Une histoire à découvrir
Beauté nordique
Nous nous sommes mis d’accord, mon copain et moi, pour que lorsque l’envie d’un petit extra hors de notre vie conjugale, démange l’un ou l’autre, que l’intéressé en fasse part à l’autre, pour que cette petite fantaisie soit une distraction pour tous les deux. Nous avouons, sans fausse honte, que nous aimons plaire et faire des envieux.
Carl et moi sommes sensiblement identiques physiquement parlant ou moralement ; je crois pouvoir dire que nous formons un couple idéal. Nous sommes tous les deux des bruns moustachus, lui plus poilu que moi ; nous aimons également le même style de mecs : plutôt le genre Scandinave, blond, grand, assez baraqué. Vous voyez, le look belle bête rustique mais raffinée. Quand nous marchons dans la rue, c’est au premier qui donnera un coup d’épaule à l’autre pour lui signaler un beau spécimen, lui signaler un beau spécimen.
Là où on excelle, c’est sur les plages pendant les vacances, ou alors au bois de Verrières près de Paris lorsque le temps le permet. Quand nous allons au bois, c’est vraiment avec l’envie réciproque d’allumer des mecs et de s’en faire quelques-uns, mais toujours à deux. On se met plutôt dans le bas du bois, il y a moins de monde mais plus de passage. On s’installe et on se fout carrément à poil. On se fait un malin plaisir à écouter les commentaires sur nous ; pour cela, on se place un casque de walkman sur les oreilles mais on ne le branche pas. Évidemment, les «chéries» qui passent y vont de leurs perfidies à haute voix en pensant qu’on ne peut pas les entendre. Ça nous amuse beaucoup car en général, les critiques sont avantageuses.
Après la séance culturelle, c’est-à-dire lecture les fesses à l’air, les fourmis nous démangent et nous passons à la séance cul tout simplement. On revêt chacun notre tenue de combat, un short en polyamide noir échancré sur le côté jusqu’à la ceinture, et nous partons à la chasse au beau gibier caché dans les sous-bois. Chacun est à la fois proie et prédateur ; nous concernant, nous y allons toujours avec l’idée d’être les chasseurs. Notre stratégie est toujours la même : Carl me devance un peu, il repère la bête ; si elle ne semble pas effarouchée, c’est à mon tour de tendre le piège. Presqu’à chaque fois, la victime est attirée dans le même guet-apens car elle est séduite par chacun de nous. Dans ce cas, Carl et moi nous approchons d’elle et nous commençons à nous tripoter tout en la regardant ; après quelques minutes d’échauffement, nous l’invitons à nous rejoindre.
Lors d’un des rares magnifiques week-ends que cet été nous a permis de passer à Verrières, nous avons pu au moins satisfaire pleinement notre petit hobby. Il était seize heures à peu près quand un superbe mâle est sorti de sa tanière et s’est mis à rôder autour des étalages de viande. Je l’ai vu arriver le premier, j’étais allongé, accoudé et la queue à l’air. Son regard m’a aussitôt ausculté des pieds à la tête et nos yeux ont vite trahi notre intérêt partagé. Il a ralenti son pas ; sans discrétion, j’ai alerté Carl qui dormait sur le ventre. Notre petit manège n’a pas échappé au beau blond.
Qu’est-ce qu’il était bien ! Au moins un mètre quatre-vingt-dix, les cheveux coupés en brosse, une moustache du même acabit et des yeux bleus qui vous transperçaient comme des glaçons d’eau pure taillés en pointes. Apparemment, il a apprécié que nous soyons deux à le mater, car il s’est assis sur un petit talus à cinq mètres de nous en nous adressant un magnifique sourire.
Devant un tel dieu, je n’ai pu m’empêcher de bander. Je n’ai pas essayé de me cacher ; il ne pouvait s’offusquer de cette réaction qui était, en fait, le meilleur compliment qu’on puisse faire à un aussi beau mec que lui. Tout en restant assis, il quitta son teeshirt pour ne garder que son short, il le mit dans son sac et se plaça à l’entrée d’un bosquet. Il resta là un moment, debout, les yeux braqués vers nous. Carl et moi ne pouvions plus rester nus, nous bandions comme des cerfs. On s’est levés pour mettre notre léger vêtement ; le bel inconnu en profita pour s’enfoncer dans les feuillages sans perdre un instant et, surtout, sans le perdre de vue, nous l’avons suivi. C’est dans la même position que nous avons trouvé notre supposé-Scandinave : il était contre un arbre, la main dans le slip.
Je me suis d’abord approché seul ; il a enlevé sa main de son paquet ; aussitôt, j’y ai mis la mienne, il bandait à moitié ; Carl se branlait en nous regardant de près. La situation ne déplaisait pas du tout à notre ours car, en voyant Carl nous observer, il s’est mis à bander dur comme du bois. Sa queue a doublé de volume le temps de deux caresses ; elle dépassait largement du short. Pour mieux l’avoir en main, j’ai sorti son service trois-pièces par l’ouverture de la jambe droite du short. Deux grosses couilles bien rattachées au braquemart, le tout recouvert d’un duvet blond, s’offraient à mes mains avides. De fait, il n’était pas français ; il demanda avec un fort accent indéterminé que mon ami vienne nous rejoindre. Avant même que Carl ne soit là, je m’étais agenouillé pour goûter aux gourmandises «made in ailleurs» qu’il m’offrait. La douceur du duvet était
inhabituelle, j’aimais beaucoup ça ; l’odeur subtile qui imprégnait sa peau et plus fortement son pubis, se mélangeait harmonieusement avec celle légèrement parfumée des sous-bois. À grands coups de langue, je savourais sans retenue. Carl l’embrassait à pleine bouche et ses mains caressaient le duvet qui recouvrait également sa poitrine. La pilosité cachait à peine le tracé des pectoraux bien développés ; le dessin de tous ses abdominaux lui faisait un ventre de marbre que mes doigts effleuraient au passage des jambes taillées dans le roc, aux tétons dressés.
Notre bel étranger était plaqué contre l’arbre, et se contentait de pousser des grognements d’animal en rut. De sa bouche chaude et profonde, je suis passé à ses seins durcis par l’excitation intense que nous leur infligions. J’aimais les mordiller pour l’entendre gémir, ses râles me déchaînaient ; j’aspirais ses aréoles à les décoller de sa poitrine. J’étais collé à lui, ce qui permettait à Carl de s’occuper de nos deux queues ; il en avait plein la bouche. Quand Carl s’est relevé, nous nous sommes carrément agglutinés à notre bel étalon, nous frottions nos bites contre la sienne ; il s’est emparé de nos trois tiges gonflées de plaisir et les a branlées ; nos langues s’entremêlaient dans des baisers déments, nos corps n’étaient plus que trois braises ardentes.
C’est sa pine qui inonda la première le paquet de bites qu’il avait entre les mains. Carl et moi avons senti son foutre brûlant lubrifier nos engins qui explosèrent l’un après l’autre sous le traitement des mains expertes de notre animal nordique. Il ne lâcha pas prise tout de suite, il nous caressa encore quelques instants, nous laissant goûter au derniers spasmes qui nous arrachaient littéralement le gland et les entrailles. Après discussion, nous avons appris qu’il était de Hambourg. Il était à Paris et nous l’avons invité à passer chez nous ; il a accepté. Ce que donne la bête dans un lit fera l’objet d’une autre lettre.
Carl, 33 ans