais plus, je n'ai même pas senti que le doigt sur mon anus y était entré complètement, j'ai perçu des sensations inconnues irradier de mon petit trou, envoyant des courants de volupté dans tout mon corps, les doigts s'affairaient plus activement sur ma verge. Je sentis des lèvres venir à la rencontre des miennes, j'acceptai ce doux contact, et quand je sentis une langue caresser mes lèvres, je desserrai les dents, ouvris la bouche pour sortir ma langue, et elles se sont léchées, elles sont, chacune, entrées dans la bouche de l'autre. Mon excitation montait à une vitesse vertigineuse, mon bassin commençait à bouger dans tous les sens prouvant mon impatience à accéder à un orgasme libérateur. Le coup de grâce me fut donné quand des lèvres s'emparèrent de mon gland, une langue léchant le méat. Mes fesses se sont décollées du lit, faisant entrer ma queue profondément dans cette bouche inconnue, qui reçut mon premier jet de sperme, les autres étant dirigés vers mon ventre.
Cet orgasme m'avait foudroyé, j'ai mis plus d'une minute à reprendre mon souffle. La bouche, qui avait à présent quitté la mienne, me chuchota « Alors, tu as aimé ? ». Je ne pus répondre qu'un long « oui » en soupirant de bonheur. J'ai entendu des bruits autour de moi, bruits que je reconnus assez vite, surtout quand des gémissements ont fusé, Les garçons se masturbaient, et l'un après l'autre, ils ont éjaculé en coulées chaudes sur mon sexe et mon ventre. J'ai compté six séries de plusieurs giclées tombant sur mon ventre, j'ai plongé mes mains vers mon bas-ventre et j'ai étalé ce jus encore chaud sur mon sexe, allant jusqu'à mon anus, et remontant jusqu'à mon cou, j'aurais voulu m'enduire tout le corps de ce bon jus que ces adolescents m'avaient offerts. « Maintenant, tu as droit à six bisous ». L'un après l'autre a déposé ses lèvres sur les miennes, avant de quitter la chambre.
A suivre ...