Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

365 nuits d'adieux (37): Il faut rendre au pompier

Le samedi suivant, comme je savais que Pimpon n'était pas de service, je suis allé traîner devant la caserne et j'ai harponné Rodolphe. Il a eu l'air ravi que j'en redemande et je lui ai fixé rendez-vous pour le lendemain. Ce dimanche-là, j'ai invité Marco à dîner. Il se poilait encore de la farce de l'hôtel. Pas pour longtemps ! Il a sifflé toute la bouteille de vin, et il est tombé, dans un profond sommeil. C'était pas un hasard.

Je l'ai foutu à poil et attaché solidement, à plat ventre aux quatre pieds du lit. Une demi-heure plus tard, Rodolphe a sonné. Il était en civil. Il s'est déshabillé dans la salle à manger pendant que je lui sautais sur la braguette. Quand il a été bien chaud, je l'ai emmené dans la chambre. Il était un peu surpris. Je lui ai raconté l'histoire.

— Je voudrais que tu me baises devant lui ; ça lui fera les pieds.

Quand Marco a rouvert un œil, Rodolphe se démenait dans mon cul et je gueulais :

— Ramone-moi à fond, personne m'a jamais tringlé comme ça !

Marc a eu tort de se marrer : je me suis dégagé, j'avais acheté un pot de crème tout exprès. Je lui en ai tartiné le cul malgré ses efforts pour serrer les fesses. Il criait déjà que ça lui faisait mal.

— T'étais moins gêné quand ta meuf te faisait la même chose. Mon copain médecin m'a filé un truc efficace pour dilater ton petit cul vierge. Tu pourras même te prendre le mandrin de Rodolphe. Comme tous les trucs efficaces, c'est en piqûre, alors je te déconseille de remuer parce que si je casse l'aiguille, là, tu vas déguster vraiment.

— Aide-moi, Rodolphe, merde, empêche-le !

— Faut goûter à tout dans la vie, mec... a répondu l'autre, allumé par la perspective.

J'ai sorti la seringue. Il a hurlé quand l'aiguille a piqué dans la muqueuse et j'ai vidé tout le contenu du réservoir. Dix minutes plus tard, son trou du cul baillait comme un vieux con usé. Il s'est caché la tête dans l'oreiller et n'a presque pas senti mon nœud disparaître entre ses fesses. Quand je suis arrivé au fond, il a gémi, les yeux toujours fermés pour pas regarder en face sa honte. Dès que Rodolphe m'a remplacé, il a grimacé méchamment. Il avait récupéré de la sensibilité et son pote y allait sans relâche, en appui, bras tendus. Il lui a joui dans les entrailles sans que leurs corps se soient touchés autrement que par la saillie. Pimpon a poussé un soupir de soulagement quand le tringlage a cessé. J'ai vérifié qu'il bandait :

— Me touche pas, salope !

— C'est pas gentil de me traiter comme ça. Je veux plus de toi. Je vais te rendre tes cadeaux.

J'ai graissé le gros gode. Il criait "Non, pas ça !" en tirant sur les cordes qui lui entaillaient les poignets. Il pouvait toujours supplier. Je lui ai appuyé l'engin sur l'anneau distendu. Rodolphe est venu aider à lui écarter le cul et Pimpon s'est retrouvé emmanché par vingt bons gros centimètres de latex. Il étouffait des sanglots dans l'oreiller.

— T'en rêvais depuis longtemps, avoue pompier !

— Eh ben ! reprenait Rodolphe, quand je vais raconter ça aux collègues, tu vas te faire passer dessus par toute la caserne, mon vieux !

Rodolphe l'a arrosé avant de partir. Après avoir remis une dernière fois le couvert, je me suis laissé émouvoir par ses contorsions. Je l'ai détaché. Il a filé se nettoyer à la salle de bain. Ses gémissements sourds se mêlaient aux pets. Il chassait l'air. Avant de se barrer il m'a mollardé à la gueule, mais la honte qui l'étouffait l'a empêché de cogner.

Deux mois plus tard, Marco a débarqué à l'improviste. Comme j'étais plutôt content de le voir, depuis le temps, j'ai ouvert. J'ai pris un genou dans les couilles et une manchette sur la nuque. Je me suis vite retrouvé attaché, sur le dos curieusement. D'abord ça a été la correction au ceinturon : ça tombait n'importe où, sur le ventre, les burnes et la bite. Ensuite il a allumé une bougie et fait couler de la cire partout, des seins au pubis. La brève brûlure sur les roustons et le bas-ventre n'a eu pour effet que de me faire bander. Il a sorti son briquet.

— T'aime bien les rouquins, comme tu dis, Renaud. Réjouis-toi, je vais te faire la couleur.

Il m'a passé la flamme sous les couilles. Puis il m'a cramé les poils du pubis. Je commençais à avoir peur. Les poils faisaient mèche et fondaient la cire qui ruisselait entre mes jambes.

— Maintenant, tu l'as pour de bon le feu au cul.

— Arrête, je crame.

— Je vais te l'éteindre ton feu de broussailles.

Il a sorti sa lance et m'a pissé dessus. Son urine sentait le café. Le lit trempé est vite devenu froid.

— Je devrais te chier sur la gueule mais ça te ferait trop jouir de voir mon cul... Aller, salut pédé !

J'ai pleuré après son départ. Il savait faire les nœuds, ce con ! J'ai passé la nuit comme ça, écartelé, et c'est la femme de ménage qui m'a trouvé tel quel. J'ai eu toutes les peines du monde à la dissuader d'appeler les flics et j'ai évité pendant six mois de passer devant la caserne. Quant à Pimpon, je l'ai jamais revu. Il a dû se faire muter. Maintenant, il doit être capitaine, marié, avec trois mômes qui rêvent de devenir pompier, comme papa.