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Beaux quartiers (02)

— Tu peux venir s'il te plait, on a une surprise pour toi.

Arrivée de Pierre-Olivier dans l'encadrement de la porte. Gasp ! Glup ! Oumpff ! Ce mec a complètement oublié d'être moche. C'est la beauté à l'état pur, de la quintessence de beau mec, avec toutes les options d'origine. Rien à ajouter, rien à retoucher, tout est parfait. La taille, le port, la démarche, la gueule, les yeux (d'ailleurs il en a deux), la coupe de douille, la couleur des cheveux et de la peau. Tout je vous dis ! Tout est parfait. Enfin moi je trouve. Si ce mec à 16 ans, il les cache bien, je connais des keums en 5eme au collège qui paraissent plus vieux que lui (Bon d'accord, certains redoublants le sont !). Il a un côté môme avec un regard de cocker battu qui vous donne immédiatement envie de le protéger, de devenir paternel, de lui passer le bras sur les épaules et de lui dire « T'inquiète, j'suis là ! » et en même temps une sensualité de jeune fauve, une aura de désirs qui pousserait n'importe quel mâle normalement constitué à vouloir le mettre au bout de son nœud. Une bombe vous dis-je ! Canon est un mot trop faible, il faut en inventer un autre ! Donner son nom pour qualifier un vrai beau mec, en faire un nom commun pour désigner un type hors du commun « Pffff ! Quel Pierre-Olivier ce mec ! » ou bien « Jamais vu un Pierre-Olivier pareil ! » C'est incompréhensible qu'il soit encore solitaire, qu'il n'ait pas rencontré son âme-frère. Faut-il que le poids des interdits soit à ce point lourd pour gâcher la vie d'un pareil chef d’œuvre.

Bref vous l'avez compris, il ne me déplait pas le petit Pierre-O, il est parfaitement à mon goût.

D'un coup d’œil il voit les friandises sur la table et comprend que c'est en son honneur, sourit en hochant la tête puis se fige en m'apercevant m'extraire du canapé.

— Mohamed... Pierre-Olivier... Pierre-Olivier... Mohamed... (Ah bon, c'est comme ça qu'on fait ? C'est chelou leurs simagrées) nous présente le grand frère, je lui ai demandé de venir fêter ton anniversaire avec nous.

Il tend la main, étonné de ma présence mais avec une lueur d'intérêt dans le fond de la prunelle. Je la lui serre chaleureusement.

— On se fait la bise ?

Il est tout surpris et un peu raide quand je lui en claque quatre sur les joues. (y a pas de petits profits!)

— Je tenais à faire une petite fête intime entre nous, continu Jean-Ed, moins formelle que celle prévue par Père et Mère. Et puis... Nous avons pensé à un cadeau qu'il nous sera impossible de te remettre ce jour là...

Pierre-Olivier fait une mimique d'étonnement mais en garçon bien élevé ne pose pas de questions. On s'installe autour de la table basse. Il a l'air tout gêné le petit biquet, il a presque l'air d'être en visite, de passage chez des gens qu'il ne connait pas, ma présence sans doute... Il fait semblant de s'intéresser aux petits fours mais ses yeux passent et repassent sur moi, rapides, sans s'attarder. Il se demande vraiment ce que je fais là. Pour capter son attention je ressors le « Ravageur » et j'y adjoins un clin d’œil coquin. Panique. Il plonge regarder ses chaussures mais ne peut s'empêcher de relever les yeux pour voir s'il n'a pas rêvé. Je confirme, ce qui le met plus mal à l'aise encore.

Poum ! Le bouchon de roteux vient de sauter, l'atmosphère se détend. Jean-Ed me demande ce que je veux boire. OK pour le champ'. J'avoue qu'à la maison on a plus l'habitude de trinquer avec du thé à la menthe mais qu'en trois générations on a eu le temps d'intégrer les bons côtés de la culture. Ils se marrent. On se lève pour faire tchin-tchin.

— Mon petit Pierre-Olivier, attaque Jean-Ed, nous avons cherché avec Philippe ce qui pourrait te faire le plus plaisir. Le plus dur n'a pas été de trouver l'idée, nous savons tous deux ce que tu désires le plus ardemment, mais de la mettre en œuvre. C'est chose faite et c'est pour cela que Mohamed a bien voulu venir. Bon anniversaire Pierre-Olivier.

Nous levons nos verres.

Visage de totale incompréhension du P-O. Il nous regarde tour à tour, dubitatif... C'est Philippe qui s'y colle. Il se penche à son oreille et lui chuchote des explications. Au fur et à mesure qu'il commence à comprendre, ses yeux s'agrandissent, sa bouche s’entrouvre puis ses pommettes commencent à se colorer, tout en haut d'abord, juste sous les yeux. C'est super mignon un mignon qui commence à rougir, t'as envie de le prendre en photo, de te le carrer en fond d'écran sur ton i-phone. Les taches s'étendent à ses joues, se propagent à ses oreilles qui deviennent plus rouges que des feux stop. Il fait non faiblement de la tête sans oser me regarder. Je sens bien que ce n'est pas parce que je ne lui plais pas mais qu'il a une trouille bleue de sauter le pas. S'attendait pas à ça ! Faut le comprendre. Il y a dix minutes à peine il lisait des récits sur Gai-Éros en se disant que ce n'étaient que des fantasmes qui n'arrivaient jamais et poum ! le voilà avec un adorable maghrébin, bien fait de sa personne (merci pour lui) qui vient pour une caresse buccale. Devine qui vient sucer ce soir !

Je vais la jouer cool pour qu'il se détende un peu. J'approche, le saisis par la nuque et lui fais un petit mimi sur les lèvres.

— Bon anniversaire, Pierre-O !

Pas l'effet escompté ! Il recule d'un pas, butte dans le fauteuil et se retrouve assis, complètement troublé. Le mieux est qu'on le laisse se faire à l'idée que c'est son grand jour. D'ailleurs, pendant que l'on se goinfre de petits fours, il reprend une teinte normale et ses yeux se posent souvent sur moi. On papote pendant un quart d'heure sans qu'il prenne part à la conversation. Je me dis qu'il va falloir passer aux choses sérieuses, je ne suis pas venu pour le thé, moi, j'ai un RER à prendre et puis je suis dans le cas du keum affamé qui a un Big Mac devant lui sans pouvoir y toucher. C'est pas que j'ai peur que Pierre-O refroidisse mais j'aimerais bien y planter les dents et la patience n'est pas mon fort quand j'ai faim. J'interroge Jean-Ed du regard qui comprend ce que je veux dire et approuve de la tête. Je lis de l’appréhension dans les yeux de Pierre-O quand il voit me lever et me courber vers lui, appréhension qui se transforme en panique quand je me penche à son oreille pour lui demander de me montrer sa chambre. Que dis-je ? Panique (x2) et même panique². Il reprend la belle couleur pivoine de tout à l'heure et balbutie un truc comme « Pas maintenant. Plus tard... » Hé ho mec, t'es au bord du plongeoir, faut que tu fasses le dernier pas ! On ne vas pas rester le cul dans ces fauteuils alors que l'on pourrait être dans les bras l'un de l'autre. Tes fringues de marque, je les ai assez vues, c'est à oilpé que je te veux maintenant.

Je le saisis par un poignet, bloque son pied et tire un coup sec. « Allez hop, en piste ! » Il se retrouve debout, encore plus rouge et complètement tétanisé. Les deux autres pouffent de rire ce qui augmente sa gêne. Je l'attrape par les épaules et l'entraîne, raide, dans le couloir. « C'est par là ? » Il hoche la tête. Je me serre contre lui, descends ma main sur sa hanche, me colle. Il se détend maintenant que nous ne sommes plus sous les regards des autres. Il ouvre une porte et s'immobilise sur le seuil : nous ne passerons pas à deux de front.

— Tu sais, lui dis-je doucement, si tu n'en as vraiment pas envie, on peut faire semblant pour ne pas vexer ton frère et Philippe, ils pensaient te faire plaisir.

— Oh non, dit-il dans un souffle, tête basse, j'en ai très envie...

— Eh bien tant mieux car moi aussi j'en ai vraiment très envie, conclus-je en lui faisant un gros bisou sur la joue, ce qui le fait sourire pour la première fois.

Putain qu'il est mignon quand il sourit, mignon à croquer tout cru, à planter les dents dans ses fossettes, à aspirer le fin duvet de ses joues entre les lèvres, à couvrir son cou de léchouilles. Je le pousse dans la chambre et referme la porte. À nous !

Il se tient gauchement au milieu de la pièce, face à moi et attend que je prenne l'initiative. Ce n'est plus de la timidité à ce niveau là, c'est un handicap. Je comprends mieux pourquoi, malgré sa belle petite gueule, il est toujours puceau. Il a dû en refroidir plus d'un et passer à côté de sacrés bonnes occases. Tant mieux, le Momo se sent une âme d'éducateur et plein de bonnes idées coquines.

— Tu ne déballes pas ton cadeau ?

Et pour appuyer mes dires je lui désigne la tirette de la fermeture éclaire. Il est tout maladroit en tirant dessus mais finit par réussir à m'enlever la veste de survêtement. Il hésite à continuer par le T-shirt, je l'encourage en levant les deux bras. Il le fait avec beaucoup de précaution comme si j’étais de verre et en évitant de toucher ma peau. Putain, il y a du travail avant qu'il se libère ! Je ravale mon désir d'être saisi à pleine paume et lui indique la bouclette du cordon de la ceinture. J'ai bien cru qu'il n'allait jamais tirer dessus et encore moins descendre mon futal. Il paraît hypnotisé par la bosse dans mon boxer. Ben oui, je suis raide, la teub un peu de travers, bloquée par l'élastique. Si il tombe en contemplation, on est encore là demain alors je me débarrasse moi-même de mes baskets, des chaussettes et du pantalon et j'attends, les mains aux hanches, qu'il vienne enlever mon boxer.

— Je... Je peux te mettre tout nu ?

— (Je suis scié!) Bien sûr ! Enfin, si tu en as envie... Moi j'aimerais bien...

Il faut vraiment qu'il soit mignon et désirable pour que je ne parte pas en courant devant tant de gaucherie et d'ingénuité. Non finalement, ça ajoute à son charme. Ce mec a 12 ans dans sa tête sur les choses du sexe, des pudeurs d'innocent. Moi, j'ai pas connu ça, on a brulé les étapes avec le cousin : « Tu me montres ton chibre ? Vas-y touche la moi... Si j'te suce, tu m'suces ? » En trois coups les gros on se faisait l'amour comme des pros. Le Pierre-Olivier, il en est encore aux jeux dans les cabines de piscine. Je veux pas le brusquer mais il me fait un truc pas croyable. Il glisse sa main dans mon slibar, au dessus de ma queue mais sans la toucher pour faire glisser l'élastique sans accrocher ma teub. Délicate attention sauf que mon sgeg, dur comme il est, ne risque pas grand chose. Pour le taquiner, je tends plusieurs fois mes sphincters pour faire taper mon gland dans le creux de sa paume. Ah ! Il ose enfin me la prendre en main mais délicatement, du bout des doigts, sans trop serrer, certainement étonné par mon gland découvert. J'espère qu'il n'en a pas une ridicule, que ses problèmes ne viennent pas de là et que je vais pas lui foutre des complexes. Il finit par la lâcher et s'agenouille pour descendre mon boxer à mes chevilles en me dévorant des yeux. Visiblement je lui fais de l'effet. Ça m'excite plutôt d'être totalement à poil devant un beau petit mec habillé qui me mate à mort mais faudrait peut-être passer aux choses sérieuses, je meurs d'envie de me coller contre son corps et de le bisouiller partout, moi.

Alors je le prends par les hanches et l'approche de moi à me toucher. Il est tout tremblant et n'ose pas me regarder dans les yeux. Du calme Momo ! Ne lui saute pas dessus comme un affamé. T'es dans la collection Arlequin là, pas dans un film porno. Profite, fais dans la délicatesse, une situasse pareille t'es pas prêt d'en retrouver, joue le fiancé frileux du prince Puceau. Je le miniarde de petits bécots sur les joues en m'approchant de plus en plus de ses lèvres, il les entrouvre et je m'y attarde du bout de la langue, de la pulpe de mes lèvres, plus léger qu'un papillon. Je mélange nos souffles, respire son odeur de garçon soigné puis je remonte mes bras dans son dos, l'attire fermement contre moi, l'emprisonne de mes membres, bloque sa nuque dans ma main.

Tu es pris, tu es à moi, tu ne pourras plus t'échapper !

Je soude mes lèvres aux siennes, les joins étroitement et vais chercher sa langue dans le creux de sa bouche. Il frissonne de tout son corps puis le barrage se rompt, le torrent de désirs se libère, Pierre-O devient impétueux, fougueux et désordonné. Enfin il me rend coup de langue pour coup de langue au milieu de nos salives mélangées, enfin il aspire ma lèvre entre ses lèvres et me fait sentir ses dents, enfin il plaque ses mains sur mon dos nu, s'emplit les paumes de ma chair et y plante ses doigts. Il s'accroche à mes épaules comme un noyé à sa bouée, courre sur ma peau de ses mains aux doigts écartés, de mes flancs à mes reins, hésite puis renonce à descendre plus bas. Que crois-tu Pierre-O d'amour, que je me vexerai si tu me touchais là ? Que c'est un domaine interdit à ta main ? Un temple que les garçons comme moi interdisent pour protéger leur virilité ? Tout est à toi Pierre-O, chaque parcelle de ma peau, chaque recoin de mon corps, mon cou pour tes lèvres, ma bouche pour ta langue, mon ventre pour ta queue. Je le saisis par un poignet et le force à plaquer sa main sur ma fesse. Vas-y, prends ! Il en mourrait d'envie et c'est des deux mains maintenant qu'il en apprécie la douceur et la dureté, le galbe et l'étroitesse. Des noix de beur pour ses radis ! Il les malaxe comme personne jusqu'à présent ne me l'a fait et sa bouche redouble d'impétuosité, montrant son plaisir et son émoi.

Combien de fois as-tu dû rêver dans ton lit au corps interdit d'un garçon, combien de fois as-tu dû loucher vers ces formes que tu t'interdisais d'atteindre. Pauvre petit Pierre-O, pauvre grand timide, régale-toi, repais-toi de moi, j'aime te sentir trembler de désir, j'aime sentir tes mains découvrir mon corps et s'approprier ma chair.

Nous nous séparons enfin, plus étourdis qu'essoufflés, surpris de n'être plus collés l'un à l'autre. Quelle galoche ! Je fais le fier mais je ne suis pas un grand spécialiste. Le cousin me tapait dans la lune et me bouffait le chibre mais pas question de me rouler des palots ravageurs, ça faisait trop pède. Des pelles, c'est avec une copine du bahut que j'en ai roulées, histoire d'égarer les soupçons auprès des potes. T'as beau dire que c'est pareil, une bouche est une bouche, une langue et deux lèvres, pourtant ça ne fait pas du tout le même effet avec un beau petit mignon que tu désires qu'avec une meuf énamouré. Mais pour l'instant j'ai super envie de le voir à oilpé mon Pierre-Olivier, de détailler son anatomie, de frotter nos peaux nues l'une sur l'autre et de mater sa pine. Je suis rassuré, ce que j'ai senti rouler sous ma queue a travers le pantalon avait l'air tout à fait convenable et apte à me remplir la bouche.

Je commence l'effeuillage tout en ponctuant chaque partie nouvellement découverte de petits bisous, de lèchouilles et de caresses légères. T-shirt enlevé, je me fais une fricassée de tétins délicatement suçotés, une pointe de langue dans le nombril, deux gros poutous sous les aisselles (humm, miam, il sent bon de partout ce con), je goûte du bout des lèvres sa peau fine et délicate, la fais se hérisser sous mon souffle léger et fais frémir ses muscles sous d'imperceptibles chatouilles. Son beau corps m'inspire et me transcende. J'invente des caresses que je n'ai jamais données, des baisers inconnus. J'enfouis mon visage dans son ventre souple, le hume et le déguste. Le pantalon chute à ses chevilles, dans son slip de garçon sage, une barre traverse et repousse l’élastique, laissant dépasser une fleur pale, une corolle entrouverte sur la fente d'un gland rouge surplombée d'une goutte de rosée. Je la cueille de la langue, fais le tour du pétale puis descends le long de la colonne, les lèvres serrées sur le fût de la verge à travers le coton que je mouille et chauffe de mon souffle. Je plante mon nez dans la masse confuse de ses bourses, les fais jouer sous le tissu, m'emplis de son odeur. Pierre-O geint et vibre sous mon jeu que je prolonge en mordillant sa hampe puis vient l'heure de la délivrance et son slip rejoint son pantalon.

Il est nu, la bite fièrement plantée sous un étroit buisson de poils clairs, laissant la peau de l'aine lisse et douce. J'avale délicatement, l'un après l'autre ses testicules, les fais rouler dans ma bouche, les recrachent doucement et les prends dans ma main en panier puis je remonte de la pointe de la langue la bosse du corps caverneux, muse et titille la verge vibrante avant de poser mon front sur son ventre brulant et d'engloutir le zob qui frétille d'impatience. À moi le bonbon, à moi le gland gorgé de sang. Je le décalotte de mes lèvres, l'accueille dans la cavité chaude de ma bouche, l'entoure de douceur et d'humidité. J'aime cette bite non coupée qui me remplit bien la bouche et le prépuce avec lequel je peux jouer, j'aime la masser entre mon palais et ma langue, je m'applique à frotter largement le frein, à contourner le bourrelet.

Je m'applique trop et trop bien. J'entends un « Ohhh noon... ! » désespéré et d'une ruade il sort sa queue de ma bouche mais il est trop tard et une première giclée m'atteint à la joue. Je n'ai que le temps de le rattraper par les fesses et d'avaler sa pine pour qu'il me tapisse le palais de son nectar. Je le pompe jusqu'à la dernière goutte et suce encore son gland devenu hyper sensible puis récupère d'un doigt la coulée sur ma joue et l'avale également.

Putain ! 32 secondes et 6 dixièmes, c'est un rapide ! C'est le Usain Bolt de la pipe ! À vos marques ! Prêt ? Parti ! Bon, pas de panique, je suis tout à fait prêt à accorder le faux départ et à jouer les prolongations. Je me redresse et le prends dans mes bras, nous sommes joue contre joue. Il est tout penaud et visiblement déçu, un peu ridicule avec son pantalon qui lui entrave toujours les chevilles.

— Désolé... J'ai pas pu me retenir... Et puis... je t'ai sali le visage... dit-il d'une voix chagrine.

À suivre...