Une histoire à découvrir
Baisé sur une aire d'autoroute
L'aire de repos, juste avant Montpellier sur la A9, serait vraiment la bienvenue. J'avais une grosse envie de pisser et malgré le peu de kilomètres qui me séparaient de l'arrivée, je n'aurais pas pu tenir jusqu'au bout. Je me précipitai dans un chiotte afin de soulager ma vessie, ce qui dura bien trois minutes tant j'en avais accumulé avec les trépidations de la route. Je notai que les urinoirs avaient été récemment remplacés par ce genre de cabine hermétique où l'on peut se sentir claustrophobe. Sur les murs, des graffiti obscènes rappelaient que l'aire d'autoroute est aussi un lieu de rencontre et je les lisais, amusé.
L'un d'eux, tracé au feutre noir d'une écriture un peu scolaire, attira toute mon attention : Jeune motard suce tous les soirs de 19 à 21h. RDV sur le chemin haut. Ce chemin était une petite route en demi-cercle qui traversait une pinède où stationnaient les gros poids lourds. Il était 18h45, la nuit allait bientôt tomber car on était à la mi-octobre. Poussé par la curiosité, je remontai dans ma voiture et parcourus le chemin haut où une seconde aire, plus petite, était encombrée de camions. Je me garai à proximité et bientôt un phare de moto perça l'obscurité naissante et vint s'arrêter près de moi. Il s'éteignit et peu après, une silhouette se déplia et le motard ôta son casque.
La pleine lune illuminait et elle éclaira son visage. Le garçon, sous ses cheveux courts, avait des traits bien dessinés et très virils en même temps. La lumière blafarde en faisait ressortir les méplats et ses joues semblaient creuses au-dessous de pommettes saillantes. Il jeta autour de lui un regard circulaire et je me tassai sur mon siège. Puis il prit un petit sentier qui s'enfonçait dans la pinède. La portière d'un camion claqua et un routier lui emboîta le pas à quelques mètres de distance. Je ne voulais pas manquer ça. Je pris un sentier parallèle, attentif à rester discret car j'anticipais un spectacle qui serait pour moi une première.
Je ne suis pas un enfant de cœur, je savais que des hommes font l'amour avec d'autres hommes mais je m'étais borné jusqu'ici à mater des vidéos bisexuelles avec ma femme à mes côtés pendant qu'elle me pompait la bite sur le canapé du salon. Elle est sensationnelle, ma femme. Après 14 ans de mariage, elle sait que le désir décroît et c'est elle qui a eu l'idée de nous connecter à youporn. Ça m'excite et elle en profite. En voyant des bites énormes défoncer des chattes et des culs, j'ai des érections pas possibles. Elle s'empale sur mon pieu et je lui donne du plaisir. Ce qui me branche le plus dans le porno, c'est quand le sperme emplit les bouches et forcément la conclusion, c'est que je lui jouis dans la gueule. Pendant que je suis mon sentier, c'est cette image que j'ai en tête.
Voilà que mon sentier bifurquait et s'éloignait du lieu de baise. Je pris un chemin de traverse au milieu de fourrés épais et m'égratignant au passage, je rejoignis une clairière où je reconnus mon motard. À genoux dans sa combinaison de cuir, il était au centre d'un cercle et passait d'une bite à l'autre. Il y avait une douzaine de mecs attirés par le graffiti parce que la publicité, ça paie. J'avais juste à entrer dans la ronde pour avoir ma première fellation par un homme qui en plus était un canon. Il avait un foulard sur les yeux et il pompait à l'aveuglette. Tous avaient leur fute aux chevilles et se branlaient autour de lui. Je fis comme eux et je sortis ma queue épaisse. Je bandais plus dur que jamais et quand sa bouche vint sur moi, je la sentis grossir encore.
Il suçait en professionnel, avec une grande maestria. Il me prenait en fond de gorge ce qu'aucune femme ne m'avait fait. Cependant, trente secondes plus tard, il me quitta pour l'autre chibre qui patientait à gauche de moi. Ma frustration en fut si grande que je m'enfuis de la clairière en continuant de me branler. Quand je rejoignis ma voiture, j'avais encore ma queue en main et ce fut à cet instant précis qu'on me fit un appel de phares.
C'était un signal clair et net qui venait d'un grand camping-car de l'autre côté de la route et que j'avais remarqué en me garant à peine une demi-heure avant. Comme je ne réagissais pas, les phares s'allumèrent pour de bon et vinrent éclairer ma bite. Je ne savais pas trop quoi faire, pris dans un éblouissement qui dévoilait mon intimité et mon anonymat nocturne. Domicilié à Montpellier, je pouvais être reconnu sur cette aire proche de cette ville où venaient nécessairement draguer des Montpelliérains. Seules deux options s'offraient à moi. Me ruer dans ma bagnole et partir, ou rejoindre ce camping-car et achever mon initiation. Ce fut mon érection persistante qui trancha en faveur de la seconde car je me sentais incapable de demeurer la queue en l'air sans avoir déchargé ma sauce. Je me dirigeai vers les phares. La portière droite s'ouvrit pour moi et j'entrai dans le camping-car.
— Salut Vincent, bienvenue au club !
Stéphane, mon collègue de bureau, m'accueillait avec un sourire. Le pire venait d'arriver. Pour ma première sortie homo qui n'était pas préméditée, j'avais la malchance de tomber sur quelqu'un qui me connaissait et qui était bavard comme une pie. Nous savions tous qu'il était gay car il ne s'en cachait aucunement, ayant fait son coming-out dès son entrée dans l'entreprise. Il nous donnait même des détails sur ses aventures amoureuses et personne ne s'en offusquait. La discrétion n'était certainement pas sa principale qualité, il était dans le milieu gay et un habitué du Coxx bar, haut lieu gay-friendly de la ville. Je n'y étais jamais entré mais j'en connaissais la réputation sulfureuse. Demain tous mes collègues sauraient, c'était vraiment la méga tuile. Il vit mon air catastrophé et ma queue devenue toute flasque.
— Ho, Vincent, reprends tes esprits, on dirait que t'as vu un OVNI. Si quelqu'un doit être surpris, tu ne penses pas que c'est moi ? Trouver un fringant hétéro draguer sur l'aire de Vergèze, c'est pas rare, mais toi, j'aurais jamais pensé...
— Mais Stéphane, je ne suis pas gay !
— C'est ça, et moi je suis une rosière ! Tu sors du bois la queue en l'air et au premier appel de phares, tu te précipites aussitôt. Tu ne me feras jamais croire...
— C'est un concours de circonstances, je m'étais arrêté pour pisser et j'ai lu le graffiti du motard. La curiosité m'a poussé et...
— Et il a sucé ta grosse bite. C'est un petit mec de Lunel, on l'appelle le pompeur masqué parce qu'il aime sucer avec un bandeau sur les yeux. Personne n'a jamais vu son sexe, son trip c'est juste la fellation, il avale des litres de sperme tous les soirs deux heures d'affilée, et puis il va à son boulot. Il est vigile au supermarché. Je reconnais qu'il est beau gosse mais toi tu n'es pas mal non plus même si tu pourrais être son père. Tu as quoi ? 42, 43 ?
— J'en aurai 45 aux fraises, je sais que tu en as 32, je me rappelle ton anniversaire, on l'a tous fêté au bureau.
Stéphane nous avait régalé de champagne et de petits fours après avoir soufflé ses bougies, deux grandes pour chaque décennie et deux petites pour les années. Après quoi il avait effectué un strip-tease debout sur une table et j'avais remarqué son paquet sanglé dans son slip Calvin Klein. Il ne perdait nulle occasion de nous dévoiler sa plastique. Sincèrement, il était beau gosse et nos collègues femmes en bavaient, estimant que c'était un gâchis qu'il ait voué sa vie aux mâles.
— J'aime les hommes mûrs, me dit Stéphane. Tu ne regretteras pas ton envie de pisser, elle t'aura conduit sur ma route et on va sacrément s'éclater. Viens, on quitte l'avant pour l'arrière, j'ai un lit super confortable et j'aime bien le partager.
— Je ne peux pas, ma femme m'attend.
— Tu diras que tu as eu une panne, tu inventeras bien un truc. Un bisexuel, ça sait mentir et un hétéro en goguette ne manque pas d'imagination. Téléphone-lui et arrange-ça, on est parti pour la nuit entière, je vais te faire découvrir Vergèze. C'est un bordel à ciel ouvert, tu vas adorer, j'en suis sûr.
Stéphane, avec ces derniers mots, avait aiguisé mon désir et piqué ma curiosité. Je téléphonai à ma femme pour lui dire que je devrais coucher à Nîmes à cause d'un problème de moteur et que la tire était au garage. Pourquoi ne prenais-je pas le train ? Parce qu'il me faudrait remonter pour récupérer la voiture qui serait réparée à midi. Autant passer la nuit à Nîmes. Avais-je rapporté de Lyon LA petite table en bois de rose qu'elle guignait depuis si longtemps ? Elle se trouvait dans le coffre et je l'avais marchandée un bon prix. Ma femme parut satisfaite et me souhaita une bonne nuit. Je l'espérais très bonne aussi et quand je vis la bite de Stéphane, je sus qu'elle ne serait pas mauvaise.
C'était la première fois de ma vie que je prenais une bite en bouche.Je me sentis tout envahi et je respirai par le nez car mes voies étaient obstruées par l'organe, pourtant plus petit que le mien. Moi qui n'avais léché que des clitoris jusqu'ici, je fus accro immédiatement à la saveur particulière d'un gland qui suinte de la mouille. C'était tactile et gustatif, bien plus excitant qu'une chatte. Ça avait le goût du saumon fumé et les chattes sentent le moisi, c'est dire si ma découverte me fit basculer pour la bite. C'est drôle comme une simple expérience peut bouleverser l'existence.
J'appris même à cette occasion la technique du 69 homo et sur le lit du camping-car, nous nous suçâmes avec délice. Stéphane pompait mieux que le motard dont l'objectif était le sperme, et le plus rapidement possible. Mon collègue prenait le temps de me spiraler ma grosse bite et je l'imitai fidèlement.
— Tu es doué pour la fellation, me dit-il quand j'eus déchargé et qu'il eût avalé mon foutre.
Je venais de prendre le sien et m'en gargarisais encore. Je ne pouvais pas me lasser de le faire rouler sur ma langue et j'en imprégnais mes muqueuses. J'étais comme un goûteur de pinard qui garde longtemps le vin en bouche pour en apprécier la saveur. Mais contrairement au goûteur, je ne recrachai pas le nectar et l'avalai religieusement. Quand je fus devenu vraiment bi, un médecin du dépistage me confirma que la fellation était la pratique préférée nettement avant la sodomie, laquelle est devenue pour moi un complément indispensable.
Étais-je prêt à aller jusqu'à me faire défoncer à ce stade ? Mon cul me démangeait fortement et, repensant aux vidéos que j'avais vues avec ma femme, je me disais que les bisexuels avaient une chance incroyable. Un coup devant, un coup derrière, ils synthétisaient la sexualité complète. Moi qui détestais la routine, j'avais une opportunité maintenant de passer à l'étape ultime. Donner mon trou à un garçon serait un accomplissement. Je ne redoutais pas la souffrance car j'anticipais le plaisir.
— Baise-moi, Stéphane, j'en ai envie.
— Je vais sans doute te décevoir, mais moi je ne suis que passif. Heureusement nous sommes à Vergèze et ici, rien n'est impossible. Cette nuit je vais me faire baiser et si tu veux, je t'invite à la fête. Lorenz va bientôt arriver, c'est un camionneur allemand qui m'encule tous les vendredis, il fait le trajet Bonn-Barcelone et il dort toujours à Vergèze. Écoute, c'est pas le bruit d'un poids-lourd ?
Un gros cul allait se garer et nous vîmes sa masse imposante d'immobiliser près de nous. Stéphane fit un appel de phares auquel l'Allemand répondit. Environ cinq minutes après, il entra dans le camping-car et je découvris un Viking aux cheveux et à la barbe blonds, d'une carrure impressionnante. Il nous dit bonsoir en français, une langue qu'il parlait couramment quoique avec un accent prononcé. Stéphane fit les présentations et Lorenz sortit de sa poche une bouteille de vin blanc du Rhin. Nous trinquâmes et le niveau de la bouteille descendit en quelques minutes. Lorsque finit la dernière goutte, Lorenz déboutonna sa braguette et fit saillir son chibre énorme.
Stéphane avait déjà le cul en l'air et se malaxait la rondelle quand le Viking y pénétra. Quant à moi, je regardai l'enculade pour y puiser de l'expérience. Qu'était la position idéale pour s'ouvrir et ne pas souffrir ? Il me sembla que la meilleure consisterait à s'accroupir les jambes écartées et à tirer sur les deux hémisphères pour optimiser le diamètre. Effectivement c'était la bonne car quand Lorenz s'abattit sur moi, son gland me traversa le trou. Mais comme sa tige était plus grosse, elle ne franchit pas le sphincter et je poussai un cri terrible.
— Du gel, réclama l'enculeur. Et donne-lui un sniff de poppers.
Stéphane lui tendit un tube et mit sous mon nez une fiole.
— Aspire, ça va te faire du bien. Ton cul doit s'élargir encore.
Je sniffai deux longues bouffées et ne sentis plus la douleur. Mon anus obéissait à Lorenz, adaptant sa circonférence à celle de son braquemard géant. Du moins m'apparaissait-il comme tel car pour dire la vérité vraie, il était moins épais que celui des acteurs pornos dont je matais les vidéos. Mais comme j'étais puceau du cul, j'en exagérais le calibre. Toujours est-il qu'il m'encula à grands coups de reins et me fit jouir, sans doute prématurément car je tins à peine trois minutes. Ce que voyant il décula et alla décharger son sperme dans la bouche de mon collègue de bureau. Puis il sortit une deuxième bouteille d'une poche et nous la bûmes en mon honneur et à mon dépucelage.
— Bon, il faut que je dorme maintenant, dit l'Allemand, demain je décarre à 6h. Je dois être à destination avant midi. Bonne fin de nuit, les garçons.
Il gagna sa cabine-couchette et dix minutes plus tard il ronflait.
— Tu n'as pas joui, dis-je à Stéphane. Si tu veux que je te suce à donf...
— Il nous reste la nuit entière et il faut qu'on se fasse Lola. Après tu me feras ta pipe. N'oublie pas que tu es coincé avec moi jusqu'à ce que ta bagnole soit réparée. C'est bien ce que tu as dit à ta femme ?
— C'est qui, Lola ?
— Un jeune travelo. Il passe de routier en routier, il fait tout ce qu'on lui demande, sucer, enculer, se faire prendre. Il est la reine de Vergèze la nuit.
— Et le jour ?
— Employé aux pompes funèbres.
— Si je comprends bien, c'est les pompes le jour et la nuit.
— On peut dire ça, c'est certainement une vocation. Tu vas voir comme Il est bandant avec sa petite culotte en dentelle. N'empêche qu'elle cache une sacrée queue, c'est souvent lui qui me fait cracher. Viens, je crois savoir où il est.
Nous sortîmes du camping-car et entre deux poids lourds nous vîmes un petit groupe d'ombres. La lune donnait toute sa clarté et au milieu de six personnes je découvris Lola la blonde. Les bras tendus sur un marche-pied du camion, elle se faisait bourrer le cul, sa petite culotte à mi-cuisses. Elle pompait un zob en même temps et sa perruque jaune tressautait au rythme de la fellation. À grands coups de claques sur les fesses, son enculeur la pilonnait. Il ne tarda pas à larguer sa dose et le travelo se redressa. Son manche pointait, blanc sous la lune, et Stéphane vint s'empaler. Lola lui dit : "Salut Stéphane" d'une voix un peu féminine mais qui gardait des accents mâles. Son visage avait l'air imberbe, mais les travestis se rasent tous les soirs avant de partir en tournée.
— T'as beau être une salope, Lola, c'est quand même toi qui baises le mieux, dit Stéphane d'une vois hachée par les coups de boutoir du travelo. Allez, montre-toi comme tu es, ce soir je veux que tu sois un homme.
Lola arracha sa perruque et je pus voir ses cheveux noirs relevés par une demi-brosse. Des traits virils apparaissaient et il fallait à la fois la nuit et l'artifice de la perruque pour dissimuler le beau mâle qui aimait se féminiser par cette perversion étrange. Depuis, j'en ai connu plusieurs et j'ai reçu leurs confidences. Tel garçon devait à sa mère d'avoir été vêtu en fille alors qu'il était un bambin. Tel autre a découvert à 20 ans le bonheur de la transgression et a joui du regard hostile de la vendeuse en lingerie. Tous ont un sexe et une chatte contrairement aux transsexuels qui sacrifient l'une des options.
Une petite parenthèse. Hier j'étais au Grand Travers, lieu de drague près de la Grande-Motte. J'ai levé un petit mec poilu magnifiquement gaulé, vêtu comme un jeune de son âge. Il m'a demandé de le prendre. Je ne m'attendais certes pas à voir une culotte ajourée avec des rubans quand il a abaissé son jean. Son apparence m'avait trompé. Ni lui ni moi n'avons fait la moindre allusion à ce travestissement caché. Je dois dire qu'il n'était pas un bon coup, ayant pour tout préliminaire tourné son cul et pour couronner le fiasco avait craché en deux minutes. Fin de la parenthèse.
Lola était un meilleur coup, elle limait depuis un quart d'heure et n'avait pas encore déchargé. La queue de Stéph bandait sous lui et quand il me dit :« Amène-toi, je vais bientôt larguer la sauce ! » je m'abouchai à son gros gland et cueillis pour la deuxième fois le sperme épais de mon collègue. Ce que voyant, l'employé des pompes funèbres se réajusta sa perruque et s'offrit à une autre bite. Environ 2h du matin, nous rejoignîmes le camping-car et tombâmes d'un sommeil profond.
Je rentrai chez moi vers 13h et j'eus le temps de réfléchir à cette série d'événements. Pur hétéro à mes débuts, j'avais lentement évolué vers l'orientation bisexuelle en regardant des vidéos et cette nuit j'avais bouffé du jus et je m'étais fait enculer. Ma vie ne serait plus la même.
Mon épouse est exceptionnelle, je lui ai avoué mes tendances et elle m'a pour ainsi dire adoubé. Nous faisons des parties à trois et elle aussi y trouve son compte. On se fait enculer tous les deux et quand j'ai envie d'un plan purement homo, je me rends seul au Grand-Travers. La drague en plein air me réserve toujours des rencontres inattendues. Une fois écartés les vieux types, je me retrouve avec des gars dans les roseaux et vive la vie ! C'est trop bon se faire baiser et de boire du sperme à la louche.