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Bali, ou le don du désir

Bali, l’île des dieux. Sous les longs nuages bas, des traînées de soleil et d’élégants Balinais en sarong rouge ou vert. La séduction de l’île commence ici, car vous n’êtes pas visé: leurs sourires s’adressent avant tout aux dieux, au soleil, à l’existence.

Après une journée à m’acclimater au décalage, j’apprends l’existence d’une plage calme, non loin de Kuta. Après le passage d’une petite rivière sur un pont de bois en bambou, il y a là des garçons, australiens et indonésiens, allongés sur des fauteuils tressés. Personne ne songe à s’y mettre nu, l’hindouisme impose la pudeur. Pendant que je lézarde, un Indonésien me propose un massage. Alors que je lui explique que je ne cherche pas ça, il me raconte à son tour que leur culture leur apprend ces gestes dès l’enfance, qu’il ne s’agit pas de sexe. Il étend un paréo sur le sable et m’invite à m’allonger, puis démarre avec une exquise habileté. L’huile ylang-ylang fait monter en moi une douce chaleur. Ses mains accomplissent de mystérieux cercles et d’inconcevables détours, passent du haut des épaules aux abords de mes tétons, puis descendent vers le haut de mes fesses pour appuyer sur des nœuds de tension dont j’ignorais l’existence. Mon regard se ferme, je me laisse aller à ce délice enchanteur, je suis pétri, caressé, enduit. Je me sens comme un sultan. Je reçois, sur un sarong de fortune, à même le sol, l’un de mes premiers cadeaux. Il œuvre avec une délicatesse mâtinée de force, je ne sais pas si c’est sa queue dressée que je sens contre ma cuisse mais je m’abandonne, luisant et détendu.

Quand je me réveille, il est allongé à mes côtés, souriant. Alors que je me lève pour partir, il me propose un autre massage chez lui. C’est une pièce toute simple, au fond d’une dédale de fragiles maisonnettes avec une douche non séparée où il passe avant moi, dégageant la beauté d’un corps hâlé, d’une silhouette mince, de hanches fines. Ses mains font glisser l’eau sur son corps, sa queue fine est en liberté sous cette lente cascade, ses fesses haut plantées accueillent le ruissellement d’eau savonneuse dans une attitude que je ne saurais décrire sans la trahir: son naturel n’est pas feint. J’ai face à moi un homme qui aime les hommes et non un pro de l'exhib. Il m’invite à prendre sa place. Après avoir allumé le ventilateur, il vient me sécher dans une grande serviette éponge rugueuse. Je frissonne de plaisir alors qu’il me caresse le dos.

Je passe la main à l’arrière et tombe sur cette tige dressée qui s’est démultipliée. Ce n’est plus la tige fine que j’avais vue sous l’eau mais bien celle que j’avais sentie à la plage. Je me retourne pour l’avaler et je vois son teint devenir pâle, ses joues devenir roses, son visage s’adoucir un peu plus. Je fais aller et venir sa bite dans ma bouche, je comprime son gland au fond de ma gorge, je saisis ses couilles fines entre mes mains et je tire doucement dessus alors qu’il s’enhardit à me pistonner la gueule en me saisissant par les cheveux. Habitué à pomper, je ne le suis pas à me faire dominer par un éphèbe, mais quand je sens mes lèvres buter contre la base de son jonc, je manque m’étouffer. Il dirige véritablement ma tête avec ses mains tandis que je découvre ma capacité à devenir une machine à pomper.

Quand je m’aventure à glisser un doigt entre mes fesses lisses, je reçois une tape sur le bras. Après s’être carrément branlé dans ma gueule, il m’ordonne de m’allonger sur le lit et se colle la bite dans ma bouche, assis, les jambes écartées face à moi. Je continue à me faire prendre le gosier, tandis que ses mains chaudes, couvertes d’huile comme par magie, suivent un chemin qui mène à mes fesses. C’est moins langoureux mais diaboliquement plus salope. Les zones sur lesquelles il passe sont comme lacérées par ses ongles. Il s’enfonce dans chaque muscle du dos relié à mon cul, il tend puis détend chaque zone, m’empêchant complètement de contrôler mes sphincters. Chacun de ses gestes se termine par une enfoncée plus profonde de ses doigts dans mon fourreau peu habitué à être si bien malmené. De temps en temps il accélère le rythme et me gode pratiquement avec trois ou quatre doigts huilés. Dès qu’il sent que j’essaie de me défaire de sa bite, il m’attache un sarong autour du cou et le noue derrière sa taille.

Le petit morveux, l’ex-minet tout sage laisse maintenant tomber une petite pluie de crachats sur mon cul condamné à l’ouverture. Pour toute récompense, il prend un de mes doigts qu’il lèche et me le place sur sa rosette, alors qu’il bave amplement en explosant la mienne. Alors que je commence à gémir très fort, il me fourre le sarong dans la gueule, tel un mors, et avec un geste d’une précision et d’une rapidité inimaginable, il vient nouer mes mains avec les extrémités. En gros, si je bouge les bras, qui sont comme menottés dans mon dos, je me cisaille la bouche. Je suis un Européen à dispo, mon fion est large, lubrifié, mais comme si ça ne suffisait pas, il plante le décor d’une cérémonie, me faisant nettement comprendre que je ne peux que regarder.

Il ouvre la porte vite fait pour éteindre la lumière de la cour intérieure qui filtre un peu, et allume un petit récipient de terre où brûle une huile. Puis il met le feu à trois bâtonnets d’encens et vient me faire respirer une espèce d’onguent dont il remplit ses mains. Comme si ça ne suffisait pas, il me passe une de mes longues chaussettes sur les yeux. L’atmosphère n’est donc que ressentie, mais s’il me remet son barreau entre les lèvres, c’est juste pour me rappeler qu’il est aux commandes.

Puis il retire sa bite et c’est sa langue qui s’insinue loin dans mes parois anales, pendant que ses doigts me pincent le scrotum d’une étrange façon, à la fois plaisante et douloureuse. Une pluie de coups légers s’abat sur mon dos, un petit doigt agile tente de pénétrer l’urètre de ma queue collée au lit, en tournant finement sur le prépuce. Il mordille un peu mon chibre, tout en tentant de mettre ses cinq doigts au complet dans mon cul. C’est profond mais très progressif, une sensation magistrale de bien-être m’envahit, je suis rempli par la main frêle d’un Indonésien, je suis baisé, j’ai le cul qui crie par chacun de ses nerfs, je crois que le plaisir me monte de l’intérieur. Il pose son autre main sur mon ventre et la retire avant de l’enfoncer de nouveau en tournant. Je suis assommé de bonheur, mais voyant que ma bite n’a pas perdu la face, il me retourne, me libère de mes liens. Je suis prêt à le supplier d’arrêter, mais quand je le vois me faire signe de la main, il sort une capote de l’arrière de son oreiller, m’emballe la tige.

Je peux enfin le transpercer, enfoncer mon pieu dans ses entrailles serrées, le faire gueuler et danser face à moi, m’attaquer comme un fauve à ses tétons et lui tenir les mains derrière le dos, comme un vicelard, pour l’empêcher de jouir. Nous larguons nos giclées ensemble. Je crois que j’ai compris dès ce moment pourquoi on décrit les Balinais comme ayant reçu au berceau le don du plaisir. À partager bien sûr.

Jean-Michel, 37 ans.