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Baise crade dans la ZUP

ZUP, rien de plus déprimant pour moi que d'entendre ce mot. ZUP, zone à urbanisation prioritaire, va de pair avec HLM, habitation à loyer modéré. Les HLM de la ZUP sont par essence toujours des constructions mal bâties réalisées sur d'anciennes friches ou zones industrielles sinistrées et déclassées. Dans la ZUP, la violence et la crasse sont les deux mamelles de la misère. Les jeunes de la zone ont du temps libre en quantité. Ils en ont tant, qu'ils peuvent se permettre d'en perdre ! Ces voyous viennent de me faire perdre le mien.

Je vais vous raconter ce qu'il s'est passé en utilisant le vocabulaire du crû pour faire plus véridique. Robert, un de mes amis, habite, sans doute par erreur, dans la ZUP d'une ville de la banlieue nord de Paris. C'est loin d'être la première fois que je me rends à ses invitations. Je me souviendrai toujours de ces petits matins blafards. Lorsque je rentrais chez moi après une orgie en règle, je voyais toujours une cohorte d'ouvriers attendre dans le froid le bus qui les emmènerait faire leur 3 X 8. Les abribus n'ayant pas fait long feu, ces pauvres hères, engoncés dans leur manteau en laine, dormaient debout sous la bise d'hiver. Survivre tel est leur destin, protéger leur maigre bien des voyous du quartier, telle est leur seule aspiration. Avant de vous raconter ma soirée crade prise entre deux voyous dans cet univers glauque, je tiens à vous faire saliver avec l'orgie que je me suis offerte chez Robert.

Robert est vraiment un mec génial, belle gueule, belle bite généreuse, et toujours plein de copains faciles. J'arrive chez lui pour un dîner thème fondue savoyarde, avec gages pour ceux qui vont perdre leur petit morceau de pain. Au début de la soirée, les mecs sont un peu coincés et font tout pour ne pas perdre leur petit morceau de pain. Rapidement le vin blanc aide, c'est un petit Riesling d'Alsace à la fois léger et traître, et chacun commence à faire son possible pour perdre son petit morceau de pain.

Le premier gage est gentillet. Le garçon fait le tour de la table et s'arrête auprès de chaque convive. Tous lui masse pendant quelques secondes le sexe à travers le pantalon pour que celui-ci prenne belle allure car il devra ensuite sortir de la braguette pour une minute et poser devant un parterre de connaisseurs à la critique aiguisée. L'examen se passe bien, la victime du gage prend sa peine avec philosophie et prend son temps pour se rhabiller.

Le second gage ressemble beaucoup au premier, mais c'est dans la culotte que les mains baladeuses se plongent pour faire bander la bite qui s'exhibera aux yeux de tous. Des ah !, des ouh ! et des fous rires montrent que chacun prend son rôle au sérieux y compris le gagé qui salue la foule pantalon baissé.

A ce moment-là, j'ai déjà quelques verres à mon actif et, sans vraiment, le vouloir, c'est moi qui perds le troisième bout de pain. J'attends de savoir, avec une joyeuse appréhension, quel méchant gage Robert m'a concocté. Je l'apprends sous les rires et sifflets de tous, il me faut marcher à quatre pattes, mais attention, ventre en l'air et tout autour de la table. Bien sûr je serais nu et le sexe dressé bien haut. Je m'exécute. Bien que ce ne soit pas vraiment prévu dans le gage certains en profitent, au passage, pour me caresser les couilles avec des commentaires plutôt flatteurs. Je sais que je suis super bien foutu mais je suis toujours heureux de l'entendre dire. Les esprits commencent à s'échauffer sérieusement. Certains s'embrassent, se caressent et se dénudent avant même d'avoir perdu leur petit morceau de pain, ces impatients glissent bientôt sous la table.

Le quatrième gage pourtant ne se fait pas attendre et, joie, c'est le plus exhibitionniste d'entre nous qui perd son petit pain. C'est Idriss, un jeune marocain. Il prend la place du réchaud et du caquelon qui n'intéressent plus personne et commence un strip-tease langoureux. Le gage va semble-t'il durer longtemps, et la table est vite débarrassée. Idriss, notre petite bombe sexuelle, est fier de son corps et veut nous faire profiter de sa plastique. Ce garçon est une vraie gonzesse, il se fait épiler les sourcils et nettoyer la peau dans un centre esthétique. Ça lui donne un petit air propre et soigné pas désagréable.

Robert lui ordonne d'aller, à genoux sur la table, de convive en convive balancer sa bite juste sous nos yeux. On en prend plein dans la vue mais aussi plein dans les narines. Sous l'odeur fine et délicate de son musc, certains tombent comme des mouches et se retrouvent vite fait sous la table. Là ils sont pris en charge dès leur arrivée. Je résiste et surnage encore un instant. J'en profite pour me rapprocher du jeune berbère et le toucher. Mes doigts glissent le long des cuisses lisses d'Idriss. Pendant ce temps, un autre plus rapide que moi s'est déjà abouché à son amarre. Il s'est allongé sur la table, invitant Idriss à lui rendre son hommage. Ce dernier accepte mais malgré cela ne reste pas insensible à mes caresses. Ne pouvant pas s'exprimer, il se trémousse et écarte insensiblement ses cuisses me proposant d'explorer son bouton. Mes doigts explorent cette contrée qui n'est ni vierge, ni sauvage, mais au contraire fort civilisée et accueillante. Bientôt je lui bouffe le cul, l'enduis de salive et le pénètre sans plus de préliminaires.

L'appartement de Robert devient la scène d'un étonnant spectacle. Nous sommes trois à être allongés sur la table. Le garçon qui ne veut pas lâcher le sexe d'Idriss est au dessous et souffre de devoir nous porter tous les deux. Idriss, dans le sandwich, joue le rôle du gruyère (le mot jambon est la première image qui m'est venue à l'esprit dans cette comparaison un peu simpliste, mais, par respect pour Idriss, optons pour ce délicieux fromage dont nous venons de nous régaler). Moi je couvre le tout.

Dessous la table, il doit se tramer le même genre de chose, avec un peu plus de monde encore si on en croit les nombreux geignements, éructations et souffles rauques qui me parviennent aux oreilles. De haut en bas, et à nous tous, on forme la plus belle pièce montée jamais vue. Mes pensées quittent la collectivité et reviennent à ma petite personne car un mec que je n'avais pas vu plaque ses mains sur mes fesses et sans autre forme de procès fout son dard dans mes chairs. Pour ne pas crier de douleur, je mords la nuque d'Idriss, qui la bouche occupée ne peut répliquer. Toutefois le hurlement étouffé du gars du dessous indique qu'il a dû, par réaction, se faire mordre le gland.

Ensuite, autour de cette table, qui fera quoi avec qui, peu d'entre nous s'en souviendront. Comme placés dans un gigantesque shaker, nos corps se mélangent, et vaille que vaille, nous faisons avec ce que nous trouvons à portée de bouche, de pénis et de cul. Cinq heures du mat, la baise est terminée et je suis crevé. Je veux dormir le plus confortablement possible. J'ai mal, mal devant, mal derrière, d'avoir trop baisé. Le lit de mon ami, aussi accueillant soit-il, ne peut pas recevoir correctement la quinzaine de mecs que nous sommes. Je dois donc me rabattre sur mon plumard parisien.

Ma soirée qui devait se terminer ne fait que commencer. Je traverse d'un pas rapide le no man's land qui sépare l'HLM du parking. Je suis, comme d'habitude, mal à l'aise parce que je déteste cet endroit glauque. Il fait froid et j'ai toujours peur de mauvaises rencontres. Je n'aurais pas du avoir cette mauvaise pensée, car la queue du loup n'est jamais très loin quand on en parle. Après avoir traversé les premiers rangs du parking, je vois une ombre qui arrive soudain à mes côtés, c'est celle d'un agresseur. La brute m'attrape et me tient solidement par le col. La première image que j'ai de lui est olfactive, ce mec pue la bière.

— T'as combien sur toi ?

Toute la force de persuasion de ce type tient dans ses mains qui me serrent atrocement la gorge. Sa voix est calme, pondérée même.

J'ai la force et le courage surhumains de répondre :

— Rien, je n'ai jamais rien quand je viens ici, pas même mes papiers. A cause des agressions, vous en avez entendu parler ?

Je crois que oui, et il est très chatouilleux sur le sujet. Ca doit lui rappeler de mauvais souvenirs parce que je reçois un coup de genou dans les roustons qui me rapetisse illico d'un bon mètre. Ce con me fouille pendant que la langue pendante, j'essaie d'expliquer à mes couilles, déjà largement pompées, que tout va bien, qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter et qu'elles vont bientôt pouvoir se reposer. Je n'ai sur moi que des capotes et mes clés de voitures. Les premières disparaissent dans sa poche, les secondes me griffent le visage.

— Où qu'elle est ta bagnole ?

— C'est le tas de rouille qui est là, dis-je en montrant ma 4L.

— Putain, mon mec si tu mens ça va être ta fête!

Qu'est-ce qu'il croit celui-là, que j'emmène ma Porsche quand je vais dans la zone ? Quoiqu'il en soit ça va être ma fête quand même parce que dans ma bagnole il n'y vraiment rien à chourrer. Elle est si pourrie ma tire que même un carrossier m'aurait demandé le tarif maximum pour aller s'en débarrasser dans la Seine. Le jeune homme me traîne par la peau du cou jusqu'à ma tire. Il l'ouvre tout en continuant à me tenir fermement. Ce qu'il voit à l'intérieur ressemble étrangement à la décharge du coin : bidon d'huile usagée, vieux cartons vides, journaux de l'année dernière. Bref ma bagnole, c'est ma ZUP à moi.

— Putain, ça va être ta fête !

Je n'ai pas vraiment besoin de ressortir toutes mes connaissances en sémantique et en sémiologie pour apprécier la richesse du vocabulaire de ce jeune homme, ni même le sens de ses intentions. Ma tête tourne, j'ai sommeil, je suis saoul, et ce mec pue la bière, voilà ce qui occupe mon esprit en ce moment. Je me sens quand même obligé de lui répondre.

— Hé mec, je ne peux pas foutre tout mon flouze dans la sape, dans mon appart et m'acheter une BM (abréviation populaire de BMW, ceci à l'intention du lecteur perdu de La Souterraine dans la Creuse).

— Ta gueule !

Visiblement ce garçon réfléchit et vu la tronche qu'il se paie, on n'est pas sorti de l'auberge. Profitant qu'il ait desserré son étreinte, je décide de m'asseoir par terre et de m'adosser à mon véhicule qui excelle dans le rôle d'appui-dos.

— T'es un pote à Robert ?

— J'ai cet honneur.

— Viens avec moi, j'ai un copain qui va te plaire.

Le gars pour rendre ces paroles plus persuasives me serre de nouveau le kiki. Je l'en remercie, j'ai oublié mon écharpe et il est imprudent de sortir sans être bien couvert par ces temps froids.

— Toutefois, on ne peut pas aller le voir demain, je suis pris, j'ai un plumard qui me réclame et si vous ne voyez pas d'inconvénient j'aimerais...

Gasp, il me serre la gorge, de nouveau je ne peux plus respirer.

— Tu vas aimer ça, me dit-il en me carrant, sans délicatesse aucune, sa main sur la braguette.

— J'en sors justement, dis-je naïvement dans l'espoir de le convaincre que mes performances ne seront plus à la hauteur des capacités qu'il est dans le juste droit d'attendre de votre serviteur.

— Bin justement, elles n'en ont pas eu assez. Vlan re-coup de paluche dans les parties.

— Attention, c'est fragile, c'est pas des castagnettes.

Je remercie le Seigneur d'être fin saoul parce que sinon la trouille m'aurait tenue aux couilles, déjà les pauvres en ont vu de toutes les couleurs. Je retourne docilement bien que contraint et forcé dans la cage d'escalier d'où je viens de sortir. Bonjour les odeurs dans l'ascenseur, il sert d'urinoir à tout l'escalier. Au lieu de s'arrêter au premier, étage bien aimé de Robert, il monte jusqu'au douzième.

— Ca tombe bien pour toi, mon copain il est pompier.

— Ca tombe bien pour lui, les pompiers, j'adore.

— Vous allez bien vous entendre.

La porte du pompier s'ouvre. C'est marrant comme les odeurs marquent cette nuit. Dans cet appartement, des relents de cuisine, mêlés de poubelle et de transpiration, règnent aux côtés d'une note principale d'urine de chien. On me pousse à rentrer dans le chenil.

— Monsieur est un pote à Robert.

Voilà qui termine les présentations, je suppose que ça doit leur suffire. Robert doit être connu dans les parages parce que je me suis tout de suite retrouvé à poil.

— Robert, c'est un mec à nous, mais depuis qu'il a réussi, il nous snobe. Il ne nous présente plus ses copains. Pourtant on veut bien les connaître nous ses copains. On a peut-être aussi quelque chose à leur dire à ses copains. Vlan, de la part du pompier, un coup dans les boules.

— Putain, sans couilles à battre votre monde est désert, ai-je la force de répondre avant d'embrasser le sol.

— Il fait les pompiers, dit le premier au second.

Il est temps que je vous présente les deux gusses avant que vous ne vous mélangiez les pinceaux. Le premier, le braqueur, est blond. Ses cheveux longs et filasses n'ont pas connu de shampooing depuis le service militaire, s'il l'a fait un jour. Le second, le pompier est brun carré moustachu. Tous les deux sont cuirs et c'est peut-être la seule chose qui pourrait me faire bander chez eux.

— Hé bien, qu'il nous montre ça.

Il baisse son pantalon et là c'est l'horreur. De quoi pourrais-je vous parler pour ménager le suspens ? De ma grand-mère, de mes vacances à la campagne ? Allez je suis bon, je vous dis tout. Je ne sais pas si quelqu'un fait la lessive chez lui, mais son slip tient debout tout seul. Il doit le porter une semaine d'un côté, une semaine de l'autre, avant de le retourner pour la troisième. Le slip est maculé de traces jaunes et brunes qui se montent les unes sur les autres dans une fête joyeuse. Le type est super excité parce que le slip baissé, sa bite mène la danse.

— Vous ne pouvez pas un peu la nettoyer avant, ça me ferait plaisir.

— Mais vas-y mon gars, t'es là pour ça, me dit-il en me la carrant dans la bouche.

Si celle-ci n'avait pas un physique si sympathique, je crois que j'aurais vomi. Sa bite, il me faut l'avouer, est belle. La hampe est droite et solide, le gland est rond et d'une belle couleur violette. Le tout est bien arc-bouté, conquérant. Sa bite surmonte une sympathique paire de couilles, elles aussi bien rondes et poilues juste ce qu'il faut. Mais alors, l'odeur âcre et fermentée me donne des hauts le cœur. Ce sont là des effluves aux alcools forts. Des poils pubiens et des peluches de coton gris sont collés d'abord sur son gland, ensuite sur ma langue. J'avale le tout le plus rapidement possible en passant bien ma langue partout dans ma bouche pour la rincer. Cette gymnastique étant faite, j'essaie de retrouver le goût original de son bout. Ca me prend un certain temps avant de pouvoir apprécier. Autant vous dire que tout cela m'a réveillé. Après que son copain ai joui dans ma bouche, le blondinet m'attaque le cul de son doigt. Et je te le passe et repasse sur l'anus sans te pénétrer. S'il veut le voir se mettre à bander c'est raté, mais s'il veut le voir gonflé c'est réussi, parce que vraiment il me le gonfle l'anus.

— Ecoute vieux, va te laver les mains et fais ton job jusqu'au bout.

Il y a maldonne, il doit me prendre la bouche pour un lavabo parce qu'il lui présente son doigt. Je n'ai pas vraiment le temps de dire non ou de fermer la bouche parce qu'à ce moment je me mets à hurler de douleur. Ce con m'empaffe carrément et sans précaution. Il profite de ma bouche ouverte et de ma langue pendante pour s'essuyer le doigt dessus. J'ai l'air d'un malade qui prend un lavement et sa température par voie buccale.

L'autre brun est parti au frigo se chercher une..., vous l'avez deviné, une bière. J'attends que ça se passe et que le blond se finisse, gardant pour moi mes états d'âme, mais ça ne passe pas. Je suis à genoux, la bite molle du buveur de bière plantée devant moi. Sans doute le blond en a ras le bol parce qu'il se retire. Mais c'est pour mieux me foutre sa bite dans la bouche. Telle qu'elle sort de mon intime intimité. Je remercie encore une fois le Seigneur pour deux raisons valables : je me suis fait tellement ramoner ce soir que mon fondement est propre, et ce mec-là a une bite encore plus belle que celle du premier. Les classes populaires regorgent de trésors cachés. Là je prends vraiment mon pied.

Quel plaisir de limer une telle bite, elle m'apparaît presque avoir un charme aristocratique. Elle est fine et élancée. Pour vraiment en profiter un max, je demande un pieu. Arrimé l'un à l'autre nous passons dans la chambre. Je vous passe le topo sur le lit défait dont les draps sont en parfaite harmonie avec la culotte de leurs proprios. Enfin, le blond s'allonge sur le dos quéquette en l'air, je peux continuer mon travail. C'est au tour du brun de foutre ces paluches sur mon cul. Mais travail et passion avant tout, faire jouir le blondinet. Sa bite n'étant pas trop épaisse, je peux lui faire le coup de la gorge profonde. Le pauvre mec n'a jamais rien connu de comparable et se contorsionne de plaisir tout en hurlant de jouissance. Il y met vraiment de l'entrain et ça me motive. Je le fais jouir avant que le manque d'air ne m'asphyxie totalement. J'avale son sperme avec un plaisir non feint ce qui les réjouit tous deux.

Je viens d'accomplir ma BA du jour, il ne me reste plus qu'à mettre les voiles. La fatigue me retombe dessus et l'excès de sperme commence à me donner mal au cœur. Lorsque je leur demande mes clés, ils me présentent leurs culs. Soupirs, soupirs, soupirs ! Quand vais-je pouvoir me pieuter quand pourrais-je faire valoir à un repos bien mérité. Malgré tout, le tableau n'est pas si mal, deux culs l'un à côté de l'autre, tous les deux ouverts, l'un mince avec des poils blonds, l'autre épais avec des poils bruns. Voilà qui est tentant. Touchant spectacle certes, mais attention, re-odeur.

— Ecoutez les gars, la scato, c'est pas mon rayon, je suis crevé, si vous vous voulez que je fasse quelque chose pour vous, c'est vite et sur des culs propres.

Mon ton empli de lassitudes les convainc, j'ai été conciliant, ils peuvent bien faire un petit effort à leur tour. Visiblement ils en profitent pour une fois de la salle de bain parce que leurs éclats de rire se mêlent aux éclaboussures d'eau. Lorsqu'ils reviennent je me suis endormi. Pour me réveiller ? Facile, un coup sur les couilles. Ils faiblissent parce que celui-là me semble plus amical, c'est en fait un massage gentiment fait avec le bout d'un pied, O miracle, propre.

Imagination, imagination, quand tu nous tiens, rebelote pour la pose, ils me montre à nouveau leur derrière. La propreté de leur cul apporte une nette, c'est le cas de le dire, amélioration à cette œuvre d'art.

— A qui le tour ? Je demande aux deux intéressés.

— Commence par moi, l'autre il a pas trop l'habitude.

— Moi j'ai la bite rude, je réplique, pour me mettre à leur niveau. L'humour n'est pourtant pas assez primaire, et il fait flop. C'est parti pour le petit blond. A moi le virtuose du dard, on demande une démonstration. Tu crieras grâce avant longtemps mon gaillard.

— Ah! Ah! Ah!

Voilà les onomatopées dudit gaillard ? Un soupir de jouissance à chacun de mes passages. Pas de "c'est bon", ni de "oui", encore moins de "Rhâââ, encore, je jouis comme une bêêête". Le vocabulaire reste limité à sa plus simple expression. Visiblement il aime le bougre, je le sens fondre. Après ma visite, il n'aura plus de force, vidé il sera bon pour le pieu. Il a de la chance, le métro n'aura pas à aller trop loin pour le raccompagner, ce n'est pas comme moi. Je suis pressé, je l'achève, il s'effondre.

Avant qu'il ne réagisse, je m'attaque au second. A moi les joies du travail à la chaîne, qui oseras dire que je ne me suis jamais mis à la place des masses laborieuses. Le grand brun est drôlement excité ce soir. Son cul n'a jamais rien connu d'aussi bon. Enfin ça c'est moi qui le dis, parce qu'avec ses mains, il fait des moulinets qui en langage articulé pourrait donner : "ouh là! ouh là là!". Il en veut, il en aura. Il a de la chance de tomber sur moi qui suis de première, un as. Il n'a pourtant pas le droit à la douceur trois étoiles réservée à mes petits minets, mais à un bourrage, correct, honnête et pas dévastateur.

A lui de voir s'il apprécie. Ses "ouh là là" se précisent, ils prennent une forte coloration jouissive, et une tonalité plus douce et plus rythmée, signe d'un orgasme très proche. Et vlan, les derniers coups de boutoirs sont les meilleurs, le pauvre en tremble et manque de se casser la gueule, heureusement solide comme un roc, et ce jusqu'à la mort, je le retiens de mon étreinte virile. Je jouis, aïe, aïe, aïe, pauvres couilles, complètement à sec. La pompe tire mais ne donne plus rien. Quand je le termine, il s'effondre sur son copain qui essayait de se remettre de ses émotions.

— Salut les gars, je me tire, ravi de vous avoir rencontré, ne vous dérangez pas pour moi, je connais le chemin.

Stop, cette fois-ci, c'est par la peau des couilles qu'ils me retiennent.

— Attend on t'as pas sucé, tu peux pas partir sans qu'on t'aie sucé.

— Bordel (j'aime varier mes expressions), mais vous n'avez pas baisé depuis quand ? Vous sortez du quartier d'isolement de centrale ? Vous vous retenez des siècles avant de juter ? Ou vous n'avez que ça à foutre ? La boutique de sperme vient de me dire que l'article est en rupture de stock. Peut-être demain s'il y a un approvisionnement, mais j'en doute, la qualité ça prend du temps à produire.

Ils en ont rien à branler de mon discours, la brute se jette sur moi et son comparse le truand se jette sur ma bite.

— Alors le goût, comment vous le trouvez le goût de mon bout, le goût d'une bite propre à défaut d'être vraiment fraîche, je leur balance par défi tellement j'en ai marre.

J'ai l'impression que si Dame Nature ne m'avait pas si solidement accroché ma bistouquette, la succion du blondinet aurait été suffisante pour qu'elle lui passe droit dans la glotte pour atterrir dans son estomac. Je me sens l'effet d'une vache en train d'être traite, bruits compris, ça fait sprouitch, sprouitch, sprouitch, avec un petit quelque chose de baveux. Comme je n'ai plus de sperme, je peux simuler la jouissance.

— Rhâââ! j'ai joui, ça y est, c'est fait, arrêêêêête, maintenant ça commence à faire mal.

Dépité le blond se retire, mais c'est pour mieux laisser la place au brun qui me roule dessus et me brise quelques os au passage avant d'atteindre ma pine dont l'érection est plus que douteuse.

J'en peux plus, relâche, on fait relâche. Ma bite est complètement lessivée, on ne l'a jamais aussi bien astiquée que cela. Quand j'arrive à la voir une fois sur deux, elle est nickel. Elle glisse super bien. Débarrassée de ses mucosités, si tenté qu'il y en ai eu, elle a un aérodynamisme très dynamique, un CX super profilé. Le brun a quand même réussi à tirer une jouissance douloureuse de moi. Je ne lui ai offert aucune liquidité (séminale, bien sûr) mais il a compris que j'ai joui, que c'est terminé, basta.

— Mes bien chers frères, je vous absous de tous vos péchés, aimez-vous les uns les autres, et allez en paix.

— Reste on veut s'aimer tous les deux, reste avec nous, tu nous fait bander.

Seigneur quand m'accorderas-tu le sommeil, le repos du travailleur ? C'est fou ce qu'ils sont persuasifs, la hampe de ma pine est à nouveau emprisonnée dans un étau qui rend mon gland violet d'apoplexie. Il manque d'oxygène le pauvre, il ne peut plus respirer, il n'en peut plus.

— OK, je vous admire dans vos mâles splendeurs, et après on est sage, tout le monde au dodo.

Ils acquiescent, je suis presque sauvé. Devant moi, ils jouent le grand jeu, leurs branlettes habituelles minables, deviennent sous mes yeux une apothéose. Mon dieu que c'est beau deux brutes qui s'aiment d'amour tendre. C'est tellement beau qu'ils s'endorment enlacés. Je m'éclipse, je reprends mes clés qui étaient dans la poche du premier loubard. Comme j'ai soif je vais dans la cuisine prendre une bière au frigo. Je m'arrête net. L'accès est gardé par une terreur, un vieux berger allemand à la moustache blanche. Fort heureusement il dort du sommeil du juste. J'imagine à quoi j'aurais pu être exposé si j'étais resté plus longtemps. je bats en retraite fissa. C'est vrai que l'entrée à l'aller puait l'urine de clébard.

Par mimétisme et pour ne pas choquer les us et coutumes des autochtones. Je pisse dans l'ascenseur, pendant que ce dernier refait en sens inverse les douze étages.

Je vous écrit de mon lit enfin retrouvé. Je me suis fait porter pâle, je mets ma ceinture de chasteté avec fermeture électronique réglée sur quinze jours et je relis ma collection complète de Placide et Muzo. La ZUP, c'est fini. Les souvenirs de superbes bites m'émeuvent encore un peu, ainsi que l'entrain de ses fils du peuple, mais j'ai trop donné. Maintenant je vais de nouveau sortir avec ce jeune garçon des beaux quartiers de Paris. Il est si bien élevé qu'il m'aurait presque été présenté par ses parents. Son sexe menu et délicat enchante mes papilles gustatives. Auprès de lui, je retrouve mon langage châtié. Son hygiène est aussi impeccable que la mienne. On sent tous les deux bon le savon glycériné.

Dernier courriel connu de l'auteur : pedro@textesgais.com