Une histoire à découvrir
365 nuits d'adieux (34): Pimpon dans le métro
De temps en temps, j'ai la permission d'aller chercher Marc à la sortie du boulot. Pas question de l'attendre devant la caserne, rendez-vous à la bouche de métro. Quand il apparaît dans son pull bleu à bande rouge, il passe devant moi comme s'il ne me connaissait pas. En descendant les marches, il balance son beau cul dans le pantalon qui le moule.
Le métro aux heures de pointe, ça l'excite. On s'engouffre là où il y a le plus de monde. Il me presse le paquet deux fois dès qu'une main baladeuse lui effleure la braguette. Peu à peu, il entraîne le mec vers la porte du fond, et je colle ma trique contre le cul du tripoteur. Le mec a toujours un moment de panique avant de deviner qu'on est ensemble ; ça ne vaut pas l'étonnement qui le défigure quand il constate que la braguette du pompier est ouverte et qu'il jauge la taille du python qui tend le coton du slip. Les cahots du métro nous projettent les uns contre les autres. J'en profite pour glisser ma main entre eux deux et je serre dans ma paume les roustons du type. Aux arrêts, des regards haineux se détournent de nos obscénités. Quand il y a vraiment foule, je glisse la main dans le froc du troisième pour lui chercher l'anus. On en a fait jouir plus d'un comme ça, qui descend en vitesse, une grosse tache humide au milieu du froc.
Si personne ne se présente, ce qui fait marrer Marco, c'est de me foutre la honte. Lui-même ne s'épargne pas : installé sur la banquette en face, en survêt bleu-blanc-rouge, avec deux novices de sa compagnie qu'il raccompagne en grand frère, il élève la voix pour que la foule profite de ses talents de comédien :
— J'suis pas dep, moi, je suis homossessuel, différence ! Je m'en tape de ce qu'ils pensent ! Moi, je suis de la B.S.P.P., tout le monde m'aime.
La bleusaille d'en face démarre au quart de tour, et, jouant le jeu, lui retourne sur le même ton :
— T'en as une si petite que tu sois obligé de te servir de ton cul ?
— Tiens, vise un peu le barreau, rétorque Pimpon en pinçant le tissus élastique sous sa trique, non sans laisser au public à la ronde le temps d'admirer d'un œil torve la marchandise sous blister. T'as mieux à offrir ? insiste-t-il en posant sa basket à l'entrejambe de son vis-à-vis qui se défend et le chasse en riant.
— Vos gueules les amoureux ! intervient le troisième qui commence à flipper que Marco louche pour de vrai sur son pote.
Une fois ses jeunes collègues descendus, c'est mon tour. Me tournant le dos, Marc se colle à moi qui l'attends contre la porte du fond. Le métro, c'est le seul endroit où il m'autorise à lui caresser le cul. La couture de son survêt est ouverte derrière, juste de quelques points au bon endroit. Quand j'ai compris qu'il avait rien en-dessous, j'ai flairé le coup fourré, mais ça me faisait trop délirer. En faisant mine de me ronger un ongle, je me suis humecté le doigt et je l'ai passé dans le trou du futal. Il a d'abord serré les fesses pour m'empêcher d'aller au but. Puis j'ai trouvé la rosette velue qui a cédé sous ma première phalange. Il m'avait jamais laissé lui faire ça. Juste avant le troisième arrêt il a deviné à mes tremblements que j'avais joui. Alors il m'a pris la main, l'a levée au-dessus des têtes des voyageurs, et il a gueulé bien fort pour que tout le wagon l'entende :
— C'est à qui, cette main qui me tripote le cul ?
J'étais rouge comme une tomate quand il m'a descendu de la rame par le col, sous les sifflets des mecs, parce que cette fois c'est moi qui l'avais, la tache. Il m'a envoyé balader sur le quai :
— Et si je te cassais la gueule, pédale ?
Dès que le train a quitté le quai, il est parti devant en rigolant de sa blague. Deux filles, l'air de pas y croire, se sont retournées sur son passage pour lui interroger le pantalon déformé par une barre phénoménale.
Dès qu'on a été au lit, il s'est retourné sur le ventre pour dormir. J'ai voulu le caresser et tenter de transformer l'essai :
— Lâche-moi, Renaud, t'as assez joui comme ça dans le métro.
J'ai grimpé sur son dos, j'ai passé ma pine entre ses cuisses. Il l'a serrée avec ses muscles puissants. J'ai pris sa bite molle dans ma main gauche et je lui ai largué la confiture sur les couilles.