Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Bal-musette

Je m’appelle Hervé, et je suis bassiste dans un un petit orchestre de varièt’ en province. Une bonne partie de l’année et presque tous les week-ends, on est en tournée dans la région. Ça peut paraître incroyable, mais les bals-musette, ça marche toujours, surtout l’été où les fêtes de village sont nombreuses. Comme je connais tous les morceaux qu’on interprète plus que par cœur, j’ai tout loisir pour observer l’endroit où se déroulent les festivités, surtout les beaux mecs seuls qui ne dansent pas. J’ai tôt fait de remarquer la ou les “brebis galeuses”, ceux qui préfèrent les braguettes gonflées aux nichons de ces demoiselles. Je m’en choisis un et mon regard ne le quitte plus. D’être sur une scène, même si c’est un orchestre provincial, même si c’est la salle polyvalente du bled, ça donne du prestige: les musiciens, on les regarde, surtout le patron, Rémi, à l’accordéon. Mais lui, sa femme veille sur lui... Tant pis pour lui!

La semaine dernière, c’est comme ça que j’ai fait la connaissance d’Antoine, un bomec de vingt-huit ans. J'avais fini par remarquer que, même s’il dansait avec des copines, il ne les draguait pas. Il les faisait rire, mais rien de plus. J’ai un regard de lynx! Il a bien fini par voir que je le matais. Il s’est mis à sourire en coin et me jeter des regards de plus en plus fréquents. Puis il est parti avec toute sa bande, non sans me faire un clin d'oeil. J’étais enervé. Ce type m’excitait et je me retrouvais en carafe... C'est quand on rangeait le matériel, vers deux heures du matin que je l’ai vu assis sur le capot de sa voiture en me regardant. Mon cœur s’est mis à battre fort. Une demi-heure plus tard, j’étais chez lui. Dix minutes après, on se faisait un soixante-neuf. Ça a été fabuleux! On s’est vite dépoilé, et lorsque j'ai aperçu les pectoraux d’Antoine, je n’ai pas pu m’empêcher de siffler d’admiration. J’ai la bite qui s’est redressée d’un coup dans mon slip. Je l’ai caressé comme un fou, de la tête aux pieds, je l’ai dévoré de bisous avant d’ouvrir les boutons de son jean. Sa bête m’a sauté au visage comme mue par un ressort. Après nous être pompés, sucés, caressés jusqu'à plus soif, tous les deux au bord de l'orgasme, je lui ai demandé s'il voulait que je le prenne ou qu'il me prenne, il a répondu: “Ni l’un ni l’autre!” J’étais un peu déçu. Il a enduit nos deux queues de lubrifiant et il s’est allongé sur moi, m’enserrant à m’étouffer. Et puis il a commencé à se frotter contre moi, nos bites accolées l’une contre l’autre. Il n’arrêtait pas de m’embrasser derrière les oreilles, de me rouler palot sur palot. C’est monté petit à petit. J’ai senti le plaisir grimper peu à peu, à sentir ce grand corps de mec lourd peser sur moi, à force de bisous et de caresses. Quand l'orgasme s'est annoncé, j’ai cru que ça ne s'arrêterait jamais, et Antoine s'est mis à crier à son tour, mélangeant ainsi notre sperme entre nos deux ventres en sueur.