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365 nuits d'adieux (43): Le camping d'Aix

Un matin au réveil, je découvre qu'un campeur a trouvé le moyen de dresser sa tente contre la mienne. Un visage ensommeillé apparaît dans l'ouverture de toile. Je m'apprête à lui faire remarquer qu'il aurait pu planter ses sardines quelques mètres plus loin, mais l'étonnement me cloue le bec. Le mec qui s'extirpe de la canadienne porte un kilt et des bas de laine dont le revers souligne ses genoux carrés semés de poils rouges. Frileux sans doute, puisqu'il a revêtu un pull à col roulé.

Il dispose le bol et les couverts en plastique de son petit déjeuner, s'assoit par terre : je vais avoir la réponse à la fameuse question : les écossais portent-ils un slip sous le kilt ? Eh bien, celui-là en tout cas n'est pas frileux de l'entrejambe, il est à oilpé sous la jupe tendue entre ses genoux. Il beurre sagement ses tartines sans se rendre compte que j'ai vue plongeante sur le Grand Canyon. À moitié en forme, comme tout mec au réveil, il a la bite qui tressaute comme si la gaule du matin n'était pas complètement dissipée ; ses grosses couilles blanches pendent comme des œufs égarés dans le foisonnement d'une toison couleur forêt en flammes. Mais c'est moi plutôt qui ai les joues en feu et un regard de braise dont il perçoit la brûlure, se rendant compte que ce n'est pas sur sa ration que je lorgne avec concupiscence. Aussitôt il serre les cuisses comme une demoiselle pudique.

Je hausse les épaules et lui demande s'il veut profiter de mon brûleur pour réchauffer son café. Il hésite avant de me tendre, sans sourire, son thermos à motif écossais.

— Je peux prendre une chaise aussi ?

Je ne peux pas refuser, j'en ai une en rab. Dommage, il était mieux assis en tailleur. La discussion se porte sur la musique et le festival, s'il a aimé le Magnificat donné hier soir à la cathédrale... Il me propose de goûter à sa marmelade de citron. Je tends la main vers le pot qu'il a posé sur ma table pliante. Tout assis qu'il est, son kilt fait une pointe maintenant, entre les cuisses. Il s'excuse et fonce sous sa tente. Je distingue mal son ombre à travers la toile de l'habitacle mais j'entends bien les soupirs qu'il étouffe et le froissement de tissu. Le cochon, il joue à cinq contre un, sans m'en faire profiter, et ces gémissements-là, c'est quoi ? Il a joui en plus...

Le soir, j'ai rendez-vous avec des copains qui ont un camping-car. Je lui propose de venir :

— Ça leur ferait plaisir, on aime bien les étrangers. Et puis, un homme en jupe, c'est pas courant.

— Ce n'est pas une jupe, c'est un costume de guerre. Les lignes bleues du tartan représentent les couleurs de mon clan.

Mes potes ont dressé la table sous l'auvent, vaisselle solide, nappe, et tout. Heureusement qu'il y a une nappe, parce que j'ai quitté mes tongs et mon pied remonte le long de la jambe de l'écossais qui a le poil dur et dru. Ne sachant comment réagir, il se tourne de tous côtés, son joli teint laiteux a viré au rose agressif car mon orteil vient de trouver le bout de son gland. Mes copains l'assaillent de questions et remplissent son verre de rosé de Provence qu'il descend cul-sec. Là où se pose mon pied, ce serait plutôt humide, transpirant, et rigide au milieu comme un tuyau de cornemuse. Sans faire exprès j'ai fini par donner un coup de genou sous le plateau de la table et le fond de rosé s'est déversé sur le costume de soirée de milord. Mes potes se sont empressés de lui proposer de se changer...

Quand je l'ai surpris dans le camping-car, il venait de tomber le kilt. Son cul était encore plus blanc que le reste de son corps. Il s'est débattu pour la forme avant de céder sous le baiser et ma main qui le masturbait déjà. Je savais qu'il n'avait pas cessé de triquer de la journée et que la moindre occasion de se soulager serait la bienvenue après les protestations d'usage. Je suis descendu le long de la ligne de poils qui menait au corps du délit. Je suis passé entre ses jambes, embrassant les taches de rousseur sur ses fesses, et quand ma langue a atteint l’œillet rose caché entre les frisettes auburn, il est devenu fou, gueulant, geignant, pleurant à mesure que la pointe humide pénétrait son anus inviolé.

Mes copains sont restés discrets, j'ai placé l'écossais dos à la fenêtre par laquelle ils mataient. Je pétrissais ses mollets, ses fortes cuisses de gars de la campagne. Ma queue sortie du short avait trouvé toute seule la bonne position sous ses couilles. Il s'est allongé sur la couchette et a levé les jambes sans que je demande quoi que ce soit. Mon gland s'est imbriqué dans le trou de la serrure que j'avais baigné de salive. Chauffé à blanc, il se trémoussait pour que je rentre plus vite. Protestant «No, please don't !» il ramena ses genoux groupés vers ses épaules afin que ma queue se cale tout au fond, et déversa une kyrielle de phrases obscènes que je ne comprenais pas. Je tentai de poser ma main sur sa pine dure mais il persistait à l'écarter comme s'il craignait de jouir trop vite. Je soufflais comme un bœuf, mes jambes flageolaient, je n'en pouvais déjà plus. Je me suis retiré, j'ai approché ma bouche de sa pine; il a éclaté aussitôt, j'en ai pris plein les narines et les yeux. J'étais mort de rire et lui tremblait comme un possédé. Le dessert a été expédié rapidement, il a pris congé l'air fâché.

Le lendemain quand j'ai ouvert les yeux, je n'ai trouvé qu'une place vide à côté de ma tente. Il avait plié bagages dans la nuit.