Toutes les histoires

Une histoire à découvrir

Belles brutes à manipuler

Je m'appelle Loïc et j'ai trente-six ans. Je fais tout pour m'entretenir et ne pas trop paraître mon âge. Je suis châtain, cheveux en brosse très courte, yeux gris-vert. Je suis bien monté et tout est en état de marche. Je dois avouer que je n’ai aucune difficulté à rencontrer des mecs plus beaux que moi. Malheureusement, le genre de type qui me fait bander le plus est beaucoup plus difficile à trouver, et encore plus à draguer. Jusqu’à présent, pour moi, ça a été “mission impossible”. Rien n’est plus excitant pour moi que le look '‘skinhead”, crâne entièrement rasé, ni barbe ni moustache, gueule de brute, en bombers, jean moule-burnes et rangers. Je sais que la plupart sont des petites ordures qui voudraient nous casser la tête, mais je n'y peux rien. Je bande dès que j’en vois un, sauf ces grosses baraques néo-nazies du FN qui me font gerber d’horreur. Bref, ce n'est pas simple dans ma tête.

Ces types, j'en suis sûr, n’ont aucune conscience de leur sex-appeal. C’est comme certains rappers qui, eux aussi, me font craquer. Si Joey Starr, de NTM, savait à quel point il me fait envie... Mais eux, ils ne pensent qu’à s'enfiler un maximum de nénettes, pas des mecs comme moi. Pourtant, l’exception confirme la règle, et même si je n’ai participé en rien à ce qui s’est déroulé en ma présence, j’en ai retenu assez pour au moins un an de branlettes.

C’était un samedi après-midi de septembre. Il faisait encore très chaud. J’avais envie d'être seul, dans un endroit solitaire, et je me baladais le long de la voie ferrée, là où il y a plein d’entrepôts immenses qui ont été laissées à l’abandon. J'ai pénétré à l’intérieur du plus grand. C’était gigantesque, presqu’entièrement vide, plein de gravats et de débris de verrières. J’ai entendu du bruit vers l’entrée, et comme pris en faute, je me suis planqué derrière les cloisons de ce qui a dû être un bureau de contremaître. J’ai vu arriver l’un de ces types qui me font mouiller du gland. J’ai eu peur, mais j'étais diantrement excité. Il n’était pas très grand, mais musclé nerveux, en tee-shirt blanc, jean étroit et godillots militaires. Bien sûr, la boule à zéro, mais un regard bleu de glace, très méchant. Le plus inquiétant, c’est qu’il avait avec lui une batte de baseball. Je me suis tassé derrière la cloison, le cœur battant la chamade. Il s’est adossé à une colonne de fonte et s’est allumé un clope. Il a fait quelques moulinets avec sa batte, en silence. Cinq minutes plus tard, un autre skin, même dégaine, un peu plus grand, beaucoup moins beau s'est encadré dans l’entrée, aussi avec une batte de baseball. J’ai compris: c’était une bagarre!

— Alors, fils de pute, t’es quand même venu! J’vais te massacrer!!

— C’est ça, sous-merde, viens donc me sucer la teub, après je t’éclate la chetron!!

Ils se sont approchés l’un de l’autre, chacun la batte levée, et ils se sont observés dans une attitude très agressive. Ça a duré assez longtemps. Ils tournaient l’un autour de l’autre en s’invectivant de temps en temps. Moi, j’étais plutôt angoissé. L’un des deux allait rester sur le carreau, et j’allais être témoin du massacre, peut-être même du meurtre! Par ailleurs, je ne pouvais m’empêcher de trouver ce cérémonial animal excitant, et je me suis surpris à bander malgré le réel danger.

Tout d’un coup, le premier s’est jeté sur le second en hurlant, mais l’autre a esquivé le coup et les deux battes se sont entrechoquées. Et puis le combat a réellement commencé. Ils se battaient comme des pros super-entraînés, et on n’entendait que le choc clair des battes, le souffle rauque des protagonistes, leurs cris, leurs insultes. Moi, je ne perdais pas une miette du show. Je matais les attitudes de mâles prêts à tuer, les genoux un peu pliés, les cuisses écartées, les muscles jouant sous les tee-shirts moulants, les rictus de ces deux brutes saoulées de haine. Et puis, le renflement des braguettes, d’un bleu presque blanc par l'usage... J’ai commencé à me masser l’entrejambe.

Le plus petit a trébuché sur un morceau de ferraille et il est tombé à la renverse. L'autre skin se précipite vers lui, la batte levée, avec l’intention de lui fracasser le crâne. Mais il est stoppé net par un bon coup de rangers dans l’estomac. Tous les deux sont à terre. Ils s’empoignent et roulent dans la poussière. Les battes ont roulé plus loin. Maintenant c’est une affaire de lutte au corps-à-corps. Je mate toujours, fasciné par les culs tendus qui tendent la toile de jean, les biceps gonflés par l’effort, les grimaces des ennemis qui cherchent à tout prix à prendre le dessus sur l’autre. J’entends plus que je ne vois le bruit d’un coup de poing. Le plus balèze s'est fait écraser le nez, il saigne, et le sang macule son teeshirt. Il se met à hurler:

— Je vais t’arracher les yecous et te les faire bouffer, tarlouze!

En fait, ils ont réussi tout simplement à s’immobiliser l’un l’autre. C'est à qui sera le plus fort, maintenant. Et c’est juste à ce moment-là que mon fantasme le plus fou se réalise. Le moins beau, allongé sur l’autre et le retenant prisonnier par des clés de bras et de cuisses, le regarde fixement. L'autre sent qu’il va lâcher prise, son beau regard bleu clair se voile. Ils se matent, haletants, sans rien dire. Et soudain, comme dans un rêve, je vois le balèze approcher sa bouche des lèvres de l'autre, et franchement lui rouler une pelle! L’autre refuse, mais c’est pour la forme. Ils continuent de résister l'un l’autre dans leur lutte immobile, mais je les sens mollir. Je sens ma bite qui va exploser, et je me la sors pour me branler à l’aise.

Et bien voilà! Dorénavant, ils sont enlacés et s’embrassent à perdre haleine, sans se soucier du sang coagulé. Très vite, les tee-shirts sont enlevés, et les braguettes ouvertes. Je suis à cinq, six mètres environ, et pourtant je sens l’odeur de sueur due à leur lutte. Ça m’électrise. Maintenant, je vois leurs bites. Elles sont massives, avec des couilles lourdes pleines de jus de petits mâles. Ils se branlent l’un l’autre en silence. Ils ont des torses musclés, l’un est presque glabre, le plus grand, bien plus velu. Ils sont en sueur, et des gouttelettes glissent le long de leur dos épais. Je me branle, mais je ne veux pas juter trop vite. Il fait chaud sous la verrière à demi-effondrée. Le plus petit a englouti la pine de l’autre. Il a la mâchoire déformée par l’engin. C’est si beau à voir, un skin qui suce la pine d’un autre skin après avoir voulu le massacrer comme un cerf au combat! Ce spectacle me rend fou.

Maintenant ils sont en 69, tournés vers moi. Je peux bien discerner les grosses pines dures coulisser entre les lèvres avec des bruits de salive. Les langues s'égarent et filent plus bas. Le plus baraqué se lève, fait tomber son jean à ses pieds, se tourne et se place à quatre pattes pour se faire bouffer la rondelle par son pote. Vas-y que je lèche, et que je mouille bien, que je torche à fond ce beau cul de skin! Je suis continuellement au bord de jouir, c’est dingue!

Enfin s’est produit ce que je n’osais espérer. Le premier arrivé, qui manifestement, avait perdu la bagarre, s’est mis en position, le visage à terre. L’autre s’est massé le gland, a craché plusieurs fois sur la hampe pour bien lubrifier. Il a pointé en s’accrochant aux hanches du soumis, et il lui a enfilé toute la longueur dans le ventre. J’ai vu le regard exorbité de l'enculé, j’ai entendu son râle quand tout le saucisson lui a percé le cul. Dément! L’autre l’a ramoné d’abord en douceur. Puis ils se sont relevés en même temps, sans déculer, et mon bel enculé aux yeux d’acier s’est arc-bouté à une colonne. L'enculeur y est allé de bon cœur, ramonant et ramonant de plus belle ce superbe petit cul rond de skin à se damner pour l’éternité.

J'ai attendu avant de jouir, avant qu’ils ne jouissent tous les deux. Le plus petit, qui se pognait à toute allure, a tout éjaculé le premier. Il a poussé un grand cri rauque en levant la tête en l’air. L'autre s’est acharné dans son cul, et dans un dernier massif coup de reins, il l’a inondé de sa semence, bien au fond des reins, en criant à son tour. Un seul aller-retour a suffi pour moi: j’ai joui, joui à n'en plus finir, le sperme n’arrêtait pas de surgir par violents à-coups, et j’ai dû me crisper sur moi-même pour ne pas crier.

Les deux beautés, un peu amochées, se sont refringuées, ont ramassé leurs battes de baseball et sont parties...

En fait, si ce samedi, je me promenais bien dans cet entrepôt abandonné, j'ai fantasmé tout le reste sur place, et je me suis bien branlé en imaginant toute la scène. J’espère que vous me pardonnerez, mais ce genre d’aventures, ça n'existe pas. J’aimerais bien. Je n'ai pas été jusqu’à imaginer de participer, mais ça aussi, j’aimerais bien. En tout cas, je me suis super-pogné à chaque fois que j’ai relu ce texte avant de vous l'envoyer. Si vous le publiez, j’espère qu’il fera bien dégorger les couilles de vos lecteurs!

Loïc, 36 ans.