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365 nuits d'adieux (44): La mob

Petite route de Provence entre deux villages isolés, environ deux heures du matin ; je reviens de chez Jules, et malgré les bières qu'il me reste dans mon sac à dos pour la route, au bout du deuxième kilomètre à pied, je me ferais bien prendre... au moins en stop. J'ai la tenue pour : le short court trop étroit qui moule mon cul, grosses chaussettes et patos pour faire valoir la largeur de mes cuisses et la rondeur de mes mollets. Mais c'est un vrai désert cette route : en vingt minutes, je n'ai même pas croisé deux voitures dans mon sens. Une mob trafiquée passe en trombe. Je décapsule une bière, je m'assois sur le muret. Deux minutes plus tard, la mob repasse :

— Je peux t'emmener quelque part ?

Un peu boutonneux, pas très beau, mais moins de vingt ans, mince.

— C'est sympa mais je suis lourd tu sais. Tu veux une bière ?

Il accepte, et aussi une clope, parle de son engin, - la mob -, me convainc de monter sur la selle à deux places.

— Où je m'accroche ?

— À moi, tiens-moi bien.

Rien à faire pour démarrer. Il pédale, colle son cul à mon ventre. Je bande malgré les cahots de la route. On n'a pas fait cent mètres qu'on cale dans la montée. Je descends :

— Oh, les secousses, ça m'a labouré les burnes, qu'il dit en y mettant la main.

Silence, puis, l'air dégagé, il ajoute :

— Tu sais pas où trouver des filles ?

— Non, des couples à la rigueur, mais les nanas elles draguent pas en plein air... Remarque, si c'est vraiment très pressé, je peux pt'être te rendre service. En copain, juste la main.

Il paraît hésiter :

— Faut déjà que je vide la bière.

Tourné de trois-quart vers moi, il sort sa queue de la braguette à boutons de cuivre, avec les couilles, et pisse. Je tends la main, je la lui tiens comme à un gosse, sauf que ça me remplit la paume et que je sens la puissance du jet qui fait vibrer sa peau entre mes doigts. Je la lui égoutte, et sans transition, sa bite gonfle et devient dure comme une barre de fer. Je le branle en le plaquant contre moi pour être à ma main. Il me demande de le sucer. Je sens qu'il faut dire non et se faire prier. Il promet de me rendre la pareille. Je m'accroupis et lui lèche le nœud avec méfiance. Ça le rend fou ; il se pousse à grands coups entre mes lèvres comme s'il baisait ; je grogne pour le principe, mais je pompe comme une salope cette queue juvénile et inespérée, tout en prenant garde de ne pas le faire venir pour avoir mon tour. Il me décalotte avec précaution, essuie le pourtour du gland, descend sur ma hampe lentement. Il fait le travail honnêtement, sans entrain. Finalement, je préfère le regarder se tordre de plaisir sous ma langue ; je me remets à le piper. Son jean glisse le long de ses cuisses. Il porte un ridicule caleçon à cœurs. Je plaque mes mains contre son cul pour aider ses mouvements de bassin. Je sens qu'il va jouir, j'aspire bien fort, son sperme me remplit la gorge. Je me paye le luxe de l'engueuler :

— T'aurais pu prévenir, merde !

Il s'excuse, je crache une partie de la crème, je tousse, j'avale le reste. Il propose de me reconduire en se reboutonnant. Je refuse en lui montrant ma queue bandée. Il me branle à toute blinde. J'éclate, mon foutre vole loin devant moi et va s'écraser sur la selle de sa mob.