Une histoire à découvrir
Backroom à marée basse
Je regarde ma montre, mais je me souviens que je n’ai pas les horaires de la marée. Il est encore tôt sur la plage de Sainte-Marguerite. C’est une crique en réalité, à cinq ou six kilomètres de Saint-Nazaire. Une plage naturiste bien sûr, où les gays et les hétéros se partagent le sable et parfois... les bites. Ce n’est pas très hard, disons qu’il faut savoir où aller.
Moi je suis arrivé vers dix heures du matin: c’est facile d’être là tôt parce que j’ai garé ma bécane et planté ma tente de camping juste au-dessus du chemin côtier, à 300 mètres de là, sur la falaise. Pour trouver des keums, suffit de longer la plage vers la gauche quand on est face à la mer. Là, les plus exhibs se font du bien entre les rochers, mais c’est souvent rien que de la branlette. Ce qu’il faut, c’est viser la planque dans la roche, une vraie petite backroom. Froide, humide, parfumée aux embruns, un vrai rêve qu’aucun porno se saurait rendre sur écran tant le goût et la lumière font partie du charme. Il n’y a pas encore grand monde, mais je sais que lorsque j’entre, il y a sûrement quelques yeux planqués derrière les rochers qui vont se réveiller.
Je m’assieds sur le sable humide, à l'entrée. Ma queue vient se poser sur ma cuisse, prête à se tendre davantage, à peine sortie de l’érection matinale. Dix à douze minutes après, un type est passé, en bermuda militaire, torse nu, les cheveux coupés bien ras, brun, la trentaine ou un peu plus, des jambes longues et pas un poil nulle part. Je le suis vers le fond et, vingt secondes plus tard, je sens sa bouche. Sa bouche qui est venue vers ma bite sans perdre une seule seconde, vissée sur ma queue sans perdre du temps à suçoter le gland comme une pucelle, un vrai trou humide, une “avaleuse première classe". Une main sur mes burnes lourdes, une autre qui me branle doucement et fait faire à ma tige le tour du propriétaire, une main qui savonne le gland à la salive et la balade sur l’intérieur des joues, des lèvres qui sont presque à la base de mon braquemart, ça c’est un suceur qui sait garder en bouche, qui n’a pas besoin du classique va-et-vient pour faire monter la sauce des couilles. La langue glisse, tourne autour de mon gland pour l’emballer. Et ce salaud, entendant que j’en râle de plaisir, que je ne peux maîtriser mon envie de crier “encore”, décide de la jouer sur une autre gamme.
D’un léger passage de dents juste sur le frein, à la base du gland, il provoque sur ma queue une douleur aiguë qu'il calme en léchant à la fois vite et sans appuyer trop, comme un coup qui serait suivi d’un caresse. Ce suceur-là, c’est un prodige! Moi, macho, je me laisse complètement aller. Il me demande de poser les deux mains contre la roche. Il veut juste me faire une feuille de rose. Dans la pénombre, je ne vois pas grand chose: je sens d’abord sa main humide de salive qui enlève les grains de sable, et je laisse aller mon trou sous cette langue toujours plus habile. Je me cambre, je pousse sur mon trou pour qu’il léchouille, qu’il suce, qu’il mordille, qu’il s’amuse avec. Quand je me retourne vers lui, je vois sa main fouiller dans la grande poche arrière de son bermuda.
II ouvre un petit échantillon de gel et commence à me doigter. C’est très froid. La première main, il s’en sert pour me défoncer progressivement: il n’hésite plus et accélère le rythme. Un doigt puis deux, et enfin trois. Je gémis et je m’écarte, je lui apporte l’aide de mes deux mains. Lui, de son autre main, il vient tirer sur mes fesses pour les détendre et, de temps en temps, il les gifle un peu. Je suis tellement en train de me donner que je n’entends pas le mec qui vient s’ajouter au jeu et qui s’attaque à mes tétons. Je me laisse faire, transporté par les doigts qui violentent mon cul comme en forçant maintenant mon passage étroit. Une main se pose sur ma queue bandée au maximum: je préviens que je risque de juter, alors mon doigteur vient serrer la base de ma bite et me dit d’attendre. Il retire ses doigts et me demande de me mettre à genoux. Il dégrafe son bermuda, mes doigts passent sur le tissu épais et doux du treillis, il trifouille dans sa braguette et vient me rouler une pelle bien baveuse. Puis - même si ce n’est pas très sympa, mais comme ce sont des choses qui arrivent assez souvent -, il repousse assez vivement le troisième et lui dit de se casser vite fait.
Je suis agenouillé dans le sable. Je l’écoute. Il me dit de bien lui laver la teub. Ma main qui traîne sur ses couilles, il la pose sur son cul. Je hume les odeurs discrètes qui remontent de son slip juste baissé. J’enfonce l’index et le majeur, je suce: son gland est chaud, son calibre sent la sueur. Quand on commence à avoir de l’eau sur les pieds, on décide de se tirer. C’est à peine si on réussit à ne pas devoir nager complètement. Après une pause sur la plage, nous décidons de nous rendre au camping et d’aller rendre visite aux douches, désertes à cette heure de la journée. Là, il va s’en donner à cœur-joie dans mon trou de balle, et moi je vais lui élargir la rondelle. Mais c’est déjà beaucoup plus banal.