Une histoire à découvrir
Beauté incendiaire
Par ce samedi après-midi plutôt pluvieux, et ayant eu un avant-midi de travail harassant, je m'étais assoupi après le repas du midi, confortablement installé sur mon divan. Je dormais depuis une bonne demi-heure lorsque je fus tiré de mon sommeil par le carillon de la porte d'entrée principale. Réagissant avec lenteur, me tirant doucement des limbes, le carillon retentit une seconde fois. Cette fois, j'étais bien réveillé et m'apprêtais à recevoir l'importun de façon assez froide.
J'ouvris la porte et me retrouvai nez à nez avec un ravissant jeune homme qui me laissa tout pantois. Sa beauté était fulgurante. Adonis en personne se trouvait devant moi. Il se présenta: "Bonjour, mon nom est François et je travaille pour la compagnie qui effectue la vérification et le remplissage de vos extincteurs chimiques. Nos registres indiquent que votre extincteur a été vérifié il y a exactement deux ans hier. Il est maintenant temps de le vérifier à nouveau."
Je n'avais saisi que quelques bribes de ses paroles, tellement subjugué par sa beauté. Mais laissez-moi vous le décrire: grand, châtain-blond avec quelques mèches rebelles, de fines lunettes à la mode derrière lesquelles on pouvait voir de ravissants yeux bleus. Il portait un tricot blanc agrémenté de quelques rayures grises, aux manches courtes et à l'encolure en V, qui mettait bien en valeur sa poitrine bien découpée. Il portait aussi un jean assez foncé, de coupe jeune, et des souliers à bout carré noirs.
Je pris mon extincteur dans le placard où je le rangeais et le lui tendis. Il me dit qu'il me le rapporterait le mardi suivant et me demanda si je désirais payer maintenant ou à la livraison. Je lui dis que je préférais payer maintenant. Il me demanda de l'attendre pour aller chercher son porte-monnaie dans sa voiture. Lorsqu'il me tourna le dos, je pus constater que son jean moulait un fessier... Mmmmm!
Lorsqu'il revint, je le payai et il me remit la monnaie. Puis, il compléta la facture en s'agenouillant, se servant de sa cuisse en guise d'écritoire. De le voir dans cette position, mon imagination partit au galop... Il écrivait de la main gauche, et j'admirais ses poils blonds sur son bras. Lorsque sa facture fut complétée, je m'approchai pour la prendre. En la regardant, je vis qu'il n'y avait mis que ses initiales F.F. J'avais été tellement abasourdi en l'apercevant que je n'avais pas saisi son prénom lorsqu'il me l'avait dit. Le parfum qu'il dégageait était exquis. Il me remercia et me dit, en me tutoyant comme s'il me connaissait déjà: "Tu as un très beau collier. Puis-je savoir où tu l'as acheté?"
Sans me soucier de ce qu'il aurait pu penser, je lui dit tout naturellement: "Je l'ai acheté l'été dernier à la Fête de l'Arc-en-Ciel à Québec." En disant ces mots, je réalisai que je venais de lui avouer que je côtoyais le milieu gai. Puis, je me dis: "Tant pis. Après tout, il ne sait peut-être même pas ce qu'est cette fête".
Pour faire diversion, je lui demandai s'il était de la région. Il m'expliqua que la compagnie pour laquelle il travaillait avait son bureau-chef à Laval, mais que leur territoire s'était beaucoup agrandi, couvrant même le Lac-Saint-Jean. Il ajouta que comme il avait au-delà d'une centaine de clients à couvrir, il avait prévu dormir dans ma ville. Il ajouta même qu'il avait hâte de se retrouver à l'hôtel pour pouvoir aller profiter de la piscine.
Curieux, je lui demandai à quel hôtel il était descendu. Il m'expliqua qu'habituellement il dormait dans des motels à bas prix, mais qu'aujourd'hui son patron lui avait offert une chambre à l'Auberge des Seigneurs pour souligner son anniversaire de naissance. Je m'empressai de lui souhaiter Bonne Fête et j'ajoutai que je l'enviais de pouvoir profiter de cette magnifique piscine entourée de jardins tropicaux que j'avais eu l'occasion de voir lors d'événements tenus dans ce centre de congrès.
Quelle ne fut pas ma surprise et ma joie de l'entendre me dire:
— Si tu en as envie, viens m'y rejoindre en début de soirée. Nous pourrons nous baigner ensemble. La soirée sera moins longue que si je suis tout seul.
— Tu me tentes beaucoup, lui dis-je.
Il ajouta:
— Je suis à la chambre 236. Je t'y attendrai, disons... vers 19h30?
— J'y serai avec joie, merci! lui lançai-je.
J'avais peine à croire que je passerais la soirée en si agréable compagnie. Évidemment, je ne connaissais rien de ce garçon, mais je me dis que le simple fait d'avoir l'occasion de le côtoyer toute une soirée allait, si non déboucher sur quelque chose d'aussi concret que la réalisation d'un fantasme, à tout le moins les alimenter pour un bon bout de temps.
À 17h20, je me pointais dans le stationnement de l'hôtel. Je m'engageai dans les corridors pour atteindre la chambre 236. Je frappai à la porte. Nouvelle surprise qui me coupa presque la parole... Il m'ouvrit, simplement vêtu d'un boxer blanc en me disant:
— Salut. Je ne serai pas long. Juste le temps de passer sous la douche et d'enfiler mon maillot. Tu peux enfiler le tien pendant ce temps si tu veux.
— D'accord, lui dis-je.
Heureusement qu'il disparut dans la salle de bain, car mon sexe se dressait déjà hardiment devant ce spectacle d'une rare beauté qu'il venait de m'offrir. Non seulement il était beau comme un dieu, blond-châtain comme les blés mûrs, aux yeux d'azur, mais son corps bronzé était un véritable hymne à l'amour.
Je me déshabillai et enfilai mon maillot, ample fort heureusement. Tout en l'attendant et, tentant de me changer les idées, je remarquai que la revue Fugues du mois courant était posée sur la commode. «Tiens, tiens!» me dis-je. «En serait-il?» Il sortit de la salle de bain quelques minutes plus tard, portant un peignoir de ratine blanc qui s'ouvrait sur un maillot ample de coton blanc. Il me tendit un peignoir identique au sien qui devaient être fournis par l'hôtel et m'invita à le suivre à la piscine.
En ce samedi soir, à cette heure où les gens commencent à peine à dîner, la piscine était déserte. Nous l'avions pour nous seuls. Nous nous glissâmes dans l'eau, soupirant d'aise. Il fit quelques brasses et j'admirais l'agilité avec laquelle son corps fendait l'eau. Lorsqu' ensuite il s'appuya sur ses bras pour s'asseoir sur le rebord de la piscine, je remarquai immédiatement que son maillot blanc, quoiqu'aussi ample que le mien, lui collait à la peau et révélait des trésors que j'aurais bien aimé découvrir plus intimement. Nous renfilâmes nos peignoirs et nous installâmes à une table au bord de la piscine pour prendre un verre. Le soleil déclinant dont les rayons filtraient à-travers les grandes verrières donnaient des reflets encore plus dorés à sa peau. Je mourais d'envie pour ce jeune éphèbe.
Tout en sirotant notre verre, il me dit: «C'est bizarre, lorsque je t'ai vu cet après-midi, je me suis dit que ton visage ne m'était pas inconnu. Mais je suis certain de ne jamais t'avoir rencontré en personne. Ta photo est-elle parue quelque part?» Un peu mal à l'aise, je lui dis: «Si tu as vu ma photo, c'est probablement sur un site Internet gai!» Cette simple mention lui rafraîchit la mémoire et il s'exclama: «Ah! C'est ça!» Sans nullement paraître incommodé, il ajouta:
— Puis-je te poser une question indiscrète?
— Vas-y!
— Es-tu gai?
— Pas vraiment. Des fois oui, des fois non.
— Je ne comprends pas.
— Je suis bi. J'espère que ça ne te met pas mal à l'aise. On est souvent très mal compris.
— Je le sais parfaitement, je suis bi aussi.
— Sans blagues?
— Vraiment!
Nous nous présentâmes plus officiellement, noms et prénoms, et comme je lui demandais de quelle origine était son nom de famille peu familier au Québec, il m'expliqua qu'il était de descendance allemande et amérindienne. Voilà qui expliquait ses cheveux blonds, ses yeux bleus et ses traits de visage si particuliers, un mélange d'une rare beauté. Nous nous mîmes spontanément à échanger sur nos petites joies et petites misères de notre orientation souvent si mal perçue, autant par les homosexuels que par les hétérosexuels. Près d'une heure plus tard, toujours engagés dans une conversation fort animée pendant laquelle nous nous étions racontés nos expériences personnelles, je lui demandai s'il voulait un autre verre. Il me dit: «Pourquoi n'allons nous pas le prendre à ma chambre, on y sera plus à l'aise!» J'acquiesçai, en rêvant...
En entrant dans la chambre, alors que j'étais derrière lui, je le vis enlever son maillot le faisant glisser sur ses jambes merveilleuses aux poils blonds. J'étais déjà excité de le savoir maintenant nu sous son peignoir. Je fis alors de même. Il appela la réception et commanda nos verres. Nous nous sommes installés à la petite table jouxtée des deux fauteuils confortables qui faisaient partie du mobilier. Nous discutions, en nous regardant intensément dans les yeux... les miens perdus dans ses yeux bleus... les siens dans mes yeux pers.
Deux petits coups frappés à la porte nous indiquèrent l'arrivée de nos verres. Il les prit et donna un pourboire au jeune homme. Comme je lui demandais combien je lui devais, il me dit de ne pas me préoccuper de ce détail. Ça ferait partie de sa note d'hôtel que son patron allait payer, en ajoutant que c'était son cadeau d'anniversaire. «C'est vrai, j'avais oublié que tu me l'avais mentionné!» Et j'ajoutai en trinquant à sa santé: «Bonne fête François. Je n'ai pas de cadeau sous la main, mais je pense que je peux te faire plaisir!» Je me levai, passai derrière son fauteuil, enlevai ce collier qu'il avait remarqué plus tôt en venant chez moi et lui passai autour du cou. Confus, il me dit: «Tu me gênes Daniel. Je ne voudrais pas te priver de quelque chose que tu as personnellement choisi pour toi, et à Québec en plus!» J'ajoutai: «Fais-moi plaisir, accepte-le. Il sera encore mieux mis en valeur sur toi. Tu es tellement beau!»
Il se leva et alla s'admirer dans la glace. Revenant vers moi, il me remercia en me faisant la bise. Je me sentais fondre, je bandais déjà si dur. Nous restions ainsi là sans bouger, à quelques centimètres l'un de l'autre, visiblement, irrésistiblement attirés. Comme si nous attendions que l'un de nous se décide à poser le geste crucial, celui qui déclencherait la grande bataille des sens.
Prenant mon courage à deux mains, j'osai lui dire: «François, j'ai une furieuse envie de faire l'amour avec toi!» Je l'observais, attendant sa réaction. Son visage s'éclaira d'un sourire charmeur et il me dit tout simplement: «Moi aussi!» Je m'approchai de son visage, glissai ma main dans sa chevelure et posai délicatement mes lèvres sur les siennes. Il ferma lentement les yeux, s'abandonnant au plaisir. Il entrouvrit la bouche, m'offrant sa langue. Notre respiration se faisait plus saccadée. J'appuyai mon corps contre le sien, sentant sa chaleur au travers de la ratine du peignoir, et aussi son excitation aussi évidente que la mienne.
Ce baiser de plus en plus passionné semblait ne jamais vouloir finir. Je glissai mes mains dans l'échancrure de son peignoir et caressai son torse imberbe, sentant ses mamelons se dresser. Il entrouvrit les yeux, et dans un regard des plus sensuels, il plongea lui aussi ses mains sous mon peignoir. À force de caresses, nos vêtements se retrouvèrent bientôt entrouverts, nos sexes pointant fièrement devant. J'appuyai le mien sur le sien, me frottant langoureusement. Nos précums se mêlaient.
Je voulais le sentir nu, contre moi, dans mes bras. Je fis glisser le peignoir de ses épaules qui tomba à ses pieds. Je l'observai longuement, puis lui dit: «Tu es merveilleusement beau!» Il ajouta: «Et toi, merveilleusement tendre et sensuel. Je ne me suis jamais senti aussi bien et aussi intensément désiré!» Nous nous enlaçâmes à nouveau, nos mains explorant chaque parcelle de nos corps grisés de désir. Sa tendresse était aussi grande que la mienne, je frissonnais sous ses mains.
D'un commun accord, nous prîmes place sur le lit. Il se coucha sur le dos et je m'allongeai sur lui, le couvrant de baisers, explorant son corps à nouveau, mais avec ma bouche cette fois. Il poussa de petits gémissements lorsque je suçai et mordillai ses mamelons. Lorsque j'atteignis son sexe, le saisissant fermement dans ma main, il exhala un grand «Ahhh!». Je posai mes lèvres sur son gland et l'enchâssai entre mes lèvres. Il goûtait bon et répondait bien à mes caresses, relevant instinctivement son bassin pour plonger dans ma bouche. Je le gobai entièrement, commençant un lent va-et-vient sur sa colonne tressaillant de plaisir. J'enserrai délicatement ses testicules dans ma main, lui arrachant de nouveaux soupirs. Après quelques minutes, je relâchai mon étreinte, me plaçai à genoux devant lui, ma queue pointant à quelques centimètres de son visage.
Il la saisit et m'offrit sa bouche. Il suçait merveilleusement bien et m'amenait tout doucement sur les ailes du plaisir. Je le laissai me goûter pendant quelques minutes, puis m'allongeai tête-bêche à lui. Nous nous sommes engagés dans un énergique 69, jusqu'à nous mener presque à l'orgasme. Le désir le rendait encore plus beau. Ses lèvres gonflées parcourant ma queue sur toute la longueur étaient un spectacle enivrant. Je léchai ses couilles et son périnée, avant de lécher son anus qui en frémissait de bonheur. Il me gratifia des mêmes plaisirs, nos gémissements se transformant en petits cris.
Je lui demandai de se retourner sur le dos. J'étais au paroxysme du désir et je voulais le sentir plonger en moi. Je recouvris son sexe de plus en plus dur d'un condom et me mettant à genoux devant lui, je descendis lentement sur sa queue, la frottant entre mes fesses avant de l'engloutir. Passant une main derrière moi, je saisis sa queue et la plaçai contre ma rosette. Je me laissai doucement descendre, sentant son gland me pénétrer, m'arrachant des frissons. Je restai ensuite sans bouger pendant quelques instants, laissant la dilatation se faire, puis je recommençai ma descente jusqu'à ce que je sente ses couilles sur mes fesses.
Tressaillant de tout mon être, je commençai à m'activer sur sa queue, contractant mes muscles autour, la sentant se gonfler encore plus. Bientôt sur le point d'exploser, il saisit mes fesses à pleines mains, m'imprimant un rythme de plus en plus infernal. Dans un long râle, il se contracta soudainement. Je sentis la chaleur de son sperme qui remplissait le réservoir du condom. Je le laissai reprendre un peu ses esprits, en l'embrassant tendrement. Son regard était celui d'un homme comblé, heureux.
J'avais réussi à me contenir pendant tout ce temps, mais je voulais maintenant jouir. Il se retourna sur le ventre, relevant bien haut ses fesses, sans rien dire. J'enfilai à mon tour un condom et, après l'avoir excité et dilaté avec mes doigts, je plongeai tout doucement en lui. Ahhhh!!! Petit trou d'amour si chaud, si serré, si invitant. Lorsque je le sentis prêt pour la grande finale, j'appuyai mon torse contre son dos, mes mains se joignant aux siennes, nos doigts s'entremêlant. Ma queue allait et venait en lui de plus en plus rapidement, la contraction de ses muscles me transportant au paradis. Au moment de jouir, je râlai ma jouissance au creux de son oreille: «Ahhh!!! Ouiiii!!! C'est si bon François!!!»
Nous nous sommes ensuite tendrement enlacés, sombrant bientôt dans un bienheureux sommeil. Au milieu de la nuit, je m'éveillai. J'étais lové contre lui, ma queue enchâssée entre ses fesses. Je passai ma main par-dessus sa hanche et touchai son sexe, qui était tout aussi bandé que le mien. L'embrassant doucement dans le cou, je le tirai lentement du sommeil. Sans rien dire, il contracta ses fesses sur ma queue, et nous étions repartis pour une nouvelle lutte, encore plus chaude, sensuelle et enivrante que la première...
Si le hasard voulais que tu lises un jour cette histoire François, sache que je donnerais volontiers dix ans de ma vie pour la vivre réellement. Tu es si beau!!! Tu as attisé en moi un feu d'une rare intensité!!!
® SoftDan, 25 mai 2001 Toute reproduction est interdite sans l'autorisation écrite de l'auteur.