Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Baptême d'étudiants: le lundi

À présent, il ne restait plus que Xavier et moi dans la classe. Ça commençait tout doucement à devenir long. Il était maintenant plus de 18h et nous étions enfermés dans cette classe depuis près de 4h. Au début, ça allait, nous étions 8, nous jouions aux cartes, nous discutions, le temps passait. Puis, très vite, on était venu chercher Marc et François. Ensuite, vers 15h, ça avait été Dimitri et Thomas. Et maintenant, depuis que Thierry et Stéphane étaient partis, un peu avant 17h, nous attendions notre tour.

C'était cette semaine qui avait été choisie par les anciens pour notre baptême. Autant dire que l'atmosphère était un peu tendue. Nous essayions bien de nous rassurer l'un l'autre en rigolant et en racontant un peu n'importe quoi mais au fond, qu'est-ce que nous étions nerveux. Nous avions déjà entendu raconter tellement de choses sur les baptêmes d'étudiants que nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Tout ce que nous savions, c'est que ça durait cinq jours. Cinq jours au cours desquels nous aurions à subir, pendant une heure ou deux, diverses épreuves. Et chaque jour, il fallait donner satisfaction si l'on voulait être sélectionné pour le lendemain. À part cela, le plus grand secret entourait la nature de ces épreuves, ce qui ne contribuait évidemment pas à nous rassurer. De plus, les étudiants en infirmerie n'avaient pas la réputation d'être les plus tendres.

Ce n'est pas que nous étions vraiment candidats au baptême mais, sans passer par ce rituel, c'était la galère pendant tout le reste de l'année pour se procurer des notes de cours ou pour être tuyautés sur les examens des années antérieures. Un peu contraints, nous avions donc décidé tous les deux de nous faire baptiser. D'un côté, je dois dire que ça me rassurait un peu d'être avec Xavier. Nous nous connaissions depuis déjà longtemps et le fait de devoir subir "l'épreuve" en même temps que lui me donnait du courage.

Xavier était vraiment un super copain. Nous avions fait ensemble nos 6 années d'humanité. Il était grand. À mon avis, il devait faire pas loin du mètre nonante [1]. Musclé mais pas trop, les cheveux foncés, presque noirs et des yeux qui paraissaient perpétuellement rire. Il avait un regard qui vous remonte le moral. C'est peut-être banal comme expression, mais il avait vraiment un regard lumineux, il semblait toujours gai, plein de dynamisme mais aussi de gentillesse. Tout de suite, nous nous étions plus. Nous n'avions que 12 ans à l'époque mais pendant toutes nos études secondaires, nous étions restés les meilleurs amis du monde.

Je pense que si nous nous retrouvions aujourd'hui, tous les deux, à l'école d'infirmerie, ce n'était pas parce que nous tenions absolument à rester l'un avec l'autre. Je crois plutôt que nous avions tellement partagé de choses ensemble que nous avions fini par adopter une même conception de ce que devait devenir notre vie. C'est donc pratiquement sans nous concerter que nous avions l'un et l'autre décidé de nous tourner vers ce type d'étude.

— Allez, c'est votre tour !

Un grand type venait d'entrer dans la classe. Je le reconnaissais. Il devait être en troisième, je pense. Je l'avais déjà remarqué plusieurs fois au bar du home des étudiants. Ce n'était, à mon avis pas un des plus futés mais c'était un meneur. À sa suite, trois autres étudiants pénétrèrent dans la classe. Ils nous saisirent chacun par un bras, comme ils l'avaient déjà fait avec ceux qui nous avaient précédés et nous emmenèrent vers la salle de gym.

Là, un podium d'un bon mètre de haut avait été installé sur lequel siégeait un groupe de cinq étudiants. C'était le comité de baptême. Dans la salle, une cinquantaine d'autres jeunes, garçons et filles, assistaient en simples spectateurs.

— Ce sont les derniers, annonça le grand imbécile qui nous accompagnait.

Le président du comité de baptême regarda sa montre.

— Déjà les derniers. Il n'est pas encore 6 heures et demi. Bah, tant mieux, on aura d'autant plus de temps pour s'amuser avec ceux-ci ! Vous pouvez monter sur l'estrade, nous invita-t-il presque poliment.

— Toi, avance, m'ordonna-t-il en m'indiquant du doigt de venir me mettre face à lui. Comment t'appelles-tu ?

— Michaël.

J'essayais d'adopter un ton relax et détaché mais mon cœur devait bien battre à 150 et je pense que je n'arrivais pas vraiment à donner le change. Tout le monde devait se rendre compte que je paniquais à mort.

— Et en quelle année es-tu, Michaël ?

— Ben, en première puisque je me fais baptiser.

— En première ? En première secondaire alors parce qu'à mon avis, tu n'as pas plus de 13 ou 14 ans. Tu as doublé plusieurs fois ?

Tout le comité et la salle se mit à rire. En une seconde, je sentis le rouge me monter au front. Il est vrai que je faisais à peine un mètre septante[2] et qu'à côté de Xavier par exemple, je faisais plutôt premier communiant avec mes boucles blondes et mes petites lunettes rondes. Je tentai d'assurer ma voix pour répondre :

— J'ai 18 ans et je suis en première infirmerie.

— Tu aurais donc 18 ans, reprit le président. Et bien, comme tu es en infirmerie, nous allons tâcher de vérifier cela pas une petite visite médicale. Baisse ton pantalon !

Je mentirais si je disais que je ne m'attendais pas du tout à ce genre de plaisanterie douteuse. Cependant, me déculotter devant une salle pleine d'étudiants avec, en plus cinq types qui me regardaient dans les yeux, ce n'était pas vraiment un truc que j'avais l'habitude de faire. Je marquai donc un temps d'hésitation.

— Tu baisses ton froc ou tu préfères qu'on le fasse nous-mêmes ?

Déjà, le grand imbécile et ses trois acolytes s'approchaient de moi.

— Non ça va, je le fais.

Je fis sauter le bouton de mon jeans, descendis ma braguette et laissai choir mon pantalon en accordéon sur mes chevilles. Je me doutais hélas bien que cela ne suffirait pas mais je restai pourtant ainsi immobile en slip, face aux 5 étudiants qui me regardaient.

— Tu te fous de nous, me demanda le président.

— Non, pourquoi ?

— C'est pas ton calbard qu'on veut examiner, c'est ta queue. Approche !

Je fis un pas avant. J'étais maintenant à moins de 50 centimètres du président. Il saisit mon slip par les deux côtés et l'envoya rejoindre mon pantalon sur mes chevilles. Je ne savais où poser mon regard tant j'étais gêné par cette situation. Moi, jeune homme plutôt timide et réservé, je me retrouvais, la queue à l'air devant une assemblée dont le seul but était de s'amuser à mes dépens et de m'humilier. D'une main, l'étudiant s'empara de mes couilles et les fit rouler entre ces doigts tandis que de l'autre, il découvrait mon gland.

— Tu as raison, accepte mes excuses. Tu as plus que quatorze ans. Mais avant d'être un homme, il faudra que cette petite bite fasse encore beaucoup d`exercices. Qu'en pensent mes honorables collègues ? demanda-t-il en m'invitant à me déplacer de côté pour me mettre face à son voisin.

Je marchais comme un pingouin, entravé que j'étais par mon slip et mon pantalon. Je dus ainsi me placer successivement face à tous les autres membres du comité qui ne se gênèrent pas pour me tripoter le sexe. Le troisième me parut encore plus vicieux que les autres. En me fixant droit dans les yeux, il fit glisser sa main entre mes jambes et je sentis son majeur venir se poser contre mon anus. Il appuya à quelques reprises pour forcer le passage mais je me contractai. Il n'insista pas. Il me gratifia d'un compliment dont je me serais bien passé.

— Je ne serais pas aussi sévère que le président. Moi, je te trouve drôlement bien foutu.

Sa main remonta en caressant l'intérieur de mes cuisses, frôla mes couilles et vint se refermer sur ma verge. Quand je dis "se refermer", je me vante, car, dans l'état où j'étais, ma queue ne devait pas dépasser les 5 ou 6 centimètres. Il est de ces situations qui ne vous montrent pas vraiment sous votre meilleur jour. Si bien que trois doigts lui étaient amplement suffisant pour saisir ma queue. Il commença à me branler doucement.

— Moi, je suis certain continua-t-il que si tu pouvais déstresser un peu, on pourrait faire de grandes choses avec cette bite là.

S'il s'attend à ce que je bande, pensais-je, il se fout le doigt dans l’œil. C'est presque avec soulagement que je me déplaçai d'un mètre pour aller me faire tâter par le dernier des étudiants. Tout comme les autres, il me soupesa les couilles, me caressa l'intérieur des cuisses, me décalotta et me recalotta quelques fois puis il remonta ses mains sous ma chemise, me caressa le torse, agaça de ses doigts la pointe de mes seins et termina sa course dans les poils qui garnissaient mes aisselles.

— Monsieur le Président s'exclama-t-il, je pense que ce garçon a toutes les caractéristiques sexuelles nécessaires pour pouvoir faire partie de notre confrérie. Cependant, afin que l'assemblée ici présente puisse mieux s'en rendre compte, je propose que nous lui demandions de se déshabiller complètement et de faire face au public.

La réaction ne se fit pas attendre. Ce ne fut qu'un seul cri qui émergea du groupe des spectateurs.

— Ouaiii ! À poil, le bleu. À poil, le bleu.

Le président leva le bras pour faire taire l'assemblée puis se tourna vers moi avec un visage presque triste mais dans lequel il n'arrivait pas à dissimuler son regard amusé.

— Michaël, je suppose que tu te rends bien compte que ce n'est pas un plaisir pour moi, mais tu l'as entendu toi-même, la volonté du peuple est ce qu'elle est. Je me vois donc contraint et forcé de te demander d'enlever tous tes vêtements.

J'hésitai un instant mais du coin de l’œil, au mouvement qu'avait fait le grand imbécile, j'avais immédiatement compris que, de toute façon, de gré ou de force, j'allais me retrouver complètement nu très rapidement. Je choisis donc la solution de la sagesse et entrepris de me déshabiller. Vu où j'en étais, je me décidai à commencer par le bas. J'enlevai d'abord mes baskets et mes chaussettes. Le pantalon et le slip tombèrent tout seuls. Je m'étais mis de profil par rapport à la salle, de façon à ne pas paraître désobéir aux ordres reçus sans pour autant me donner trop franchement en spectacle. Lentement, mais pas trop, je défis les boutons de ma chemise que je déposai sur mes autres vêtements. Je me redressai enfin, plaçai mes mains devant mon sexe et fit face à l'assemblée. L'étudiant qui avait proposé que je me déshabille de la sorte vint se placer à côté de moi et s'adressa au public.

— Je disais donc, chers amis, que le jeune homme ici présent présentait toutes les caractéristiques lui permettant de faire partie de notre confrérie. Regardez-moi cette merveilleuse paire de couilles fit-il en m'écartant les mains et en me les plaçant derrière le dos. On reconnaît directement le sexe qui n'attend qu'un peu de tendresse pour se mettre au garde-à-vous.

Joignant le geste à la parole, il se plaça derrière moi et commença à me masturber tout en me caressant le torse avec l'autre main. Il détaillait au public chaque partie de mon corps en expliquant pourquoi elle me rendait digne de faire partie des leurs. Et tout cela, sans jamais arrêter son lent mouvement de va-et-vient sur ma verge. Cause toujours, pensais-je, si tu penses que c'est toi qui va me faire triquer.

C'est alors que mon regard croisa celui de Xavier. Il me regardait sans très bien savoir quelle attitude il devait adopter. Je ressentais chez lui pratiquement la même gêne que celle que j'éprouvais moi-même. Il ne savait où il devait poser son regard. Je ne sais par pourquoi mais à ce moment là, une idée m'a traversé la tête. Un truc auquel je n'avais jamais pensé auparavant. Je me voyais en train de baiser avec Xavier. C'était incroyable. Je connaissais Xavier depuis plusieurs années, je l'avais vu à poil des dizaines, si ce n'est des centaines de fois, chaque semaine, quand nous allions ensemble à la piscine, je couchais dans la même chambre que lui depuis maintenant 6 semaines et jamais je n'avais pensé à ça. Je ne dis pas que je n'avais pas pris un certain plaisir à le voir nu mais j'avais interprété ce plaisir comme une manifestation naturelle de ma libido. J'avais toujours considéré que l'on pouvait être excité à la vue d'un homme nu sans pour autant avoir envie de baiser avec lui.

Et là, tout d'un coup, sans savoir pourquoi, cette idée venait s'imposer à moi, presque de force, sans que j'arrive à la chasser. À peine, avais-je pris parfaitement conscience de ce à quoi j'étais en train de penser que je constatai, à mon grand désarroi, que ma queue était en train de gagner en longueur. Je n'étais d'ailleurs pas le seul à l'avoir constaté.

— Qu'est-ce que je vous disais chers amis ! Il commence à bander le puceau. Je sens sa queue qui se raidit tout doucement dans ma main. Vas-y mon grand, c'est bon. Tu vas voir que tu vas aimer ça.

L'étudiant m'avait maintenant saisi la queue à pleine main. Ses mouvements se faisaient plus amples et je sentais ses doigts plus serrés sur ma tige. J'essayai de penser à autre chose, à quelque chose de triste ou de dégueulasse qui pourrait me faire débander, mais impossible de me débarrasser de cette image du corps de Xavier qui se mélangeait au mien dans un élan fougueux. En quelques minutes et malgré tous mes efforts, ma queue était complètement bandée.

— Et bien, qu'est ce que vous en pensez ? Peut-il faire partie des nôtres ?

— Ouaiiii !

La réponse du public ne s'était pas fait attendre. Dans un sens, ça me rassurait. Je me disais que pour moi, ça allait très certainement se terminer rapidement. Du moins pour aujourd'hui. L'assemblée applaudissait et tout doucement, ma gêne laissait place à une certaine fierté. Je me trouvais soudainement nettement plus présentable avec mes 13 cm en érection. Oh, je savais bien qu'il y avait beaucoup mieux mais je savais aussi que beaucoup se vantaient de centimètres qui n'existaient que dans leur imagination.

— C'est bien Michaël ! Tu nous as convaincus de tes possibilités, fit le président. Tu pourras participer demain à la seconde épreuve. Au tour de ton copain maintenant.

Il se tourna vers Xavier.

— Il s'appelle comment le copain ?

— Xavier.

— Dis-nous Michaël, tu l'aimes bien ton copain ?

— Ben, c'est mon copain quoi !

— Et bien, pour nous montrer comme tu l'aimes bien, tu vas lui rouler un patin à ton copain.

— Mais vous avez dit que j'avais réussi mon épreuve.

— De quoi tu te plains ? Tu as l'insigne honneur de participer avec nous au baptême de ton copain et tu rouspètes ? Ne sois pas ingrat avec moi car je pourrais me montrer beaucoup moins gentil que je ne l'ai été jusqu'à présent. Roule-lui un patin, je t'ai dit.

Voyant que de toute façon, je n'avais pas le choix, je m'approchai de Xavier, passai une main derrière sa tête et déposai un baiser appuyé sur ses lèvres.

— Je t'ai dit un patin, hurla le président. Tu sais ce que c'est qu'un patin ? La bouche ouverte et avec la langue. Vas-y, recommence. Je vérifie et je veux que ça dure au moins une minute.

J'échangeai avec Xavier un regard résigné et nous nous embrassâmes à pleine bouche. Le président continuait de donner ses ordres.

— C'est ça, vas-y ! Plus profond la langue. Rentre la bien dans sa bouche. Vas-y, continue !

Après la vision que je venais d'avoir quelques minutes auparavant, ce baiser profond eut évidemment les conséquences que je redoutais : ma queue qui commençait à peine à débander se redressa de plus belle. Je la sentais se raidir de seconde en seconde.

— Et bien dis donc, il te fait plutôt de l'effet ton copain, ricana l'étudiant. Tu as l'air d'aimer ça toi, fit-il en me tripotant le sexe. Et lui, à ton avis, est-ce qu'il apprécie autant ?

— Qu'est-ce que je sais, moi !

— Faut vérifier ça tout de suite. Sens-lui la queue !

Je posai ma main sur l'entrejambe de Xavier. De toute évidence, il ne bandait pas. Je dois dire que cette fois-ci, j'étais nettement moins fier de mon érection. J'avais beau être forcé d'agir comme je le faisais, comment allais-je bien pouvoir expliquer plus tard à Xavier que le seul fait de l'embrasser me faisait triquer comme un malade ?

— Et alors, il bande ou quoi ? demanda le président.

— Non, il ne bande pas.

— Tu ne saurais pas te rendre bien compte comme ça. Je ne t'ai pas demandé d'estimer la qualité du tissu de son jeans. Je t'ai demandé s'il bandait. Alors ta main, tu la mets dans son froc.

Xavier rentra docilement le ventre pour me faciliter le passage et je glissai ma main dans son pantalon en ayant soin de rester à l'extérieur du slip. Ce n'est pas que l'envie me manquait d'aller lui tâter la queue en direct mais j'estimais qu'il me serait déjà suffisamment difficile de justifier mon érection sans encore aggraver mon cas.

— Dis donc, tu es paralysé des phalanges ou quoi ? Je veux que tu la lui sentes sa bite, que tu la lui caresses, que tu la lui malaxes. Avec ce que tu balades entre tes jambes, tu ne vas pas essayer de me faire croire que ça te gêne en plus ?

Est-ce qu'il était vraiment obligé d'insister sur ça, ce connard ? Je me mis donc à masser lentement le sexe de Xavier. Cela ne m'était pas du tout désagréable et au point où j'en étais, de toute façon, je pouvais y aller. Je n'aurais pas su bander plus fort.

— Alors, il bande maintenant ?

— Non.

— Mais enfin, c'est pas possible. Fous le à poil qu'on vérifie.

À ce moment, Xavier qui avait jusque là été d'une passivité étonnante me repoussa violemment en arrière contre le président qui en tomba à la renverse. Il bouscula l'imbécile et ses sbires, sauta du podium et se précipita vers la porte. Toute la salle criait. Les membres du comité se lancèrent à sa poursuite mais Xavier avait déjà quelques mètres d'avance et il n'était déjà plus possible de le rattraper avant qu'il n'atteigne la porte. Il empoigna la clenche qu'il tira violemment mais la porte resta désespérément close. Les salauds qui nous avaient amenés ici avaient fermé la porte à clé derrière eux. Avant que Xavier n'aie pu reprendre son élan pour repartir, deux étudiants lui avaient déjà sauté dessus, l'agrippant au cou et à la taille. Ils roulèrent ensemble sur le sol. Xavier tentait de se débattre mais les renforts arrivaient et bientôt, submergé par le nombre, il fut complètement immobilisé. Ils se mirent à six pour le ramener sur le podium. Ils le déposèrent aux pieds du président et le maintinrent au sol.

— Et alors Xavier, tu voulais déjà nous quitter ?

— Lâchez-moi, bande de salopards, laissez-moi partir !

— Ah ça, pas question ! Tu as choisi d'être baptisé. Maintenant, il te faut aller jusqu'au bout. Attachez-le, vous-autres.

Ce n'était certainement pas la première fois qu'un candidat au baptême tentais de s'évader car ce qui suivit était visiblement parfaitement organisé. Deux des étudiants qui maintenaient Xavier commencèrent par lui ôter sa chemise, puis ses baskets et ses chaussettes. Un autre s'empara d'un sachet de plastique dont il vida le contenu sur le podium. Il y avait là quatre larges bracelets de cuir sur lesquels était fixé un anneau. À ces anneaux, était attachée une solide corde de nylon d'environ 20 cm qui se terminait par un mousqueton. Les étudiants attachèrent les bracelets aux poignets et aux chevilles de Xavier puis ils le redressèrent et l'amenèrent au milieu du podium. À présent, il n'essayait plus de s'échapper. Il avait compris que de toute façon, c'était peine perdue. Les mousquetons fixés aux bracelets des poignets furent ensuite attachés à des cordes qui filaient vers le plafond et que l'on pouvait tendre du sol, par un système de poulie. Xavier se retrouva ainsi, torse nu, debout face au public, les bras largement écartés au-dessus de la tête. Le président s'en approcha.

— Tu sais que tu es mignon, toi ! Rappelle-moi ton âge.

— J'ai 18 ans.

— Tu es drôlement bien fait pour 18 ans. En tout cas, le haut est parfait. Je me réjouis de voir le bas. Tout le monde d'ailleurs ici se réjouit de te voir à poil. Et tu aurais voulu nous priver de ce spectacle ? Tu n'es pas très gentil avec nous.

Il fit sauter le bouton du jeans et lentement, très lentement, il fit descendre la braguette.

— Voyons les trésors que tu caches là dedans.

Le pantalon tomba sur les chevilles de Xavier.

— Et bien dis donc, fameux paquet, fit-il en plaquant sa main sur le slip.

Puis, se tournant vers ses collègues du comité de baptême :

— Messieurs, l'un de vous souhaite-t-il procéder à un examen plus approfondi ?

Un des quatre étudiants se leva. Il avait le type méditerranéen. Italien, à mon avis. Les cheveux noirs, assez petit mais plutôt joli garçon. Il s'approcha de Xavier, le regarda droit dans les yeux et, sans dire un mot, introduisit sa main dans son slip et entreprit de lui malaxer le sexe. Cela dura bien trente secondes. Il ne le quittait pas du regard. De toute évidence, son but était d'humilier mon copain. Il ne disait rien mais pourtant, on croyait entendre : "Tu vois, on ne se connait même pas. Je suis en train de jouer avec ta queue et avec tes couilles et tu me laisses faire sans rien dire." Au bout d'un moment pourtant, l'étudiant prit la parole.

— Monsieur le président, je peux confirmer : Il est rudement bien monté.

En disant cela, il baissa le slip offrant à l'assemblée le spectacle de Xavier complètement nu. Toute la salle applaudit. Ils avaient enfin ce qu'ils voulaient : Xavier à poil. L'Italien continuait ses commentaires.

— Regardez cette poitrine puissante, ces cuisses poilues et musclées et puis cette queue, mes amis. Dis-moi, Xavier, avec un mandrin pareil tu as déjà dû en faire crier plus d'une... ou plus d'un, enfin !

C'est vrai que j'avais déjà souvent eu l'occasion de constater qu'au jour de la distribution des bites, Mère nature s'était montrée particulièrement généreuse avec Xavier. Même au repos, il restait impressionnant. Le fait de le voir ainsi, entièrement nu, offert en pâture au voyeurisme d'un cinquantaine de garçons et de filles m'excitait au plus haut point. Sur sa peau claire, seules tranchaient les touffes de poils sombres qui garnissaient ses aisselles et son sexe. Mon regard restait rivé sur cette queue déjà tant de fois vue mais qui depuis peu éveillait en moi un désir trouble.

Toujours occupé à sa description, l'étudiant saisit les mousquetons attachés aux bracelets des chevilles et les attacha à deux crochets situés de part et d'autres de Xavier et distants d'un bon mètre. Il obligeait ainsi mon malheureux compagnon à écarter les jambes. Il passa ensuite derrière lui, s'agenouilla et lui écarta fortement les fesses.

— Il est de plus doté, chers amis, d'un petit cul bien serré à faire se mettre au garde-à-vous un régiment de routiers. Je ne sais pas avec qui il baise mais il n'a pas dû se faire enculer bien souvent. Monsieur le président, je pense que nous pouvons inviter notre aimable assemblée à venir se rendre compte par elle-même de la qualité de la marchandise.

Le président acquiesça d'un mouvement de tête, ce qui donna encore plus de verve au petit Italien.

— Approchez, je vous en prie, montez sur le podium. Venez regarder. Venez toucher. Allez-y mesdemoiselles et messieurs, ne vous gênez pas. Ce n'est pas tous les jours qu'une pareille occasion vous sera offerte.

Dans l'assemblée, trois étudiants s'étaient levés et se dirigeaient déjà vers le podium, puis deux autres, puis encore trois autres. Au bout d'une minute, toute la salle était debout et faisait la file pour aller tripoter Xavier. Le défilé dura plus d'un quart d'heure, chacun et chacune procédant à des attouchements et à une exploration plus ou moins minutieuse en fonction de ses fantasmes et de ses préférences. Des mains couraient en tout sens sur le corps de Xavier, s'attardant le plus souvent - l'humiliation était à ce prix - sur son sexe et son cul. De temps à autre, à la grimace crispée qui se dessinait sur son visage, je devinais qu'un doigt plus inquisiteur tentait de forcer l'ouverture de son étroit œillet. Lorsque tous furent passé, le président vint se mettre face à Xavier.

— Ben dis donc ! Tu ne bandes pas facilement, toi. C'est con ça parce que nous, on n'a pas vraiment l'intention de partir tant qu'on n'aura pas vu de quoi tu es capable.

Puis, se tournant vers moi :

— Tu sais, Michaël, je crois qu'il va vraiment falloir que tu le suces.

— Ah non ! C'est dégueulasse.

La réponse avait jailli par réflexe, conditionnée par la conviction que j'avais toujours eue qu'un mec ne baise pas avec un mec. Mais, à peine l'avais-je prononcée que j'aurais voulu ravaler cette phrase, tant, maintenant, je crevais d'envie d'engloutir cette grosse pine, chaude et encore molle que je voyais pendre entre les jambes de mon copain.

— Comment? fit le président. Tu es sympa avec Xavier. C'est ton ami et tu annonces comme ça, devant tout le monde que sa bite est dégueulasse.

— Non, c'est pas ça, répondis-je en baissant la voix et la tête. Mais c'est... c'est sucer, quoi !

— C'est bien de vouloir sauver les apparences mais tu sais, ta queue parle pour toi. Tu en rêves de le sucer.

Merde, pensais-je. Je l'avais oubliée, celle-là. C'est vrai que, dans l'état où elle se trouvait, elle ne laissait guère de doute sur mon indifférence face à la situation. Bien qu'embarrassé par cette remarque que je jugeais inopportune, je trouvai néanmoins rapidement la répartie.

— En tout cas, si j'en rêve, je ne suis pas le seul. Tu as vu ton pantalon ?

La déformation de son jeans au niveau de la braguette était en effet suffisamment éloquente pour deviner que le spectacle auquel l'étudiant venait d'assister l'avait passablement excité. Pour la première fois, je le sentis déstabilisé. Pendant une seconde, il resta sans voix mais son trouble fut de courte durée. Il me saisit les couilles à pleine main, histoire de bien me faire comprendre qui était le chef et approcha son visage à quelques centimètres à peine du mien.

— Je t'ai dit de le sucer, alors tu vas le sucer sans rouspéter. D'accord ?

Il m'agrippa solidement par la nuque et m'obligea à m'agenouiller devant Xavier.

— Vas-y ! Suce, maintenant.

Je sentais sur moi le regard de mon copain mais je n'osais relever la tête tant cette situation me mettait mal à l'aise. Je me saisis de sa verge et la happai entre mes lèvres. Je fus presque surpris par la douceur de la peau. Le contact de cette longue tige chaude et vivante dans ma bouche me fit frissonner de plaisir. C'était tellement agréable que rapidement, ma gêne disparut et que j'en vins presque à oublier la présence de l'assemblée. Je pompais avec enthousiasme sans me soucier de l'entourage. Pourtant, l'entourage, lui, ne se laissa pas oublier.

— On ne voit rien ici, cria quelqu'un dans la salle.

Effectivement, disposés comme nous l'étions, l'assistance ne pouvait me voir que de dos, ma tête masquant le bas-ventre de Xavier.

— Attends, m'interrompit le président.

Il se tourna vers le groupe d'étudiants qui nous avaient escortés.

— Amenez le plint.

Je libérai à regret la verge de mon copain et me redressai. Comme quand il s'était agit d'attacher Xavier, j'assistai au déroulement d'un scénario dans lequel chacun paraissait connaître parfaitement son rôle. Deux étudiants amenèrent un plint sur le podium, le disposant avec le grand côté face au public. Pendant ce temps, deux autres avaient libéré Xavier.

— OK, fit le président. Xavier, tu montes à cheval sur le plint puis tu te couches en arrière en laissant pendre tes jambes de chaque côté.

Sachant que toute résistance était inutile, Xavier obéit. Une fois qu'il fut installé, un étudiant amena un fin tapis de sol qui avait été roulé très serré, de façon à former un boudin d'une vingtaine de centimètres d'épaisseur. Un des membres du comité de baptême grimpa debout sur le plint en posant ses pieds de part et d'autre de la poitrine de mon compagnon. Il le saisit solidement par les fesses et le souleva pour permettre à l'étudiant de glisser le rouleau de mousse par en dessous. Ensuite, ils attachèrent les mains et les pieds de Xavier à des crochets fixés en bas du plint. La pose était extrêmement indécente. Xavier était couché sur le dos, les bras et les jambes écartés et rabattus vers le bas et le bassin soulevé de manière à bien mettre son sexe en évidence. Je commençais à avoir mal à la queue tant je bandais dur.

— Vas-y, m'ordonna le président. Tu peux recommencer. Et tant qu'il ne bande pas, tu suces.

Je ne me fis pas prier. Je me plaçai face à l'assemblée et je me saisis de la verge flasque qui reposait dans l'épais matelas pileux. Après deux ou trois va-et-vient entre mes doigts, je l'introduisit entièrement dans ma bouche. Les poils de Xavier me chatouillait le nez. Je restais ainsi, le visage collé à son ventre, m'emplissant les narines du parfum viril qui se dégageait de son entrejambe. Ma langue pétrissait cette chair chaude, s'enroulait autour de la tige, venait se loger dans les délicats replis du prépuce. Moi, dont la vie sexuelle se limitait à de fréquentes et délicieuses masturbations, jamais je n'aurais imaginé pouvoir éprouver autant de plaisir sans même me toucher mais en caressant simplement quelqu'un d'autre... et un mec en plus.

Au bout d'un moment, je sortis la queue de Xavier de ma bouche et entreprit de la décalotter lentement faisant ainsi apparaître son gland violacé : la fraise sur le gâteau, pensais-je. De la pointe de la langue, j'en dessinai le contour, remontai le long du frein et vint terminer ma course sur l'ouverture du méat. Un léger frémissement, à peine perceptible vint m'informer que la mignonne petite bête que je tenais entre mes doigts n'allaient pas tarder à se muer en un animal bien plus imposant. Au même moment, Xavier se mit à gémir faiblement. Sa verge gagnait peu à peu en longueur. J'accélérai mes lapements sur l'extrémité sensible. Mes caresses commençaient à marquer leur effet. La bite de mon copain se dilatait véritablement. Ce qui, il y a à peine deux minutes, n'était qu'une tige molle et flasque se transformait progressivement en une impressionnante colonne de chair, fièrement dressée, sur laquelle venaient se dessiner de larges veines bleues et gonflées. Alors qu'elle était restée, pendant plus d'une heure, indifférente aux attouchements les plus indécents, voilà que cette verge se dressait maintenant comme un animal qui allonge le museau pour venir chercher la caresse.

— Pas mal, fit le président, avec un sifflement d'admiration. Fais moi voir ça !

Dès que je me fus retiré, il s'empara de la grosse queue de Xavier et entreprit de la masturber tandis que, de l'autre main il agaçait les lourds testicules.

— T'as vu dans quel état tu l'as mis, ton copain, me dit-il. Ce serait vraiment salaud de le laisser comme ça. Tu vas nous le finir à la main.

— ?!?

— Tu m'as bien compris. On veut que tu le fasses jouir, juter, éjaculer.

Décidément, ces mecs poussaient toujours un peu plus loin le voyeurisme. La vision de Xavier, entièrement nu, en érection et les jambes largement écartées ne leur suffisait plus. Il leur fallait maintenant voir le sperme jaillir. Je dois avouer que cette perspective ne me déplaisait pas non plus et que c'est sans me faire prier que je pris le relais du président dans ses longs mouvements de va-et-vient. Xavier, les yeux mi-clos et la bouche entrouverte, gémissait doucement. Ma main libre s'égarait sur son corps, jouant tantôt avec ses mamelons durcis, plongeant tantôt entre ses jambes où elle caressait tendrement ses cuisses poilues et musclées. Sa queue était maintenant bandée au maximum. Aux contractions qui animaient son bas-ventre, je devinai que l'orgasme était proche. J'accélérai le mouvement en resserrant en même temps mon étreinte sur l'épaisse colonne. Ses couilles balançaient au rythme de mes mouvements.

Xavier poussa un râle profond quand un long trait de semence laiteuse vint s'écraser sur sa poitrine. Deux ou trois autres jets moins puissants suivirent avant que son corps tout entier ne se détendent. Il gisait maintenant, attaché sur le plint, dans une attitude de paix et d'abandon. Son sperme coulait entre mes doigts. Toute la salle applaudissait et criait.

— Super, fit le président en s'approchant. Tu sais, Michaël, je crois vraiment que ton copain a une petit faible pour toi. Tu as vu à quelle vitesse tu as réussi à le faire jouir alors que tous les autres n'ont même pas réussi à le faire durcir. C'est dommage de l'avoir salopé à ce point là. Tu as vu comment tu l'as arrangé ? Il est couvert de sperme. Il va falloir nettoyer tout ça maintenant.

— Je ne demande pas mieux, moi, fis-je en montrant ma main dégoulinant du liquide épais.

— Et bien alors vas-y ! Tu as tout ce qu'il te faut. Lèche.

Là, je trouvais qu'il commençait vraiment à y aller fort.

— Ah non ! Ça, je ne fais pas. C'est trop dégueulasse.

— Bon, ça va, je n'insiste pas. Tu choisis de passer une épreuve et tu en as parfaitement le droit. J'en conclus donc que tu choisis l'épreuve de remplacement : Mes copains vont t'attacher à la place de Xavier et c'est tout le comité qui va venir se vider les couilles dans ta bouche.

— Non ! Pas ça, fis-je, horrifié.

— Bien. Tu vois que tu sais être raisonnable. Lèche ta main.

Je m'exécutai à contrecœur. Le liquide était tiède et avait un petit goût salé. Ce n'était pas vraiment mauvais mais c'était l'idée de boire ce truc qui venait de sortir de la pine de Xavier qui me dégoûtait.

— C'est bien. Maintenant, tu lèche ton copain. Je ne veux plus voir une seule goutte de sperme sur lui.

Je commençai à laper la semence qui s'était répandue sur sa poitrine puis, progressivement, je remontai vers son ventre. Une petite flaque s'était formée dans le nombril et je dus aspirer pour le vider. De la pointe de la langue, j'en inspectai ensuite les replis, à la recherche des dernières traces du liquide.

— OK ! Maintenant, tu lui nettoies bien la bite. Elle en est encore pleine.

Je m'emparai de la verge qui débandait déjà. J'en suçai d'abord le prépuce avant de la décalotter et de nettoyer le gland à grand coup de langue. Je ressentais une impression bizarre. Autant le sperme que j'avais du lécher sur ma main m'avait dégoûté, autant le fait de boire celui qui se trouvait à même le corps de mon copain m'excitait. J'étais en train de rebander. Je pinçai légèrement le gland pour faire béer le méat et aspirai le peu de liquide qui subsistait dans sa bite.

— C'est bien ! N'oublie pas les poils non plus.

Plusieurs gouttes blanches étaient venues mourir dans cette toison que Xavier avait relativement épaisse. Je dus prendre les poils dans ma bouche et les lécher pendant longtemps avant d'arriver à en décoller toute la semence.

— Ça va ! Tu peux arrêter. Il est propre comme ça. Je pense que tu nous as prouvé aujourd'hui que pour toi, l'amitié n'est pas un vain mot. Face à un tel témoignage, à mon avis, ton copain ne pourra pas te refuser un petit plaisir. Tu va maintenant monter sur le plint et t'asseoir sur sa bouche pour qu'il puisse te lécher les couilles.

Je grimpai sur l'engin, et m'agenouillai avec les jambes de chaque côté du visage de Xavier.

— Vas-y ! Fais toi lécher maintenant, ordonna le président.

Je pliai les genoux pour amener mes testicules sur la bouche de mon copain. Sa langue vint immédiatement s'en occuper. Elle bougeait très vite de droite à gauche, entraînant une exquise vibration de mes bourses. Je descendis encore un peu plus bas et Xavier me goba carrément une couille. Je sentis sa langue qui me la pétrissait délicatement dans le creux de sa joue avant de la relâcher et de s'emparer de l'autre pour lui administrer le même traitement.

— C'est bon, fit un des membres du comité. Avance un peu, qu'il puisse s'occuper de ton petit trou maintenant.

Mon regard croisa celui de Xavier. J'étais à nouveau très gêné. Comment allai-je encore pouvoir le regarder quand nous ne serions plus que nous deux ?

— Alors, tu te grouilles ? fit la voix impatiente

J'avançai de quelques centimètres et me penchai un peu en avant afin d'écarter mes fesses. À mon grand étonnement, je sentis directement la langue de Xavier se frayer un chemin entre les deux globes de chairs à la recherche de mon œillet. Tous les membres du comité étaient venus se mettre derrière moi pour apprécier le travail de mon compagnon. Je ne voyais rien mais cette langue mobile me fit découvrir des sensations qu'en bon hétérosexuel pur et dur que je pensais être jusqu'à ce jour, je n'aurais jamais osé imaginer. Je commençais à peine à m'abandonner à cette troublante caresse quand le président l'interrompit.

— OK ! Ca va comme ça, les gars.

Puis il se tourna vers l'équipe d'escorte.

— Détachez Xavier et attachez Michaël dos à l'espalier. Il a bien mérité aussi sa petite gâterie.

En deux temps trois mouvements, je me retrouvai bras et jambes écartés, attaché à l'espalier par les mêmes bracelets que ceux qui avaient été fixés aux poignets et aux chevilles de mon compagnon. L'assemblée était contente car j'étais de profils par rapport à eux, ce qui leur permettait de jouir - c'est le mot juste - de tout le spectacle.

Xavier était agenouillé devant moi. Au commandement du président, il se saisit de ma verge déjà bandée et l'engouffra jusqu'au plus profond de sa bouche. Il n'y eut guère de prémisses. Les mouvements de succion se firent directement très puissants. Le plaisir immédiat m'arracha des gémissements que toute la salle put entendre. Jamais encore je n'avais éprouvé une telle sensation. La main de Xavier s'empara de mes couilles. Je les sentis rouler entre ses doigts. C'était trop. Avant que je n'aie eu le temps de prévenir, je déchargeai un premier jet dans sa bouche. Il se retira brusquement mais le second trait s'abattit sur son visage. Il me semblait que je n'en finissais pas d'éjaculer. Je ne saurais dire combien de jets se succédèrent ainsi mais jamais de ma vie je n'avais encore joui aussi violemment. J'étais heureux d'être attaché à l'espalier car, sans cela, j'aurais été incapable de tenir debout. Mes jambes étaient aussi molle que ma bite était dure. À nouveau, la salle se mit à applaudir à tout rompre.

— C'est bon, Xavier, relève-toi, fis le président. Décidément, ton copain t'en veut aujourd'hui. Il tient absolument à te saloper. Mais ne te tracasse pas : il va te nettoyer tout ça avec plaisir. Détachez-le, vous autres, ordonna-t-il à ses condisciples.

Je récupérais peu à peu de mon orgasme mais j'en avais encore le souffle court.

— Tu sais ce qu'il te reste à faire, me dit un des étudiants qui me détachait.

Je m'approchai de Xavier, posai mes mains sur ses hanches et commençai à laper la coulée de sperme qui partait de sa paupière, longeait l'aile du nez et venait mourir sur ses lèvres. Plus petit que lui, j'étais obligé de me coller à son corps pour pouvoir effectuer au mieux mon nettoyage. Ma semence n'avait pas tout à fait le même goût que celle de mon copain: plus douce, plus épaisse aussi.

Le petit Italien qui, tout à l'heure, avait proposé au public de venir explorer le corps de Xavier, s'avança vers nous en s'adressant à l'assemblée.

— Ne sont-ils pas mignons, collés ainsi l'un à l'autre. Regardez-moi ces queues qui se touchent. C'est qu'ils ont l'air d'aimer ça les petits vicieux.

Et en plus, il avait raison, j'adorais sentir la grosse verge de Xavier contre la mienne. Je faisais intentionnellement durer le plaisir en m'appliquant à ne plus laisser la moindre trace de sperme sur son visage.

— Et bien puisqu'ils ont l'air d'être si "attachés" (il insista sur ce mot) l'un à l'autre, on va leur permettre d'en profiter à fond. C'est bon, me fit-il. Tu peux arrêter. Il est propre maintenant. Tournez-vous vers le public et mettez vos mains dans votre dos.

Nous obtempérâmes. Il se saisit alors d'un rouleau de large toile isolante et entreprit de nous attacher les mains et les pieds. Une fois cela fait, il fit un signe aux étudiants de l'escorte. Deux d'entre eux se dirigèrent vers moi. Ils me saisirent par en dessous des bras et par les jambes et me couchèrent de côté sur le sol. Deux autres firent de même avec Xavier mais ils le couchèrent dans l'autre sens de telle sorte que nous nous retrouvions face à face, en position de 69.

— Allez-y, fit le petit italien. Sucez, maintenant !

— Je veux bien moi, répondis-je mais je ne saurais plus bander pour le moment.

— On ne vous demande pas de bander. On vous demande de sucer.

Je sentis la bouche de Xavier se saisir de ma bite. Je happai la sienne entre mes lèvres. Pas à dire mais il avait un fameux paquet à enfourner. À peine étions-nous en position que les étudiants entreprirent de nous attacher ensemble avec la toile isolante. Une bande retenait nos poitrines l'une contre l'autre. Une seconde me passait dernière la nuque et me maintenait la tête fortement pressée contre l'entrejambe de mon copain, m'empêchant de libérer sa verge. Une troisième que je sentais contre mes fesses forçait la tête de Xavier dans la même position.

— Voilà, fit le président, vous avez gagné le droit de participer demain à la seconde épreuve du baptême. Nous, on vous laisse entre-vous. Vous ne pourrez pas dire qu'on n'est pas sympa : on vous laisse même vos fringues. Allez, profitez-en, prenez du bon temps mais n'oubliez quand même pas que demain, il y a cours. Ça serait du plus mauvais effet si le prof de gym vous trouvait comme ça.

Tout le monde rit.

— OK les mecs, le spectacle est terminé. À demain tout le monde.

La salle se vida rapidement dans un grand brouhaha.

— Eh, attendez, fit le petit Italien. J'ai une idée.

Il revint vers nous, prit le rouleau de toile et entreprit d'en passer une bande autour de nous mais dans le sens de la longueur. Elle partait du milieu de mon dos, descendait vers mon cul, passait entre mes jambes puis dans les cheveux de Xavier, puis son dos, son cul, mes cheveux et retour au point de départ. Cette dernière bande n'aurait absolument servi à rien si ce sadique n'avait pris bien soin de la faire rentrer entre nos fesses et de l'appuyer vigoureusement sur nos couilles de manière à bien la faire adhérer aux poils. Il contempla son travail.

— Parfait. Je vous souhaite bien du plaisir les gars. Je ne voudrais pas vous faire peur mais, comme vous êtes là, le premier qui bande étouffe l'autre.

Les derniers étudiants présents éclatèrent de rire avant de quitter la salle à leur tour.

Nous restâmes immobiles pendant plusieurs minutes, tendant l'oreille pour être bien sûr qu'ils étaient partis. Ce fût Xavier qui bougea le premier. Il commença par remuer la tête pour essayer de libérer ma queue. Chacun de ses mouvements m'arrachait des poils des couilles. Non seulement c'était vachement douloureux mais en plus, dans la position où je me trouvais, je pense que Xavier n'aurait pas apprécié que je serre les dents. Comme lui, j'essayai de me libérer. Je commençais à avoir drôlement mal à la mâchoire avec ce paquet dans la bouche. Assez rapidement nous parvînmes à nous dégager le visage.

— Ah les salauds, fit Xavier. Je te jure qu'ils me paieront ça !

Nous remuions l'un contre l'autre afin d'essayer de détendre les bandes de toile isolante. Je m'enivrais de l'odeur virile que dégageait la chaleur moite de l'entrejambe de mon compagnon. Il nous fallut encore 5 bonnes minutes à nous débattre, corps contre corps avant de nous libérer totalement. Il était temps car je n'allais pas tarder à rebander. Nous achevâmes délicatement de décoller les bandes avant de nous rhabiller. Je ne savais pas trop quoi dire, pourtant je me résolus à parler le premier.

— Dis, Xavier, pour tantôt... excuse-moi mais... je n'avais pas le choix.

En fait, je ne m'excusais pas tant de ce que j'avais fait que du plaisir que j'y avais pris.

— Ouaih, ça va. Ce n'est rien. Pareil pour moi.

Son ton était... comment dire ? Pas froid mais plutôt indifférent. Il avait dit ça comme s'il s'était excusé de m'avoir bousculé. Je craignais par-dessus tout qu'il ne m'en veuille et que quelque chose se soit brisé dans notre amitié.

Une fois rhabillés, nous nous dirigeâmes vers la sortie de la salle de gym. Xavier était devant moi. Avant de franchir la porte, il éteignit la lumière, nous plongeant dans une profonde obscurité. À peine avions nous pénétré dans le couloir qu'il me prit par les épaules et me poussa lentement mais énergiquement contre le mur.

— Tu sais, me chuchota-t-il, le public, c'est pas trop mon truc mais à part ça, on recommence quand tu veux.